Trump, Zelensky to join G7 working session in France







As Russian battlefield gains slow and recruitment drive falters, Ukraine is warning that the Kremlin may finally reach for the measure it has long resisted — a forced mobilization.
According to Kyiv, Moscow is preparing to call up tens of thousands of fresh soldiers to offset its climbing battlefield losses.


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Ukrainian and Latvian defense ministers named specific categories of unmanned systems that will move between the two countries under the Drone Deal, Ukraine's defense minister Mykhailo Fedorov said on 13 June.
Latvia will supply Ukraine with anti-drone systems of Latvian manufacture. Ukraine will supply Latvia with strike drones, ground robotic complexes, and maritime drones, following a Kyiv meeting between Fedorov and Latvian defense minister Raivis Melnis.
The exchange formalizes what until now ran one way. Latvia has been a heavyweight donor of drones and equipment since 2022, pledging 10 million euros to joint defense manufacturing in 2025 alone.
Today's agreement makes Ukraine a supplier to a NATO member for the first time under this format.
"Ukrainian technologies and combat experience help partners adapt faster to the challenges of modern warfare," Fedorov wrote on Telegram, "while support from allies makes it possible to scale solutions that have already proven effective on the battlefield."
The meeting is Melnis's first foreign trip as defense minister. He took office on 28 May after his predecessor Andris Sprūds resigned over a 7 May Ukrainian drone crash near Latvia's Rēzekne oil storage facility — an incident that brought down Prime Minister Evika Siliņa's government.
Before his appointment, Melnis served as the Latvian defense ministry's representative at the embassy in Kyiv.
In a separate meeting on the same visit, Melnis told President Volodymyr Zelenskyy: "We have supported Ukraine and continue to support it with training and our expertise since the very beginning. And now we are asking Ukraine to support us, because there is only one country in the world who knows how to fight Russia, how to stop Russia."
The 9 June Drone Deal, signed in Tallinn between Zelenskyy and Latvia's new Prime Minister Andris Kulbergs at the Nordic-Baltic Eight summit, is the sixth bilateral framework Ukraine has concluded under this format.
At the signing, Zelenskyy offered Ukrainian counter-drone experts to Baltic states facing repeated drone incursions. The Fedorov-Melnis meeting gives that offer operational content.
Latvia has spent recent months as the country most exposed to drone spillover from Russia's war on Ukraine. French NATO fighters shot down a drone over eastern Latvia on 8 June — the first NATO intercept on Latvian soil.
Latvia's military chief Kaspars Pudāns warned on 4 June that Russia could exploit its drone manufacturing edge to attack the Baltics by 2028.
Fedorov did not specify volumes, timelines, or financial terms.





Le résultat des élections législatives du 8 juin 2026 semble avoir conforté le tournant pro-occidental du premier ministre arménien Nikol Pachinian ainsi que sa politique en faveur de la paix avec l'Azerbaïdjan. Avec près de 50% des suffrages, son parti « Contrat civil » a nettement devancé ses deux principaux concurrents (Arménie forte et Alliance arménienne, respectivement 23 et 10 %). L'opposition critique la normalisation des relations avec l'Azerbaïdjan tout comme la décision du gouvernement de suspendre en 2024 sa participation à l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC). Cette alliance militaire régionale pilotée par la Russie n'a jamais eu le mandat, ni la volonté, d'empêcher la récupération de l'enclave arménienne du Haut-Karabakh par la force. L'opposition estime cependant que seul le maintien du lien sécuritaire avec Moscou permettra de tenir une position de fermeté vis-à-vis de Bakou alors que le pré-accord de paix signé sous l'égide des États-Unis en août 2025 attend toujours d'être mis en œuvre.
Centrée sur l'orientation géopolitique du pays, la campagne s'est déroulée sous le signe des ingérences croisées. Depuis que le camp pro-européen se trouve affaibli par la répression en Géorgie, l'Arménie fait désormais figure, pour les Occidentaux, de porte d'entrée dans le Caucase, zone d'influence russe. Un mois avant le scrutin, une quarantaine de chefs d'État et de gouvernements du Vieux Continent se réunissaient à Erevan pour le huitième sommet de la Communauté politique européenne (CPE) suivi du premier sommet Union européenne-Arménie. Des annonces en cascade d'investissements — 2,5 milliards d'euros d'ici 2027 — et d'aide économique ont marqué ces rencontres. De son côté, au prétexte de problèmes phytosanitaires, la Russie a entravé les importations arméniennes de fleurs, tomates, concombres et autres produits agricoles, dans le but probable de donner aux électeurs un avant-goût des conséquences économiques d'une prise de distance avec Moscou. Le 29 mai, les présidents biélorusse, kazakh, kirghize et russe ont adopté une déclaration commune au sujet « des risques substantiels pour la sécurité économique des États membres de l'Union économique eurasienne découlant de la préparation de la République d'Arménie à l'adhésion à l'Union européenne » ; ils appelaient Erevan à organiser « dans les plus brefs délais » un référendum à ce sujet.
Ces pressions obligent M. Pachinian à ménager la Russie, de loin son premier partenaire commercial (40% des échanges extérieurs). Le premier ministre arménien a déjà signalé son souhait de rendre visite au président russe dans la foulée du scrutin. Bien que l'Arménie héberge une base militaire russe et aide Moscou à contourner les sanctions occidentale — ses exportations vers la Russie ont presque quadruplé en raison du transit de produits occidentaux sur son territoire arménien — elle ne parvient pas à infléchir la position du Kremlin : il juge impossible la double appartenance d'un pays à la zone de libre-échange européenne et à celle de l'Union économique eurasiatique (UEE), en raison de l'incompatibilité des normes et des risques de concurrence déloyale.
Alors que la presse occidentale l'interprétait comme une menace éhontée, l'appel à l'organisation d'un référendum indique que Moscou souhaite prévenir un scénario à l'ukrainienne, quand, en réaction à l'annulation par le président Viktor Ianoukovitch de l'accord d'association avec l'Union européenne en décembre 2013, une partie du pays s'était soulevée.


Par Thibault de Varenne — chronique
L'essentiel de l'actualité, passé au crible par les cinq plumes du Courrier. Dans votre boîte, chaque jour ouvré.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frCommençons par le front, puisque c'est là que tout se décide et que tout se ment. À en croire l'état-major russe, ses troupes conservent l'avantage stratégique sur toute la ligne de contact et avancent partout — c'est ce que Vladimir Poutine répète depuis des mois, et l'on aurait tort de prendre ces déclarations pour argent comptant, car un belligérant ne décrit jamais que la guerre qu'il voudrait mener. Mais l'on aurait tort, aussi, de les écarter d'un revers de main, comme nous le faisons. La prudence consiste à écouter les deux camps mentir et à chercher la vérité dans l'écart.
Cet écart, justement, s'est rétréci ce printemps. Là où Moscou clame l'avancée continue, ses propres communiqués trahissent une mécanique qui s'enraye. On annonce la prise de tel hameau près de Pokrovsk — que les Russes nomment Krasnoarmeïsk —, on signale que les réserves ukrainiennes y manquent, on célèbre la capture de Novoaleksandrovka comme un pas de plus vers ce nœud logistique. Et pourtant la ville ne tombe pas. Depuis l'été dernier, elle ne tombe pas. L'agence officielle russe elle-même finit par l'admettre à mots couverts : l'armée progresse « malgré les attaques massives de drones ukrainiens » — formule où le mot malgré dit plus long que tout le reste. Quand le vainqueur supposé doit préciser qu'il avance malgré l'adversaire qu'il prétend écraser, c'est que l'adversaire tient encore.
Deux grands formats par jour. Les cinq plumes du Courrier. La série Sécession, le dimanche.
Le monde commente. Vous, vous comprenez.
S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frVoilà ce que le Sud observe, et que nous refusons de voir : non pas une victoire russe imminente, mais une guerre d'usure qui ne se résout pas. L'agence Sputnik, qui n'est pas suspecte de complaisance envers Kiev, décrit des lignes ukrainiennes amincies et des forces dispersées. Mais une ligne amincie n'est pas une ligne rompue. Les Russes grignotent ; ils ne percent pas. Ils paient chaque verger, chaque terril, chaque village au prix d'un sang qu'aucune des deux capitales n'avoue. C'est la définition même de la guerre de position, celle que l'Europe croyait enterrée avec ses grands-pères et qu'elle voit renaître sans en tirer la moindre leçon sur sa propre fragilité.
Sur les chiffres, il faut s'arrêter, car c'est là que le mensonge devient une industrie. Chaque camp publie les pertes de l'autre et tait les siennes. Les sources russes parlent d'une Ukraine exsangue ; les sources ukrainiennes, d'une Russie saignée à blanc. La vérité, invérifiable, se tient sans doute dans ce que ni l'un ni l'autre ne montre : deux nations qui usent leur jeunesse à un rythme que l'histoire jugera. Je me garderai d'avancer un nombre. Celui qui cite un bilan dans cette guerre choisit déjà son camp, j'en sais quelque chose après m'être, cet hiver, risqué à des analyses pourtant documentées qui ont suscité des passions insanes. Disons seulement ceci, que Péguy aurait compris mieux que nos stratèges de plateau : on ne mesure pas une saignée en kilomètres carrés.






