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Bruxelles arrose les Balkans: 527 millions d'euros versés sans contrôle des travaux
La Commission européenne a versé 527 millions d'euros aux infrastructures de transport des Balkans occidentaux entre 2015 et mi-2025 sans disposer d'outils fiables pour suivre l'avancement des chantiers. Selon un rapport de la Cour des comptes européenne publié le 9 juin 2026, les fonds ont été débloqués au-delà des travaux réellement effectués, sur la seule foi des bailleurs internationaux. Alors que l'UE pousse son élargissement dans une région stratégique, le contribuable européen finance à fonds perdus une machine à subventions sans gouvernail.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frCe n'est pas une fuite, ni une rumeur de couloir. C'est la Cour des comptes européenne (CCE) elle-même qui, le 9 juin 2025, publie un audit accablant sur dix années de financement des infrastructures de transport dans les Balkans occidentaux. Entre 2015 et mi-2025, la Commission européenne a alloué 527 millions d'euros via le Fonds pour les Balkans occidentaux, censé connecter la région Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Serbie au réseau de transport de l'Union. Résultat concret à la mi-2025 : sur 43 subventions d'investissement approuvées, six seulement ont abouti.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frUne Commission qui paie sans contrôler
L'audit couvre la période 2015-mi-2025 et porte sur un programme doté de 527 millions d'euros. Les auditeurs ont analysé douze projets représentant à eux seuls 341,6 millions d'euros d'investissements.
euronewsMarta Pacheco
Les 12 projets examinés en détails affichent tous des retards certains de plus de deux ans. Plans révisés en cours de chantier, blocages administratifs à répétition, informations de suivi systématiquement obsolètes.
Faute d'outils de suivi performants, la Commission s'est largement reposée sur les institutions financières internationales chargées de superviser les projets. En pratique, ceux qui distribuent l'argent ne sont pas ceux qui vérifient son utilisation.
European Court of Auditors
La Cour relève également que des subventions forfaitaires ont été versées alors même que les travaux réalisés ne justifiaient pas toujours de tels décaissements. Ce mécanisme a privé la Commission d'un levier essentiel : conditionner les paiements à l'avancement réel des projets.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreRetards, informations obsolètes et projets inachevés
Lancée il y a plus de dix ans, cette initiative visait à connecter les Balkans au réseau transeuropéen et à préparer l'adhésion. Laima Andrikienė, membre de la CCE, l'a résumé: "les projets progressent trop lentement pour que la région s'intègre d'ici 2030".
Le Courrier des StratègesRédaction
Pourtant, sur les 43 subventions d'investissement dans les transports approuvées dans les quatre pays audités, seules six étaient achevées à la mi-2025. Tous les projets examinés accusent des retards. Certains dépassent deux années de décalage. Les auditeurs évoquent des procédures administratives bloquées, des autorisations tardives et des modifications de plans intervenues après le démarrage des travaux.
Plus inquiétant encore, plusieurs infrastructures déjà achevées risquent de rester sous-utilisées faute de connexions complémentaires financées par d'autres bailleurs. Autrement dit, des ouvrages existent mais demeurent partiellement inutiles.
Cette affaire illustre une dérive devenue familière dans les institutions européennes : la priorité accordée à l'annonce des financements plutôt qu'à la mesure des résultats.
Le Courrier des StratègesRédaction
Alors que Bruxelles multiplie les ambitions géopolitiques et présente l'élargissement comme une priorité stratégique, la Cour des comptes révèle qu'elle peine encore à savoir précisément ce qu'il advient de centaines de millions d'euros une fois les fonds versés. Le paradoxe est que l'Union exige des pays candidats des standards administratifs rigoureux tout en démontrant ses propres faiblesses en matière de contrôle.
L'argent du contribuable européen continue ainsi de financer une politique d'influence régionale dont les résultats demeurent incertains. Une question demeure : à quoi sert de voter toujours plus de crédits lorsque personne n'est véritablement capable de vérifier ce qu'ils produisent sur le terrain ?
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Par Vincent Clairmont
La Banque centrale européenne a relevé ce jeudi son taux de dépôt de 2 % à 2,25 %, première hausse depuis près de trois ans, sur fond d'inflation remontée à 3,2 % en zone euro en mai, portée par l'énergie. La question qui remplit ma boîte depuis une semaine tient en cinq mots : faut-il bouger mon épargne ? Ma réponse : presque pas — et le « presque » mérite d'être détaillé poste par poste.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frD'abord le contexte, en bref, parce qu'il commande tout le reste. Cette hausse n'est pas un cadeau aux épargnants : c'est une banque centrale qui court derrière une inflation importée — choc pétrolier d'Ormuz, prix de l'énergie — qu'un quart de point ne fera pas reculer. Une seconde hausse est attendue dès septembre par une partie du marché. Retenez l'ordre des grandeurs : votre « sans risque » rapportera environ 2,25 % dans un monde à 3,2 % d'inflation. Le rendement réel reste négatif. Tout ce qui suit s'inscrit dans ce cadre.
Le Courrier des StratègesRédaction
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A Encíclica “Magnifica Humanitas”
VTM
É um texto longo, que merece uma leitura paciente e pausada nos próximos tempos, onde o Papa aborda as novas questões sociais que se levantam na atualidade, onde há o sério risco de se degradar ou diluir a pessoa humana, nomeadamente com o uso pouco ético, ponderado e criterioso da ferramenta poderosa e extraordinária que é a inteligência artificial, usada já em vários âmbitos da vida humana.
Alguns já insinuaram que mais uma vez a Igreja parece estar contra o progresso e o desenvolvimento, o que não é verdade, empresa que se revelaria, aliás, inglória e infrutífera, como quando se quer parar o vento com as mãos. O Papa não diaboliza a inteligência artificial, mais do que uma vez elogia o contributo importante que teve o progresso científico e tecnológico ao longo da história, permitindo uma melhoria significativa e assinalável na qualidade de vida do ser humano. A tecnologia é boa, é bem-vinda, contudo é preciso saber usá-la de forma responsável ao serviço da pessoa humana e do bem comum de toda a humanidade. Esta é, aliás, a ideia mestra desta Encíclica: no centro da vida deve estar a pessoa humana, sempre o respeito pelo humano, a humanidade, e não ferramentas que a possam substituir, distorcer ou apagar, como é a inteligência artificial.
São muitos os desafios que a inteligência artificial coloca à humanidade, que exigem uma séria reflexão. Primeiro que tudo, está nas mãos de poucos, que se estão a tornar cada vez mais poderosos, cujo conceito de bem e de mal desconhecemos, assim como intenções e interesses. Muito poder nas mãos de poucos não é bom para a humanidade. Depois, ninguém tem dúvidas de que a inteligência artificial vai tirar muitos empregos. O que fazer com muito trabalhador que não tem emprego? Para onde direcionar a ação humana e que outras formas de sustento haverá para a pessoa humana? No campo da informação, de forma traiçoeira, vemos proliferar muita notícia falsa e a engorda da manipulação. Como salvaguardar a verdade? No âmbito da ética, a inteligência artificial não sabe o que é o bem e o que é o mal. Não pode ter um protagonismo excessivo nas decisões da humanidade. E como usá-la corretamente no contexto da guerra, retirando o ser humano de cena, favorecendo a ideia de guerra justa e a desresponsabilização humana? Eis alguns desafios, que pedem reflexão ética.
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Barcellona molla il bike sharing privato. Bici abbandonate e conflitti con i pedoni: la città si affida solo al servizio pubblico
Quasi 3.500 biciclette in meno per le strade di Barcellona. Il sindaco socialista Jaume Collboni ha annunciato che il Comune non rinnoverà le licenze alle sette aziende private di bike sharing che operano in città tramite app — Lime, Voi, Bird, Ridemovi, Cooltra, Boltest, Smart Cycles — mettendo fine a un esperimento che, nei numeri, si è rivelato un fallimento.
Il modello in questione è il cosiddetto free-floating: si scarica un’app, si localizza la bici più vicina, la si sblocca con lo smartphone e si paga a minuto. Nessuna stazione di partenza, nessuna di arrivo. La bici si lascia dove capita — sul marciapiede, davanti a un portone, di traverso sulla pista ciclabile. Una libertà che sulla carta suona come flessibilità, nella pratica si traduce in biciclette abbandonate ovunque e residenti esasperati.
Dal gennaio 2025, da quando cioè il Comune aveva concesso le licenze imponendo alle aziende l’obbligo esplicito di garantire “civismo e convivenza”, sono state emesse oltre 5.400 sanzioni. Il carro attrezzi ha rimosso più di 2.000 biciclette dalla via pubblica perché ostruivano passi pedonali o posti auto. Le segnalazioni dei residenti hanno sfiorato quota 4.500. Il dato forse più emblematico: ogni singola bici di queste flotte ha ricevuto almeno una multa. “Le aziende hanno tentato di mettere un po’ d’ordine, ma i risultati non ci sono stati”, ha dichiarato Collboni a Catalunya Ràdio. “Ci troviamo biciclette mal parcheggiate dappertutto”.
A rendere la decisione ancora più netta, un dato sociologico: il 90% degli utenti delle app private sono turisti, non residenti. Il bike sharing a gettone, pensato per alleggerire il traffico urbano quotidiano, è di fatto diventato un servizio di svago per i visitatori e il disagio è rimasto tutto sulle spalle di chi in quella città ci vive. Che non si tratti di una crociata contro la bicicletta lo dimostra l’altra faccia della misura: il potenziamento del Bicing, il servizio municipale attivo dal 2007 riservato ai soli residenti — i turisti ne sono esplicitamente esclusi, occorre un documento di residenza per abbonarsi. Oggi conta 8.000 bici, 5.000 delle quali elettriche, distribuite su 593 stazioni in tutta la città, per un totale di 170.000 abbonati. È uno dei sistemi di bike sharing pubblico più grandi d’Europa e la differenza con il free-floating è strutturale: le bici si prendono e si restituiscono in stazioni fisse, nessuno le lascia in mezzo al marciapiede. Il Comune ha annunciato un’ulteriore espansione del servizio nel 2027. Restano escluse dalla stretta le botteghe fisiche di noleggio bici, presenti soprattutto nell’Eixample e nella Città Vecchia. Collboni le ha definite “un’alternativa locale che sostiene l’economia locale”: il cliente riporta il mezzo a fine corsa e il problema dell’abbandono semplicemente non si pone.
Barcellona non è sola. Da Parigi a Madrid, molte città europee stanno faticosamente ricalibrando il rapporto con la micromobilità privata in modalità free-floating. Monopattini e bici elettriche hanno colonizzato i centri storici promettendo una rivoluzione verde, lasciando spesso in eredità marciapiedi intasati e conflitti con i pedoni. La risposta catalana è tra le più radicali fin qui adottate: fuori le app, dentro il pubblico. Una scommessa che potrebbe diventare modello o, a seconda degli esiti, monito per le altre capitali del Vecchio Continente.
L'articolo Barcellona molla il bike sharing privato. Bici abbandonate e conflitti con i pedoni: la città si affida solo al servizio pubblico proviene da Il Fatto Quotidiano.
Trump avait promis l'âge d'or, il amène l'inflation

Par Thibault de Varenne
Les prix à la consommation américains ont augmenté de 4,2 % sur un an en mai, leur plus haut niveau depuis plus de trois ans, après 3,8 % en avril. L'essence a renchéri de 40,5 % en douze mois ; l'énergie explique à elle seule plus de 60 % de la hausse du mois. Voilà les chiffres. Ils tombent dix-sept mois après le serment du Capitole — l'âge d'or de l'Amérique commence maintenant — et il faut les regarder ensemble, le serment et les chiffres, pour mesurer ce qui s'est réellement passé.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frOn a cru à cette promesse ; on l'a votée ; on l'a répétée sur tous les tons. Elle avait pour elle la simplicité des grandes annonces : l'abondance par la volonté, la prospérité par le décret, la grandeur par le tarif douanier. Dix-sept mois plus tard, l'ouvrier de l'Ohio fait son plein 40 % plus cher, et l'âge d'or se présente à lui sous la forme d'un ticket de caisse.
Il faut être juste, car la justesse est ce qui distingue la critique de l'humeur. L'inflation sous-jacente — hors énergie et alimentation — reste contenue, à 2,9 % ; les droits de douane, dont on annonçait l'incendie, pèsent moins que prévu ce mois-ci ; et la flambée pourrait culminer en mai, disent les analystes, si les cours du brut poursuivent leur reflux de juin. Le procès en apocalypse serait malhonnête. Le procès en responsabilité, lui, est fondé — car chacune des forces qui poussent les prix procède d'un choix, et d'un choix revendiqué.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLa guerre d'Iran est une guerre de choix : c'est elle qui a fermé Ormuz et renchéri le baril dont l'essence américaine est tirée. Les droits de douane sont une politique de choix : ils renchérissent l'importation par construction, c'est leur définition même, et l'on ne peut pas à la fois les brandir comme une arme et s'étonner qu'ils blessent. La ruée sur l'intelligence artificielle, enfin, dont les centres de calcul tirent le prix de l'électricité payé par les ménages, est encouragée, subventionnée, célébrée d'en haut. Trois politiques voulues ; une facture, présentée à d'autres. L'inflation de mai n'est pas un accident de conjoncture. C'est un produit manufacturé, de fabrication gouvernementale.
Et puis il y a le mot du prince. Interrogé sur ces chiffres, le président a répondu qu'il « aimait l'inflation » — entendez : elle prouverait la vigueur de l'économie. Les peuples ont entendu bien des choses de leurs gouvernants ; rarement qu'on leur déclarât de l'amour pour ce qui les appauvrit. L'homme providentiel a ceci de constant qu'il ne rencontre jamais de démenti : quand le réel le contredit, il rebaptise le réel. Le bavardage, ici, atteint sa forme supérieure — celle qui transforme l'échec en doctrine.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreRien de tout cela n'est nouveau, et c'est précisément ce qui devrait inquiéter. Les empires ont toujours fait payer leurs guerres à leurs peuples par la monnaie : la Convention par l'assignat, l'Amérique du Vietnam par l'abandon de l'étalon-or un dimanche soir d'août 1971. La séquence est connue : une guerre qu'on dit courte, une monnaie qu'on dit forte, des prix qu'on dit provisoires. Les manuels la décrivent ; les électeurs la redécouvrent à leurs dépens, une génération sur deux.
Reste la question qui nous regarde, nous, de ce côté-ci de l'Atlantique. Cette inflation-là est née de décisions prises à Washington — la guerre, les tarifs, le tempo — auxquelles l'Europe n'a été ni associée, ni même sérieusement consultée. Or elle la paie : à la pompe, dans ses importations, dans les taux que sa banque centrale relève à son tour. Un continent qui laisse un autre fixer le prix de son énergie et le calendrier de ses guerres ne devrait pas s'étonner d'importer aussi ses défaites monétaires. L'âge d'or promis aux Américains se révèle un âge de facture ; la nôtre nous parvient sans même qu'on nous ait promis l'or.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Le COR chiffre l'impact de la dénatalité sur les retraites

Par Élise Rochefort
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a adopté le jeudi 11 juin 2026 son rapport annuel sur les évolutions et perspectives du système de retraite. Le document, dont une version provisoire avait été communiquée à la presse dès le lundi 8 juin, actualise les projections financières du système à l'horizon 2070.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frInstitué en 2000 et rattaché aux services du Premier ministre, le COR réunit quarante et un membres — parlementaires, représentants des organisations syndicales et patronales, administrations, personnalités qualifiées. Il est présidé depuis novembre 2023 par l'économiste Gilbert Cette.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frÀ moyen terme, les projections sont inchangées par rapport au rapport de juin 2025 : un déficit de 0,2 % du PIB en 2030 et de 0,9 % en 2045. Cette stabilité tient à deux révisions de sens opposé qui se compensent partiellement : l'Insee a doublé son hypothèse de solde migratoire, portée à 150 000 personnes par an, ce qui accroît le nombre de cotisants projetés ; l'espérance de vie progresserait par ailleurs légèrement moins vite qu'anticipé, ce qui modère la durée de versement des pensions.
À long terme, en revanche, la projection se dégrade nettement : le déficit atteindrait 2,4 % du PIB en 2070, contre 1,4 % dans le rapport de 2025. Le COR avance deux explications principales. La première est démographique : l'hypothèse
Lithothérapie comme politique sportive? Ferrari distribue des pierres magiques aux Bleus
Alors que l’équipe de France s’apprête à disputer une compétition internationale majeure, la visite ministérielle organisée à Clairefontaine a viré à la séquence embarrassante. La ministre des Sports, Marina Ferrari, aurait offert aux joueurs des pierres aux prétendues vertus porte-bonheur, sous le regard d’Emmanuel Macron. Une initiative qui interroge.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frÀ quelques jours du début de la compétition, les joueurs de l’équipe de France avaient surtout besoin de calme, de préparation et de concentration. Pourtant, la séquence rapportée par Le Canard enchaîné a déplacé l’attention vers un tout autre sujet : la distribution par la ministre des Sports de pierres supposées favoriser les performances sportives. Une pour chaque joueur.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLa lithothérapie au service de l'État
Les joueurs de l’équipe de France n’avaient nul besoin de talismans. Leur métier exige préparation physique, tactique et mentale de haut niveau, pas des cailloux aux vertus autoproclamées.
Le Canard enchaînéUrbs and Camille Eider
Selon Le Canard enchaîné, la ministre aurait expliqué aux joueurs, Kylian Mbappé inclus, que le jaspe bleu possède des "vertus dynamisantes" et "donne la force d'atteindre ses objectifs", tandis que le cristal de roche "réduit le stress et l'anxiété" et "peut atténuer les douleurs musculaires". Kylian Mbappé et ses coéquipiers, comme le président de la République, seraient restés circonspects face à cette scène surréaliste.
Ce n’est pas la première fois que la sphère publique française flirte avec l’irrationnel, mais le timing et l’origine du geste interpellent. À quelques semaines d’une Coupe du monde exigeante, où chaque détail compte, une ministre de la République transforme une visite officielle en distribution de porte-bonheur.
Le Courrier des StratègesRédaction
Derrière l’anecdote se profile une stratégie classique : associer l’image du pouvoir à celle d’une équipe populaire. Les ministres viennent en photo, les éloges pleuvent en cas de victoire, les critiques en cas d’échec. Les joueurs, eux, sont priés de performer.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreRéactions médiatiques et malaise institutionnel
Sur les plateaux des Grandes Gueules, la séquence a suscité des réactions virulentes. Olivier Truchot ironise: "on n'a qu'à embaucher un marabout à la place de la ministre des Sports", tandis que plusieurs intervenants ont dénoncé une confusion entre croyance personnelle et fonction publique.
RMCRMC
Le débat ne porte pas tant sur la lithothérapie en elle-même que sur sa promotion implicite par une représentante de l’État. La professeure Fatima Aït-Bounoua a rappelé que la question centrale résidait dans la position institutionnelle de la ministre, tandis que d’autres chroniqueurs ont souligné une dérive symbolique dans un univers sportif structuré par la rationalité et la performance.
Abel Boyi renchérissait : "croyances spirituelles relèvent du privé ; les étaler dans l’espace public relève du grand n’importe quoi", en renvoyant opportunément au principe de laïcité si volontiers brandi par ce même gouvernement dès qu'une autre croyance s'aventure dans l'espace public.
Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe
Au final, cette affaire de « pierres porte-bonheur » illustre moins une croyance individuelle qu’un déséquilibre institutionnel : celui d’un pouvoir cherchant à s’inviter partout, même là où la seule exigence devrait être la préparation, la discrétion et l’efficacité.
Reste désormais à savoir si les coéquipiers d’Ousmane Dembélé vont suivre ses recommandations. Au terme d’une préparation contrastée avec une défaite inquiétante contre la Côte d’Ivoire (1-2) suivie d’une victoire plus convaincante face à l’Irlande du Nord (3-1), les Bleus ouvriront leur Coupe du monde 2026 par un rendez-vous explosif contre le Sénégal, le 16 juin à 21 heures, dans le New Jersey.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !La Justice manque-t-elle vraiment de moyens ? Assez de cette farce...

par Elise Rochefort
La question revient à chaque fait divers, à chaque procès médiatisé, à chaque rapport parlementaire : la justice française serait exsangue, faute de crédits. L'affirmation mérite d'être confrontée aux documents budgétaires.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frSur les dix dernières années, la mission Justice est l'une des rares missions du budget de l'État en hausse continue ; sur la même période, les délais de jugement se sont allongés et la France demeure dans le bas des classements européens. Les deux séries de chiffres sont exactes. C'est leur coexistence qui constitue le sujet.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frDix ans de hausse continue
Les crédits de la mission Justice s'élevaient à environ 8 milliards d'euros en 2016. Ils ont progressé de manière ininterrompue depuis : 8,86 milliards en 2022 (hors contribution aux pensions), 10,1 milliards en 2024 — en hausse de 5,3 % sur un an —, et 10,7 milliards d'euros inscrits au projet de loi de finances pour 2026, soit 266 millions de plus qu'en 2025. Le Sénat relève que les crédits de la mission ont augmenté d'un tiers en euros constants en dix ans — c'est-à-dire une fois l'inflation déduite — et que la justice est, dans le projet de loi de finances pour 2026, l'un des rares budgets en hausse.
Cette progression s'inscrit dans deux lois de programmation successives. La seconde, la loi d'orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, fixe une trajectoire de 8,86 milliards d'euros en 2022 à 10,75 milliards en 2027, et prévoit 10 000 créations nettes d'emplois sur la période, dont 1 500 magistrats et 1 800 greffiers. À ce stade, les rapporteurs budgétaires des deux assemblées constatent que la trajectoire financière est globalement tenue.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreCe que disent les comparaisons européennes
La Commission européenne pour l'efficacité de la justice (CEPEJ), organe du Conseil de l'Europe, publie tous les deux ans une évaluation comparée des systèmes judiciaires. Son rapport 2024, portant sur les données 2022, situe la France à 77,2 euros par habitant et par an consacrés au système judiciaire, contre 96,8 euros en Espagne, 100,6 euros en Italie, 102,5 euros en Belgique et 136,1 euros en Allemagne. Rapporté à la richesse nationale, l'effort français représente 0,20 % du PIB, pour une médiane européenne de 0,28 %.
Les effectifs suivent le même profil. La France compte 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitants, contre 12,2 en Italie, 14 en Belgique et 24,2 en Allemagne. L'écart est plus marqué encore au parquet : 3,2 procureurs pour 100 000 habitants, pour une médiane européenne de 11,2 — les procureurs français traitant, à effectifs réduits, un périmètre de tâches parmi les plus larges d'Europe.
Deux précautions de lecture s'imposent. Les périmètres ne sont pas strictement comparables : l'Allemagne fédérale intègre des dépenses portées en France par d'autres missions, et la donnée CEPEJ de 2022 ne reflète pas encore la montée en charge de la programmation 2023-2027. La hiérarchie d'ensemble, elle, n'est contestée par aucune des parties prenantes.
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Sur la décennie de hausse budgétaire, l'indicateur le plus suivi — le délai de traitement des affaires civiles — s'est dégradé : selon les chiffres du ministère transmis aux commissions parlementaires, il a doublé en dix ans, de 279 jours à 637 jours en moyenne pour une affaire au fond.
L'affectation des crédits éclaire en partie ce paradoxe. Une fraction importante de la hausse a été absorbée par l'administration pénitentiaire — de l'ordre de 40 %
ParcoursSup : notre kit gratuit de recours-type à télécharger

par Elise Rochefort
Les réponses de la phase principale d'admission Parcoursup sont publiées depuis le 2 juin 2026. Pour les candidats refusés, deux démarches écrites peuvent être engagées dès maintenant : la demande de communication des motifs du refus, ouverte par l'article L. 612-3 du code de l'éducation dans le délai d'un mois suivant la notification, et le recours gracieux, qui sollicite le réexamen du dossier.
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→ Télécharger la lettre n° 1 — Demande de communication des motifs du refus (.docx)
→ Télécharger la lettre n° 2 — Recours gracieux (demande de réexamen) (.docx)
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La première lettre demande à l'établissement les critères et modalités d'examen de la candidature, ainsi que les motifs pédagogiques du refus. Cette communication est de droit lorsque la demande est formée dans le mois suivant la notification ; les décisions de refus, par dérogation au droit commun, ne sont pas motivées d'office. Le Conseil constitutionnel a validé ce dispositif dans sa décision n° 2020-834 QPC du 3 avril 2020, en précisant que les paramètres de classement ne sont communicables qu'au candidat lui-même, pour sa propre candidature.
La seconde lettre forme un recours gracieux. Elle comporte un argumentaire en trois blocs à compléter : les résultats scolaires, l'adéquation du parcours à la formation demandée, et le cas échéant un élément que le dossier ne reflétait pas — erreur matérielle, circonstance particulière justifiée, situation de santé ou de handicap. Un paragraphe optionnel permet de répondre point par point aux motifs communiqués à la suite de la première lettre.
Les deux modèles sont préparés pour un envoi en recommandé avec accusé de réception et listent les pièces à joindre.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreComment les utiliser
L'ordre des démarches a une logique : demander d'abord les motifs, contester ensuite. Un recours gracieux argumenté contre des motifs connus a une portée différente d'une demande de réexamen à l'aveugle. Les délais encadrent l'ensemble : un mois après la notification pour la demande de motivation ; deux mois pour un éventuel recours contentieux devant le tribunal administratif, délai que le recours gracieux exercé à temps interrompt et préserve.
Deux limites doivent être énoncées clairement. Le recours gracieux n'ouvre aucun droit à une décision favorable : son issue dépend des places disponibles et des éléments produits. Et la voie contentieuse, si elle existe, relève d'une autre échelle de moyens et de temps — le juge administratif exerce un contrôle restreint sur ces décisions et peut statuer après la rentrée. Les candidats qui envisagent un contentieux ont intérêt à consulter un avocat en droit public ; les présents modèles relèvent de l'information générale, non du conseil juridique individualisé.
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Ces lettres n'épuisent pas les possibilités. La phase complémentaire est ouverte du 11 juin au 10 septembre et permet de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux. Les candidats sans aucune proposition pourront saisir la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES) depuis leur dossier à partir du 1er juillet. Un droit au réexamen spécifique existe pour les situations de santé, de handicap ou de charges de famille, sur demande adressée au recteur. L'ensemble de ces voies, leur portée et leurs limites sont détaillés dans notre état des lieux : Parcoursup : quels recours contre les décisions de la plateforme ?
Le ministère présente ce dispositif gradué comme un équilibre entre l'accompagnement des candidats et le secret des délibérations pédagogiques ; les organisations étudiantes objectent qu'un droit difficile à exercer dans le temps utile d'une rentrée protège peu. Les lettres mises à disposition ici permettent, au minimum, d'exercer celui des droits qui ne dépend que du candidat : obtenir les motifs, et demander le réexamen.
Le kit est en ligne. Les délais courent depuis la notification de chaque refus.
Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?

par Elise Rochefort
La procédure nationale de préinscription dans l'enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l'article L. 612-3 du code de l'éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de la "machine".
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLes réponses de la phase principale d'admission ont été publiées le 2 juin 2026 à 19 heures ; la phase complémentaire, qui permet de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux dans les formations disposant encore de places, est ouverte du 11 juin au 10 septembre. Pour les candidats refusés ou laissés sans proposition, quatre voies de contestation ou de réexamen coexistent, de portée et de calendrier différents.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLa demande de motivation
Les décisions de refus prises par les formations ne sont pas motivées lors de leur notification : la loi de 2018 a expressément dérogé, sur ce point, au droit commun des décisions administratives individuelles défavorables. En contrepartie, l'article L. 612-3 du code de l'éducation ouvre à chaque candidat le droit d'obtenir, s'il en fait la demande dans le délai d'un mois suivant la notification du refus, la communication des critères et modalités d'examen de sa candidature ainsi que des motifs pédagogiques justifiant la décision. La demande s'adresse au président ou au directeur de l'établissement concerné.
Afin de garantir la nécessaire protection du secret des délibérations des équipes pédagogiques chargées de l'examen des candidatures présentées dans le cadre de la procédure nationale de préinscription prévue au même deuxième alinéa, les obligations résultant des articles L. 311-3-1 et L. 312-1-3 du code des relations entre le public et l'administration sont réputées satisfaites dès lors que les candidats sont informés de la possibilité d'obtenir, s'ils en font la demande, la communication des informations relatives aux critères et modalités d'examen de leurs candidatures ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise. (L612-3, Code de l'Éducation)
Le Conseil constitutionnel, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité, a jugé ce dispositif conforme à la Constitution dans sa décision n° 2020-834 QPC du 3 avril 2020, sous une réserve : chaque établissement doit publier, à l'issue de la procédure, les critères selon lesquels les candidatures ont été examinées. La même décision maintient le secret des délibérations à l'égard des tiers : les paramètres de classement dits « algorithmes locaux » ne sont communicables qu'au candidat qui en fait la demande, pour sa propre candidature. Les organisations étudiantes qui demandaient leur publication intégrale n'ont pas obtenu gain de cause.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreLe recours gracieux
Le candidat peut demander à la formation, ou au recteur de région académique, le réexamen de son dossier. Aucun texte ne fixe de délai propre à ce recours ; exercé dans les deux mois suivant la notification, il préserve le délai du recours contentieux. Les sites d'accompagnement des candidats recommandent d'agir dans les jours qui suivent le refus, le calendrier des admissions rendant un réexamen tardif sans objet pratique. L'issue dépend des places disponibles : le recours gracieux n'ouvre aucun droit à une nouvelle décision favorable.
La commission d'accès à l'enseignement supérieur
Pour les candidats n'ayant reçu aucune proposition d'admission, l'article L. 612-3 prévoit un dispositif d'accompagnement distinct du contentieux : la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES), placée auprès du recteur de chaque région académique. Elle peut être saisie directement depuis le dossier Parcoursup, à partir du 1er juillet en 2026. La commission examine le projet et la situation du candidat et lui propose une inscription dans une formation disposant de places vacantes. Il s'agit d'une procédure de placement, non d'un réexamen de la décision contestée : la CAES ne peut pas imposer à une formation sélective d'admettre un candidat qu'elle a refusé.
Un droit au réexamen spécifique existe par ailleurs pour les candidats justifiant de circonstances exceptionnelles tenant à leur état de santé, à leur handicap ou à leurs charges de famille ; la demande s'adresse au recteur, qui peut prononcer une inscription dans une formation adaptée.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Le recours contentieux
Les décisions des formations publiques peuvent être déférées au tribunal administratif dans le délai de deux mois suivant leur notification, le cas échéant assorties d'un référé-suspension fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui suppose une urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge administratif exerce sur ces décisions un contrôle restreint : il censure l'erreur manifeste d'appréciation, le vice de procédure ou la rupture d'égalité, mais ne substitue pas son appréciation à celle de la commission d'examen des vœux sur la valeur d'un dossier.
Les analyses juridiques disponibles convergent sur la portée pratique de cette voie. Le Club des Juristes décrit un contentieux possible mais encadré, ordonné autour du triptyque recours gracieux, CAES, référé ; les sites spécialisés relèvent que les annulations restent rares et que la durée de l'instance s'accommode mal du calendrier d'une rentrée universitaire. Aucune statistique publique consolidée du contentieux Parcoursup — nombre de requêtes, taux de succès — n'est publiée à ce jour par le ministère ou par la juridiction administrative.
Ce que les positions en présence laissent ouvert
Le ministère présente l'ensemble — motivation sur demande, CAES, réexamen pour circonstances exceptionnelles — comme un équilibre entre la transparence due aux candidats et le secret des délibérations pédagogiques. Les organisations étudiantes et une partie de la doctrine universitaire soutiennent que la motivation différée et l'opacité des classements locaux privent les recours d'une partie de leur effectivité, un candidat ne pouvant utilement contester ce qu'il ne connaît pas. Le Défenseur des droits, dès 2019, puis la Cour des comptes, en 2020, ont recommandé un renforcement de la transparence des critères, partiellement suivi d'effet par la publication des rapports des comités d'examen des vœux.
Les voies de recours sont en place et leurs délais courent depuis le 2 juin. Leur usage effectif par les candidats de la session 2026 ne sera mesurable qu'à l'issue de la procédure, en septembre.
Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

par Vincent Clairmont
Près de 800 millions de dollars de positions vendeuses sur les contrats à terme pétroliers ont été placés le 8 juin à 8 h 24, heure de New York, selon les données de séance horodatées publiées par The Kobeissi Letter. Vingt et une minutes plus tard, à 8 h 45, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi déclarait le détroit d'Ormuz « complètement ouvert ». À 9 h 10, les cours s'étaient effondrés. Le Brent, qui avait touché 126 dollars au pic de mars, refluait vers 93 dollars. Pour qui avait vendu quarante-six minutes plus tôt, l'opération était bouclée.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frUn incident isolé relèverait de la chance. Celui-ci est le cinquième en onze semaines.
La série documentée
Depuis le début de la guerre d'Iran, cinq épisodes de ventes massives précédant de quelques minutes à quelques heures une annonce qui fait baisser les cours ont été documentés publiquement, principalement par The Kobeissi Letter, et recoupés par Seeking Alpha et Asia Times.
Le 22 mars, environ 580 millions de dollars de positions vendeuses sont placés quinze minutes avant un message de Donald Trump sur Truth Social annonçant une pause des frappes sur les installations énergétiques iraniennes ; le pétrole perd 10 %. Le 7 avril, environ 950 millions précèdent de quelques heures l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines et de la réouverture d'Ormuz ; les cours perdent 15 %. Le 17 avril, 7 990 lots de Brent — environ 750 millions de dollars — sont vendus vingt minutes avant une déclaration du ministre iranien confirmant l'ouverture du détroit. Le 6 mai, à 3 h 40 du matin heure de New York, environ 10 000 contrats vendeurs sur le WTI et le Brent — 920 millions de dollars de notionnel — sont placés soixante-dix minutes avant qu'Axios ne révèle que Washington et Téhéran sont « proches » d'un mémorandum d'entente ; à 7 heures, les cours ont perdu plus de 12 %, et la position a gagné environ 125 millions de dollars. Le 8 juin, enfin, les 800 millions évoqués plus haut.
Total cumulé : plus de 4 milliards de dollars de notionnel — la valeur faciale des contrats, à distinguer du capital réellement engagé, qui se limite au dépôt de garantie, soit un levier de l'ordre de dix à vingt fois. C'est ce levier qui transforme une baisse de 12 % en un gain de 125 millions pour une mise initiale de quelques dizaines de millions.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frCe que la mécanique exige
Un contrat à terme vendeur ne demande aucune compétence particulière pour être rentable dans cette configuration. Il demande une seule chose : connaître l'annonce avant le marché. Or les cinq annonces concernées ont un point commun.
Mercredi Tech - 2026-06-10
Postez vos demandes tech en tout genre ou discutez de votre vie numérique.
Format libre, donc si vous avez besoin d'aide sur un truc en rapport assez vague avec l'informatique ou l'électronique, n'hésitez pas.
Si possible indiquez une catégorie [entre crochets] au début de votre message. Pour une question sur un appareil particulier, précisez le modèle.
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Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire
L'encyclique *Magnifica Humanitas* n'est pas vraiment un texte sur l'intelligence artificielle. C'est un texte sur le pouvoir. Sous prétexte d'IA, Léon XIV réactive toute la doctrine sociale de l'Église pour mettre en garde contre une nouvelle forme de totalitarisme technologique. Le constat est souvent juste : concentration du pouvoir numérique, tentation transhumaniste, risques militaires, manipulation de l'information. Mais le remède reste flou : davantage de régulation, davantage de gouvernance mondiale, davantage de « discernement collectif ».
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLe lecteur français découvre alors un pape profondément mondialiste, parfois méfiant à l'égard de la liberté spontanée des sociétés, et dont certaines formulations évoquent davantage les vieux réflexes du catholicisme social que l'esprit de subsidiarité. Une encyclique intéressante, parfois brillante, mais qui parle finalement beaucoup plus de Babel que d'algorithmes.
Une langue datée
Lorsqu'un catholique français ouvre l'encyclique *Magnifica Humanitas* consacrée à l'intelligence artificielle, sa première surprise n'est pas le fond. C'est la langue.

Non pas le français lui-même, impeccable, mais la structure intellectuelle du texte. Même pour un catholique pratiquant, même pour quelqu'un qui fréquente régulièrement les églises sans être spécialiste du droit canon ou de la théologie, la lecture demande un effort considérable. Nous sommes très loin d'un essai politique ou d'un rapport de commission parlementaire.
Léon XIV écrit comme écrivent les papes : à l'intérieur d'un univers conceptuel vieux de deux mille ans, peuplé de références bibliques, de conciles, d'encycliques antérieures et d'une doctrine sociale dont il faut connaître les codes pour saisir toutes les nuances.
Le Courrier des StratègesRédaction
Ce décalage est frappant. L'Église prétend parler au monde contemporain mais continue souvent à s'exprimer dans un langage dont seuls les initiés possèdent véritablement les clés.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frUn fond informé mais léger
Pourtant, passé cet obstacle initial, le lecteur découvre un texte beaucoup plus informé qu'il ne l'imaginait.Sur l'état de l'art de l'intelligence artificielle, Léon XIV a manifestement travaillé son dossier.
Le Courrier des StratègesCDS
Le pape comprend parfaitement que l'enjeu dépasse largement les performances techniques des modèles de langage. Il identifie les grandes questions qui structurent aujourd'hui le débat : la concentration du pouvoir numérique, les transformations du travail, l'éducation des jeunes générations, les risques de manipulation de l'information, l'automatisation militaire et surtout la tentation transhumaniste.
Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

par Thibault de Varenne
Une enfant de onze ans a disparu à Fleurance, dans le Gers, le 29 mai. On a retrouvé son corps le 4 juin. Elle s'appelait Lyhanna. Le pays s'est arrêté un instant, comme il convient devant une tombe d'enfant, puis il a fait ce qu'il fait désormais à chaque fois : il a réclamé une loi.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLe Premier ministre a réuni ses ministres. On annonce des peines aggravées pour les viols sériels, des règles de prescription revues, l'obligation de motiver les classements sans suite. Le mécanisme est connu, et il a sa beauté triste. À chaque drame, un texte. À chaque texte, le sentiment d'avoir agi. Le législateur se penche, le pays se calme, et l'on passe au malheur suivant en attendant qu'il réclame sa loi à son tour.
Le Courrier des StratègesÉric Verhaeghe
Mais regardons cette affaire-ci, puisqu'on nous demande d'en faire une règle générale. L'homme aujourd'hui mis en examen n'était pas un inconnu de la justice. Un signalement de gendarmerie en 2017, écarté comme une affaire de mœurs sans suite. Une plainte pour viol sur une enfant, déposée en 2022, classée en 2024 comme « insuffisamment caractérisée ». Une autre plainte encore, en 2025. L'administration savait. Pas l'avenir, certes, pas l'irréparable — mais elle savait ce qu'il était possible de savoir, et elle l'a rangé dans un tiroir. Le garde des Sceaux lui-même a reconnu des « défaillances graves ». Le mot est exact, et il dit tout : ce qui a manqué n'était pas une loi, c'était l'usage de celles que nous avions.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frCar il faut l'énoncer sans détour. On ne légifère pas, dans ces moments, pour protéger ; on légifère pour se montrer. La loi nouvelle est visible, gratuite, immédiate : un communiqué, une signature, une émotion convertie en article du code. Gouverner est l'exact contraire. C'est suivre un dossier que personne ne suivra à votre place, doter un parquet qui croule, relancer une enquête qu'on serait tenté d'enterrer, décider et porter le poids de sa décision. Rien de tout cela ne se voit. Rien de tout cela ne se tweete. Et c'est pourtant en cela, et en cela seul, que consiste la protection d'un peuple.
La France a, contre le viol sur mineur, des lois parmi les plus sévères d'Europe. Elles existaient le 29 mai. Elles n'ont pas été appliquées. Je ne vois pas par quel prodige un article supplémentaire, voté dans l'émotion, serait mieux appliqué que ceux qu'on a laissés dormir. On ajoute un étage à une maison dont on n'a pas réparé les fondations, et l'on s'étonne ensuite qu'elle penche.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreTacite, qui avait observé de près le déclin d'un grand État, avait laissé une formule que nos législateurs devraient relire avant chaque séance : plus une république est corrompue, plus elle compte de lois. Montesquieu l'a redite à sa manière : les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. Ce n'est pas un paradoxe d'académie. Une nation qui répond à chaque défaillance de son administration par une inflation de son droit finit par avoir un code immense et un État impuissant — beaucoup de textes, et plus personne pour les faire vivre.
Le premier devoir d'un État, avant toute politique, avant toute idéologie, est de protéger les siens. C'est le seul qu'on ne puisse déléguer ni au marché ni au temps. Quand une administration classe sans suite ce qu'elle devait instruire, ce n'est pas la loi qui a failli, c'est l'homme qui devait l'appliquer, et la chaîne qui devait le tenir comptable. On nous promet de réformer le code ; je préférerais qu'on réforme le sérieux. Qu'un classement sans suite, sur un crime d'enfant, ne soit plus une porte qu'on referme à la hâte mais une décision qu'un magistrat doit assumer, nom et motifs à l'appui. Cela, du reste, ne demande pas de loi : cela demande qu'on travaille.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Je sais ce qu'on objectera. Que faire une loi, c'est aussi répondre à une colère légitime, lui donner une forme, l'empêcher de tourner à la vengeance. C'est vrai, et je ne méprise pas cette colère ; elle est saine, elle est le dernier signe qu'un peuple tient encore à ses enfants. Mais on ne la respecte pas en lui offrant un texte de plus à oublier. On la respecte en lui rendant ce qu'elle réclame vraiment, et qu'elle n'ose plus espérer : un État qui fait ce qu'il a dit, et qui répond quand il ne l'a pas fait.
Lyhanna ne demandait pas une loi. Elle demandait, sans le savoir, que ce pays consente enfin à faire son travail. C'est moins glorieux qu'un grand discours, et infiniment plus difficile. Mais une nation ne se juge pas au nombre de ses lois. Elle se juge à ce qu'elle fait des quelques-unes qui suffiraient, si seulement on les appliquait.
Brasileira que denunciou Epstein diz que passou a dormir com arma após ameaças; 'estou paranoica'
Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

par Vincent Clairmont
Un lecteur veut placer les 150 000 euros d'un héritage sur les cinq ETF de défense et de cybersécurité de notre article du 7 avril, après une hausse de près de 70 %. Mais ce papier disait « spéculatifs », et son volet jumeau s'adressait à qui possède déjà une épargne de sécurité. La performance passée n'est pas un point d'entrée, et « défense » n'a jamais voulu dire « défensif ».
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frUn lecteur, Serge C., m'écrit après avoir lu notre article du 7 avril, « Sur quels ETF spéculatifs placer les 150 000 € de l'héritage de grand-maman ». Il n'était pas abonné à sa parution, l'a découvert depuis, a regardé les cours sur son compte Swissquote, les a trouvés « énormément augmentés », et souhaite désormais y placer son héritage. Il cite les cinq fonds du papier — VanEck Defense (DFNS), Global X Defense Tech (ARMR), Future of Defence Indo-Pacific (QUAD), First Trust Nasdaq Cybersecurity (CIBR), WisdomTree Cybersecurity (WCBR) — et précise qu'il ne dispose que de dollars et ne peut acheter qu'en USD.
Je le remercie de sa fidélité, et je vais lui répondre franchement, quitte à corriger la lecture qu'il a faite de ce papier. Car entre ce que l'article disait et ce qu'il s'apprête à en faire, il y a un écart qui peut lui coûter cher.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frRelisons le titre : il dit « spéculatifs »
L'article du 7 avril parlait de « vecteurs spéculatifs », invitait à « passer à l'offensive » et à transformer l'héritage en « arsenal financier ». Ces mots ne sont pas décoratifs : ils désignent une catégorie précise d'actifs — la branche risquée. Or la stratégie Barbell que défend cette rubrique ne met jamais la totalité d'un patrimoine dans sa branche risquée. Elle répartit 80 % en branche sûre — ce qui perd peu si le système tient — et 20 % seulement en branche risquée — ce qui peut tout perdre comme tout multiplier. Les ETF de défense et de cyber relèvent, de l'aveu même du titre, de ces 20 %. Les acheter avec la totalité de l'héritage, ce n'est pas suivre l'article : c'est en faire l'exact contraire.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreLe papier supposait une chose que votre message ne dit pas
Son volet jumeau, « Que faire avec un héritage de 150 000 € en stratégie Barbell ? », s'ouvrait sur une phrase qu'il faut relire : il s'adressait à celui « qui dispose déjà d'une épargne antifragile » et se demandait quoi faire « de ce cadeau du ciel ».
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

par Vincent Clairmont
L'inflation de la zone euro est repartie à 3,2 %, tirée par l'énergie et la guerre au Moyen-Orient. La Banque centrale européenne, prisonnière d'un choc qu'elle n'a pas créé, s'apprête à relever ses taux. Pour l'épargnant, le rendement réel du « sans risque » est déjà négatif — voici comment protéger son patrimoine sans parier sur le prochain baril.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frL'inflation de la zone euro est remontée à 3,2 % sur un an en mai 2026, son plus haut niveau depuis septembre 2023, selon l'estimation rapide d'Eurostat. La composante énergie progresse de 10,9 % sur douze mois. Dans le même temps, le baril de Brent a bondi de 4,9 % en une séance pour s'établir à 97,67 dollars, porté par le centième jour de la guerre entre Israël et l'Iran et par la tension permanente sur le détroit d'Ormuz, par où transite près d'un cinquième du pétrole mondial. La Banque centrale européenne, qui avait maintenu son taux de dépôt à 2,00 % en avril, est désormais attendue à la hausse dès sa réunion de juin — un relèvement de 25 points de base portant ce taux de dépôt à 2,25 %, avec une seconde hausse anticipée par le marché en septembre.
Cet enchaînement mérite d'être nommé pour ce qu'il est. Il ne s'agit pas d'une inflation de demande — celle qui naît d'une économie en surchauffe, de salaires qui courent après les prix, d'un crédit trop bon marché. La croissance de la zone euro est ressortie à 0,1 % au premier trimestre. Il s'agit d'une inflation importée : un choc d'offre venu de l'extérieur, transmis par le prix de l'énergie, sur lequel une banque centrale n'a aucune prise directe. C'est la distinction la plus mal comprise du moment, et c'est elle qui commande la conduite à tenir pour un épargnant.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frUne banque centrale prisonnière
Le taux d'intérêt agit sur la demande intérieure : il renchérit le crédit, freine l'investissement et la consommation, refroidit les prix tirés par l'activité. Il n'a aucun effet sur le prix du baril fixé à Singapour ou sur la prime de risque géopolitique d'Ormuz. En relevant ses taux face à une inflation importée, la BCE ne combat pas la cause — elle ajoute une contraction de la demande à un choc d'offre déjà récessif. Elle le fait quand même, pour une raison qui n'est pas économique mais institutionnelle : défendre la crédibilité de sa cible de 2 % et
L’Ucraina può negoziare da una posizione migliore, ma l’Europa deve fare la sua parte

Domenica, a Londra, il presidente ucraino Volodymyr Zelensky ha incontrato i leader di Regno Unito, Francia e Germania – il premier Sir Keir Starmer, il presidente Emmanuel Macron e il cancelliere Friedrich Merz – per definire le condizioni di una pace giusta e duratura in Europa.
La loro dichiarazione congiunta poggia su cinque pilastri. In primo luogo, un cessate il fuoco immediato e complessivo; Mosca è esplicitamente sollecitata ad accettare una piena cessazione delle ostilità. In secondo luogo, l’attuale linea di contatto costituirebbe il punto di partenza per i negoziati, non il loro esito predeterminato: leader sottolineano che i confini internazionali non possono essere modificati con la forza e che il diritto sovrano dell’Ucraina di scegliere i propri meccanismi di sicurezza e le proprie alleanze deve essere pienamente rispettato. In terzo luogo, una volta entrato in vigore il cessate il fuoco, l’Ucraina dovrà ricevere garanzie di sicurezza solide e giuridicamente vincolanti, basate sugli impegni assunti a Berlino a dicembre e a Parigi a gennaio; ciò comprende il dispiegamento di forze multinazionali sul territorio ucraino. In quarto luogo, i beni russi resteranno congelati finché la Russia non avrà posto fine alla sua guerra di aggressione e non avrà risarcito l’Ucraina per i danni arrecati. In quinto luogo, qualsiasi accordo dovrà tutelare gli interessi europei in materia di sicurezza: gli elementi che coinvolgono l’Unione europea o la Nato richiederanno il consenso formale rispettivamente dell’Unione e dei suoi Stati membri, e degli Alleati. I leader hanno accolto esplicitamente l’appello di Zelensky a porre fine alla guerra attraverso negoziati diplomatici, formulato nella sua lettera del 4 giugno al leader russo Vladimir Putin. Hanno avallato colloqui diretti tra Ucraina e Russia, con la partecipazione attiva di Stati Uniti ed Europa, volti innanzitutto a garantire un cessate il fuoco, e successivamente a facilitare negoziati più ampi.
Sulla carta, non si tratta di una pace a qualsiasi prezzo. Il testo collega la fine dei combattimenti a garanzie vincolanti, al mantenimento della pressione finanziaria su Mosca e alla stessa architettura di sicurezza europea. Mantiene inoltre le scelte sovrane dell’Ucraina – inclusa l’integrazione in Nato e Unione europea – all’ordine del giorno, anziché sacrificarle tacitamente.
Ma questa iniziativa diplomatica non nasce nel vuoto. Arriva in mezzo a intensi attacchi russi e a un equilibrio militare sul terreno in evoluzione.
La dichiarazione di Londra è giunta in un contesto operativo severo che smonta qualsiasi illusione che la guerra stia rallentando. Ieri mattina, infatti, la Russia ha lanciato l’ennesimo attacco con droni contro edifici residenziali a Konotop, nella regione ucraina di Sumy, ferendo civili e intrappolando almeno una persona sotto le macerie mentre le squadre di soccorso erano al lavoro. Il giorno precedente, le forze russe avevano preso di mira infrastrutture legate al nucleare nei pressi di Kyjiv. Gli ispettori dell’Agenzia internazionale per l’energia atomica si preparano ora a ispezionare l’Impianto centrale di stoccaggio del combustibile nucleare esaurito nella zona di esclusione di Chornobyl, dopo che un attacco con droni del 7 giugno ha danneggiato l’edificio di ricezione del combustibile – distruggendone facciata, finestre e porte e provocando onde d’urto sugli edifici circostanti.
È in questo contesto operativo che i leader europei parlano di linee di cessate il fuoco, garanzie e futuri negoziati. La Russia non si comporta come una potenza di status quo che cerca cautamente la de‑escalation. Proprio per questo, qualsiasi discussione su cessate il fuoco e negoziati deve poggiare sulla reale correlazione di forze, non su un pensiero desiderante.
I cinque punti sono, a primo impatto, molto convincenti. Il nodo centrale, tuttavia, è: come renderli operativi? Soprattutto quando la Federazione Russa non intende accettare alcuna proposta di pace che implichi un ruolo diretto dell’Europa o dei leader europei.
Il presidente finlandese Alexander Stubb ha colto questa logica con una chiarezza insolita. Il suo messaggio è brutale: oggi l’Ucraina è in una posizione migliore sul campo di battaglia rispetto a qualsiasi altro momento dall’inizio dell’invasione su larga scala, come ha spiegato in una recente intervista alla Neue Zürcher Zeitung. Lo sintetizza in cinque fatti: negli ultimi sei mesi, l’Ucraina ha inflitto alla Russia circa 35.000 perdite al mese tra morti e feriti; nello stesso periodo, la Russia è riuscita a reclutare soltanto circa 27.000 uomini al mese; a dicembre, il rapporto delle perdite era approssimativamente di 1:3, ovvero un soldato ucraino per tre russi mentre oggi si avvicina a 1:8; a marzo, per la prima volta, l’Ucraina ha lanciato contro la Russia più missili e droni di quanti la difesa russa sia riuscita ad abbattere, e ora dispone della capacità di produrre circa dieci milioni di droni all’anno; ad aprile, per la prima volta, l’Ucraina ha riconquistato più territorio di quanto ne abbia perso.
Nel loro insieme, queste cifre ci dicono tre cose. Primo, la Russia è sotto pressione sul fronte della leva: un divario costante tra perdite e nuovi arruolamenti non è di per sé immediatamente decisivo – Putin può ancora mobilitare di più – ma è strategicamente corrosivo nel medio periodo. Secondo, l’adattamento qualitativo dell’Ucraina sta funzionando: un approccio intelligente alla difesa è la chiave dei suoi passi asimmetrici; la svolta verso una produzione di droni su larga scala, l’uso di fuochi dispersi e il rafforzamento della difesa aerea stanno modificando il calcolo costi‑benefici per Mosca. Terzo, la tendenza territoriale – per quanto ancora modesta – si è invertita: anche guadagni limitati, dopo anni di guerra logorante, hanno un peso politico e psicologico significativo – a Kyjiv, a Mosca e nelle capitali occidentali.
In altre parole, l’Ucraina dispone oggi di una base molto più solida da cui negoziare. Ma perché il quadro di Londra diventi realtà, l’Europa dovrà sostenere questa posizione di forza, non darla per acquisita.
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