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ParcoursSup : notre kit gratuit de recours-type à télécharger

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par Elise Rochefort

Les réponses de la phase principale d'admission Parcoursup sont publiées depuis le 2 juin 2026. Pour les candidats refusés, deux démarches écrites peuvent être engagées dès maintenant : la demande de communication des motifs du refus, ouverte par l'article L. 612-3 du code de l'éducation dans le délai d'un mois suivant la notification, et le recours gracieux, qui sollicite le réexamen du dossier.

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Le Courrier des Stratèges met à disposition, gratuitement, deux lettres-types au format Word couvrant ces deux démarches. Elles sont téléchargeables ci-dessous.

→ Télécharger la lettre n° 1 — Demande de communication des motifs du refus (.docx)

→ Télécharger la lettre n° 2 — Recours gracieux (demande de réexamen) (.docx)

Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?
par Elise Rochefort La procédure nationale de préinscription dans l’enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l’article L. 612-3 du code de l’éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de
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Ce que contient le kit

La première lettre demande à l'établissement les critères et modalités d'examen de la candidature, ainsi que les motifs pédagogiques du refus. Cette communication est de droit lorsque la demande est formée dans le mois suivant la notification ; les décisions de refus, par dérogation au droit commun, ne sont pas motivées d'office. Le Conseil constitutionnel a validé ce dispositif dans sa décision n° 2020-834 QPC du 3 avril 2020, en précisant que les paramètres de classement ne sont communicables qu'au candidat lui-même, pour sa propre candidature.

La seconde lettre forme un recours gracieux. Elle comporte un argumentaire en trois blocs à compléter : les résultats scolaires, l'adéquation du parcours à la formation demandée, et le cas échéant un élément que le dossier ne reflétait pas — erreur matérielle, circonstance particulière justifiée, situation de santé ou de handicap. Un paragraphe optionnel permet de répondre point par point aux motifs communiqués à la suite de la première lettre.

Les deux modèles sont préparés pour un envoi en recommandé avec accusé de réception et listent les pièces à joindre.

Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?
par Elise Rochefort La procédure nationale de préinscription dans l’enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l’article L. 612-3 du code de l’éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de
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Comment les utiliser

L'ordre des démarches a une logique : demander d'abord les motifs, contester ensuite. Un recours gracieux argumenté contre des motifs connus a une portée différente d'une demande de réexamen à l'aveugle. Les délais encadrent l'ensemble : un mois après la notification pour la demande de motivation ; deux mois pour un éventuel recours contentieux devant le tribunal administratif, délai que le recours gracieux exercé à temps interrompt et préserve.

Deux limites doivent être énoncées clairement. Le recours gracieux n'ouvre aucun droit à une décision favorable : son issue dépend des places disponibles et des éléments produits. Et la voie contentieuse, si elle existe, relève d'une autre échelle de moyens et de temps — le juge administratif exerce un contrôle restreint sur ces décisions et peut statuer après la rentrée. Les candidats qui envisagent un contentieux ont intérêt à consulter un avocat en droit public ; les présents modèles relèvent de l'information générale, non du conseil juridique individualisé.

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Les autres voies, en parallèle

Ces lettres n'épuisent pas les possibilités. La phase complémentaire est ouverte du 11 juin au 10 septembre et permet de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux. Les candidats sans aucune proposition pourront saisir la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES) depuis leur dossier à partir du 1er juillet. Un droit au réexamen spécifique existe pour les situations de santé, de handicap ou de charges de famille, sur demande adressée au recteur. L'ensemble de ces voies, leur portée et leurs limites sont détaillés dans notre état des lieux : Parcoursup : quels recours contre les décisions de la plateforme ?

Le ministère présente ce dispositif gradué comme un équilibre entre l'accompagnement des candidats et le secret des délibérations pédagogiques ; les organisations étudiantes objectent qu'un droit difficile à exercer dans le temps utile d'une rentrée protège peu. Les lettres mises à disposition ici permettent, au minimum, d'exercer celui des droits qui ne dépend que du candidat : obtenir les motifs, et demander le réexamen.

Le kit est en ligne. Les délais courent depuis la notification de chaque refus.

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Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?

Parcoursup : quels recours possibles contre les décisions de la plateforme ?

par Elise Rochefort

La procédure nationale de préinscription dans l'enseignement supérieur, dite Parcoursup, résulte de la loi n° 2018-166 du 8 mars 2018 relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, codifiée à l'article L. 612-3 du code de l'éducation. Voici quels sont les recours contre les décisions de la "machine".

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Les réponses de la phase principale d'admission ont été publiées le 2 juin 2026 à 19 heures ; la phase complémentaire, qui permet de formuler jusqu'à dix nouveaux vœux dans les formations disposant encore de places, est ouverte du 11 juin au 10 septembre. Pour les candidats refusés ou laissés sans proposition, quatre voies de contestation ou de réexamen coexistent, de portée et de calendrier différents.

“17/20 et recalé 28 fois…”, ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup
Alors que les premiers résultats de Parcoursup tombaient le 2 juin, des lycéens aux dossiers impeccables découvraient des dizaines de refus. Nikita, 17 de moyenne générale au lycée André-Malraux de Biarritz, 28 vœux rejetés malgré maths-physique, quatre langues et une formation Python. À Toulon, Katya, 16 de moyenne en ST2S,
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La demande de motivation

Les décisions de refus prises par les formations ne sont pas motivées lors de leur notification : la loi de 2018 a expressément dérogé, sur ce point, au droit commun des décisions administratives individuelles défavorables. En contrepartie, l'article L. 612-3 du code de l'éducation ouvre à chaque candidat le droit d'obtenir, s'il en fait la demande dans le délai d'un mois suivant la notification du refus, la communication des critères et modalités d'examen de sa candidature ainsi que des motifs pédagogiques justifiant la décision. La demande s'adresse au président ou au directeur de l'établissement concerné.

Afin de garantir la nécessaire protection du secret des délibérations des équipes pédagogiques chargées de l'examen des candidatures présentées dans le cadre de la procédure nationale de préinscription prévue au même deuxième alinéa, les obligations résultant des articles L. 311-3-1 et L. 312-1-3 du code des relations entre le public et l'administration sont réputées satisfaites dès lors que les candidats sont informés de la possibilité d'obtenir, s'ils en font la demande, la communication des informations relatives aux critères et modalités d'examen de leurs candidatures ainsi que des motifs pédagogiques qui justifient la décision prise. (L612-3, Code de l'Éducation)

Le Conseil constitutionnel, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité, a jugé ce dispositif conforme à la Constitution dans sa décision n° 2020-834 QPC du 3 avril 2020, sous une réserve : chaque établissement doit publier, à l'issue de la procédure, les critères selon lesquels les candidatures ont été examinées. La même décision maintient le secret des délibérations à l'égard des tiers : les paramètres de classement dits « algorithmes locaux » ne sont communicables qu'au candidat qui en fait la demande, pour sa propre candidature. Les organisations étudiantes qui demandaient leur publication intégrale n'ont pas obtenu gain de cause.

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Le recours gracieux

Le candidat peut demander à la formation, ou au recteur de région académique, le réexamen de son dossier. Aucun texte ne fixe de délai propre à ce recours ; exercé dans les deux mois suivant la notification, il préserve le délai du recours contentieux. Les sites d'accompagnement des candidats recommandent d'agir dans les jours qui suivent le refus, le calendrier des admissions rendant un réexamen tardif sans objet pratique. L'issue dépend des places disponibles : le recours gracieux n'ouvre aucun droit à une nouvelle décision favorable.

La commission d'accès à l'enseignement supérieur

Pour les candidats n'ayant reçu aucune proposition d'admission, l'article L. 612-3 prévoit un dispositif d'accompagnement distinct du contentieux : la commission d'accès à l'enseignement supérieur (CAES), placée auprès du recteur de chaque région académique. Elle peut être saisie directement depuis le dossier Parcoursup, à partir du 1er juillet en 2026. La commission examine le projet et la situation du candidat et lui propose une inscription dans une formation disposant de places vacantes. Il s'agit d'une procédure de placement, non d'un réexamen de la décision contestée : la CAES ne peut pas imposer à une formation sélective d'admettre un candidat qu'elle a refusé.

Un droit au réexamen spécifique existe par ailleurs pour les candidats justifiant de circonstances exceptionnelles tenant à leur état de santé, à leur handicap ou à leurs charges de famille ; la demande s'adresse au recteur, qui peut prononcer une inscription dans une formation adaptée.

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Le recours contentieux

Les décisions des formations publiques peuvent être déférées au tribunal administratif dans le délai de deux mois suivant leur notification, le cas échéant assorties d'un référé-suspension fondé sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui suppose une urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge administratif exerce sur ces décisions un contrôle restreint : il censure l'erreur manifeste d'appréciation, le vice de procédure ou la rupture d'égalité, mais ne substitue pas son appréciation à celle de la commission d'examen des vœux sur la valeur d'un dossier.

Les analyses juridiques disponibles convergent sur la portée pratique de cette voie. Le Club des Juristes décrit un contentieux possible mais encadré, ordonné autour du triptyque recours gracieux, CAES, référé ; les sites spécialisés relèvent que les annulations restent rares et que la durée de l'instance s'accommode mal du calendrier d'une rentrée universitaire. Aucune statistique publique consolidée du contentieux Parcoursup — nombre de requêtes, taux de succès — n'est publiée à ce jour par le ministère ou par la juridiction administrative.

Ce que les positions en présence laissent ouvert

Le ministère présente l'ensemble — motivation sur demande, CAES, réexamen pour circonstances exceptionnelles — comme un équilibre entre la transparence due aux candidats et le secret des délibérations pédagogiques. Les organisations étudiantes et une partie de la doctrine universitaire soutiennent que la motivation différée et l'opacité des classements locaux privent les recours d'une partie de leur effectivité, un candidat ne pouvant utilement contester ce qu'il ne connaît pas. Le Défenseur des droits, dès 2019, puis la Cour des comptes, en 2020, ont recommandé un renforcement de la transparence des critères, partiellement suivi d'effet par la publication des rapports des comités d'examen des vœux.

Les voies de recours sont en place et leurs délais courent depuis le 2 juin. Leur usage effectif par les candidats de la session 2026 ne sera mesurable qu'à l'issue de la procédure, en septembre.

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Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

Comment Trump a permis d'industrialiser les délits d'initié en bourse...

par Vincent Clairmont

Près de 800 millions de dollars de positions vendeuses sur les contrats à terme pétroliers ont été placés le 8 juin à 8 h 24, heure de New York, selon les données de séance horodatées publiées par The Kobeissi Letter. Vingt et une minutes plus tard, à 8 h 45, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi déclarait le détroit d'Ormuz « complètement ouvert ». À 9 h 10, les cours s'étaient effondrés. Le Brent, qui avait touché 126 dollars au pic de mars, refluait vers 93 dollars. Pour qui avait vendu quarante-six minutes plus tôt, l'opération était bouclée.

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Un incident isolé relèverait de la chance. Celui-ci est le cinquième en onze semaines.

La série documentée

Depuis le début de la guerre d'Iran, cinq épisodes de ventes massives précédant de quelques minutes à quelques heures une annonce qui fait baisser les cours ont été documentés publiquement, principalement par The Kobeissi Letter, et recoupés par Seeking Alpha et Asia Times.

Le 22 mars, environ 580 millions de dollars de positions vendeuses sont placés quinze minutes avant un message de Donald Trump sur Truth Social annonçant une pause des frappes sur les installations énergétiques iraniennes ; le pétrole perd 10 %. Le 7 avril, environ 950 millions précèdent de quelques heures l'annonce d'un cessez-le-feu de deux semaines et de la réouverture d'Ormuz ; les cours perdent 15 %. Le 17 avril, 7 990 lots de Brent — environ 750 millions de dollars — sont vendus vingt minutes avant une déclaration du ministre iranien confirmant l'ouverture du détroit. Le 6 mai, à 3 h 40 du matin heure de New York, environ 10 000 contrats vendeurs sur le WTI et le Brent — 920 millions de dollars de notionnel — sont placés soixante-dix minutes avant qu'Axios ne révèle que Washington et Téhéran sont « proches » d'un mémorandum d'entente ; à 7 heures, les cours ont perdu plus de 12 %, et la position a gagné environ 125 millions de dollars. Le 8 juin, enfin, les 800 millions évoqués plus haut.

Total cumulé : plus de 4 milliards de dollars de notionnel — la valeur faciale des contrats, à distinguer du capital réellement engagé, qui se limite au dépôt de garantie, soit un levier de l'ordre de dix à vingt fois. C'est ce levier qui transforme une baisse de 12 % en un gain de 125 millions pour une mise initiale de quelques dizaines de millions.

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Ce que la mécanique exige

Un contrat à terme vendeur ne demande aucune compétence particulière pour être rentable dans cette configuration. Il demande une seule chose : connaître l'annonce avant le marché. Or les cinq annonces concernées ont un point commun.

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Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

L'encyclique *Magnifica Humanitas* n'est pas vraiment un texte sur l'intelligence artificielle. C'est un texte sur le pouvoir. Sous prétexte d'IA, Léon XIV réactive toute la doctrine sociale de l'Église pour mettre en garde contre une nouvelle forme de totalitarisme technologique. Le constat est souvent juste : concentration du pouvoir numérique, tentation transhumaniste, risques militaires, manipulation de l'information. Mais le remède reste flou : davantage de régulation, davantage de gouvernance mondiale, davantage de « discernement collectif ».

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Le lecteur français découvre alors un pape profondément mondialiste, parfois méfiant à l'égard de la liberté spontanée des sociétés, et dont certaines formulations évoquent davantage les vieux réflexes du catholicisme social que l'esprit de subsidiarité. Une encyclique intéressante, parfois brillante, mais qui parle finalement beaucoup plus de Babel que d'algorithmes.

Une langue datée

Lorsqu'un catholique français ouvre l'encyclique *Magnifica Humanitas* consacrée à l'intelligence artificielle, sa première surprise n'est pas le fond. C'est la langue.

Lettre encyclique du Saint-Père Léon XIV Magnifica Humanitas (15 mai 2026)
LETTRE ENCYCLIQUE MAGNIFICA HUMANITAS DU SAINT-PÈRE LÉON XIV SUR LA PROTECTION DE LA PERSONNE HUMAINE À L’ÈRE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE [ Multimédia ] ___________________________
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric LemaireLe Saint-Siège Le Saint-Siège
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Non pas le français lui-même, impeccable, mais la structure intellectuelle du texte. Même pour un catholique pratiquant, même pour quelqu'un qui fréquente régulièrement les églises sans être spécialiste du droit canon ou de la théologie, la lecture demande un effort considérable. Nous sommes très loin d'un essai politique ou d'un rapport de commission parlementaire.

Léon XIV écrit comme écrivent les papes : à l'intérieur d'un univers conceptuel vieux de deux mille ans, peuplé de références bibliques, de conciles, d'encycliques antérieures et d'une doctrine sociale dont il faut connaître les codes pour saisir toutes les nuances.

Incitations non économiques : ce que l’économie ne veut pas voir, par Eric Lemaire
Le marché optimise. La contrainte déclenche. Guerre, survie, ambition collective : voilà les vrais moteurs des ruptures. Le libéralisme a raison sur l’économie… mais oublie que l’homme n’est pas rationnel. La France a les moyens. Elle manque de tension, elle est avachie depuis 1918. Le confort du modèle
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric LemaireLe Courrier des StratègesRédaction
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Ce décalage est frappant. L'Église prétend parler au monde contemporain mais continue souvent à s'exprimer dans un langage dont seuls les initiés possèdent véritablement les clés.

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Un fond informé mais léger

Pourtant, passé cet obstacle initial, le lecteur découvre un texte beaucoup plus informé qu'il ne l'imaginait.Sur l'état de l'art de l'intelligence artificielle, Léon XIV a manifestement travaillé son dossier.

Pape Léon XIV: déjà le choix du nom est tout un programme
Léon XIV! Habemus papam! Et son prénom est déjà tout un programme. L’Eglise catholique a un pape, choisi après quatre
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric LemaireLe Courrier des StratègesCDS
Léon XIV, l'IA et la nouvelle tour de Babel, par Eric Lemaire

Le pape comprend parfaitement que l'enjeu dépasse largement les performances techniques des modèles de langage. Il identifie les grandes questions qui structurent aujourd'hui le débat : la concentration du pouvoir numérique, les transformations du travail, l'éducation des jeunes générations, les risques de manipulation de l'information, l'automatisation militaire et surtout la tentation transhumaniste.

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Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

par Thibault de Varenne

Une enfant de onze ans a disparu à Fleurance, dans le Gers, le 29 mai. On a retrouvé son corps le 4 juin. Elle s'appelait Lyhanna. Le pays s'est arrêté un instant, comme il convient devant une tombe d'enfant, puis il a fait ce qu'il fait désormais à chaque fois : il a réclamé une loi.

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Le Premier ministre a réuni ses ministres. On annonce des peines aggravées pour les viols sériels, des règles de prescription revues, l'obligation de motiver les classements sans suite. Le mécanisme est connu, et il a sa beauté triste. À chaque drame, un texte. À chaque texte, le sentiment d'avoir agi. Le législateur se penche, le pays se calme, et l'on passe au malheur suivant en attendant qu'il réclame sa loi à son tour.

Lyhanna, victime de l’inertie administrative
Et si le vrai danger n’était pas la malveillance, mais l’absence de zèle ? Un dossier qui met treize jours à franchir quatre-vingts kilomètres, des semaines à être ouvert, et jamais le temps d’une garde à vue. La mort de Lyhanna, onze ans, dit moins sur un homme que sur des
Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travailLe Courrier des StratègesÉric Verhaeghe
Lyhanna : au lieu d'une nouvelle loi, mettons l'administration au travail

Mais regardons cette affaire-ci, puisqu'on nous demande d'en faire une règle générale. L'homme aujourd'hui mis en examen n'était pas un inconnu de la justice. Un signalement de gendarmerie en 2017, écarté comme une affaire de mœurs sans suite. Une plainte pour viol sur une enfant, déposée en 2022, classée en 2024 comme « insuffisamment caractérisée ». Une autre plainte encore, en 2025. L'administration savait. Pas l'avenir, certes, pas l'irréparable — mais elle savait ce qu'il était possible de savoir, et elle l'a rangé dans un tiroir. Le garde des Sceaux lui-même a reconnu des « défaillances graves ». Le mot est exact, et il dit tout : ce qui a manqué n'était pas une loi, c'était l'usage de celles que nous avions.

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Car il faut l'énoncer sans détour. On ne légifère pas, dans ces moments, pour protéger ; on légifère pour se montrer. La loi nouvelle est visible, gratuite, immédiate : un communiqué, une signature, une émotion convertie en article du code. Gouverner est l'exact contraire. C'est suivre un dossier que personne ne suivra à votre place, doter un parquet qui croule, relancer une enquête qu'on serait tenté d'enterrer, décider et porter le poids de sa décision. Rien de tout cela ne se voit. Rien de tout cela ne se tweete. Et c'est pourtant en cela, et en cela seul, que consiste la protection d'un peuple.

La France a, contre le viol sur mineur, des lois parmi les plus sévères d'Europe. Elles existaient le 29 mai. Elles n'ont pas été appliquées. Je ne vois pas par quel prodige un article supplémentaire, voté dans l'émotion, serait mieux appliqué que ceux qu'on a laissés dormir. On ajoute un étage à une maison dont on n'a pas réparé les fondations, et l'on s'étonne ensuite qu'elle penche.

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Tacite, qui avait observé de près le déclin d'un grand État, avait laissé une formule que nos législateurs devraient relire avant chaque séance : plus une république est corrompue, plus elle compte de lois. Montesquieu l'a redite à sa manière : les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. Ce n'est pas un paradoxe d'académie. Une nation qui répond à chaque défaillance de son administration par une inflation de son droit finit par avoir un code immense et un État impuissant — beaucoup de textes, et plus personne pour les faire vivre.

Le premier devoir d'un État, avant toute politique, avant toute idéologie, est de protéger les siens. C'est le seul qu'on ne puisse déléguer ni au marché ni au temps. Quand une administration classe sans suite ce qu'elle devait instruire, ce n'est pas la loi qui a failli, c'est l'homme qui devait l'appliquer, et la chaîne qui devait le tenir comptable. On nous promet de réformer le code ; je préférerais qu'on réforme le sérieux. Qu'un classement sans suite, sur un crime d'enfant, ne soit plus une porte qu'on referme à la hâte mais une décision qu'un magistrat doit assumer, nom et motifs à l'appui. Cela, du reste, ne demande pas de loi : cela demande qu'on travaille.

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Je sais ce qu'on objectera. Que faire une loi, c'est aussi répondre à une colère légitime, lui donner une forme, l'empêcher de tourner à la vengeance. C'est vrai, et je ne méprise pas cette colère ; elle est saine, elle est le dernier signe qu'un peuple tient encore à ses enfants. Mais on ne la respecte pas en lui offrant un texte de plus à oublier. On la respecte en lui rendant ce qu'elle réclame vraiment, et qu'elle n'ose plus espérer : un État qui fait ce qu'il a dit, et qui répond quand il ne l'a pas fait.

Lyhanna ne demandait pas une loi. Elle demandait, sans le savoir, que ce pays consente enfin à faire son travail. C'est moins glorieux qu'un grand discours, et infiniment plus difficile. Mais une nation ne se juge pas au nombre de ses lois. Elle se juge à ce qu'elle fait des quelques-unes qui suffiraient, si seulement on les appliquait.

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Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %

par Vincent Clairmont

Un lecteur veut placer les 150 000 euros d'un héritage sur les cinq ETF de défense et de cybersécurité de notre article du 7 avril, après une hausse de près de 70 %. Mais ce papier disait « spéculatifs », et son volet jumeau s'adressait à qui possède déjà une épargne de sécurité. La performance passée n'est pas un point d'entrée, et « défense » n'a jamais voulu dire « défensif ».

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Un lecteur, Serge C., m'écrit après avoir lu notre article du 7 avril, « Sur quels ETF spéculatifs placer les 150 000 € de l'héritage de grand-maman ». Il n'était pas abonné à sa parution, l'a découvert depuis, a regardé les cours sur son compte Swissquote, les a trouvés « énormément augmentés », et souhaite désormais y placer son héritage. Il cite les cinq fonds du papier — VanEck Defense (DFNS), Global X Defense Tech (ARMR), Future of Defence Indo-Pacific (QUAD), First Trust Nasdaq Cybersecurity (CIBR), WisdomTree Cybersecurity (WCBR) — et précise qu'il ne dispose que de dollars et ne peut acheter qu'en USD.

Je le remercie de sa fidélité, et je vais lui répondre franchement, quitte à corriger la lecture qu'il a faite de ce papier. Car entre ce que l'article disait et ce qu'il s'apprête à en faire, il y a un écart qui peut lui coûter cher.

Réponse à un lecteur : un héritage de 150 000 € ne se place pas sur cinq ETF de défense après +69 %
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Relisons le titre : il dit « spéculatifs »

L'article du 7 avril parlait de « vecteurs spéculatifs », invitait à « passer à l'offensive » et à transformer l'héritage en « arsenal financier ». Ces mots ne sont pas décoratifs : ils désignent une catégorie précise d'actifs — la branche risquée. Or la stratégie Barbell que défend cette rubrique ne met jamais la totalité d'un patrimoine dans sa branche risquée. Elle répartit 80 % en branche sûre — ce qui perd peu si le système tient — et 20 % seulement en branche risquée — ce qui peut tout perdre comme tout multiplier. Les ETF de défense et de cyber relèvent, de l'aveu même du titre, de ces 20 %. Les acheter avec la totalité de l'héritage, ce n'est pas suivre l'article : c'est en faire l'exact contraire.

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Le papier supposait une chose que votre message ne dit pas

Son volet jumeau, « Que faire avec un héritage de 150 000 € en stratégie Barbell ? », s'ouvrait sur une phrase qu'il faut relire : il s'adressait à celui « qui dispose déjà d'une épargne antifragile » et se demandait quoi faire « de ce cadeau du ciel ».

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Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée

par Vincent Clairmont

L'inflation de la zone euro est repartie à 3,2 %, tirée par l'énergie et la guerre au Moyen-Orient. La Banque centrale européenne, prisonnière d'un choc qu'elle n'a pas créé, s'apprête à relever ses taux. Pour l'épargnant, le rendement réel du « sans risque » est déjà négatif — voici comment protéger son patrimoine sans parier sur le prochain baril.

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L'inflation de la zone euro est remontée à 3,2 % sur un an en mai 2026, son plus haut niveau depuis septembre 2023, selon l'estimation rapide d'Eurostat. La composante énergie progresse de 10,9 % sur douze mois. Dans le même temps, le baril de Brent a bondi de 4,9 % en une séance pour s'établir à 97,67 dollars, porté par le centième jour de la guerre entre Israël et l'Iran et par la tension permanente sur le détroit d'Ormuz, par où transite près d'un cinquième du pétrole mondial. La Banque centrale européenne, qui avait maintenu son taux de dépôt à 2,00 % en avril, est désormais attendue à la hausse dès sa réunion de juin — un relèvement de 25 points de base portant ce taux de dépôt à 2,25 %, avec une seconde hausse anticipée par le marché en septembre.

Cet enchaînement mérite d'être nommé pour ce qu'il est. Il ne s'agit pas d'une inflation de demande — celle qui naît d'une économie en surchauffe, de salaires qui courent après les prix, d'un crédit trop bon marché. La croissance de la zone euro est ressortie à 0,1 % au premier trimestre. Il s'agit d'une inflation importée : un choc d'offre venu de l'extérieur, transmis par le prix de l'énergie, sur lequel une banque centrale n'a aucune prise directe. C'est la distinction la plus mal comprise du moment, et c'est elle qui commande la conduite à tenir pour un épargnant.

L’UE confirme la catastrophe : la stagflation s’installe et va faire très mal, par Elise Rochefort
Le grand virage : Bruxelles vient de briser l’espoir d’une reprise sereine en 2026. Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission, confirme officiellement que l’Union européenne entre dans un “choc stagflationniste” majeur. 65% de risque de stagflation en France dans les 6 mois : comment s’y préparer? Par Vincent ClairmontL’économie française
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importéeLe Courrier des StratègesRédaction
Quand le pétrole fait la politique monétaire : protéger son épargne en régime d'inflation importée
Réponse à une lectrice : Livret A, devises, Bitcoin, foncières — quatre précisions sur l’allocation Barbell, par Vincent Clairmont
Une lectrice m’écrit après la chronique de dimanche. Elle a mis en place une allocation Barbell pour son époux il y a un an, elle en est satisfaite, et elle pose quatre questions précises. Elles sont si justes — l’une d’elles relève d’ailleurs une incohérence réelle de ma part — que je
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Une banque centrale prisonnière

Le taux d'intérêt agit sur la demande intérieure : il renchérit le crédit, freine l'investissement et la consommation, refroidit les prix tirés par l'activité. Il n'a aucun effet sur le prix du baril fixé à Singapour ou sur la prime de risque géopolitique d'Ormuz. En relevant ses taux face à une inflation importée, la BCE ne combat pas la cause — elle ajoute une contraction de la demande à un choc d'offre déjà récessif. Elle le fait quand même, pour une raison qui n'est pas économique mais institutionnelle : défendre la crédibilité de sa cible de 2 % et

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"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

Alors que les premiers résultats de Parcoursup tombaient le 2 juin, des lycéens aux dossiers impeccables découvraient des dizaines de refus. Nikita, 17 de moyenne générale au lycée André-Malraux de Biarritz, 28 vœux rejetés malgré maths-physique, quatre langues et une formation Python. À Toulon, Katya, 16 de moyenne en ST2S, préparée depuis des années pour devenir manipulatrice radio, se retrouve sur liste d’attente tandis que ses vœux infirmiers sont acceptés. Derrière ces cas, révélés par Le Parisien, se cache l’échec prévisible d’un système bureaucratique qui prétend « orienter » mieux que les individus et leurs familles.

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Avec 17 de moyenne générale, quatre langues maîtrisées et un solide parcours scientifique, Nikita, 17 ans, a pourtant essuyé 28 refus sur Parcoursup. Son cas est loin d’être isolé. Derrière les statistiques rassurantes du ministère, les premiers résultats de la plateforme révèlent une réalité plus dérangeante : celle d’élèves performants confrontés à une sélection opaque dont les critères demeurent souvent incompréhensibles.

La méritocratie scolaire en panne

Le 2 juin, date de publication des premières réponses Parcoursup, Nikita, élève du lycée André-Malraux à Biarritz, découvre que la quasi-totalité de ses candidatures a été rejetée.

Parcoursup : 17 de moyenne générale, 28 refus, ces bons élèves qui peinent à trouver une formation : Actualités - Orange
Alors que les premiers résultats de Parcoursup ont été dévoilés, de nombreux lycéens découvrent des réponses décevantes, malgré d’excellents dossiers. Certains peinent à comprendre pourquoi les formations qu’ils visaient leur ont échappé, selon des témoignages recueillis par Le Parisien. D’excellents résultats scolaires qui ne suffisent pas. En découvrant les premiers résultats de la plateforme d’admission post-bac Parcoursup, le 2 juin dernier, Nikita, 17 ans, a ressenti une profonde déception lorsqu’il a découvert que 28 de ses vœux avaient été refusés. Élève au lycée André-Malraux à Biarritz, l’adolescent a pourtant tout d’un bon élève. Inscrit en spécialités mathématiques et physique-chimie, le jeune homme a brillamment réussi son année de terminale en obtenant 17 de moyenne générale. L’adolescent parle également quatre langues, dont l’anglais et le serbe couramment, et passe une bonne partie de son temps libre à se former sur Python. Un parcours qui ne lui a cependant pas suffi pour valider ses vœux. “Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas été admis, ni ce que j’aurais dû faire de plus. J’ai pris le temps de me renseigner sur les critères de sélection dans chaque formation, adapté mes lettres de motivation en conséquence et participé à plusieurs journées portes ouvertes. J’ai même pris des cours particuliers pour me préparer aux prépas MPSI que je visais. Mais j’ai l’impression que mes efforts n’ont servi à rien. Je le vis vraiment comme une injustice.” confie-t-il. “L’aberration du système” À plus de 700 kilomètres de là, la désillusion est similaire pour Émilie. Sa fille Katya, également âgée de 17 ans et scolarisée en terminale ST2S au lycée Bonaparte de Toulon, n’a pas été admise dans la formation dont elle rêvait. Depuis des années, la jeune fille rêve de devenir manipulatrice radio et a tout fait pour réaliser son objectif. “Elle s’est inscrite dans la bonne filière, a rencontré des radiologues, effectué des stages, passé le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa)”, énumère sa mère Émilie. Un engagement qui n’a pas porté ses fruits. Malgré une année d’avance et une moyenne générale de 16, Katya se retrouve sur liste d’attente pour intégrer l’Institut de formation public varois des professions de santé, son premier choix. Même situation pour l’école d’Avignon, où elle n’a pas encore obtenu de place. La jeune fille a toutefois été acceptée sur pratiquement tous ses vœux infirmiers alors que ce n’est pas son principal objectif : “C’est toute l’aberration du système”, s’exclame Émilie. Des situations qui remontent régulièrement à la FCPE, comme l’explique Grégoire Ensel, son vice-président : “La plupart du temps, il s’agit d’élèves travailleurs, impliqués, respectueux des consignes, avec de bons résultats, qui ont toujours répondu aux attentes du système scolaire. Et au moment de la découverte des réponses sur Parcoursup, les vœux espérés n’aboutissent pas, ou très mal.” Une injustice pour certains Un échec qui, pour beaucoup, prend la forme d’une injustice.“Beaucoup de parents, notamment dans les classes moyennes et supérieures, ont intégré l’idée que si leur enfant faisait ce qu’on lui demandait à l’école, il serait récompensé”, constate Grégoire Ensel. “Quand cette promesse implicite ne se concrétise pas, c’est extrêmement dur à vivre.” Sur les réseaux sociaux, les témoignages similaires sont nombreux : des élèves sérieux, avec de bons dossiers, qui n’ont pas obtenu la formation qu’ils souhaitaient. Malgré tout, le 2 juin, les deux tiers des lycéens avaient reçu au moins une réponse favorable à l’un de leurs vœux.
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par ParcoursupOrange ActualitésTristan Gorgeret and 6Medias
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

Pourtant, son dossier semble exemplaire : 17 de moyenne générale, spécialités mathématiques et physique-chimie, maîtrise de plusieurs langues et compétences en programmation Python. Malgré une préparation minutieuse de ses candidatures et des démarches ciblées vers les classes préparatoires MPSI, les portes se ferment.

Supprimer 4.000 postes à l’Éducation Nationale fera-t-il baisser le niveau ?
La suppression de 4.000 postes d’enseignants au budget de l’Education Nationale pour 2025 n’a pas tardé à susciter les foudres
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par ParcoursupLe Courrier des StratègesÉric Verhaeghe
"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

Même constat pour Katya, lycéenne de terminale ST2S à Toulon. Avec une moyenne de 16 et une année d’avance, elle visait une formation de manipulatrice radio. Malgré des stages professionnels, des rencontres avec des praticiens et un engagement démontré, elle se retrouve en liste d’attente dans les établissements qu’elle ciblait. Ironiquement, elle est admise dans de nombreuses formations infirmières qui ne correspondent pas à son projet principal.

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Un algorithme opaque au service d’une allocation administrée

Créé en 2018 pour remplacer APB et ses dysfonctionnements, Parcoursup devait fluidifier l’accès au supérieur. Parcoursup repose sur des algorithmes locaux, des classements propres à chaque établissement et des capacités d’accueil limitées, créant une concurrence intense entre candidats. Le problème n’est donc plus seulement celui de la réussite académique, mais celui des critères de sélection eux-mêmes.

Bac 2026 : l’État redécouvre l’exigence, vingt ans trop tard
Un enfant de 10 ans candidat au bac, un taux de réussite frôlant les 92 %, une fraude en hausse de 30 %, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray vient d’annoncer une série de mesures de renforcement. Salutaires sur le papier. Révélatrices d’un naufrage institutionnel sur le fond. A quelques semaines du
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"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

L’État a progressivement transféré aux établissements la responsabilité du tri des dossiers tout en maintenant le discours d’une égalité des chances fondée sur le mérite. Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE, résume le problème : ce sont des élèves qui ont « toujours répondu aux attentes du système » et qui se retrouvent néanmoins exclus.

Le mécanisme de sélection de Parcoursup repose sur des critères opaques, définis établissement par établissement, sans que les candidats ni même les familles, puissent en comprendre la hiérarchie réelle.

Bac 2026 : l’orthographe redevient obligatoire… après avoir été sacrifiée
Dans sa circulaire de rentrée publiée le 7 mai 2026 au Bulletin officiel, le ministre Édouard Geffray place « le langage et le raisonnement scientifique » au cœur de la mission des enseignants. Fini les « textes à trous » en primaire : place au geste scripteur et aux phrases complètes. Au baccalauréat, la qualité
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"17/20 et recalé 28 fois…", ces lycéens modèles abandonnés par Parcoursup

"Beaucoup de parents, notamment dans les classes moyennes et supérieures, ont intégré l'idée que si leur enfant faisait ce qu'on lui demandait à l'école, il serait récompensé", dénonce Grégoire Ensel.

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Les bons élèves découvrent l’arbitraire d’État

Les témoignages concordent : élèves travailleurs, respectueux des règles scolaires, impliqués dans des stages et des journées portes ouvertes, se heurtent à un mur. Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE, le reconnaît : ces profils « répondent aux attentes du système » mais n’obtiennent pas les places espérées.

Derrière la rhétorique de la « méritocratie républicaine » se jouent des rapports de force. Les filières sélectives (classes prépa, IFSI, paramédical) appliquent des quotas implicites, des priorités géographiques ou sociales et une logique de remplissage statistique.

L’État, en monopole quasi-absolu sur la régulation des formations et des numerus clausus, décide de l’offre de places. Parcoursup illustre parfaitement les limites de la planification par l’État : il produit de la frustration, de l’arbitraire et un gâchis humain coûteux. Plutôt que de laisser les établissements sélectionner librement et les étudiants choisir sans intermédiaire bureaucratique, on maintient une illusion d’équité qui sert surtout à préserver les rentes institutionnelles et les équilibres corporatistes.

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Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

par Thibault de Varenne

Le cessez-le-feu du 8 avril n'aura tenu ni le détroit, ni le Liban, ni la parole donnée. On l'a salué pourtant. On a parlé de retour à la raison, de désescalade, de fenêtre diplomatique. Deux mois plus tard, comme je l'avais annoncé en son temps, les forces américaines arraisonnent un navire iranien dans le Golfe, frappent une île d'Ormuz, et l'Iran réplique sur un centre de commandement et sur des installations à Bahreïn et au Koweït.

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Dimanche, des missiles venus de la frontière iranienne ont été interceptés au-dessus d'Israël, pendant que la banlieue sud de Beyrouth enterrait ses morts. On appelle cela une reprise. C'est un mot d'orchestre pour une guerre qui n'avait pas cessé.

Iran : 45 % de risques d’une guerre lente, 35 % de risques d’une guerre chaude, par Thibault de Varenne
Pour l’observateur distrait, le calme relatif instauré par le cessez-le-feu du 8 avril 2026 pourrait ressembler à une esquisse de paix. Il n’en est rien. Ce que nous vivons en ce début de soirée du 5 mai est une « guerre grise », une transition brutale entre la fin des
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en IranLe Courrier des StratègesRédaction
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran
Pourquoi la guerre d’Iran ne s’arrêtera pas avant l’été, par Thibault de Varenne
Pour l’observateur distrait, le calme relatif instauré par le cessez-le-feu du 7 avril 2026 pourrait ressembler à une esquisse de paix. Il n’en est rien. Ce que nous vivons est une « guerre grise » — une diplomatie du levier où le temps n’est plus un outil de résolution, mais une arme
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en IranLe Courrier des StratègesRédaction
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Reprenons depuis le commencement, car la chronologie est tout. La guerre a débuté le 28 février, par une opération conjointe américano-israélienne sur le sol iranien. Elle succédait à la guerre des Douze Jours de l'été précédent, comme une récidive succède à une rémission. On l'a nommée — Lion rugissant d'un côté, Fureur épique de l'autre — avec ce goût des appellations héroïques qui trahit toujours une inquiétude. Puis vint la trêve d'avril, négociée dans la fatigue, qui laissait ouvertes les deux plaies vives : Ormuz fermé, le Hezbollah debout. Une trêve qui ne traite pas les causes ne suspend pas la guerre. Elle la met au repos.

Pas plus de 5% de chance qu’une paix durable soit conclue en Iran, par Thibault de Varenne
Les medias mainstream répercutent sans nuance les déclarations optimistes de Donald Trump sur un accord de paix avec l’Iran. Thibault de Varenne fait le point sur le sérieux de ces déclarations. Alors que le président Donald Trump multiplie les déclarations publiques affirmant qu’un accord avec l’Iran est imminent, la situation
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en IranLe Courrier des StratègesRédaction
Sans surprise, fin du cessez-le-feu en Iran

Trois mille cinq cent soixante morts au Liban depuis le mois de mars. Près d'un million de déplacés sur l'ensemble du théâtre. Ces chiffres, on les récite désormais entre deux nouvelles de marché, comme on relevait jadis la température d'un malade qu'on a cessé d'espérer. L'accoutumance est la plus discrète des défaites. Personne ne s'en aperçoit.

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L'or à 4 500 dollars : pourquoi la branche sûre du Barbell n'a jamais autant mérité son nom

L'or à 4 500 dollars : pourquoi la branche sûre du Barbell n'a jamais autant mérité son nom

par Vincent Clairmont

JP Morgan a relevé le 25 février sa prévision de long terme sur l'or à 4 500 dollars l'once, soit une hausse de 15 % de son ancre structurelle, tout en maintenant à 6 300 dollars sa cible pour la fin 2026. Entre les deux chiffres, le marché a fait le grand écart : record absolu à 5 594 dollars le 29 janvier, puis correction. La question qui revient dans mes messages depuis la flambée du détroit d'Ormuz tient en sept mots : faut-il encore acheter après une correction ? Ma réponse est oui — et je vous explique pourquoi le mouvement de fond est intact.

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Commençons par lire correctement la prévision de JP Morgan, parce que la presse la cite de travers. Les 4 500 dollars ne sont pas un objectif de cours à atteindre :

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Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent Clairmont
Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Celle-ci fut dense : correction sévère sur Bitcoin, repli de l’or, clôture du calendrier déclaratif, BCE jeudi — et des signaux de hausse fiscale pour 2027 qu’il serait imprudent de classer sans suite. LE COURRIER DES STRATÈGES
L'or à 4 500 dollars : pourquoi la branche sûre du Barbell n'a jamais autant mérité son nomLe Courrier des StratègesRédaction
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Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise Rochefort

Le World Inequality Lab, laboratoire de recherche co-dirigé par Thomas Piketty et adossé à l'École d'économie de Paris, a publié le 4 juin 2026 un rapport intitulé « Global Justice Report: a Plan for Equality and Prosperity Within Planetary Boundaries ». Le document a été présenté en ouverture de la World Inequality Conference, tenue à Paris du 4 au 6 juin. Il couvre la période 2026-2100.

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L'objectif central du rapport est la convergence des revenus moyens de tous les pays vers 5 000 euros par mois et par habitant d'ici 2100, dans la limite d'un réchauffement climatique de 1,8 °C. Le scénario repose sur des trajectoires de croissance différenciées : 0 à 0,5 % par an de croissance du PIB par habitant dans les régions les plus riches (Amérique du Nord, Océanie, Europe), 3 à 4 % par an en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud et du Sud-Est. Thomas Piketty qualifie lui-même cette vision d'« utopique ».

L'instrument financier du plan est un Fonds pour la justice mondiale (Global Justice Fund), dont les dépenses représenteraient en moyenne 10,3 % du PIB mondial par an entre 2026 et 2060. Le rapport situe lui-même l'ordre de grandeur : l'aide publique au développement et les budgets cumulés de l'ONU, du FMI et de la Banque mondiale représentent aujourd'hui moins de 0,4 % du PIB mondial. La répartition se ferait par tête : l'Afrique subsaharienne recevrait jusqu'à 8,8 % de son PIB, l'Europe 2,5 %, l'Amérique du Nord 2,2 %. Côté recettes, les pistes évoquées comprennent un impôt sur le patrimoine pouvant atteindre 20 % sur les fractiles supérieurs et une imposition des très hauts revenus pouvant atteindre 90 % — taux mentionnés par la presse de synthèse, le détail des barèmes figurant dans le corps du rapport. Le plan inclut par ailleurs une réduction drastique des énergies fossiles, une « sobriété ciblée » dans certains secteurs et une évolution des habitudes alimentaires. Dans un entretien accordé à Outlook Business, Thomas Piketty présente la taxation des plus riches à l'échelle mondiale comme « la forme la plus évidente de réparations ».

Les auteurs revendiquent la cohérence interne du scénario : les quatre volets — redistribution mondiale, réforme de l'ordre financier international, transformation des systèmes énergétiques, évolution des modes de consommation — sont présentés comme techniquement compatibles entre eux et avec les limites planétaires. Le rapport se présente comme un cadre de référence pour les débats à venir, non comme un programme de gouvernement.

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Les objections que ce type de plan rencontre dans la tradition économique libérale sont anciennes et documentées. Elles portent sur trois points. Le premier est informationnel : depuis l'article de Friedrich Hayek « L'utilisation de la connaissance dans la société » (1945), cette tradition soutient qu'aucune instance centrale ne dispose de l'information nécessaire pour fixer des trajectoires de croissance par région sur soixante-quinze ans, l'information pertinente étant dispersée entre les acteurs et révélée par les prix. Le deuxième est incitatif : une imposition des hauts revenus à 90 % et du patrimoine à 20 % modifie les comportements d'épargne, d'investissement et de localisation des assiettes ; les estimations d'élasticité divergent fortement entre les travaux proches du World Inequality Lab et ceux d'inspiration libérale, sans qu'un consensus empirique existe à ces niveaux de taux, qui n'ont été observés durablement dans aucune économie ouverte récente. Le troisième relève de l'économie politique : un fonds disposant de 10,3 % du PIB mondial — soit, à titre de comparaison, environ vingt-cinq fois les flux institutionnels internationaux actuels — pose la question de l'institution qui le percevrait, l'allouerait et le contrôlerait ; l'école dite du choix public soutient que les administrateurs d'un tel fonds poursuivraient aussi des intérêts propres, et le bilan contrasté de l'aide au développement existante, documenté notamment par les évaluations indépendantes des agences elles-mêmes, est régulièrement invoqué à l'appui de cette réserve.

F.A. Hayek et le problème de la connaissance : critique du socialisme et de l’interventionnisme
Voici la sixième livraison de la Liberty Academy, accompagnée de la troisième masterclass. Aujourd’hui, nous traitons un sujet essentiel : la critique de la société verticale par Hayek !
Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise RochefortVerhaeghe BriefingEric Verhaeghe
Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise Rochefort

À ces objections, les auteurs du rapport répondent par l'argument climatique — les limites planétaires rendraient la croissance indéfinie des pays riches matériellement impossible, ce qui déplacerait le débat de l'opportunité vers la répartition — et par l'argument historique : les taux marginaux supérieurs à 90 % ont existé aux États-Unis entre 1944 et 1963, sans effondrement de l'économie américaine. Les économistes libéraux contestent la transposition : économies fermées d'après-guerre, assiettes étroites, niches nombreuses, et mobilité des capitaux sans commune mesure avec celle de 2026.

Convergence mondiale des revenus : l'horreur fiscale du rapport Piketty, par Élise Rochefort
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Trois questions restent ouvertes à la lecture du document. Le consentement démocratique, d'abord : le scénario suppose que les électorats des pays riches acceptent durablement une croissance par habitant comprise entre 0 et 0,5 %, soit un niveau inférieur à celui qui a accompagné, en France, les tensions sociales et budgétaires de la dernière décennie ; le rapport ne décrit pas le mécanisme politique de ce consentement. L'architecture institutionnelle, ensuite : ni l'organe de perception des taxes mondiales, ni la juridiction compétente en cas de refus d'un État, ne sont spécifiés à ce stade. La trajectoire de transition, enfin : les effets sur l'emploi, les retraites et la dette des pays riches d'une croissance quasi nulle maintenue pendant trente-cinq ans ne font pas l'objet d'un chiffrage détaillé dans les documents de synthèse publiés.

Le rapport est public et consultable en ligne. Sa traduction politique, à ce jour, ne figure dans aucun programme de gouvernement.

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Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent Clairmont

Chaque dimanche, je passe en revue ce que la semaine a changé pour votre épargne. Celle-ci fut dense : correction sévère sur Bitcoin, repli de l'or, clôture du calendrier déclaratif, BCE jeudi — et des signaux de hausse fiscale pour 2027 qu'il serait imprudent de classer sans suite.

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Bitcoin a cassé vendredi le seuil des 60 000 dollars, à 59 156 dollars en séance, effaçant environ 84 milliards de dollars de capitalisation en une journée. L'once d'or s'échangeait mardi à 4 527 dollars, soit environ 3 881 euros, en repli d'environ 6 % sur ses sommets de mai. Le conseil des gouverneurs de la BCE se réunit jeudi 11 juin, et les marchés anticipent une hausse de 25 points de base. Pendant ce temps, le service de déclaration des revenus a fermé sa dernière échéance le 4 juin. Je reprends ces dossiers un par un, dans l'ordre où ils engagent votre argent.

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Bitcoin : une purge, pas une sortie 

Les ETF Bitcoin au comptant ont clôturé mai avec 2,3 milliards de dollars de sorties nettes, le pire mois de 2026 — ce sont les institutionnels qui allègent, pas les détenteurs de long terme. Ma lecture n'a pas changé depuis la doctrine Barbell publiée le mois dernier : une chute de 30 à 50 % sur la poche risquée n'est pas un signal de vente, c'est le prix d'entrée que vous avez accepté en signant pour cette poche. Si votre allocation cible — je préconise 10 % du patrimoine financier, pas davantage — n'est pas encore constituée, les tranches mensuelles d'achat programmé (le DCA, achat fractionné qui lisse votre prix d'entrée) continuent : un Bitcoin à 59 000 dollars abaisse mécaniquement votre coût moyen. Et je le redis : au-delà de 5 000 euros, stockage sur hardware wallet personnel — un boîtier physique chiffré type Ledger ou Trezor — jamais sur une plateforme centralisée. La suite de cet article explique pourquoi cette discipline vient de prendre une dimension nouvelle.

La branche risquée de la Barbell Strategy : Bitcoin, options, capital-risque, par Vincent Clairmont
Vincent Clairmont poursuit aujourd’hui sa “consolidation” sur le portefeuille en Barbell Strategy. La branche risquée représente 20 % de l’allocation, soit 100 000 euros sur le cas type. Son rôle est l’inverse de la branche sûre : encaisser disproportionnellement les discontinuités, au prix d’une volatilité élevée et d’un risque de perte totale
Bitcoin sous 60 000 dollars, or en repli, étau fiscal : le point patrimoine du dimanche, par Vincent ClairmontLe Courrier des StratègesRédaction
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Or et argent : la correction est une fenêtre, pas un avertissement 

Le repli de l'or depuis ses sommets de mai ne change rien aux trois forces qui le portent : les achats des banques centrales du Sud Global, la défiance croissante envers les avoirs en dollars gelables, et des déficits occidentaux sans perspective de correction à dix ans. Aucune ne s'est éteinte cette semaine. Pour qui n'a pas complété son allocation — je préconise 30 % du patrimoine en or physique, lingots et pièces standard, stockés hors du système bancaire — la règle des tranches mensuelles s'applique, et une correction est une occasion d'accélérer, pas d'attendre. L'argent métal, lui, évoluait autour de 75 dollars l'once sur le COMEX au 1er juin — une trajectoire spectaculaire, qui appelle une mise en garde plutôt qu'un emballement : la volatilité de l'argent est environ le double de celle de l'or, sa demande est pour moitié industrielle donc cyclique, et les primes sur les pièces sont élevées à l'achat comme à la revente. Je préconise de le traiter en satellite : pas plus d'un cinquième de votre poche métaux, le cœur reste l'or.

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Calendrier fiscal : ce qui est clos, ce qui reste ouvert

La déclaration des revenus est close depuis le 4 juin pour les départements 55 à 976. Deux choses restent ouvertes. D'une part, le formulaire en ligne reste accessible jusqu'au 25 juin pour corriger une déclaration déjà déposée. D'autre part, l'échéance mensualisée de taxe foncière tombe le 15 juin. Profitez de la fenêtre de correction pour vérifier un point que la moitié des lecteurs qui m'écrivent négligent : les formulaires 3916 et 3916-bis, qui déclarent les comptes ouverts, utilisés ou clos à l'étranger — y compris les comptes d'actifs numériques et les comptes de paiement type néobanques. L'omission coûte 750 euros par compte et par an, portés à 1 500 euros au-delà de 50 000 euros d'encours.

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L'inquisition fiscale a changé d'échelle le 1er janvier 

Depuis l'entrée en vigueur du volet français de la directive DAC8, les prestataires de services sur crypto-actifs opérant en France transmettent à la DGFiP l'identité de leurs clients et le détail de leurs transactions — montants bruts, nature des actifs, nombre d'opérations. L'administration n'a plus besoin de vous demander : elle sait, ou saura dans les douze mois. J'en tire deux conséquences pratiques. La première : la fenêtre de correction du 25 juin est le moment de régulariser proprement une omission, avant que la relance ne soit automatisée. La seconde : l'autoconservation — vos clés, votre boîtier, hors plateforme — n'est pas une coquetterie de militant, c'est la seule architecture où votre patrimoine numérique ne dépend ni d'un gel réglementaire, ni d'une faillite d'intermédiaire. La déclaration reste obligatoire ; la dépendance, non.

La hausse d'impôts de 2027 se prépare sous vos yeux 

Rappel de ce qui a déjà eu lieu : la loi de finances pour 2026 a porté les prélèvements sociaux sur les revenus du capital de 17,2 % à 18,6 %, via une CSG patrimoine passée de 9,2 % à 10,6 %. La « flat tax » sur vos dividendes, intérêts et plus-values n'est donc plus de 30 % mais de 31,4 %. Des amendements prévoient déjà une CSG à 11,2 % en 2027, soit 19,4 % de prélèvements sociaux et un prélèvement forfaitaire global à 32,2 %. Ajoutez la quarantaine de milliards d'euros que le budget 2027 devra trouver, la taxe nouvelle sur les holdings patrimoniales et la contribution sur les hauts revenus prorogée tant que le déficit dépasse 3 % du PIB, et la direction est lisible sans modèle économétrique : l'assiette la plus commode est l'épargne déclarée, domiciliée en France, et immobile. C'est précisément la zone médiane que la doctrine Barbell vous recommande de quitter — fonds patrimoniaux diversifiés, assurance-vie en unités de compte, obligations souveraines européennes. Le mouvement de sortie progressive engagé sur douze mois garde toute sa pertinence ; la trajectoire fiscale lui en ajoute.

Livrets réglementés : 1,5 % en attendant le 1er août 

Le taux du Livret A sera révisé au 1er août, sur décision prise mi-juillet après l'inflation de juin. La formule donnerait entre 1,6 % et 1,8 %, le LEP suivant vers 2,8 % — mais le ministre conserve le pouvoir d'y déroger, et il en a déjà usé. Mon cadre ne varie pas : le Livret A est une poche de précaution — trois à six mois de dépenses courantes, défiscalisées et liquides — pas un placement. À 1,5 % servi face à une inflation qui remonte, son rendement réel est nul ou négatif ; son seul mérite est d'échapper aux 18,6 % qui frappent tout le reste. C'est un coffre à outils, pas un moteur.

Euro et devises : la semaine de la BCE 

L'euro a fluctué entre 1,1523 et 1,1664 dollar cette semaine, et la décision de jeudi peut le raffermir encore. Conséquence mécanique pour vous : un euro plus fort abaisse temporairement le coût de vos achats d'or (libellé en dollars) et de vos devises de réserve. La poche multi-devises que je préconise — 5 % du patrimoine, répartis entre franc suisse, dollar canadien et yen — se constitue en quelques jours sur un compte multi-devises type Wise ou Revolut. Sa fonction n'est pas le rendement : c'est votre option de réallocation rapide si l'euro venait à connaître une tension violente.

Cet article n'est pas un conseil en investissement personnalisé. Les pourcentages indiqués sont des préconisations pour un cas type — adaptez-les à votre âge, votre situation familiale et votre fiscalité, et passez par un conseiller en gestion de patrimoine indépendant, un CGPI qui ne perçoit aucune rétrocommission des produits qu'il recommande, avant toute mise en œuvre d'envergure.

À 1,5 % servis sur le livret et 18,6 % prélevés sur tout le reste, l'écart entre ce que l'État vous sert et ce qu'il vous prélève n'est plus une anomalie de conjoncture. C'est une politique. Votre allocation est la seule réponse qui ne se vote pas.

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La démographie, base de toute puissance, surtout pour les BRICS, par Thibault de Varenne

L'Inde présidera les BRICS en 2026. Elle accueillera le sommet, elle en tiendra la plume, elle en donnera le ton. Elle le fait forte d'une qualité que nul autre membre ne possède au même degré : depuis 2023, elle est le pays le plus peuplé de la terre. Plus de quatorze cents millions d'hommes.

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On a noté la nouvelle. On l'a rangée parmi les curiosités du calendrier statistique. On est passé à autre chose. C'est une erreur. Le nombre n'est pas une curiosité. Il est une prémisse. Tout le reste — le commerce, la monnaie, les flottes, les sièges qu'on réclame au Conseil de sécurité — s'en déduit lentement, mais s'en déduit.

De Gaulle le savait, qui ne séparait jamais le rang de la France du nombre des Français. Il tenait la natalité pour une affaire d'État, au même rang que la dissuasion. On a jugé cela démodé. On le juge démodé encore. Mais les démodés, parfois, avaient seulement raison trop tôt. La carte qui se redessine aujourd'hui n'est pas d'abord une carte d'idéologies ni de produits intérieurs bruts. C'est une carte de berceaux. Là où ils se remplissent, une puissance se prépare ; là où ils se vident, une puissance se retire. On voudrait nous faire croire que la richesse seule décide. On s'y emploie. On y consacre des colloques entiers. Le siècle, pourtant, paraît vouloir trancher autrement.

Les BRICS à l’âge de raison, par Thibault de Varenne
À New Delhi, à la mi-mai, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS, Sergueï Lavrov a prononcé une phrase que nos chancelleries n’ont guère relevée : « nous ne précipiterons pas l’élargissement des BRICS », car le groupement, ayant doublé de taille en deux ans, doit désormais « rationaliser
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Sommet des BRICS : face au fantasme naïf d’un bloc uni, par Thibault de Varenne
Le sommet du 15 mai s’est achevé sans déclaration commune. Ceux qui attendaient l’acte de naissance d’un contre-Occident en sont pour leurs frais. Les BRICS ne sont pas un bloc et n’en seront jamais un — ce qui ne diminue en rien leur portée, à condition de comprendre ce qu’est, au
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Le tableau des masses

Commençons par l'Inde, puisqu'elle ouvre l'année. Sa jeunesse n'est pas une figure de style. Elle compte près de six cents millions d'habitants entre dix-huit et trente-cinq ans, et quelque deux cent cinquante millions d'adolescents, soit un cinquième

de sa population. L'âge médian y avoisine la vingtaine avancée, quand le nôtre frôle la cinquantaine. Voilà ce qu'on appelle un dividende démographique : une nation où les bras qui produisent l'emportent, et de loin, sur les bouches qui dépendent. New Delhi le sait, et le monnaie déjà en assurance diplomatique. Un dirigeant de sa Bourse a pu annoncer, sans qu'on lui rie au nez, que la jeunesse indienne produirait une part considérable de la richesse mondiale dans les décennies qui viennent.

Il faut pourtant lire les chiffres jusqu'au bout, car l'Inde, mieux que d'autres, sait ne pas se griser. Ses propres économistes avertissent que la fenêtre n'est pas éternelle : la part de sa population en âge de travailler culminerait autour de 2031, puis commencerait de refluer dès 2036, l'âge médian bondissant alors vers trente-cinq ans. Le dividende a une échéance. La presse de Pékin, qui observe son voisin sans aménité, résume la chose d'une formule qui vaut avertissement : cette masse de jeunes sera dividende ou désastre, selon que le marché du travail saura ou non les absorber. Le nombre offre l'occasion. Il ne l'accomplit pas. Retenons la distinction ; nous y reviendrons.

La Chine, ou la puissance qui compte ses morts

Tournons-nous vers la Chine. Voici un empire qui, pour la première fois de son histoire moderne, recule. Sa population décline depuis 2022 ; le Bureau national des statistiques l'avait annoncé avant même que le seuil ne fût franchi. Fin 2024, elle s'établissait à un milliard quatre cent huit millions d'âmes, en baisse de près d'un million et demi sur l'année. Les plus de soixante ans y atteignent désormais trois cent dix millions, soit plus d'un cinquième du pays. Une nation entière vieillit à vue d'œil, et le sait, et le dit.

Ce qui frappe, ce n'est pas le recul. C'est la manière dont Pékin en parle. Pas de lamentation. Pas de déni. Une rhétorique de maîtrise. Les organes officiels expliquent, posément, que « moins peut signifier plus », que la qualité de la main-d'œuvre compensera la quantité, que l'économie ne déraillera pas. On annonce des subventions à la naissance, une école maternelle gratuite par étapes, un virage simultané vers le soutien à la natalité et l'innovation. Surtout, on parie sur la machine. Dans les maisons de retraite de Shenzhen, des robots de soin jouent aux échecs avec les vieillards, les aident à se mouvoir, suppléent aux bras qui manquent. L'« économie des cheveux d'argent », pesée à sept mille milliards de yuans, doit en valoir trente mille d'ici 2035. Le régime convertit son déclin démographique en marché. C'est une réponse d'ingénieur à un problème de civilisation. Reste à savoir si l'ingénieur a le dernier mot.

Car il y a, dans cette confiance affichée, quelque chose qui ne se laisse pas robotiser. Un peuple n'est pas seulement une somme de bras, fût-elle augmentée de bras d'acier. C'est une chaîne de transmission, où chaque génération doit à la suivante mieux qu'un capital : une langue, un récit, le goût de durer. Quand la chaîne se distend, aucune automatisation ne la renoue. La Chine le pressent, qui multiplie les incitations sans parvenir, pour l'instant, à relever ses berceaux. On peut subventionner une naissance. On ne décrète pas le désir d'enfant. Personne ne l'a jamais fait tenir dans un budget.

La Russie, ou la blessure ancienne

La Russie offre le même tableau, en plus aigu et plus ancien. Sa crise démographique n'a pas commencé hier ; elle traîne depuis l'effondrement soviétique, comme une plaie mal refermée. En 2024, le pays a enregistré un million deux cent vingt-deux mille naissances, le chiffre le plus bas depuis 1999 — un tiers de moins qu'il y a dix ans. Les démographes parlent d'un creux qu'on n'avait pas vu depuis une génération. L'Organisation mondiale de la santé prévoit que la population russe pourrait perdre près de dix millions d'habitants d'ici 2050.

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Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Et si la première puissance du monde administrait, mois après mois, la preuve que rien ne tient sans contrepoids — ni la loi, ni la presse, ni la probité ? Dix-huit mois de pouvoir disent moins sur un homme que sur une nation qui découvre, dans l'effacement de ses propres bornes, ce qu'elle valait vraiment.

Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne
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On nous a longtemps présenté l'Amérique comme le pays de l'État de droit. C'était son orgueil, et son magistère : elle en faisait la leçon au monde, des chancelleries aux tribunaux. Dix-huit mois après le retour de M. Trump, la leçon se retourne. Ce n'est pas seulement une faute, ni un homme. C'est une démonstration — patiente, méthodique, presque pédagogique — de ce qu'un régime devient lorsqu'on retire un à un ses contrepoids.

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Commençons par les juges, puisque c'est là que tout se joue. Au cœur de l'année 2025, le Washington Post établissait que l'administration n'obéissait pas — ou se voyait accusée de ne pas obéir — à près d'un tiers des décisions de justice rendues contre elle. Des avions d'expulsion qu'un juge ordonne de faire demi-tour, et qui poursuivent leur route. Un homme expulsé par erreur vers le Salvador, que la Cour suprême ordonne de ramener, et qu'on ne ramène pas. Le procédé a un nom dans la bouche des juristes : la désobéissance habillée de droit, qui invoque la procédure pour mieux la vider. Le président de la Cour suprême lui-même a dû rappeler qu'on ne destitue pas un juge parce qu'on conteste son jugement. Quand le gardien de la loi doit rappeler que la loi existe, c'est qu'elle vacille déjà.

Vint ensuite le pardon. Au premier jour du mandat, près de mille six cents condamnés du 6-Janvier graciés d'un trait de plume — y compris les chefs des Oath Keepers et des Proud Boys, ceux-là mêmes qui avaient porté la main sur des policiers. Un haut fonctionnaire de la Justice y a vu un feu vert donné à la violence politique. Puis l'on a démis, rétrogradé, inquiété les procureurs qui avaient instruit l'affaire ; et l'on a annoncé des enquêtes sur d'anciens directeurs du FBI et de la CIA, dont le président disait publiquement qu'ils devraient « payer le prix ». Gracier ses amis, poursuivre ses adversaires : c'est la définition la plus ancienne de l'arbitraire. Elle n'a pas pris une ride.

On a vu aussi le pouvoir s'en prendre, par décret, aux cabinets d'avocats qui l'avaient combattu — Paul Weiss, Jenner & Block, Covington —, leur retirant habilitations et marchés, jusqu'à ce que les tribunaux y voient une rétorsion contraire à la Constitution. On a vu Harvard sommée de céder son indépendance sous peine de perdre deux milliards de dollars de crédits, et un juge fédéral déclarer ce gel illégal, dicté par représailles contre une parole protégée. Quelques grandes maisons ont plié, négocié, donné des gages. L'histoire enseigne que ceux qui s'agenouillent les premiers ne s'en relèvent pas les mieux portants.

La presse, ensuite. Une chaîne poursuivie pour le montage d'un entretien, et sa maison-mère qui finit par verser seize millions de dollars pour solde de tout compte, à la veille d'une fusion qu'il fallait faire approuver. Une agence de presse chassée des lieux officiels pour un mot qu'elle refusait d'employer. Une autorité de régulation qui rouvre des enquêtes contre les chaînes mal-aimées. Rien de tout cela n'est, pris isolément, une censure d'État au sens où l'entendaient les régimes du siècle dernier. C'est plus subtil, et peut-être plus efficace : on ne fait pas taire, on fait payer ; on n'interdit pas, on intimide. Le résultat se mesure déjà à ceux qui se taisent d'eux-mêmes.

Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont
Le Conseil des gouverneurs de la BCE a fixé, le 24 mars 2026, à 3 000 euros par personne le plafond de détention d’euros numériques retenu pour la phase pilote, programmée au second semestre 2027 sur douze mois, en vue d’une émission effective en 2029. La Bundesbank plaide pour un
Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de VarenneLe Courrier des StratègesRédaction
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La branche risquée de la Barbell Strategy : Bitcoin, options, capital-risque, par Vincent Clairmont
Vincent Clairmont poursuit aujourd’hui sa “consolidation” sur le portefeuille en Barbell Strategy. La branche risquée représente 20 % de l’allocation, soit 100 000 euros sur le cas type. Son rôle est l’inverse de la branche sûre : encaisser disproportionnellement les discontinuités, au prix d’une volatilité élevée et d’un risque de perte totale
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La branche Barbell sûre de votre patrimoine : or, T-bills, foncier, liquidités, par Vincent Clairmont
Vincent Clairmont continue aujourd’hui son passage en revue de votre stratégie Barbell antifragile en matière de patrimoine. La branche sûre représente 80 % de l’allocation, soit 400 000 euros sur le cas type. Son rôle n’est pas de rapporter : il est de ne pas perdre si le système se disloque. Quatre
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Réponse à une lectrice : Livret A, devises, Bitcoin, foncières — quatre précisions sur l’allocation Barbell, par Vincent Clairmont
Une lectrice m’écrit après la chronique de dimanche. Elle a mis en place une allocation Barbell pour son époux il y a un an, elle en est satisfaite, et elle pose quatre questions précises. Elles sont si justes — l’une d’elles relève d’ailleurs une incohérence réelle de ma part — que je
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Dix-huit mois après, les dérives illibérales de Trump, par Thibault de Varenne

Puis l'armée dans les villes. Des gardes nationaux fédéralisés contre l'avis de leurs gouverneurs, envoyés à Los Angeles, à Portland, à Chicago. Des juges, jusqu'à la cour d'appel, pour en dire l'illégalité ; un magistrat pour constater que la troupe avait procédé à des arrestations, réglé la circulation, dispersé des foules — ce que la loi lui défend depuis cent cinquante ans. À la fin de l'année, le retrait. Je veux croire que les institutions ont tenu. Mais on n'envoie pas l'armée contre son propre peuple par mégarde : on essaie, pour voir où sont les bornes. C'est l'essai qui inquiète, plus encore que son échec.

Il y a l'illibéralisme ; il y a aussi, jumelle, la vénalité. Car le même mouvement qui défait les contrepoids politiques défait les contrepoids moraux. Le 17 janvier 2025, trois jours avant de prêter serment, M. Trump lançait une monnaie à son nom — un memecoin — dont une société qu'il contrôle détenait l'essentiel, et dont la valeur de marché frôla cinq milliards de dollars en quelques heures. La plus haute fonction de l'État inaugurée par une opération de spéculation à son profit : il fallait l'oser. On l'a osé.

Le reste a suivi la pente. Une société familiale, World Liberty Financial, sa

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Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

Cinq femmes ont assigné jeudi l’État français devant le tribunal administratif, accusant le ministère de la Culture d’inaction face aux agissements de Christian Nègre, ancien DRH, mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes afin de les contraindre à uriner en sa présence. Leurs avocates réclament 90 000 à 180 000 euros d’indemnisation chacune. La rapporteure publique a recommandé une somme bien moindre autour de 10 000 euros par victime en qualifiant les faits de « faute personnelle » sans engager la responsabilité de l’administration. La décision sera rendue dans deux à trois semaines.

Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture
Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

Un ex-haut fonctionnaire du ministère de la Culture est mis en examen pour avoir drogué près de 250 femmes sur huit ans afin de les contraindre à uriner en sa présence. Cinq d'entre elles demandent désormais à l'État de répondre de son inaction. Alors que les victimes dénoncent l’inaction du ministère de la Culture, la rapporteure estime qu’il s’agit d’une « faute personnelle ».

Un système qui aurait duré huit ans sur le temps de service

L’affaire remonte entre 2009 et 2018 alors que Christian Nègre occupait le poste de DRH du ministère de la Culture. Le haut fonctionnaire a été mis en examen pour soumission chimique au travail. Selon le dossier judiciaire, il est accusé d’avoir administré une substance diurétique à près de 250 femmes et ce, à leur insu, afin de les obliger à uriner devant lui. Les victimes étaient venues pour des entretiens d’embauche.

Affaire Christian Nègre — Wikipédia
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Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

"Il a été question d'administration de diurétique pour contraindre à uriner et à exhiber son sexe. Ce n'est pas juste une blague, c'est la violation de l'intimité de toutes ces femmes", a fustigé Me Lisanne Chamberland-Poulin, une des avocates des victimes. Les avocates évoquent une méthode de prédation répétée pendant près de huit ans, à raison d’une à trois victimes par semaine, souvent durant les heures de service et avec les moyens matériels de l’administration.

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Après des années d’enquête, les avocates ont décroché une première victoire en janvier 2023. L’Etat était condamné à verser une indemnisation à 8 victimes. Le jeudi 4 juin dernier, un autre procès s’est tenu au tribunal administratif.  Les plaignantes, donc cinq autres femmes victimes de cette soumission chimique, ont demandé la condamnation de l’Etat. Elles ont également dénoncé l’inaction du ministère de la Culture. Les avocates des plaignantes ont réclamé entre 90 000 et 180 000 euros d'indemnisation.

L'État juge et partie

Durant le procès, la rapporteure a proposé environ 11 000 euros par victime, tout en qualifiant pudiquement les agissements de Nègre de « faute personnelle » d'un « homme avec ses faiblesses ». Elle a écarté la responsabilité du ministère, et a demandé l’ajout d’une somme supplémentaire de 1.000 euros pour la réparation des « difficultés persistantes de la vie quotidienne » comme le « manque de confiance ».

Ces personnalités qui volent au secours de Patrick Bruel : “Que le tribunal populaire se taise !”
Depuis la plainte de Flavie Flament pour viol, l’affaire Patrick Bruel enflamme les plateaux. Zemmour, Finkielkraut et d’autres personnalités se mobilisent pour rappeler la présomption d’innocence. Louable sur le principe mais la question de leurs motivations mérite d’être posée. Depuis que Flavie Flament a déposé plainte contre Patrick Bruel, l’accusant
Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la CultureLe Courrier des StratègesLalaina Andriamparany
Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

La rapporteure a également rejeté les autres préjudices comme « l’arrêt des activités sportives » ou « le préjudice sexuel » évoqué par l’une des plaignantes. Notons que Christian Nègre a été démis de ses fonctions en janvier 2019.

Caroline Darian, fille de Gisèle Pélicot et cofondatrice de M'endors pas, venue en soutien, parle de « dix ans d'errance ». Dix ans pendant lesquels une institution publique a préféré l'ignorance à l'audit embarrassant. La schéma est classique : tant que personne n'est formellement saisi, on ne sait rien ; et ne pas savoir protège du devoir d'agir.

L’humeur de Veerle Daens : 38.000€ pour un lynx alsacien et ses 8 avocats
Compagnons d’absurdistan, retenez bien la jurisprudence du 20 mai : à Strasbourg, une retraitée de soixante-deux ans qui a défendu sa poule contre un lynx a écopé de trois mois de prison avec sursis et de plus de 34 000 euros de dommages et intérêts. La poule n’avait que sa propriétaire.
Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la CultureLe Courrier des StratègesCDS
Droguées par un prédateur, les victimes assignent le ministère de la Culture

La vraie question que la rapporteure s'est bien gardée de poser est celle-ci : dans une entreprise privée, un employeur laissant un manager prédateur opérer pendant huit ans dans ses locaux, avec ses ressources, serait poursuivi sans ménagement. Mais l'État, lui, se juge lui-même au tribunal administratif et préfère, sans surprise, les « faiblesses humaines » à la faute de service. Derrière le dossier Nègre, c’est finalement la capacité de l’État à contrôler ses propres structures qui se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés.

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Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont

Le Conseil des gouverneurs de la BCE a fixé, le 24 mars 2026, à 3 000 euros par personne le plafond de détention d'euros numériques retenu pour la phase pilote, programmée au second semestre 2027 sur douze mois, en vue d'une émission effective en 2029.

Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont
Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont

La Bundesbank plaide pour un plafond inférieur, entre 1 500 et 2 500 euros. Côté législatif, le Conseil de l'UE a arrêté sa position commune en décembre 2025 ; la commission ECON du Parlement européen, divisée, n'a pas dégagé de majorité, et les eurodéputés envisagent de voter directement un mandat en séance plénière d'ici l'été pour ouvrir le trilogue. Le calendrier tient donc, à une inconnue près : le niveau du plafond. C'est précisément cette inconnue qui mérite l'analyse, car le paramétrage d'un instrument monétaire renseigne plus sûrement sur sa fonction que les discours qui l'accompagnent.

Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont

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Un préalable technique. Aucune autre forme de monnaie de banque centrale n'est plafonnée. Un résident de la zone euro peut détenir autant de billets qu'il le souhaite ; les banques commerciales détiennent des réserves à la BCE sans limite de montant. L'euro numérique serait la première monnaie de banque centrale assortie, dès sa conception, d'un plafond de détention individuel — complété par

Euro numérique : comment s’en protéger ? par Vincent Clairmont
Le Parlement européen doit se prononcer en mai 2026 sur le mandat de négociation du règlement relatif à l’euro numérique, soit deux ans et onze mois après le dépôt de la proposition de la Commission européenne en juin 2023. Le Conseil de l’Union européenne a adopté sa position commune en
Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent ClairmontLe Courrier des StratègesRédaction
Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent Clairmont
La branche Barbell sûre de votre patrimoine : or, T-bills, foncier, liquidités, par Vincent Clairmont
Vincent Clairmont continue aujourd’hui son passage en revue de votre stratégie Barbell antifragile en matière de patrimoine. La branche sûre représente 80 % de l’allocation, soit 400 000 euros sur le cas type. Son rôle n’est pas de rapporter : il est de ne pas perdre si le système se disloque. Quatre
Euro numérique : ce que le plafond de 3.000€ dit du projet, par Vincent ClairmontLe Courrier des StratègesRédaction
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Les BRICS à l'âge de raison, par Thibault de Varenne

À New Delhi, à la mi-mai, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères des BRICS, Sergueï Lavrov a prononcé une phrase que nos chancelleries n'ont guère relevée : « nous ne précipiterons pas l'élargissement des BRICS », car le groupement, ayant doublé de taille en deux ans, doit désormais « rationaliser son travail dans le format élargi ».

Les BRICS à l'âge de raison, par Thibault de Varenne
Les BRICS à l'âge de raison, par Thibault de Varenne

L'agence TASS l'avait déjà laissé entendre : toute expansion nouvelle est jugée inopportune à ce stade. Le club qui grossissait à chaque sommet annonce qu'il cesse de grossir. On pourrait n'y voir qu'une pause de procédure. Je crois qu'il faut y voir une mue.

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Rappelons la cinétique, car elle fut rapide. Cinq membres pendant quinze ans ; puis l'Égypte, l'Éthiopie, l'Iran et les Émirats au 1er janvier 2024 ; l'Indonésie en janvier 2025 ; et autour du noyau, une dizaine de pays partenaires — du Kazakhstan au Nigeria, de la Malaisie à Cuba — selon la formule inventée au sommet de Kazan. L'ensemble pèse, selon les chiffres mêmes de M. Lavrov, 40 % du produit mondial en parité de pouvoir d'achat, et près de la moitié de l'humanité ; la banque centrale russe note que le G7 est passé derrière. On peut discuter ces agrégats, qui mélangent des économies fort dissemblables. On ne peut pas discuter la direction.

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Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse

Cinquante pour cent des salariés français en détresse psychologique, un risque de burn-out deux fois plus élevé qu'avant le Covid, 62 % des DRH eux-mêmes à bout : le baromètre Empreinte Humaine– Ipsos BVA, publié en juin 2025, dresse un tableau clinique alarmant. Pendant ce temps, les « programmes de bien-être » fleurissent dans les brochures RH. L'écart entre le discours et la réalité n'a jamais été aussi béant.

Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse

Le dernier baromètre Empreinte Humaine, réalisé avec Ipsos BVA et publié le 2 juin, dresse un constat préoccupant. Près de 50 % des salariés interrogés déclarent être en situation de détresse psychologique, contre 47 % en décembre 2025. Plus inquiétant encore, 16 % évoquent une détresse psychologique « très élevée », tandis que 45 % doutent de leur capacité à tenir mentalement jusqu’à l’âge de la retraite. Pour Christophe Nguyen, psychologue du travail et cofondateur d’Empreinte Humaine, le risque de burn-out sévère est désormais deux fois plus élevé qu’avant la crise sanitaire. Une dégradation qui ne touche plus seulement certaines catégories professionnelles. Cadres, employés, hommes, femmes, jeunes actifs ou seniors : aucun groupe n’échappe désormais à cette fragilité croissante.

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Aucun salarié n'est épargné pas même les DRH

Depuis la création du baromètre sur la santé mentale au travail en 2020, les résultats n’ont jamais été aussi inquiétants. La dernière étude réalisée par Ipsos BVA a révélé que le nombre de travailleurs en état de détresse psychologique a atteint un niveau record. Selon Christophe Nguyen, psychologue du travail et cofondateur d’Empreinte Humaine, « le risque de burn out sévère est deux fois plus important qu’avant la crise sanitaire ».

La moitié des salariés français “présente un signe de détresse psychologique” (Empreinte humaine)
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresseLogo AEF infoQuentin Chatelier
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse

Selon le baromètre publié mardi, près de 50% des salariés présentent des signes de détresse associés à des symptômes d’épuisement et de dépression. 16% d’entre eux souffrent de burn-out sévère. Notons qu’en décembre 2025, 47% des travailleurs ont déjà déclaré que leur santé mentale s’est dégradée. 45% d’entre eux ont peur de ne plus être capable de tenir jusqu’à la retraite, sur le plan psychologique.

Santé mentale : les tentatives de suicide en augmentation chez les jeunes actifs durant le COVID
Selon une étude de Santé publique France publiée mardi, nombreux sont les jeunes qui ont subi une dégradation de leur
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresseLe Courrier des StratègesLalaina Andriamparany
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse

Cette détresse psychologique touche aussi bien les femmes que les hommes, les cadres autant que les employés, les plus jeunes et les séniors. Toutefois, les DRH sont les plus exposés à ce problème de santé mentale. 62% des personnes qui exercent cette fonction disent être en état de détresse psychologique.

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Les facteurs invoqués forment un inventaire du monde du travail contemporain : isolement, pression sur les objectifs, montée de l'IA perçue comme une menace, tensions géopolitiques diffuses, et surtout ce que Nguyen nomme la « qualité empêchée » l'impossibilité structurelle de faire un travail dont on peut être fier. Accélération des rythmes, processus absurdes, désaccords ouverts entre managers : les salariés ne sont plus seulement épuisés, ils sont humiliés par l'inutilité ressentie de leur propre activité.

La prévention : un marché prospère, une efficacité anémique

C'est ici que l'analyse doit aller plus loin que le constat. Le secteur du « bien-être au travail » représente en France un marché en forte croissance : séances de méditation en entreprise, applications de pleine conscience, coaches certifiés, bilans de résilience. Empreinte Humaine elle-même est un cabinet commercial qui vend des prestations aux entreprises qu'il ausculte.

Burn-out : les cadres français craquent sous le poids du “toujours plus”
Hyperconnexion, culte de la performance, pression managériale : la première enquête de l’Apec sur la santé mentale des cadres révèle une réalité complexe. Les managers, les femmes et les jeunes sont en première ligne d’une crise silencieuse, le burn-out. Hyperconnexion, injonction au dépassement de soi et charge mentale exponentielle constituent un
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresseLe Courrier des StratègesLalaina Andriamparany
Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse

Ce conflit d'intérêts latent n'invalide pas ses données, mais il invite à lire ses recommandations avec lucidité. Car le diagnostic est sans appel : seulement 10 % des salariés bénéficient d'un bon climat de sécurité psychologique réel. Dix pour cent. Après des années de « plans QVT », de chartes bien-être et de webinaires sur la gestion du stress.

Santé mentale au travail : 50 % des salariés français en détresse

La conclusion s'impose d'elle-même : les entreprises ont massivement investi dans les apparences de la prévention, non dans ses conditions structurelles. Si rien ne change, les arrêts maladie pour motifs psychologiques continueront de progresser. Et le coût économique sera considérable. Mais le véritable danger est ailleurs : lorsqu’une société produit massivement des travailleurs démotivés, anxieux et désengagés, c’est sa capacité même à créer de la richesse qui finit par s’éroder. Derrière la crise du burn-out se profile peut-être une crise plus profonde : celle du modèle managérial contemporain.

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Le bitcoin sous 55.000€ : faut-il vendre ? par Vincent Clairmont

Le Bitcoin s'échange ce jeudi matin sous les 55 000 euros —, en repli de 5 % sur vingt-quatre heures, d'environ 13 % sur une semaine depuis un plus haut proche de 75 850 dollars, et de près de 48 % depuis son plus haut historique du 6 octobre 2025 (données CoinMarketCap).

Le bitcoin sous 55.000€ : faut-il vendre ? par Vincent Clairmont
Le bitcoin sous 55.000€ : faut-il vendre ? par Vincent Clairmont

Les ETF Bitcoin américains ont clôturé mai sur 2,3 milliards de dollars de sorties nettes, le plus gros retrait mensuel de 2026, et la première semaine de juin a fait pire : 3,4 milliards de sorties, un record depuis le lancement de ces produits en 2024, accompagné de 1,86 milliard de dollars de positions liquidées en une seule séance. La question qui remplit ma boîte depuis trois jours tient en trois mots : faut-il vendre ? Ma réponse aussi : non — à une condition, que je précise plus bas.

La branche Barbell sûre de votre patrimoine : or, T-bills, foncier, liquidités, par Vincent Clairmont
Vincent Clairmont continue aujourd’hui son passage en revue de votre stratégie Barbell antifragile en matière de patrimoine. La branche sûre représente 80 % de l’allocation, soit 400 000 euros sur le cas type. Son rôle n’est pas de rapporter : il est de ne pas perdre si le système se disloque. Quatre
Le bitcoin sous 55.000€ : faut-il vendre ? par Vincent ClairmontLe Courrier des StratègesRédaction
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D'abord, comprendre qui vend, et pourquoi. Les flux sortants des ETF sont le fait d'institutionnels entrés au premier trimestre entre 52 000 et 58 000 dollars, assis

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