Mère Méditerranée
Sur le pourtour de la Méditerranée, trois conflits majeurs hantent les dirigeants de la planète : Bosnie, Proche-Orient, Algérie. D'autres peuvent, à tout instant, s'intensifier, voire exploser : Kurdistan, Chypre, Liban, Kosovo, Macédoine... Et cette mer constitue l'une des plus éloquentes lignes de fracture entre le Nord opulent et le Sud dépendant. Pourtant, la Méditerranée n'est pas qu'une zone de tempêtes, elle demeure le berceau de quelques-unes des principales civilisations du monde ; elle reste une aire de métissage. Un lieu où il est encore possible de réinventer une économie de la convivialité.
Si mes gènes, si mes chromosomes pouvaient parler, il vous raconteraient une odyssée méditerranéenne qui partirait à peu près comme celle d'Ulysse, mais plus au sud, de la Méditerranée asiatique, ce Proche-Orient d'aujourd'hui ; ils vous raconteraient leur voyage dans l'Empire romain, leur arrivée dans la péninsule Ibérique et en Provence. Ils vous diraient plus d'un millénaire d'enracinement et près de sept cents années dans une Espagne plurielle aux divers royaumes et aux trois religions, jusqu'à pour certains, 1492 et, pour d'autres, le XVIIe siècle. Mes gènes, mes chromosomes, vous diraient comment ces ancêtres conversos auront connu pendant deux siècles le baptême de l'Église catholique ; puis ils vous narreraient leur séjour rejudaïsé dans le grand duché de Toscane, à Livourne jusqu'à la fin du XVIIIe siècle d'où, poussés par les grands courants de l'expansion économique de l'Occident, ils avaient gagné, dans l'Empire ottoman, la grande cité de Salonique, peuplée en grande majorité de séfarades qui parlaient le vieux castillan antérieur à la jota. Puis ils vous diraient le retour vers l'Occident, et enfin l'enracinement en France.
Mes gènes vous diraient que toutes ces identités méditerranéennes successives se sont unies, symbiotisées en moi, et, au cours de ce périple bimillénaire, la Méditerranée est devenue une patrie très profonde. Les papilles de ma langue sont méditerranéennes, elles appellent l'huile d'olive, elles s'exaltent d'aubergines et de poivrons grillés, elles désirent tapas ou mézés. Mes oreilles adorent le flamenco et les mélopées orientales. Et dans mon âme, il y a ce je ne sais quoi qui me met en résonance filiale avec son ciel, ses îles, ses côtes, ses aridités, ses fertilités.
Les gènes vous confieraient aussi qu'ils ont vécu une expérience typiquement ibérique, l'expérience marrane. Le marranisme n'est pas seulement, comme beaucoup le croient, une façon secrète d'être juif sous le masque chrétien ou une façon d'avoir dissous son ascendance juive dans un christianisme sincère ; c'est aussi l'expérience, dans un même esprit et dans une même âme, de la rencontre de deux religions antagonistes. Ou bien cet antagonisme produit la dissolution de ce que l'une et l'autre religion ont de formel, et dégage alors une prodigieuse combustion mystique, et c'est Thérèse d'Avila. Ou bien le choc des deux religions dissout l'une et l'autre pour faire place au doute et à l'interrogation généralisée, et c'est le cas de Montaigne, lui aussi issu de conversos. Ou bien encore le Dieu transcendant se désintègre, et c'est la nature qui devient divine en devenant autocréatrice, et c'est Spinoza. Et moi, oui, je suis mystique certes à ma façon, je suis rationnel, je suis sceptique, et je n'aurais pas été tel sans Séfarad (1), je veux dire les Espagnes, dans sa pluralité.
Mes gènes ne m'ont pas parlé de Barcelone, mais mon esprit a été marqué par Barcelone. J'avais dix-huit ans en janvier 1939 quand j'appris brutalement la chute de Barcelone (2). J'ai écrit dans mon livre Autocritique : « Je pleurai, en regardant l'énorme manchette de Paris-Soir, cachant mon visage derrière le journal, dans le salon où mes parents écoutaient les accordéons de Radio-Ile-de-France, et je ne savais pas qu'en même temps mon camarade de classe Jacques Francis Rolland et des centaines d'autres cessaient d'être des gamins et entraient dans l'adolescence, en pleurant ensemble, seuls, la fin de l'espoir, et que tous les autres espoirs qui se lèveraient plus tard seraient édifiés avec ces ruines (3). »
Je n'avais pas idéalisé l'Espagne républicaine car je savais quels conflits internes, quelle guerre civile sporadique au sein de la grande guerre civile avaient ravagé Barcelone, provoquant notamment l'assassinat d'Andreu Nin (4) par les services secrets soviétiques du général Orlov. Mais je pressentais obscurément que ce désastre était le début d'un désastre historique plus terrible encore ; je sentais, comme d'autres, que la chute de Barcelone était le début d'autres chutes, d'abord la chute de la France à peine un an plus tard, puis la chute de l'Europe.
Quand j'ai découvert Barcelone, après la guerre, j'ai subi ce qu'un écrivain allemand qui parle de Barcelone, justement, appelle une « intoxication amoureuse ». Et j'aime plus que jamais la Barcelone d'aujourd'hui, ville d'espoir, ville de paix, ville ouverte, riche de sa culture catalane, de sa culture espagnole et des cultures des migrants ibériques qui se sont catalanisés en son sein. C'est une ville qui, dans le même mouvement où elle se ressource dans son passé, s'avance vers un futur d'association ibérique, européen, méditerranéen.
Mais de même que j'ai ressenti la chute de Barcelone en 1939 comme le plus sinistre avertissement pour l'Europe, je ressens, depuis 1994, un choc de la même violence et aussi lourd de funestes présages dans la décomposition de la richesse polyethnique de la Bosnie-Herzégovine et dans le siège de Sarajevo. La Bosnie-Herzégovine n'était-elle pas déjà en elle-même la préfiguration de l'Europe que nous souhaitions ? N'était-elle pas, à la fois, laïque et polyreligieuse ? Cet assassinat de la Bosnie-Herzégovine frappe au cœur l'idée d'Europe et la possibilité d'Europe.
Le retour des purifications
Nous voyons réapparaître un mal que nous croyions avoir dépassé en élaborant l'Union européenne. Certes, l'État national a joué un rôle civilisateur fécond dans l'histoire de l'Europe, mais il a porté en lui la potentialité, trop souvent inhibée, de la purification. La purification nationale a d'abord été religieuse. C'est 1492 en Espagne, puis le triomphe du principe cujus regio ejus religio (5), l'expulsion des protestants de France avec la révocation de l'édit de Nantes en 1685, un peu partout l'expulsion ou la ghettoïsation des juifs. Puis, au XXe siècle, la purification devint raciale et ethnique. Les guerres gréco-turques ont suscité les transferts massifs des Hellènes d'Asie mineure en Macédoine, des Turcs de Macédoine en Turquie, puis Hitler a voulu purifier l'Allemagne des juifs, des Tsiganes, des malades mentaux. La fin de la guerre a chassé les Allemands de Silésie, des Sudètes ; les Polonais d'Ukraine.
Aujourd'hui, en ex-Yougoslavie, en Europe, en Méditerranée tous les conflits prennent un aspect atroce de ségrégations ethniques et religieuses. Le seul remède aux conceptions closes de l'ethnie et de la nation est dans le principe associatif. Le destin de l'Europe se joue dans l'alternative association ou barbarie. Et ce n'est pas seulement le destin de l'Europe, c'est celui de la Méditerranée.
Méditerranée ! Notion trop évidente pour ne pas être mystérieuse ! Mer qui porte en elle tant de diversité et tant d'unité ! Mer des extrêmes fertilités et des extrêmes aridités ! Mer dont le centre est formé par sa circonférence ! Mer à la fois d'antagonismes et de complémentarité conflictuelle de la mesure et de la démesure ! Berceau de toutes les cultures d'ouverture et d'échanges ! Matrice de l'esprit le plus sacré et de l'esprit le plus profane ! Matrice des religions polythéistes et des religions monothéistes ! Matrice des cultures à mystère qui promettent la résurrection après la mort et des sagesses qui demandent à accepter le néant de la mort ! Matrice de la philosophie, de la théosophie, de la gastrosophie et de l'oenosophie ! Matrice de la rationalité, de la laïcité et de la culture humaniste ! Matrice de la renaissance et de la modernité de l'esprit européen ! Mer de la communication des idées et des confluences des savoirs, qui a su faire passer Aristote de Bagdad à Fès avant de le faire parvenir à la Sorbonne de Paris ! Mer tricontinentale des rencontres fécondes et des ruptures tragiques entre l'Est et l'Ouest, le Sud et le Nord ! Mer qui fut le monde et qui demeure, pour nous Méditerranéens, notre monde !
Notre Méditerranée s'est rétrécie, elle est devenue un lac de l'ère planétaire baignant le sud de l'Europe, elle-même rétrécie aux dimensions d'une Suisse face aux énormes masses continentales qui bordent le Pacifique, nouveau centre de gravité du monde. Cette Méditerranée, qui devrait donc jouir de la paix d'un lac, de la douceur d'un lac, redevient pourtant un lieu de tempêtes. Cette Méditerranée marginalisée redevient une des zones sismiques les plus importantes de la planète.
Alerte ! Je dis alerte, parce que l'Europe tend à se détourner de la Méditerranée au moment, justement, où en Méditerranée s'accroissent problèmes et périls. Les phénomènes de dislocation, dégradation, renfermement qui se développent un peu partout affectent particulièrement la Méditerranée. Plus encore : la mer de la communication devient la mer des ségrégations, la mer des métissages devient la mer des purifications religieuses, ethniques, nationales. Les grandes villes cosmopolites, véritables « cités-monde », creusets de la culture méditerranéenne, se sont éteintes les unes après les autres dans la monochromie : Salonique, Istanbul, Alexandrie, Beyrouth, Sarajevo qui agonise.
Après 1989, l'Europe de l'Ouest, en se tournant vers l'Est qui s'ouvrait, s'est détournée des problèmes fondamentaux de la Méditerranée qui la concernent vitalement. L'économie européenne s'est tournée vers les marchés potentiels de l'Est, regardant, au-delà, l'énorme marché chinois. La Méditerranée est de plus en plus oubliée.
Les puissances européennes se sont montrées impuissantes face au conflit israélo-palestinien, à la tragédie de l'ex-Yougoslavie, et regardent hébétées la tragédie algérienne.
Les pays du Sud européen, particulièrement de l'arc latin, n'ont pas élaboré une conception commune pour une politique méditerranéenne. L'Europe ouverte tend à redevenir l'Europe du rejet. Au moment où avaient commencé les tentatives d'intégration européenne de l'islam (posthumes comme en Espagne, qui réintègre en son identité son passé maure ; modernes comme en France et en Allemagne, avec les immigrés maghrébins et turcs), voilà que revient le vieux démon européen : refouler, exclure l'islam. L'offensive serbe en Bosnie n'est pas seulement un accident, elle est la poursuite d'une reconquête.
On a laissé détruire le caractère polyvalent et polyethnique de la Bosnie-Herzégovine, et, lorsqu'elle se trouve tronquée pour n'être plus qu'un réduit musulman, on s'effraie à l'idée d'un État musulman. Partout, le partenaire nécessaire est de plus en plus considéré comme l'adversaire potentiel, et cela de chacun des quatre côtés de la Méditerranée (nord-sud et est-ouest).
La Méditerranée s'efface comme dénominateur commun. Plus encore : il faut comprendre que la grande ligne sismique qui part du Caucase, en Arménie-Azerbaïdjan, qui a dévasté depuis près de cinquante ans le Proche-Orient, s'est étendue vers l'ouest en Méditerranée ; elle a saccagé la Bosnie-Herzégovine, et elle ravage l'Algérie. C'est la ligne où deviennent virulents et mortels les antagonismes Est/Ouest, Nord/Sud, richesse/pauvreté, vieillesse/jeunesse, laïcité/religion, islam/chrétienté/judaïsme… Nous pouvons espérer, sans certitude aucune, en une progressive pacification au Proche-Orient, notamment par l'accession de la Palestine à l'indépendance nationale ; mais le trou noir géo-historique y demeure, et deux nouveaux trous noirs se sont formés en Bosnie et en Algérie.
En Algérie, il y a eu les conséquences désastreuses non seulement du vote FIS, mais de la négation de ce vote, et tout va vers l'implosion. Que sera l'Algérie ? Quel bouleversement géopolitique formidable ne va-t-il pas s'y produire ? Va-t-on vers une refermeture de la Méditerranée ? Un embrasement ?
Dans ces conditions tragiques, les pires ennemis sont les seuls qui collaborent entre eux ; de même qu'il y eut, en Italie, les mêmes méthodes et les mêmes objectifs entre le terrorisme noir et le rouge, qui avaient pour but commun de détruire la démocratie, de même, en Israël-Palestine, ce sont les fanatiques ennemis israéliens et arabes qui coopèrent avec ardeur pour saboter la paix ; de même, en Algérie, la terreur des attentats et la terreur de la répression collaborent pour empêcher toute entente démocratique. Partout les haines adverses ont un même ennemi commun : la concorde, la réconciliation, la compassion, le pardon.
Pourrons-nous sauver la Méditerranée ? Pourrons-nous restaurer, mieux développer, sa fonction communicatrice ? Pourrons-nous remettre en activité cette mer d'échanges, de rencontres, ce creuset et bouillon de culture, cette machine à fabriquer de la civilisation ?
Il y a des solutions économiques, mais les solutions seulement économiques sont insuffisantes et parfois font problème ; ainsi, le FMI met les États dans la nécessité d'obéir à ses exigences pour avoir des crédits, mais aussi dans la nécessité de lui désobéir pour éviter le clash politique et social. Il faut du développement, mais il faut aussi entièrement repenser et transformer notre concept de développement, lequel est sous-développé. Ainsi, il n'y a pas que l'économie industrielle à installer, il y a aussi à réinventer une économie de convivialité.
Déjà, les innombrables retraités qui viennent sur les côte nord-méditerranéennes cherchent non seulement du soleil et du beau temps, mais une aménité du vivre, un plaisir de vivre et un art de vivre. Dans l'art de vivre méditerranéen, il y a l'extraversion de la place publique, du paseo, du corso, qui est aussi un art de la communication. Il y a notre gastrosophie qui tend à chacun le fruit et le rameau de l'olivier. Les continentaux, qui viennent s'installer pour leurs vacances ou durablement dans des lieux encore préservés, viennent chercher l'antidote à la mécanisation, à la chronométrisation, à l'anonymisation, à la hâte.
Nous avons, dans nos cultures, les ressources pour résiste à la standardisation et à l'homogénéisation. Nos paysages, nos sites, nos monuments, nos architectures du passé ne sont pas seulement des objets esthétiques ; ils irradient des ondes qui nous pénètrent, ils distillent des sucs qui nous font nous épancher, ils nous instillent des vérités impalpables qui deviennent nos vérités. Et n'avons-nous pas mission de propager cet art de vivre dans le sillage de nos pizzas, de nos couscous, de nos taramas, de nos tapas et de nos vins ?
Mais la défense et l'illustration d'une qualité de vie exigent la résistance à ce qu'ont de barbare le développement techno-industriel incontrôlé, le déferlement du profit au détriment des relations d'entraide et de services mutuels, l'extension du béton et du bitumage qui ont déjà dénaturé tant de nos côtes.
Ils exigent une politique de régénération de la Méditerranée qui comporte évidemment le réassainissement de la mer, sa repopulation aquatique : tout cela a commencé sporadiquement, mais cela devrait devenir systématique et commun. Une telle politique comporterait, autant que faire se peut et partout où cela se peut, la restauration des activités pastorales, le développement du maraîchage et d'une agriculture de qualité, ce qui déjà, en viticulture, se manifeste dans de nombreux pays par les progrès qualitatifs obtenus par la sélection des cépages, les procédés de vinification, le caractère biologique de l'engrais. Enfin, il faut savoir que, grâce à l'ingénierie génétique, nous trouverons bientôt le moyen de cultiver des plantes qui puiseront l'azote de l'air et le réintroduiront en terre, et, plus largement, de rendre cultivables à nouveau des terres peu fertiles.
C'est enfin non seulement la défense de la qualité de la vie mais la défense de la vie elle-même qui exigent une politique de l'émigration, laquelle n'est possible que si nous savons remplacer la peur démographique et la peur ethnique, hélas aujourd'hui liées, par la résurrection du noble sens de l'hospitalité, le sentiment de la complémentarité du voisin, le respect de l'autre, l'amour de la diversité.
Pour un grand renouveau moral
Mais nous devons d'abord nous mobiliser contre la grande fracture sismique qui a envahi la Méditerranée. Il nous faut cesser de regarder l'islam et l'arabisme comme monolithes ou comme agressions. Il nous faut penser à tant de brimades, de dénis, de justice à deux poids et deux mesures, à tant de déceptions.
Il nous faut associer, lier, redonner la primauté à ce qui est commun, restituer l'identité commune sous et dans la diversité, afin de faire émerger l'identité de citoyen de la Méditerranée au sein de nos polyidentités, car nous sommes tous polyidentitaires, et nos différentes identités doivent s'enrouler en spirale les unes autour des autres au lieu de s'entre-refouler les unes les autres.
Il n'y a pas de fraternité profonde sans maternité : il nos faut revitaliser notre mer mère. Il y a un mythe euphorique simpliste de la Méditerranée, qui ignore que tant de dislocations, destructions, intolérances, viennent de la Méditerranée elle-même. Mais nous avons besoin d'un mythe riche qui exprime nos aspirations à l'accomplissement du meilleur de nos possibilités. Ah ! il nous faut de la compréhension, beaucoup de compréhension. Qu'est-ce que la compréhension qui la rend différente et complémentaire de l'explication ? C'est ce qui nous permet à nous, sujets humains, de considérer autrui comme sujet à l'image de soi-même, ego alter, et de comprendre de l'intérieur ses sentiments et ses réactions. Comprendre l'autre est un impératif vital aujourd'hui.
Mais cela suppose aussi une grande régénération morale, un grand changement moral : il nous faut vouloir du fond du cœur la concorde, la réconciliation, la compassion, le pardon. Et je terminerai mon propos par la salutation première de tout Méditerranéen : Que la paix soit avec vous. Que la paix soit avec nous.
(1) NDLR : nom de l'Espagne en hébreu.
(2) NDLR : le 26 janvier 1939, les troupes franquistes occupaient Barcelone, lors de la guerre civile d'Espagne.
(3) Cf. Edgar Morin, Autocritique, le Seuil, Paris, 1970, 24 pages, page 21.
(4) NDLR : homme politique catalan. Fondateur du Parti ouvrer d'unification marxiste (POUM), disparu au cours de la guerre d'Espagne (probablement exécuté par des agents du Parti communiste espagnol).
(5) NDLR : principe monarchique selon lequel la religion du souverain devait automatiquement devenir celle des sujets.
Par MORIN EDGAR (1)|PG:12



