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Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux Bleus

10 June 2026 at 16:51

Alors que l’équipe de France s’apprête à disputer une compétition internationale majeure, la visite ministérielle organisée à Clairefontaine a viré à la séquence embarrassante. La ministre des Sports, Marina Ferrari, aurait offert aux joueurs des pierres aux prétendues vertus porte-bonheur, sous le regard d’Emmanuel Macron. Une initiative qui interroge.

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À quelques jours du début de la compétition, les joueurs de l’équipe de France avaient surtout besoin de calme, de préparation et de concentration. Pourtant, la séquence rapportée par Le Canard enchaîné a déplacé l’attention vers un tout autre sujet : la distribution par la ministre des Sports de pierres supposées favoriser les performances sportives. Une pour chaque joueur.

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La lithothérapie au service de l'État

Les joueurs de l’équipe de France n’avaient nul besoin de talismans. Leur métier exige préparation physique, tactique et mentale de haut niveau, pas des cailloux aux vertus autoproclamées.

Coupe du monde 2026 : La ministre des Sports apporte ses pierres à l’édifice | Le Canard enchaîné
Venue déjeuner avec l’équipe de France avant le Mondial, Marina Ferrari a cru bon d’offrir aux Bleus des pierres aux prétendues vertus porte-bonheur et thérapeutiques.……
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux BleusLe Canard enchaînéUrbs and Camille Eider
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux Bleus

Selon Le Canard enchaîné, la ministre aurait expliqué aux joueurs, Kylian Mbappé inclus, que le jaspe bleu possède des "vertus dynamisantes" et "donne la force d'atteindre ses objectifs", tandis que le cristal de roche "réduit le stress et l'anxiété" et "peut atténuer les douleurs musculaires". Kylian Mbappé et ses coéquipiers, comme le président de la République, seraient restés circonspects face à cette scène surréaliste.

Ce n’est pas la première fois que la sphère publique française flirte avec l’irrationnel, mais le timing et l’origine du geste interpellent. À quelques semaines d’une Coupe du monde exigeante, où chaque détail compte, une ministre de la République transforme une visite officielle en distribution de porte-bonheur.

Une catastrophe – le sport Français au bord de la crise, par Michel Goldstein
L’enjeu des Jeux dans la tourmente. L’après Jeux Olympique de Paris 2024 devait être un renouveau pour le sport français,
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux BleusLe Courrier des StratègesRédaction
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux Bleus

Derrière l’anecdote se profile une stratégie classique : associer l’image du pouvoir à celle d’une équipe populaire. Les ministres viennent en photo, les éloges pleuvent en cas de victoire, les critiques en cas d’échec. Les joueurs, eux, sont priés de performer.

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Réactions médiatiques et malaise institutionnel

Sur les plateaux des Grandes Gueules, la séquence a suscité des réactions virulentes. Olivier Truchot ironise: "on n'a qu'à embaucher un marabout à la place de la ministre des Sports", tandis que plusieurs intervenants ont dénoncé une confusion entre croyance personnelle et fonction publique.

[Podcasts] L’intégrale des Grandes Gueules du mercredi 10 juin 2026 avec Fatima Aït Bounoua, Antoine Diers et Abel Boyi - 09h/12h
3 heures de débats où toutes les opinions sont les bienvenues. A la table des Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. Pour cette 20ème saison, Alain Marschall et Olivier Truchot, accompagnés des GG issues de la société civile, mêlent information et divertissement.…
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux BleusRMCRMC
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux Bleus

Le débat ne porte pas tant sur la lithothérapie en elle-même que sur sa promotion implicite par une représentante de l’État. La professeure Fatima Aït-Bounoua a rappelé que la question centrale résidait dans la position institutionnelle de la ministre, tandis que d’autres chroniqueurs ont souligné une dérive symbolique dans un univers sportif structuré par la rationalité et la performance.

Abel Boyi renchérissait : "croyances spirituelles relèvent du privé ; les étaler dans l’espace public relève du grand n’importe quoi", en renvoyant opportunément au principe de laïcité si volontiers brandi par ce même gouvernement dès qu'une autre croyance s'aventure dans l'espace public.

Le football français va-t-il ouvrir la voie à une faillite de la société mondialisée du spectacle ?
La mondialisation n’a pas concerné que l’économie et le commerce : la culture elle-même, au sens large, a subi un
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux BleusLe Courrier des StratègesÉric Verhaeghe
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux Bleus

Au final, cette affaire de « pierres porte-bonheur » illustre moins une croyance individuelle qu’un déséquilibre institutionnel : celui d’un pouvoir cherchant à s’inviter partout, même là où la seule exigence devrait être la préparation, la discrétion et l’efficacité.

Reste désormais à savoir si les coéquipiers d’Ousmane Dembélé vont suivre ses recommandations. Au terme d’une préparation contrastée avec une défaite inquiétante contre la Côte d’Ivoire (1-2) suivie d’une victoire plus convaincante face à l’Irlande du Nord (3-1), les Bleus ouvriront leur Coupe du monde 2026 par un rendez-vous explosif contre le Sénégal, le 16 juin à 21 heures, dans le New Jersey.

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La Justice manque-t-elle vraiment de moyens ? Assez de cette farce...

10 June 2026 at 14:35
La Justice manque-t-elle vraiment de moyens ? Assez de cette farce...

par Elise Rochefort

La question revient à chaque fait divers, à chaque procès médiatisé, à chaque rapport parlementaire : la justice française serait exsangue, faute de crédits. L'affirmation mérite d'être confrontée aux documents budgétaires.

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Sur les dix dernières années, la mission Justice est l'une des rares missions du budget de l'État en hausse continue ; sur la même période, les délais de jugement se sont allongés et la France demeure dans le bas des classements européens. Les deux séries de chiffres sont exactes. C'est leur coexistence qui constitue le sujet.

Lyhanna : au lieu d’une nouvelle loi, mettons l’administration au travail
par Thibault de Varenne Une enfant de onze ans a disparu à Fleurance, dans le Gers, le 29 mai. On a retrouvé son corps le 4 juin. Elle s’appelait Lyhanna. Le pays s’est arrêté un instant, comme il convient devant une tombe d’enfant, puis il a fait ce qu’il fait
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Dix ans de hausse continue

Les crédits de la mission Justice s'élevaient à environ 8 milliards d'euros en 2016. Ils ont progressé de manière ininterrompue depuis : 8,86 milliards en 2022 (hors contribution aux pensions), 10,1 milliards en 2024 — en hausse de 5,3 % sur un an —, et 10,7 milliards d'euros inscrits au projet de loi de finances pour 2026, soit 266 millions de plus qu'en 2025. Le Sénat relève que les crédits de la mission ont augmenté d'un tiers en euros constants en dix ans — c'est-à-dire une fois l'inflation déduite — et que la justice est, dans le projet de loi de finances pour 2026, l'un des rares budgets en hausse.

Cette progression s'inscrit dans deux lois de programmation successives. La seconde, la loi d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, fixe une trajectoire de 8,86 milliards d'euros en 2022 à 10,75 milliards en 2027, et prévoit 10 000 créations nettes d'emplois sur la période, dont 1 500 magistrats et 1 800 greffiers. À ce stade, les rapporteurs budgétaires des deux assemblées constatent que la trajectoire financière est globalement tenue.

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Ce que disent les comparaisons européennes

La Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ), organe du Conseil de l'Europe, publie tous les deux ans une évaluation comparée des systèmes judiciaires. Son rapport 2024, portant sur les données 2022, situe la France à 77,2 euros par habitant et par an consacrés au système judiciaire, contre 96,8 euros en Espagne, 100,6 euros en Italie, 102,5 euros en Belgique et 136,1 euros en Allemagne. Rapporté à la richesse nationale, l'effort français représente 0,20 % du PIB, pour une médiane européenne de 0,28 %.

Les effectifs suivent le même profil. La France compte 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitants, contre 12,2 en Italie, 14 en Belgique et 24,2 en Allemagne. L'écart est plus marqué encore au parquet : 3,2 procureurs pour 100 000 habitants, pour une médiane européenne de 11,2 — les procureurs français traitant, à effectifs réduits, un périmètre de tâches parmi les plus larges d'Europe.

Deux précautions de lecture s'imposent. Les périmètres ne sont pas strictement comparables : l'Allemagne fédérale intègre des dépenses portées en France par d'autres missions, et la donnée CEPEJ de 2022 ne reflète pas encore la montée en charge de la programmation 2023-2027. La hiérarchie d'ensemble, elle, n'est contestée par aucune des parties prenantes.

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Ce que les crédits ont produit

Sur la décennie de hausse budgétaire, l'indicateur le plus suivi — le délai de traitement des affaires civiles — s'est dégradé : selon les chiffres du ministère transmis aux commissions parlementaires, il a doublé en dix ans, de 279 jours à 637 jours en moyenne pour une affaire au fond.

L'affectation des crédits éclaire en partie ce paradoxe. Une fraction importante de la hausse a été absorbée par l'administration pénitentiaire — de l'ordre de 40 %

ParcoursSup : notre kit gratuit de recours-type à télécharger

10 June 2026 at 09:40
ParcoursSup : notre kit gratuit de recours-type à télécharger

par Elise Rochefort

Les réponses de la phase principale d'admission Parcoursup sont publiées depuis le 2 juin 2026. Pour les candidats refusés, deux démarches écrites peuvent être engagées dès maintenant : la demande de communication des motifs du refus, ouverte par l'article L. 612-3 du code de l'éducation dans le délai d'un mois suivant la notification, et le recours gracieux, qui sollicite le réexamen du dossier.

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Le Courrier des Stratèges met à disposition, gratuitement, deux lettres-types au format Word couvrant ces deux démarches. Elles sont téléchargeables ci-dessous.

→ Télécharger la lettre n° 1 — Demande de communication des motifs du refus (.docx)

→ Télécharger la lettre n° 2 — Recours gracieux (demande de réexamen) (.docx)

Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?
par Elise Rochefort La procédure nationale de préinscription dans l’enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l’article L. 612-3 du code de l’éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de
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Ce que contient le kit

La première lettre demande à l'établissement les critères et modalités d'examen de la candidature, ainsi que les motifs pédagogiques du refus. Cette communication est de droit lorsque la demande est formée dans le mois suivant la notification ; les décisions de refus, par dérogation au droit commun, ne sont pas motivées d'office. Le Conseil constitutionnel a validé ce dispositif dans sa décision n° 2020-834 QPC du 3 avril 2020, en précisant que les paramètres de classement ne sont communicables qu'au candidat lui-même, pour sa propre candidature.

La seconde lettre forme un recours gracieux. Elle comporte un argumentaire en trois blocs à compléter : les résultats scolaires, l'adéquation du parcours à la formation demandée, et le cas échéant un élément que le dossier ne reflétait pas — erreur matérielle, circonstance particulière justifiée, situation de santé ou de handicap. Un paragraphe optionnel permet de répondre point par point aux motifs communiqués à la suite de la première lettre.

Les deux modèles sont préparés pour un envoi en recommandé avec accusé de réception et listent les pièces à joindre.

Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?
par Elise Rochefort La procédure nationale de préinscription dans l’enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l’article L. 612-3 du code de l’éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de
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Comment les utiliser

L'ordre des démarches a une logique : demander d'abord les motifs, contester ensuite. Un recours gracieux argumenté contre des motifs connus a une portée différente d'une demande de réexamen à l'aveugle. Les délais encadrent l'ensemble : un mois après la notification pour la demande de motivation ; deux mois pour un éventuel recours contentieux devant le tribunal administratif, délai que le recours gracieux exercé à temps interrompt et préserve.

Deux limites doivent être énoncées clairement. Le recours gracieux n'ouvre aucun droit à une décision favorable : son issue dépend des places disponibles et des éléments produits. Et la voie contentieuse, si elle existe, relève d'une autre échelle de moyens et de temps — le juge administratif exerce un contrôle restreint sur ces décisions et peut statuer après la rentrée. Les candidats qui envisagent un contentieux ont intérêt à consulter un avocat en droit public ; les présents modèles relèvent de l'information générale, non du conseil juridique individualisé.

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Les autres voies, en parallèle

Ces lettres n'épuisent pas les possibilités. La phase complémentaire est ouverte du 11 juin au 10 septembre et permet de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux. Les candidats sans aucune proposition pourront saisir la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES) depuis leur dossier à partir du 1er juillet. Un droit au réexamen spécifique existe pour les situations de santé, de handicap ou de charges de famille, sur demande adressée au recteur. L'ensemble de ces voies, leur portée et leurs limites sont détaillés dans notre état des lieux : Parcoursup : quels recours contre les décisions de la plateforme ?

Le ministère présente ce dispositif gradué comme un équilibre entre l'accompagnement des candidats et le secret des délibérations pédagogiques ; les organisations étudiantes objectent qu'un droit difficile à exercer dans le temps utile d'une rentrée protège peu. Les lettres mises à disposition ici permettent, au minimum, d'exercer celui des droits qui ne dépend que du candidat : obtenir les motifs, et demander le réexamen.

Le kit est en ligne. Les délais courent depuis la notification de chaque refus.

Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?

10 June 2026 at 09:39
Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?

par Elise Rochefort

La procédure nationale de préinscription dans l'enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l'article L. 612-3 du code de l'éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de la "machine".

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Les réponses de la phase principale d'admission ont été publiées le 2 juin 2026 à 19 heures ; la phase complémentaire, qui permet de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux dans les formations disposant encore de places, est ouverte du 11 juin au 10 septembre. Pour les candidats refusés ou laissés sans proposition, quatre voies de contestation ou de réexamen coexistent, de portée et de calendrier différents.

“17/20 et recalé 28 fois…”, ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup
Alors que les premiers résultats de Parcoursup tombaient le 2 juin, des lycéens aux dossiers impeccables découvraient des dizaines de refus. Nikita, 17 de moyenne générale au lycée André-Malraux de Biarritz, 28 vœux rejetés malgré maths-physique, quatre langues et une formation Python. À Toulon, Katya, 16 de moyenne en ST2S,
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La demande de motivation

Les décisions de refus prises par les formations ne sont pas motivées lors de leur notification : la loi de 2018 a expressément dérogé, sur ce point, au droit commun des décisions administratives individuelles défavorables. En contrepartie, l'article L. 612-3 du code de l'éducation ouvre à chaque candidat le droit d'obtenir, s'il en fait la demande dans le délai d'un mois suivant la notification du refus, la communication des critères et modalités d'examen de sa candidature ainsi que des motifs pédagogiques justifiant la décision. La demande s'adresse au président ou au directeur de l'établissement concerné.

Afin de garantir la nécessaire protection du secret des délibérations des équipes pédagogiques chargées de l'examen des candidatures présentées dans le cadre de la procédure nationale de préinscription prévue au même deuxième alinéa, les obligations résultant des articles L. 311-3-1 et L. 312-1-3 du code des relations entre le public et l'administration sont réputées satisfaites dès lors que les candidats sont informés de la possibilité d'obtenir, s'ils en font la demande, la communication des informations relatives aux critères et modalités d'examen de leurs candidatures ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise. (L612-3, Code de l'Éducation)

Le Conseil constitutionnel, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité, a jugé ce dispositif conforme à la Constitution dans sa décision n° 2020-834 QPC du 3 avril 2020, sous une réserve : chaque établissement doit publier, à l'issue de la procédure, les critères selon lesquels les candidatures ont été examinées. La même décision maintient le secret des délibérations à l'égard des tiers : les paramètres de classement dits « algorithmes locaux » ne sont communicables qu'au candidat qui en fait la demande, pour sa propre candidature. Les organisations étudiantes qui demandaient leur publication intégrale n'ont pas obtenu gain de cause.

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Le recours gracieux

Le candidat peut demander à la formation, ou au recteur de région académique, le réexamen de son dossier. Aucun texte ne fixe de délai propre à ce recours ; exercé dans les deux mois suivant la notification, il préserve le délai du recours contentieux. Les sites d'accompagnement des candidats recommandent d'agir dans les jours qui suivent le refus, le calendrier des admissions rendant un réexamen tardif sans objet pratique. L'issue dépend des places disponibles : le recours gracieux n'ouvre aucun droit à une nouvelle décision favorable.

La commission d'accès à l'enseignement supérieur

Pour les candidats n'ayant reçu aucune proposition d'admission, l'article L. 612-3 prévoit un dispositif d'accompagnement distinct du contentieux : la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES), placée auprès du recteur de chaque région académique. Elle peut être saisie directement depuis le dossier Parcoursup, à partir du 1er juillet en 2026. La commission examine le projet et la situation du candidat et lui propose une inscription dans une formation disposant de places vacantes. Il s'agit d'une procédure de placement, non d'un réexamen de la décision contestée : la CAES ne peut pas imposer à une formation sélective d'admettre un candidat qu'elle a refusé.

Un droit au réexamen spécifique existe par ailleurs pour les candidats justifiant de circonstances exceptionnelles tenant à leur état de santé, à leur handicap ou à leurs charges de famille ; la demande s'adresse au recteur, qui peut prononcer une inscription dans une formation adaptée.

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Le recours contentieux

Les décisions des formations publiques peuvent être déférées au tribunal administratif dans le délai de deux mois suivant leur notification, le cas échéant assorties d'un référé-suspension fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui suppose une urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge administratif exerce sur ces décisions un contrôle restreint : il censure l'erreur manifeste d'appréciation, le vice de procédure ou la rupture d'égalité, mais ne substitue pas son appréciation à celle de la commission d'examen des vœux sur la valeur d'un dossier.

Les analyses juridiques disponibles convergent sur la portée pratique de cette voie. Le Club des Juristes décrit un contentieux possible mais encadré, ordonné autour du triptyque recours gracieux, CAES, référé ; les sites spécialisés relèvent que les annulations restent rares et que la durée de l'instance s'accommode mal du calendrier d'une rentrée universitaire. Aucune statistique publique consolidée du contentieux Parcoursup — nombre de requêtes, taux de succès — n'est publiée à ce jour par le ministère ou par la juridiction administrative.

Ce que les positions en présence laissent ouvert

Le ministère présente l'ensemble — motivation sur demande, CAES, réexamen pour circonstances exceptionnelles — comme un équilibre entre la transparence due aux candidats et le secret des délibérations pédagogiques. Les organisations étudiantes et une partie de la doctrine universitaire soutiennent que la motivation différée et l'opacité des classements locaux privent les recours d'une partie de leur effectivité, un candidat ne pouvant utilement contester ce qu'il ne connaît pas. Le Défenseur des droits, dès 2019, puis la Cour des comptes, en 2020, ont recommandé un renforcement de la transparence des critères, partiellement suivi d'effet par la publication des rapports des comités d'examen des vœux.

Les voies de recours sont en place et leurs délais courent depuis le 2 juin. Leur usage effectif par les candidats de la session 2026 ne sera mesurable qu'à l'issue de la procédure, en septembre.

Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

10 June 2026 at 09:15
Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

par Vincent Clairmont

Près de 800 millions de dollars de positions vendeuses sur les contrats à terme pétroliers ont été placés le 8 juin à 8 h 24, heure de New York, selon les données de séance horodatées publiées par The Kobeissi Letter. Vingt et une minutes plus tard, à 8 h 45, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi déclarait le détroit d'Ormuz « complètement ouvert ». À 9 h 10, les cours s'étaient effondrés. Le Brent, qui avait touché 126 dollars au pic de mars, refluait vers 93 dollars. Pour qui avait vendu quarante-six minutes plus tôt, l'opération était bouclée.

Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...
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Un incident isolé relèverait de la chance. Celui-ci est le cinquième en onze semaines.

La série documentée

Depuis le début de la guerre d'Iran, cinq épisodes de ventes massives précédant de quelques minutes à quelques heures une annonce qui fait baisser les cours ont été documentés publiquement, principalement par The Kobeissi Letter, et recoupés par Seeking Alpha et Asia Times.

Le 22 mars, environ 580 millions de dollars de positions vendeuses sont placés quinze minutes avant un message de Donald Trump sur Truth Social annonçant une pause des frappes sur les installations énergétiques iraniennes ; le pétrole perd 10 %. Le 7 avril, environ 950 millions précèdent de quelques heures l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines et de la réouverture d'Ormuz ; les cours perdent 15 %. Le 17 avril, 7 990 lots de Brent — environ 750 millions de dollars — sont vendus vingt minutes avant une déclaration du ministre iranien confirmant l'ouverture du détroit. Le 6 mai, à 3 h 40 du matin heure de New York, environ 10 000 contrats vendeurs sur le WTI et le Brent — 920 millions de dollars de notionnel — sont placés soixante-dix minutes avant qu'Axios ne révèle que Washington et Téhéran sont « proches » d'un mémorandum d'entente ; à 7 heures, les cours ont perdu plus de 12 %, et la position a gagné environ 125 millions de dollars. Le 8 juin, enfin, les 800 millions évoqués plus haut.

Total cumulé : plus de 4 milliards de dollars de notionnel — la valeur faciale des contrats, à distinguer du capital réellement engagé, qui se limite au dépôt de garantie, soit un levier de l'ordre de dix à vingt fois. C'est ce levier qui transforme une baisse de 12 % en un gain de 125 millions pour une mise initiale de quelques dizaines de millions.

Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...
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Ce que la mécanique exige

Un contrat à terme vendeur ne demande aucune compétence particulière pour être rentable dans cette configuration. Il demande une seule chose : connaître l'annonce avant le marché. Or les cinq annonces concernées ont un point commun.

Mercredi Tech - 2026-06-10

10 June 2026 at 06:03

Postez vos demandes tech en tout genre ou discutez de votre vie numérique.

  • Format libre, donc si vous avez besoin d'aide sur un truc en rapport assez vague avec l'informatique ou l'électronique, n'hésitez pas.

  • Si possible indiquez une catégorie [entre crochets] au début de votre message. Pour une question sur un appareil particulier, précisez le modèle.

  • Les fils précédents

  • Les megathreads

  • Les guides d'achat

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Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

9 June 2026 at 11:05

L'encyclique *Magnifica Humanitas* n'est pas vraiment un texte sur l'intelligence artificielle. C'est un texte sur le pouvoir. Sous prétexte d'IA, Léon XIV réactive toute la doctrine sociale de l'Église pour mettre en garde contre une nouvelle forme de totalitarisme technologique. Le constat est souvent juste : concentration du pouvoir numérique, tentation transhumaniste, risques militaires, manipulation de l'information. Mais le remède reste flou : davantage de régulation, davantage de gouvernance mondiale, davantage de « discernement collectif ».

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Le lecteur français découvre alors un pape profondément mondialiste, parfois méfiant à l'égard de la liberté spontanée des sociétés, et dont certaines formulations évoquent davantage les vieux réflexes du catholicisme social que l'esprit de subsidiarité. Une encyclique intéressante, parfois brillante, mais qui parle finalement beaucoup plus de Babel que d'algorithmes.

Une langue datée

Lorsqu'un catholique français ouvre l'encyclique *Magnifica Humanitas* consacrée à l'intelligence artificielle, sa première surprise n'est pas le fond. C'est la langue.

Lettre encyclique du Saint-Père Léon XIV Magnifica Humanitas (15 mai 2026)
LETTRE ENCYCLIQUE MAGNIFICA HUMANITAS DU SAINT-PÈRE LÉON XIV SUR LA PROTECTION DE LA PERSONNE HUMAINE À L’ÈRE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE [ Multimédia ] ___________________________
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric LemaireLe Saint-Siège Le Saint-Siège
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Non pas le français lui-même, impeccable, mais la structure intellectuelle du texte. Même pour un catholique pratiquant, même pour quelqu'un qui fréquente régulièrement les églises sans être spécialiste du droit canon ou de la théologie, la lecture demande un effort considérable. Nous sommes très loin d'un essai politique ou d'un rapport de commission parlementaire.

Léon XIV écrit comme écrivent les papes : à l'intérieur d'un univers conceptuel vieux de deux mille ans, peuplé de références bibliques, de conciles, d'encycliques antérieures et d'une doctrine sociale dont il faut connaître les codes pour saisir toutes les nuances.

Incitations non économiques : ce que l’économie ne veut pas voir, par Eric Lemaire
Le marché optimise. La contrainte déclenche. Guerre, survie, ambition collective : voilà les vrais moteurs des ruptures. Le libéralisme a raison sur l’économie… mais oublie que l’homme n’est pas rationnel. La France a les moyens. Elle manque de tension, elle est avachie depuis 1918. Le confort du modèle
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric LemaireLe Courrier des StratègesRédaction
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Ce décalage est frappant. L'Église prétend parler au monde contemporain mais continue souvent à s'exprimer dans un langage dont seuls les initiés possèdent véritablement les clés.

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Un fond informé mais léger

Pourtant, passé cet obstacle initial, le lecteur découvre un texte beaucoup plus informé qu'il ne l'imaginait.Sur l'état de l'art de l'intelligence artificielle, Léon XIV a manifestement travaillé son dossier.

Pape Léon XIV: déjà le choix du nom est tout un programme
Léon XIV! Habemus papam! Et son prénom est déjà tout un programme. L’Eglise catholique a un pape, choisi après quatre
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric LemaireLe Courrier des StratègesCDS
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Le pape comprend parfaitement que l'enjeu dépasse largement les performances techniques des modèles de langage. Il identifie les grandes questions qui structurent aujourd'hui le débat : la concentration du pouvoir numérique, les transformations du travail, l'éducation des jeunes générations, les risques de manipulation de l'information, l'automatisation militaire et surtout la tentation transhumaniste.

Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

9 June 2026 at 10:38
Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

par Thibault de Varenne

Une enfant de onze ans a disparu à Fleurance, dans le Gers, le 29 mai. On a retrouvé son corps le 4 juin. Elle s'appelait Lyhanna. Le pays s'est arrêté un instant, comme il convient devant une tombe d'enfant, puis il a fait ce qu'il fait désormais à chaque fois : il a réclamé une loi.

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Le Premier ministre a réuni ses ministres. On annonce des peines aggravées pour les viols sériels, des règles de prescription revues, l'obligation de motiver les classements sans suite. Le mécanisme est connu, et il a sa beauté triste. À chaque drame, un texte. À chaque texte, le sentiment d'avoir agi. Le législateur se penche, le pays se calme, et l'on passe au malheur suivant en attendant qu'il réclame sa loi à son tour.

Lyhanna, victime de l’inertie administrative
Et si le vrai danger n’était pas la malveillance, mais l’absence de zèle ? Un dossier qui met treize jours à franchir quatre-vingts kilomètres, des semaines à être ouvert, et jamais le temps d’une garde à vue. La mort de Lyhanna, onze ans, dit moins sur un homme que sur des
Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travailLe Courrier des StratègesÉric Verhaeghe
Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

Mais regardons cette affaire-ci, puisqu'on nous demande d'en faire une règle générale. L'homme aujourd'hui mis en examen n'était pas un inconnu de la justice. Un signalement de gendarmerie en 2017, écarté comme une affaire de mœurs sans suite. Une plainte pour viol sur une enfant, déposée en 2022, classée en 2024 comme « insuffisamment caractérisée ». Une autre plainte encore, en 2025. L'administration savait. Pas l'avenir, certes, pas l'irréparable — mais elle savait ce qu'il était possible de savoir, et elle l'a rangé dans un tiroir. Le garde des Sceaux lui-même a reconnu des « défaillances graves ». Le mot est exact, et il dit tout : ce qui a manqué n'était pas une loi, c'était l'usage de celles que nous avions.

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Car il faut l'énoncer sans détour. On ne légifère pas, dans ces moments, pour protéger ; on légifère pour se montrer. La loi nouvelle est visible, gratuite, immédiate : un communiqué, une signature, une émotion convertie en article du code. Gouverner est l'exact contraire. C'est suivre un dossier que personne ne suivra à votre place, doter un parquet qui croule, relancer une enquête qu'on serait tenté d'enterrer, décider et porter le poids de sa décision. Rien de tout cela ne se voit. Rien de tout cela ne se tweete. Et c'est pourtant en cela, et en cela seul, que consiste la protection d'un peuple.

La France a, contre le viol sur mineur, des lois parmi les plus sévères d'Europe. Elles existaient le 29 mai. Elles n'ont pas été appliquées. Je ne vois pas par quel prodige un article supplémentaire, voté dans l'émotion, serait mieux appliqué que ceux qu'on a laissés dormir. On ajoute un étage à une maison dont on n'a pas réparé les fondations, et l'on s'étonne ensuite qu'elle penche.

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Tacite, qui avait observé de près le déclin d'un grand État, avait laissé une formule que nos législateurs devraient relire avant chaque séance : plus une république est corrompue, plus elle compte de lois. Montesquieu l'a redite à sa manière : les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. Ce n'est pas un paradoxe d'académie. Une nation qui répond à chaque défaillance de son administration par une inflation de son droit finit par avoir un code immense et un État impuissant — beaucoup de textes, et plus personne pour les faire vivre.

Le premier devoir d'un État, avant toute politique, avant toute idéologie, est de protéger les siens. C'est le seul qu'on ne puisse déléguer ni au marché ni au temps. Quand une administration classe sans suite ce qu'elle devait instruire, ce n'est pas la loi qui a failli, c'est l'homme qui devait l'appliquer, et la chaîne qui devait le tenir comptable. On nous promet de réformer le code ; je préférerais qu'on réforme le sérieux. Qu'un classement sans suite, sur un crime d'enfant, ne soit plus une porte qu'on referme à la hâte mais une décision qu'un magistrat doit assumer, nom et motifs à l'appui. Cela, du reste, ne demande pas de loi : cela demande qu'on travaille.

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Je sais ce qu'on objectera. Que faire une loi, c'est aussi répondre à une colère légitime, lui donner une forme, l'empêcher de tourner à la vengeance. C'est vrai, et je ne méprise pas cette colère ; elle est saine, elle est le dernier signe qu'un peuple tient encore à ses enfants. Mais on ne la respecte pas en lui offrant un texte de plus à oublier. On la respecte en lui rendant ce qu'elle réclame vraiment, et qu'elle n'ose plus espérer : un État qui fait ce qu'il a dit, et qui répond quand il ne l'a pas fait.

Lyhanna ne demandait pas une loi. Elle demandait, sans le savoir, que ce pays consente enfin à faire son travail. C'est moins glorieux qu'un grand discours, et infiniment plus difficile. Mais une nation ne se juge pas au nombre de ses lois. Elle se juge à ce qu'elle fait des quelques-unes qui suffiraient, si seulement on les appliquait.

Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

9 June 2026 at 09:30
Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

par Vincent Clairmont

Un lecteur veut placer les 150 000 euros d'un héritage sur les cinq ETF de défense et de cybersécurité de notre article du 7 avril, après une hausse de près de 70 %. Mais ce papier disait « spéculatifs », et son volet jumeau s'adressait à qui possède déjà une épargne de sécurité. La performance passée n'est pas un point d'entrée, et « défense » n'a jamais voulu dire « défensif ».

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Un lecteur, Serge C., m'écrit après avoir lu notre article du 7 avril, « Sur quels ETF spéculatifs placer les 150 000 € de l'héritage de grand-maman ». Il n'était pas abonné à sa parution, l'a découvert depuis, a regardé les cours sur son compte Swissquote, les a trouvés « énormément augmentés », et souhaite désormais y placer son héritage. Il cite les cinq fonds du papier — VanEck Defense (DFNS), Global X Defense Tech (ARMR), Future of Defence Indo-Pacific (QUAD), First Trust Nasdaq Cybersecurity (CIBR), WisdomTree Cybersecurity (WCBR) — et précise qu'il ne dispose que de dollars et ne peut acheter qu'en USD.

Je le remercie de sa fidélité, et je vais lui répondre franchement, quitte à corriger la lecture qu'il a faite de ce papier. Car entre ce que l'article disait et ce qu'il s'apprête à en faire, il y a un écart qui peut lui coûter cher.

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Relisons le titre : il dit « spéculatifs »

L'article du 7 avril parlait de « vecteurs spéculatifs », invitait à « passer à l'offensive » et à transformer l'héritage en « arsenal financier ». Ces mots ne sont pas décoratifs : ils désignent une catégorie précise d'actifs — la branche risquée. Or la stratégie Barbell que défend cette rubrique ne met jamais la totalité d'un patrimoine dans sa branche risquée. Elle répartit 80 % en branche sûre — ce qui perd peu si le système tient — et 20 % seulement en branche risquée — ce qui peut tout perdre comme tout multiplier. Les ETF de défense et de cyber relèvent, de l'aveu même du titre, de ces 20 %. Les acheter avec la totalité de l'héritage, ce n'est pas suivre l'article : c'est en faire l'exact contraire.

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Le papier supposait une chose que votre message ne dit pas

Son volet jumeau, « Que faire avec un héritage de 150 000 € en stratégie Barbell ? », s'ouvrait sur une phrase qu'il faut relire : il s'adressait à celui « qui dispose déjà d'une épargne antifragile » et se demandait quoi faire « de ce cadeau du ciel ».

Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

9 June 2026 at 09:15
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

par Vincent Clairmont

L'inflation de la zone euro est repartie à 3,2 %, tirée par l'énergie et la guerre au Moyen-Orient. La Banque centrale européenne, prisonnière d'un choc qu'elle n'a pas créé, s'apprête à relever ses taux. Pour l'épargnant, le rendement réel du « sans risque » est déjà négatif — voici comment protéger son patrimoine sans parier sur le prochain baril.

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L'inflation de la zone euro est remontée à 3,2 % sur un an en mai 2026, son plus haut niveau depuis septembre 2023, selon l'estimation rapide d'Eurostat. La composante énergie progresse de 10,9 % sur douze mois. Dans le même temps, le baril de Brent a bondi de 4,9 % en une séance pour s'établir à 97,67 dollars, porté par le centième jour de la guerre entre Israël et l'Iran et par la tension permanente sur le détroit d'Ormuz, par où transite près d'un cinquième du pétrole mondial. La Banque centrale européenne, qui avait maintenu son taux de dépôt à 2,00 % en avril, est désormais attendue à la hausse dès sa réunion de juin — un relèvement de 25 points de base portant ce taux de dépôt à 2,25 %, avec une seconde hausse anticipée par le marché en septembre.

Cet enchaînement mérite d'être nommé pour ce qu'il est. Il ne s'agit pas d'une inflation de demande — celle qui naît d'une économie en surchauffe, de salaires qui courent après les prix, d'un crédit trop bon marché. La croissance de la zone euro est ressortie à 0,1 % au premier trimestre. Il s'agit d'une inflation importée : un choc d'offre venu de l'extérieur, transmis par le prix de l'énergie, sur lequel une banque centrale n'a aucune prise directe. C'est la distinction la plus mal comprise du moment, et c'est elle qui commande la conduite à tenir pour un épargnant.

L’UE confirme la catastrophe : la stagflation s’installe et va faire très mal, par Elise Rochefort
Le grand virage : Bruxelles vient de briser l’espoir d’une reprise sereine en 2026. Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission, confirme officiellement que l’Union européenne entre dans un “choc stagflationniste” majeur. 65% de risque de stagflation en France dans les 6 mois : comment s’y préparer? Par Vincent ClairmontL’économie française
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importéeLe Courrier des StratègesRédaction
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée
Réponse à une lectrice : Livret A, devises, Bitcoin, foncières — quatre précisions sur l’allocation Barbell, par Vincent Clairmont
Une lectrice m’écrit après la chronique de dimanche. Elle a mis en place une allocation Barbell pour son époux il y a un an, elle en est satisfaite, et elle pose quatre questions précises. Elles sont si justes — l’une d’elles relève d’ailleurs une incohérence réelle de ma part — que je
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importéeLe Courrier des StratègesRédaction
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Une banque centrale prisonnière

Le taux d'intérêt agit sur la demande intérieure : il renchérit le crédit, freine l'investissement et la consommation, refroidit les prix tirés par l'activité. Il n'a aucun effet sur le prix du baril fixé à Singapour ou sur la prime de risque géopolitique d'Ormuz. En relevant ses taux face à une inflation importée, la BCE ne combat pas la cause — elle ajoute une contraction de la demande à un choc d'offre déjà récessif. Elle le fait quand même, pour une raison qui n'est pas économique mais institutionnelle : défendre la crédibilité de sa cible de 2 % et

L’Ucraina può negoziare da una posizione migliore, ma l’Europa deve fare la sua parte

9 June 2026 at 03:45

Domenica, a Londra, il presidente ucraino Volodymyr Zelensky ha incontrato i leader di Regno Unito, Francia e Germania – il premier Sir Keir Starmer, il presidente Emmanuel Macron e il cancelliere Friedrich Merz – per definire le condizioni di una pace giusta e duratura in Europa.

La loro dichiarazione congiunta poggia su cinque pilastri. In primo luogo, un cessate il fuoco immediato e complessivo; Mosca è esplicitamente sollecitata ad accettare una piena cessazione delle ostilità. In secondo luogo, l’attuale linea di contatto costituirebbe il punto di partenza per i negoziati, non il loro esito predeterminato: leader sottolineano che i confini internazionali non possono essere modificati con la forza e che il diritto sovrano dell’Ucraina di scegliere i propri meccanismi di sicurezza e le proprie alleanze deve essere pienamente rispettato. In terzo luogo, una volta entrato in vigore il cessate il fuoco, l’Ucraina dovrà ricevere garanzie di sicurezza solide e giuridicamente vincolanti, basate sugli impegni assunti a Berlino a dicembre e a Parigi a gennaio; ciò comprende il dispiegamento di forze multinazionali sul territorio ucraino. In quarto luogo, i beni russi resteranno congelati finché la Russia non avrà posto fine alla sua guerra di aggressione e non avrà risarcito l’Ucraina per i danni arrecati. In quinto luogo, qualsiasi accordo dovrà tutelare gli interessi europei in materia di sicurezza: gli elementi che coinvolgono l’Unione europea o la Nato richiederanno il consenso formale rispettivamente dell’Unione e dei suoi Stati membri, e degli Alleati. I leader hanno accolto esplicitamente l’appello di Zelensky a porre fine alla guerra attraverso negoziati diplomatici, formulato nella sua lettera del 4 giugno al leader russo Vladimir Putin. Hanno avallato colloqui diretti tra Ucraina e Russia, con la partecipazione attiva di Stati Uniti ed Europa, volti innanzitutto a garantire un cessate il fuoco, e successivamente a facilitare negoziati più ampi.

Sulla carta, non si tratta di una pace a qualsiasi prezzo. Il testo collega la fine dei combattimenti a garanzie vincolanti, al mantenimento della pressione finanziaria su Mosca e alla stessa architettura di sicurezza europea. Mantiene inoltre le scelte sovrane dell’Ucraina – inclusa l’integrazione in Nato e Unione europea – all’ordine del giorno, anziché sacrificarle tacitamente.

Ma questa iniziativa diplomatica non nasce nel vuoto. Arriva in mezzo a intensi attacchi russi e a un equilibrio militare sul terreno in evoluzione.

La dichiarazione di Londra è giunta in un contesto operativo severo che smonta qualsiasi illusione che la guerra stia rallentando. Ieri mattina, infatti, la Russia ha lanciato l’ennesimo attacco con droni contro edifici residenziali a Konotop, nella regione ucraina di Sumy, ferendo civili e intrappolando almeno una persona sotto le macerie mentre le squadre di soccorso erano al lavoro. Il giorno precedente, le forze russe avevano preso di mira infrastrutture legate al nucleare nei pressi di Kyjiv. Gli ispettori dell’Agenzia internazionale per l’energia atomica si preparano ora a ispezionare l’Impianto centrale di stoccaggio del combustibile nucleare esaurito nella zona di esclusione di Chornobyl, dopo che un attacco con droni del 7 giugno ha danneggiato l’edificio di ricezione del combustibile – distruggendone facciata, finestre e porte e provocando onde d’urto sugli edifici circostanti.

È in questo contesto operativo che i leader europei parlano di linee di cessate il fuoco, garanzie e futuri negoziati. La Russia non si comporta come una potenza di status quo che cerca cautamente la de‑escalation. Proprio per questo, qualsiasi discussione su cessate il fuoco e negoziati deve poggiare sulla reale correlazione di forze, non su un pensiero desiderante.

I cinque punti sono, a primo impatto, molto convincenti. Il nodo centrale, tuttavia, è: come renderli operativi? Soprattutto quando la Federazione Russa non intende accettare alcuna proposta di pace che implichi un ruolo diretto dell’Europa o dei leader europei.

Il presidente finlandese Alexander Stubb ha colto questa logica con una chiarezza insolita. Il suo messaggio è brutale: oggi l’Ucraina è in una posizione migliore sul campo di battaglia rispetto a qualsiasi altro momento dall’inizio dell’invasione su larga scala, come ha spiegato in una recente intervista alla Neue Zürcher Zeitung. Lo sintetizza in cinque fatti: negli ultimi sei mesi, l’Ucraina ha inflitto alla Russia circa 35.000 perdite al mese tra morti e feriti; nello stesso periodo, la Russia è riuscita a reclutare soltanto circa 27.000 uomini al mese; a dicembre, il rapporto delle perdite era approssimativamente di 1:3, ovvero un soldato ucraino per tre russi mentre oggi si avvicina a 1:8; a marzo, per la prima volta, l’Ucraina ha lanciato contro la Russia più missili e droni di quanti la difesa russa sia riuscita ad abbattere, e ora dispone della capacità di produrre circa dieci milioni di droni all’anno; ad aprile, per la prima volta, l’Ucraina ha riconquistato più territorio di quanto ne abbia perso.

Nel loro insieme, queste cifre ci dicono tre cose. Primo, la Russia è sotto pressione sul fronte della leva: un divario costante tra perdite e nuovi arruolamenti non è di per sé immediatamente decisivo – Putin può ancora mobilitare di più – ma è strategicamente corrosivo nel medio periodo. Secondo, l’adattamento qualitativo dell’Ucraina sta funzionando: un approccio intelligente alla difesa è la chiave dei suoi passi asimmetrici; la svolta verso una produzione di droni su larga scala, l’uso di fuochi dispersi e il rafforzamento della difesa aerea stanno modificando il calcolo costi‑benefici per Mosca. Terzo, la tendenza territoriale – per quanto ancora modesta – si è invertita: anche guadagni limitati, dopo anni di guerra logorante, hanno un peso politico e psicologico significativo – a Kyjiv, a Mosca e nelle capitali occidentali.

In altre parole, l’Ucraina dispone oggi di una base molto più solida da cui negoziare. Ma perché il quadro di Londra diventi realtà, l’Europa dovrà sostenere questa posizione di forza, non darla per acquisita.

L'articolo L’Ucraina può negoziare da una posizione migliore, ma l’Europa deve fare la sua parte proviene da Linkiesta.it.

"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

8 June 2026 at 16:41

Alors que les premiers résultats de Parcoursup tombaient le 2 juin, des lycéens aux dossiers impeccables découvraient des dizaines de refus. Nikita, 17 de moyenne générale au lycée André-Malraux de Biarritz, 28 vœux rejetés malgré maths-physique, quatre langues et une formation Python. À Toulon, Katya, 16 de moyenne en ST2S, préparée depuis des années pour devenir manipulatrice radio, se retrouve sur liste d’attente tandis que ses vœux infirmiers sont acceptés. Derrière ces cas, révélés par Le Parisien, se cache l’échec prévisible d’un système bureaucratique qui prétend « orienter » mieux que les individus et leurs familles.

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Avec 17 de moyenne générale, quatre langues maîtrisées et un solide parcours scientifique, Nikita, 17 ans, a pourtant essuyé 28 refus sur Parcoursup. Son cas est loin d’être isolé. Derrière les statistiques rassurantes du ministère, les premiers résultats de la plateforme révèlent une réalité plus dérangeante : celle d’élèves performants confrontés à une sélection opaque dont les critères demeurent souvent incompréhensibles.

La méritocratie scolaire en panne

Le 2 juin, date de publication des premières réponses Parcoursup, Nikita, élève du lycée André-Malraux à Biarritz, découvre que la quasi-totalité de ses candidatures a été rejetée.

Parcoursup : 17 de moyenne générale, 28 refus, ces bons élèves qui peinent à trouver une formation : Actualités - Orange
Alors que les premiers résultats de Parcoursup ont été dévoilés, de nombreux lycéens découvrent des réponses décevantes, malgré d’excellents dossiers. Certains peinent à comprendre pourquoi les formations qu’ils visaient leur ont échappé, selon des témoignages recueillis par Le Parisien. D’excellents résultats scolaires qui ne suffisent pas. En découvrant les premiers résultats de la plateforme d’admission post-bac Parcoursup, le 2 juin dernier, Nikita, 17 ans, a ressenti une profonde déception lorsqu’il a découvert que 28 de ses vœux avaient été refusés. Élève au lycée André-Malraux à Biarritz, l’adolescent a pourtant tout d’un bon élève. Inscrit en spécialités mathématiques et physique-chimie, le jeune homme a brillamment réussi son année de terminale en obtenant 17 de moyenne générale. L’adolescent parle également quatre langues, dont l’anglais et le serbe couramment, et passe une bonne partie de son temps libre à se former sur Python. Un parcours qui ne lui a cependant pas suffi pour valider ses vœux. “Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas été admis, ni ce que j’aurais dû faire de plus. J’ai pris le temps de me renseigner sur les critères de sélection dans chaque formation, adapté mes lettres de motivation en conséquence et participé à plusieurs journées portes ouvertes. J’ai même pris des cours particuliers pour me préparer aux prépas MPSI que je visais. Mais j’ai l’impression que mes efforts n’ont servi à rien. Je le vis vraiment comme une injustice.” confie-t-il. “L’aberration du système” À plus de 700 kilomètres de là, la désillusion est similaire pour Émilie. Sa fille Katya, également âgée de 17 ans et scolarisée en terminale ST2S au lycée Bonaparte de Toulon, n’a pas été admise dans la formation dont elle rêvait. Depuis des années, la jeune fille rêve de devenir manipulatrice radio et a tout fait pour réaliser son objectif. “Elle s’est inscrite dans la bonne filière, a rencontré des radiologues, effectué des stages, passé le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa)”, énumère sa mère Émilie. Un engagement qui n’a pas porté ses fruits. Malgré une année d’avance et une moyenne générale de 16, Katya se retrouve sur liste d’attente pour intégrer l’Institut de formation public varois des professions de santé, son premier choix. Même situation pour l’école d’Avignon, où elle n’a pas encore obtenu de place. La jeune fille a toutefois été acceptée sur pratiquement tous ses vœux infirmiers alors que ce n’est pas son principal objectif : “C’est toute l’aberration du système”, s’exclame Émilie. Des situations qui remontent régulièrement à la FCPE, comme l’explique Grégoire Ensel, son vice-président : “La plupart du temps, il s’agit d’élèves travailleurs, impliqués, respectueux des consignes, avec de bons résultats, qui ont toujours répondu aux attentes du système scolaire. Et au moment de la découverte des réponses sur Parcoursup, les vœux espérés n’aboutissent pas, ou très mal.” Une injustice pour certains Un échec qui, pour beaucoup, prend la forme d’une injustice.“Beaucoup de parents, notamment dans les classes moyennes et supérieures, ont intégré l’idée que si leur enfant faisait ce qu’on lui demandait à l’école, il serait récompensé”, constate Grégoire Ensel. “Quand cette promesse implicite ne se concrétise pas, c’est extrêmement dur à vivre.” Sur les réseaux sociaux, les témoignages similaires sont nombreux : des élèves sérieux, avec de bons dossiers, qui n’ont pas obtenu la formation qu’ils souhaitaient. Malgré tout, le 2 juin, les deux tiers des lycéens avaient reçu au moins une réponse favorable à l’un de leurs vœux.
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par ParcoursupOrange ActualitésTristan Gorgeret and 6Medias
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

Pourtant, son dossier semble exemplaire : 17 de moyenne générale, spécialités mathématiques et physique-chimie, maîtrise de plusieurs langues et compétences en programmation Python. Malgré une préparation minutieuse de ses candidatures et des démarches ciblées vers les classes préparatoires MPSI, les portes se ferment.

Supprimer 4.000 postes à l’Éducation Nationale fera-t-il baisser le niveau ?
La suppression de 4.000 postes d’enseignants au budget de l’Education Nationale pour 2025 n’a pas tardé à susciter les foudres
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"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

Même constat pour Katya, lycéenne de terminale ST2S à Toulon. Avec une moyenne de 16 et une année d’avance, elle visait une formation de manipulatrice radio. Malgré des stages professionnels, des rencontres avec des praticiens et un engagement démontré, elle se retrouve en liste d’attente dans les établissements qu’elle ciblait. Ironiquement, elle est admise dans de nombreuses formations infirmières qui ne correspondent pas à son projet principal.

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Un algorithme opaque au service d’une allocation administrée

Créé en 2018 pour remplacer APB et ses dysfonctionnements, Parcoursup devait fluidifier l’accès au supérieur. Parcoursup repose sur des algorithmes locaux, des classements propres à chaque établissement et des capacités d’accueil limitées, créant une concurrence intense entre candidats. Le problème n’est donc plus seulement celui de la réussite académique, mais celui des critères de sélection eux-mêmes.

Bac 2026 : l’État redécouvre l’exigence, vingt ans trop tard
Un enfant de 10 ans candidat au bac, un taux de réussite frôlant les 92 %, une fraude en hausse de 30 %, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray vient d’annoncer une série de mesures de renforcement. Salutaires sur le papier. Révélatrices d’un naufrage institutionnel sur le fond. A quelques semaines du
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"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

L’État a progressivement transféré aux établissements la responsabilité du tri des dossiers tout en maintenant le discours d’une égalité des chances fondée sur le mérite. Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE, résume le problème : ce sont des élèves qui ont « toujours répondu aux attentes du système » et qui se retrouvent néanmoins exclus.

Le mécanisme de sélection de Parcoursup repose sur des critères opaques, définis établissement par établissement, sans que les candidats ni même les familles, puissent en comprendre la hiérarchie réelle.

Bac 2026 : l’orthographe redevient obligatoire… après avoir été sacrifiée
Dans sa circulaire de rentrée publiée le 7 mai 2026 au Bulletin officiel, le ministre Édouard Geffray place « le langage et le raisonnement scientifique » au cœur de la mission des enseignants. Fini les « textes à trous » en primaire : place au geste scripteur et aux phrases complètes. Au baccalauréat, la qualité
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"Beaucoup de parents, notamment dans les classes moyennes et supérieures, ont intégré l'idée que si leur enfant faisait ce qu'on lui demandait à l'école, il serait récompensé", dénonce Grégoire Ensel.

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Les bons élèves découvrent l’arbitraire d’État

Les témoignages concordent : élèves travailleurs, respectueux des règles scolaires, impliqués dans des stages et des journées portes ouvertes, se heurtent à un mur. Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE, le reconnaît : ces profils « répondent aux attentes du système » mais n’obtiennent pas les places espérées.

Derrière la rhétorique de la « méritocratie républicaine » se jouent des rapports de force. Les filières sélectives (classes prépa, IFSI, paramédical) appliquent des quotas implicites, des priorités géographiques ou sociales et une logique de remplissage statistique.

L’État, en monopole quasi-absolu sur la régulation des formations et des numerus clausus, décide de l’offre de places. Parcoursup illustre parfaitement les limites de la planification par l’État : il produit de la frustration, de l’arbitraire et un gâchis humain coûteux. Plutôt que de laisser les établissements sélectionner librement et les étudiants choisir sans intermédiaire bureaucratique, on maintient une illusion d’équité qui sert surtout à préserver les rentes institutionnelles et les équilibres corporatistes.

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As Iran burns, a new age of nuclear proliferation begins

13 March 2026 at 13:04

As the Iran war pushes oil prices over $100 a barrel, and ships are attacked and mines are being laid in the Strait of Hormuz, a taboo has been broken and nuclear energy is back in fashion. European Commission president Ursula von der Leyen acknowledged that “the current Middle East crisis is a stark reminder” that it was “a strategic mistake for Europe to turn its back on” nuclear energy. 

She was speaking at an International Atomic Agency summit hosted by France. Just days before the summit, French president Emanuel Macron spoke — a nuclear submarine looming behind him — of the need to increase the country’s stockpile of nuclear warheads for the first time in several decades. “In this dangerous and uncertain world,” Macron said, “you have to be feared if you want to be free.” 

In February, the ‘New START treaty’, a mutual agreement between Russia and the U.S. to reduce and limit their nuclear arsenal, officially expired. The U.S. said China had conducted secret tests and that Beijing had to be part of any future non-proliferation agreement. For its part, the Chinese accused the U.S. government of seeking to mask its own expansionist ambitions. In the wake of the Iran war, started apparently because the Iranian regime was just days away from securing a bomb, other countries have spoken openly of their nuclear ambitions. After the start of the Iran war, North Korean leader Kim Jong Un spoke pointedly about preparing a nuclear-ready navy while inspecting a new destroyer and observing the testing of nuclear-capable cruise missiles. Even Polish prime minister Donald Tusk said Poland “will not want to be passive when it comes to nuclear security in a military context.”

On X, Tusk posted that Poland is in talks with France about joining its nuclear deterrence program. “We are arming together with our friends,” he wrote, “so that our enemies will never dare to attack us.” France is the only nuclear-capable European country, its systems (unlike the UK’s) completely independent of the U.S. and its new deterrence framework will include collaborations with Germany, Poland, Greece, Sweden, Denmark, the Netherlands and Belgium. Macron is calling France’s new strategy “advance deterrence,” a willingness to spread French nuclear armaments across the continent. A senior Pentagon official said the U.S. would “obviously at a minimum strenuously oppose” European countries seeking to acquire nuclear weapons. The U.S., as part of a NATO agreement, already deploys over 100 nuclear weapons in Europe — in Germany, Belgium, Italy, the Netherlands, and Turkey. 

Europe’s anti-nuclear tradition grew out of grassroots movements in the 1970s. In West Germany, protests against a planned nuclear plant in the small wine-growing town of Wyhl began when local farmers feared pollution would destroy their land and crops. By the 1980s, millions of Europeans were protesting nuclear weapons and the deployment of NATO missiles across the continent, bringing nuclear security debates into the public arena and pushing governments toward disarmament efforts. The political impact of those protests were long-lasting. Across Europe, nuclear energy programs were curtailed or abandoned entirely. Denmark banned nuclear power plants in 1985, Germany shut down its last nuclear reactors in 2023, and several countries imposed strict limits on nuclear development. Nuclear technology, whether for energy or weapons, remained politically toxic in much of Europe. But, as Denmark’s Mette Frederiksen said European deterrence “is necessary because the military threat from Russia is expected to increase,” and its reliance on U.S. military support can arguably no longer be taken for granted.

At the Paris summit, China, Brazil, Belgium and Italy all signed up to a pledge to triple global nuclear capacity by 2050. South Africa signed the pledge earlier this month. The war in Iran has once again made clear that the world must wean itself off fossil fuels. The U.S. — which imposed additional tariffs on India for buying Russian oil and thus helping to finance the continuation of the war in Ukraine — has, since the start of the attack on Iran, told India it can continue to buy Russian oil. Delhi promptly bought 30 million barrels of Russian crude oil. But this month India also signed a deal with Canada to receive uranium to expand its nuclear energy program. But in 1974, Canada provided India with nuclear technology for peaceful uses that were promptly put towards the building of nuclear weapons. Nuclear collaborations between the two countries were suspended for decades. It’s not a coincidence that those ties are once again being revived in the current geopolitical context. A growing clamor for nuclear energy has clear proliferation risks.

While France has been talking about greater nuclear deterrence, most European states are speaking about a revival of nuclear energy as an alternative to fossil fuels and as a means to achieve climate goals. The vast energy requirements of AI and data centres is also prompting nations to adopt an “atoms for algorithms” strategy, to be, as Macron said, “at the ​heart ​of ⁠the artificial intelligence challenge.” But to talk about energy alone is to ignore the appeal nuclear deterrence has for nation states trying to navigate dangerous geopolitical straits. Iran was attacked ostensibly because it was on the verge of having a bomb. Favored nations such as Saudi Arabia are able to sign nuclear pacts that remove non-proliferation guardrails, but the actions of the U.S. and Israel in Iran will make the bomb attractive to many more as a national security strategy.

A version of this story was published in this week’s Coda Currents newsletter. Sign up here.

The post As Iran burns, a new age of nuclear proliferation begins appeared first on Coda Story.

Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

8 June 2026 at 10:55
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

par Thibault de Varenne

Le cessez-le-feu du 8 avril n'aura tenu ni le détroit, ni le Liban, ni la parole donnée. On l'a salué pourtant. On a parlé de retour à la raison, de désescalade, de fenêtre diplomatique. Deux mois plus tard, comme je l'avais annoncé en son temps, les forces américaines arraisonnent un navire iranien dans le Golfe, frappent une île d'Ormuz, et l'Iran réplique sur un centre de commandement et sur des installations à Bahreïn et au Koweït.

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Dimanche, des missiles venus de la frontière iranienne ont été interceptés au-dessus d'Israël, pendant que la banlieue sud de Beyrouth enterrait ses morts. On appelle cela une reprise. C'est un mot d'orchestre pour une guerre qui n'avait pas cessé.

Iran : 45 % de risques d’une guerre lente, 35 % de risques d’une guerre chaude, par Thibault de Varenne
Pour l’observateur distrait, le calme relatif instauré par le cessez-le-feu du 8 avril 2026 pourrait ressembler à une esquisse de paix. Il n’en est rien. Ce que nous vivons en ce début de soirée du 5 mai est une « guerre grise », une transition brutale entre la fin des
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en IranLe Courrier des StratègesRédaction
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran
Pourquoi la guerre d’Iran ne s’arrêtera pas avant l’été, par Thibault de Varenne
Pour l’observateur distrait, le calme relatif instauré par le cessez-le-feu du 7 avril 2026 pourrait ressembler à une esquisse de paix. Il n’en est rien. Ce que nous vivons est une « guerre grise » — une diplomatie du levier où le temps n’est plus un outil de résolution, mais une arme
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en IranLe Courrier des StratègesRédaction
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Reprenons depuis le commencement, car la chronologie est tout. La guerre a débuté le 28 février, par une opération conjointe américano-israélienne sur le sol iranien. Elle succédait à la guerre des Douze Jours de l'été précédent, comme une récidive succède à une rémission. On l'a nommée — Lion rugissant d'un côté, Fureur épique de l'autre — avec ce goût des appellations héroïques qui trahit toujours une inquiétude. Puis vint la trêve d'avril, négociée dans la fatigue, qui laissait ouvertes les deux plaies vives : Ormuz fermé, le Hezbollah debout. Une trêve qui ne traite pas les causes ne suspend pas la guerre. Elle la met au repos.

Pas plus de 5% de chance qu’une paix durable soit conclue en Iran, par Thibault de Varenne
Les medias mainstream répercutent sans nuance les déclarations optimistes de Donald Trump sur un accord de paix avec l’Iran. Thibault de Varenne fait le point sur le sérieux de ces déclarations. Alors que le président Donald Trump multiplie les déclarations publiques affirmant qu’un accord avec l’Iran est imminent, la situation
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en IranLe Courrier des StratègesRédaction
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

Trois mille cinq cent soixante morts au Liban depuis le mois de mars. Près d'un million de déplacés sur l'ensemble du théâtre. Ces chiffres, on les récite désormais entre deux nouvelles de marché, comme on relevait jadis la température d'un malade qu'on a cessé d'espérer. L'accoutumance est la plus discrète des défaites. Personne ne s'en aperçoit.

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Mais ce n'est pas du Levant que je veux parler. C'est de nous.

L'or à 4 500 dollars : pourquoi la branche sûre du Barbell n'a jamais autant mérité son nom

8 June 2026 at 10:24
L'or à 4 500 dollars : pourquoi la branche sûre du Barbell n'a jamais autant mérité son nom

par Vincent Clairmont

JP Morgan a relevé le 25 février sa prévision de long terme sur l'or à 4 500 dollars l'once, soit une hausse de 15 % de son ancre structurelle, tout en maintenant à 6 300 dollars sa cible pour la fin 2026. Entre les deux chiffres, le marché a fait le grand écart : record absolu à 5 594 dollars le 29 janvier, puis correction. La question qui revient dans mes messages depuis la flambée du détroit d'Ormuz tient en sept mots : faut-il encore acheter après une correction ? Ma réponse est oui — et je vous explique pourquoi le mouvement de fond est intact.

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Commençons par lire correctement la prévision de JP Morgan, parce que la presse la cite de travers. Les 4 500 dollars ne sont pas un objectif de cours à atteindre :

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Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent Clairmont
Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Celle-ci fut dense : correction sévère sur Bitcoin, repli de l’or, clôture du calendrier déclaratif, BCE jeudi — et des signaux de hausse fiscale pour 2027 qu’il serait imprudent de classer sans suite. LE COURRIER DES STRATÈGES
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Israel ignora apelo de Trump, retalia contra Irã e enterra cessar-fogo

8 June 2026 at 02:39
Em retaliação a um ataque de mísseis lançado pelo Irã, Israel bombardeou o país persa neste domingo (7), madrugada de segunda-feira (8) no Oriente Médio, ignorando o apelo do presidente dos Estados Unidos, Donald Trump, para que não houvesse resposta israelense a fim de limitar uma nova escalada na guerra. Leia mais (06/07/2026 - 22h39)

Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise Rochefort

7 June 2026 at 10:35

Le World Inequality Lab, laboratoire de recherche co-dirigé par Thomas Piketty et adossé à l'École d'économie de Paris, a publié le 4 juin 2026 un rapport intitulé « Global Justice Report: a Plan for Equality and Prosperity Within Planetary Boundaries ». Le document a été présenté en ouverture de la World Inequality Conference, tenue à Paris du 4 au 6 juin. Il couvre la période 2026-2100.

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L'objectif central du rapport est la convergence des revenus moyens de tous les pays vers 5 000 euros par mois et par habitant d'ici 2100, dans la limite d'un réchauffement climatique de 1,8 °C. Le scénario repose sur des trajectoires de croissance différenciées : 0 à 0,5 % par an de croissance du PIB par habitant dans les régions les plus riches (Amérique du Nord, Océanie, Europe), 3 à 4 % par an en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et du Sud-Est. Thomas Piketty qualifie lui-même cette vision d'« utopique ».

L'instrument financier du plan est un Fonds pour la justice mondiale (Global Justice Fund), dont les dépenses représenteraient en moyenne 10,3 % du PIB mondial par an entre 2026 et 2060. Le rapport situe lui-même l'ordre de grandeur : l'aide publique au développement et les budgets cumulés de l'ONU, du FMI et de la Banque mondiale représentent aujourd'hui moins de 0,4 % du PIB mondial. La répartition se ferait par tête : l'Afrique subsaharienne recevrait jusqu'à 8,8 % de son PIB, l'Europe 2,5 %, l'Amérique du Nord 2,2 %. Côté recettes, les pistes évoquées comprennent un impôt sur le patrimoine pouvant atteindre 20 % sur les fractiles supérieurs et une imposition des très hauts revenus pouvant atteindre 90 % — taux mentionnés par la presse de synthèse, le détail des barèmes figurant dans le corps du rapport. Le plan inclut par ailleurs une réduction drastique des énergies fossiles, une « sobriété ciblée » dans certains secteurs et une évolution des habitudes alimentaires. Dans un entretien accordé à Outlook Business, Thomas Piketty présente la taxation des plus riches à l'échelle mondiale comme « la forme la plus évidente de réparations ».

Les auteurs revendiquent la cohérence interne du scénario : les quatre volets — redistribution mondiale, réforme de l'ordre financier international, transformation des systèmes énergétiques, évolution des modes de consommation — sont présentés comme techniquement compatibles entre eux et avec les limites planétaires. Le rapport se présente comme un cadre de référence pour les débats à venir, non comme un programme de gouvernement.

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Les objections que ce type de plan rencontre dans la tradition économique libérale sont anciennes et documentées. Elles portent sur trois points. Le premier est informationnel : depuis l'article de Friedrich Hayek « L'utilisation de la connaissance dans la société » (1945), cette tradition soutient qu'aucune instance centrale ne dispose de l'information nécessaire pour fixer des trajectoires de croissance par région sur soixante-quinze ans, l'information pertinente étant dispersée entre les acteurs et révélée par les prix. Le deuxième est incitatif : une imposition des hauts revenus à 90 % et du patrimoine à 20 % modifie les comportements d'épargne, d'investissement et de localisation des assiettes ; les estimations d'élasticité divergent fortement entre les travaux proches du World Inequality Lab et ceux d'inspiration libérale, sans qu'un consensus empirique existe à ces niveaux de taux, qui n'ont été observés durablement dans aucune économie ouverte récente. Le troisième relève de l'économie politique : un fonds disposant de 10,3 % du PIB mondial — soit, à titre de comparaison, environ vingt-cinq fois les flux institutionnels internationaux actuels — pose la question de l'institution qui le percevrait, l'allouerait et le contrôlerait ; l'école dite du choix public soutient que les administrateurs d'un tel fonds poursuivraient aussi des intérêts propres, et le bilan contrasté de l'aide au développement existante, documenté notamment par les évaluations indépendantes des agences elles-mêmes, est régulièrement invoqué à l'appui de cette réserve.

F.A. Hayek et le problème de la connaissance : critique du socialisme et de l’interventionnisme
Voici la sixième livraison de la Liberty Academy, accompagnée de la troisième masterclass. Aujourd’hui, nous traitons un sujet essentiel : la critique de la société verticale par Hayek !
Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise RochefortVerhaeghe BriefingEric Verhaeghe
Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise Rochefort

À ces objections, les auteurs du rapport répondent par l'argument climatique — les limites planétaires rendraient la croissance indéfinie des pays riches matériellement impossible, ce qui déplacerait le débat de l'opportunité vers la répartition — et par l'argument historique : les taux marginaux supérieurs à 90 % ont existé aux États-Unis entre 1944 et 1963, sans effondrement de l'économie américaine. Les économistes libéraux contestent la transposition : économies fermées d'après-guerre, assiettes étroites, niches nombreuses, et mobilité des capitaux sans commune mesure avec celle de 2026.

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Trois questions restent ouvertes à la lecture du document. Le consentement démocratique, d'abord : le scénario suppose que les électorats des pays riches acceptent durablement une croissance par habitant comprise entre 0 et 0,5 %, soit un niveau inférieur à celui qui a accompagné, en France, les tensions sociales et budgétaires de la dernière décennie ; le rapport ne décrit pas le mécanisme politique de ce consentement. L'architecture institutionnelle, ensuite : ni l'organe de perception des taxes mondiales, ni la juridiction compétente en cas de refus d'un État, ne sont spécifiés à ce stade. La trajectoire de transition, enfin : les effets sur l'emploi, les retraites et la dette des pays riches d'une croissance quasi nulle maintenue pendant trente-cinq ans ne font pas l'objet d'un chiffrage détaillé dans les documents de synthèse publiés.

Le rapport est public et consultable en ligne. Sa traduction politique, à ce jour, ne figure dans aucun programme de gouvernement.

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Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent Clairmont

7 June 2026 at 10:22

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Celle-ci fut dense : correction sévère sur Bitcoin, repli de l'or, clôture du calendrier déclaratif, BCE jeudi — et des signaux de hausse fiscale pour 2027 qu'il serait imprudent de classer sans suite.

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Bitcoin a cassé vendredi le seuil des 60 000 dollars, à 59 156 dollars en séance, effaçant environ 84 milliards de dollars de capitalisation en une journée. L'once d'or s'échangeait mardi à 4 527 dollars, soit environ 3 881 euros, en repli d'environ 6 % sur ses sommets de mai. Le conseil des gouverneurs de la BCE se réunit jeudi 11 juin, et les marchés anticipent une hausse de 25 points de base. Pendant ce temps, le service de déclaration des revenus a fermé sa dernière échéance le 4 juin. Je reprends ces dossiers un par un, dans l'ordre où ils engagent votre argent.

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Bitcoin : une purge, pas une sortie 

Les ETF Bitcoin au comptant ont clôturé mai avec 2,3 milliards de dollars de sorties nettes, le pire mois de 2026 — ce sont les institutionnels qui allègent, pas les détenteurs de long terme. Ma lecture n'a pas changé depuis la doctrine Barbell publiée le mois dernier : une chute de 30 à 50 % sur la poche risquée n'est pas un signal de vente, c'est le prix d'entrée que vous avez accepté en signant pour cette poche. Si votre allocation cible — je préconise 10 % du patrimoine financier, pas davantage — n'est pas encore constituée, les tranches mensuelles d'achat programmé (le DCA, achat fractionné qui lisse votre prix d'entrée) continuent : un Bitcoin à 59 000 dollars abaisse mécaniquement votre coût moyen. Et je le redis : au-delà de 5 000 euros, stockage sur hardware wallet personnel — un boîtier physique chiffré type Ledger ou Trezor — jamais sur une plateforme centralisée. La suite de cet article explique pourquoi cette discipline vient de prendre une dimension nouvelle.

La branche risquée de la Barbell Strategy : Bitcoin, options, capital-risque, par Vincent Clairmont
Vincent Clairmont poursuit aujourd’hui sa “consolidation” sur le portefeuille en Barbell Strategy. La branche risquée représente 20 % de l’allocation, soit 100 000 euros sur le cas type. Son rôle est l’inverse de la branche sûre : encaisser disproportionnellement les discontinuités, au prix d’une volatilité élevée et d’un risque de perte totale
Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent ClairmontLe Courrier des StratègesRédaction
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Or et argent : la correction est une fenêtre, pas un avertissement 

Le repli de l'or depuis ses sommets de mai ne change rien aux trois forces qui le portent : les achats des banques centrales du Sud Global, la défiance croissante envers les avoirs en dollars gelables, et des déficits occidentaux sans perspective de correction à dix ans. Aucune ne s'est éteinte cette semaine. Pour qui n'a pas complété son allocation — je préconise 30 % du patrimoine en or physique, lingots et pièces standard, stockés hors du système bancaire — la règle des tranches mensuelles s'applique, et une correction est une occasion d'accélérer, pas d'attendre. L'argent métal, lui, évoluait autour de 75 dollars l'once sur le COMEX au 1er juin — une trajectoire spectaculaire, qui appelle une mise en garde plutôt qu'un emballement : la volatilité de l'argent est environ le double de celle de l'or, sa demande est pour moitié industrielle donc cyclique, et les primes sur les pièces sont élevées à l'achat comme à la revente. Je préconise de le traiter en satellite : pas plus d'un cinquième de votre poche métaux, le cœur reste l'or.

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Calendrier fiscal : ce qui est clos, ce qui reste ouvert

La déclaration des revenus est close depuis le 4 juin pour les départements 55 à 976. Deux choses restent ouvertes. D'une part, le formulaire en ligne reste accessible jusqu'au 25 juin pour corriger une déclaration déjà déposée. D'autre part, l'échéance mensualisée de taxe foncière tombe le 15 juin. Profitez de la fenêtre de correction pour vérifier un point que la moitié des lecteurs qui m'écrivent négligent : les formulaires 3916 et 3916-bis, qui déclarent les comptes ouverts, utilisés ou clos à l'étranger — y compris les comptes d'actifs numériques et les comptes de paiement type néobanques. L'omission coûte 750 euros par compte et par an, portés à 1 500 euros au-delà de 50 000 euros d'encours.

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L'inquisition fiscale a changé d'échelle le 1er janvier 

Depuis l'entrée en vigueur du volet français de la directive DAC8, les prestataires de services sur crypto-actifs opérant en France transmettent à la DGFiP l'identité de leurs clients et le détail de leurs transactions — montants bruts, nature des actifs, nombre d'opérations. L'administration n'a plus besoin de vous demander : elle sait, ou saura dans les douze mois. J'en tire deux conséquences pratiques. La première : la fenêtre de correction du 25 juin est le moment de régulariser proprement une omission, avant que la relance ne soit automatisée. La seconde : l'autoconservation — vos clés, votre boîtier, hors plateforme — n'est pas une coquetterie de militant, c'est la seule architecture où votre patrimoine numérique ne dépend ni d'un gel réglementaire, ni d'une faillite d'intermédiaire. La déclaration reste obligatoire ; la dépendance, non.

La hausse d'impôts de 2027 se prépare sous vos yeux 

Rappel de ce qui a déjà eu lieu : la loi de finances pour 2026 a porté les prélèvements sociaux sur les revenus du capital de 17,2 % à 18,6 %, via une CSG patrimoine passée de 9,2 % à 10,6 %. La « flat tax » sur vos dividendes, intérêts et plus-values n'est donc plus de 30 % mais de 31,4 %. Des amendements prévoient déjà une CSG à 11,2 % en 2027, soit 19,4 % de prélèvements sociaux et un prélèvement forfaitaire global à 32,2 %. Ajoutez la quarantaine de milliards d'euros que le budget 2027 devra trouver, la taxe nouvelle sur les holdings patrimoniales et la contribution sur les hauts revenus prorogée tant que le déficit dépasse 3 % du PIB, et la direction est lisible sans modèle économétrique : l'assiette la plus commode est l'épargne déclarée, domiciliée en France, et immobile. C'est précisément la zone médiane que la doctrine Barbell vous recommande de quitter — fonds patrimoniaux diversifiés, assurance-vie en unités de compte, obligations souveraines européennes. Le mouvement de sortie progressive engagé sur douze mois garde toute sa pertinence ; la trajectoire fiscale lui en ajoute.

Livrets réglementés : 1,5 % en attendant le 1er août 

Le taux du Livret A sera révisé au 1er août, sur décision prise mi-juillet après l'inflation de juin. La formule donnerait entre 1,6 % et 1,8 %, le LEP suivant vers 2,8 % — mais le ministre conserve le pouvoir d'y déroger, et il en a déjà usé. Mon cadre ne varie pas : le Livret A est une poche de précaution — trois à six mois de dépenses courantes, défiscalisées et liquides — pas un placement. À 1,5 % servi face à une inflation qui remonte, son rendement réel est nul ou négatif ; son seul mérite est d'échapper aux 18,6 % qui frappent tout le reste. C'est un coffre à outils, pas un moteur.

Euro et devises : la semaine de la BCE 

L'euro a fluctué entre 1,1523 et 1,1664 dollar cette semaine, et la décision de jeudi peut le raffermir encore. Conséquence mécanique pour vous : un euro plus fort abaisse temporairement le coût de vos achats d'or (libellé en dollars) et de vos devises de réserve. La poche multi-devises que je préconise — 5 % du patrimoine, répartis entre franc suisse, dollar canadien et yen — se constitue en quelques jours sur un compte multi-devises type Wise ou Revolut. Sa fonction n'est pas le rendement : c'est votre option de réallocation rapide si l'euro venait à connaître une tension violente.

Cet article n'est pas un conseil en investissement personnalisé. Les pourcentages indiqués sont des préconisations pour un cas type — adaptez-les à votre âge, votre situation familiale et votre fiscalité, et passez par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant, un CGPI qui ne perçoit aucune rétrocommission des produits qu'il recommande, avant toute mise en œuvre d'envergure.

À 1,5 % servis sur le livret et 18,6 % prélevés sur tout le reste, l'écart entre ce que l'État vous sert et ce qu'il vous prélève n'est plus une anomalie de conjoncture. C'est une politique. Votre allocation est la seule réponse qui ne se vote pas.

La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

6 June 2026 at 18:12

L'Inde présidera les BRICS en 2026. Elle accueillera le sommet, elle en tiendra la plume, elle en donnera le ton. Elle le fait forte d'une qualité que nul autre membre ne possède au même degré : depuis 2023, elle est le pays le plus peuplé de la terre. Plus de quatorze cents millions d'hommes.

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On a noté la nouvelle. On l'a rangée parmi les curiosités du calendrier statistique. On est passé à autre chose. C'est une erreur. Le nombre n'est pas une curiosité. Il est une prémisse. Tout le reste — le commerce, la monnaie, les flottes, les sièges qu'on réclame au Conseil de sécurité — s'en déduit lentement, mais s'en déduit.

De Gaulle le savait, qui ne séparait jamais le rang de la France du nombre des Français. Il tenait la natalité pour une affaire d'État, au même rang que la dissuasion. On a jugé cela démodé. On le juge démodé encore. Mais les démodés, parfois, avaient seulement raison trop tôt. La carte qui se redessine aujourd'hui n'est pas d'abord une carte d'idéologies ni de produits intérieurs bruts. C'est une carte de berceaux. Là où ils se remplissent, une puissance se prépare ; là où ils se vident, une puissance se retire. On voudrait nous faire croire que la richesse seule décide. On s'y emploie. On y consacre des colloques entiers. Le siècle, pourtant, paraît vouloir trancher autrement.

Les BRICS à l’âge de raison, par Thibault de Varenne
À New Delhi, à la mi-mai, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS, Sergueï Lavrov a prononcé une phrase que nos chancelleries n’ont guère relevée : « nous ne précipiterons pas l’élargissement des BRICS », car le groupement, ayant doublé de taille en deux ans, doit désormais « rationaliser
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Sommet des BRICS : face au fantasme naïf d’un bloc uni, par Thibault de Varenne
Le sommet du 15 mai s’est achevé sans déclaration commune. Ceux qui attendaient l’acte de naissance d’un contre-Occident en sont pour leurs frais. Les BRICS ne sont pas un bloc et n’en seront jamais un — ce qui ne diminue en rien leur portée, à condition de comprendre ce qu’est, au
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Le tableau des masses

Commençons par l'Inde, puisqu'elle ouvre l'année. Sa jeunesse n'est pas une figure de style. Elle compte près de six cents millions d'habitants entre dix-huit et trente-cinq ans, et quelque deux cent cinquante millions d'adolescents, soit un cinquième

de sa population. L'âge médian y avoisine la vingtaine avancée, quand le nôtre frôle la cinquantaine. Voilà ce qu'on appelle un dividende démographique : une nation où les bras qui produisent l'emportent, et de loin, sur les bouches qui dépendent. New Delhi le sait, et le monnaie déjà en assurance diplomatique. Un dirigeant de sa Bourse a pu annoncer, sans qu'on lui rie au nez, que la jeunesse indienne produirait une part considérable de la richesse mondiale dans les décennies qui viennent.

Il faut pourtant lire les chiffres jusqu'au bout, car l'Inde, mieux que d'autres, sait ne pas se griser. Ses propres économistes avertissent que la fenêtre n'est pas éternelle : la part de sa population en âge de travailler culminerait autour de 2031, puis commencerait de refluer dès 2036, l'âge médian bondissant alors vers trente-cinq ans. Le dividende a une échéance. La presse de Pékin, qui observe son voisin sans aménité, résume la chose d'une formule qui vaut avertissement : cette masse de jeunes sera dividende ou désastre, selon que le marché du travail saura ou non les absorber. Le nombre offre l'occasion. Il ne l'accomplit pas. Retenons la distinction ; nous y reviendrons.

La Chine, ou la puissance qui compte ses morts

Tournons-nous vers la Chine. Voici un empire qui, pour la première fois de son histoire moderne, recule. Sa population décline depuis 2022 ; le Bureau national des statistiques l'avait annoncé avant même que le seuil ne fût franchi. Fin 2024, elle s'établissait à un milliard quatre cent huit millions d'âmes, en baisse de près d'un million et demi sur l'année. Les plus de soixante ans y atteignent désormais trois cent dix millions, soit plus d'un cinquième du pays. Une nation entière vieillit à vue d'œil, et le sait, et le dit.

Ce qui frappe, ce n'est pas le recul. C'est la manière dont Pékin en parle. Pas de lamentation. Pas de déni. Une rhétorique de maîtrise. Les organes officiels expliquent, posément, que « moins peut signifier plus », que la qualité de la main-d'œuvre compensera la quantité, que l'économie ne déraillera pas. On annonce des subventions à la naissance, une école maternelle gratuite par étapes, un virage simultané vers le soutien à la natalité et l'innovation. Surtout, on parie sur la machine. Dans les maisons de retraite de Shenzhen, des robots de soin jouent aux échecs avec les vieillards, les aident à se mouvoir, suppléent aux bras qui manquent. L'« économie des cheveux d'argent », pesée à sept mille milliards de yuans, doit en valoir trente mille d'ici 2035. Le régime convertit son déclin démographique en marché. C'est une réponse d'ingénieur à un problème de civilisation. Reste à savoir si l'ingénieur a le dernier mot.

Car il y a, dans cette confiance affichée, quelque chose qui ne se laisse pas robotiser. Un peuple n'est pas seulement une somme de bras, fût-elle augmentée de bras d'acier. C'est une chaîne de transmission, où chaque génération doit à la suivante mieux qu'un capital : une langue, un récit, le goût de durer. Quand la chaîne se distend, aucune automatisation ne la renoue. La Chine le pressent, qui multiplie les incitations sans parvenir, pour l'instant, à relever ses berceaux. On peut subventionner une naissance. On ne décrète pas le désir d'enfant. Personne ne l'a jamais fait tenir dans un budget.

La Russie, ou la blessure ancienne

La Russie offre le même tableau, en plus aigu et plus ancien. Sa crise démographique n'a pas commencé hier ; elle traîne depuis l'effondrement soviétique, comme une plaie mal refermée. En 2024, le pays a enregistré un million deux cent vingt-deux mille naissances, le chiffre le plus bas depuis 1999 — un tiers de moins qu'il y a dix ans. Les démographes parlent d'un creux qu'on n'avait pas vu depuis une génération. L'Organisation mondiale de la santé prévoit que la population russe pourrait perdre près de dix millions d'habitants d'ici 2050.

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