U.S. mortgage rates are staying high – and the Federal Reserve can do little about it




The Greek alphabet has changed in many ways over the course of its existence. This is hardly surprising, given that the Greeks have been using it for nearly three millennia. One way in which it has changed is that some letters that used to exist in the Greek alphabet are now missing. Which letters were these, and what do we know about them?
To start, let us establish how the Greek alphabet acquired its letters in the first place. According to ancient Greek historians, the Greeks adopted the Phoenician alphabet after the arrival of a Phoenician prince named Cadmus. Archaeology confirms that this occurred at some point in the ninth century BCE.
The Phoenician alphabet was composed of only consonants. When the Greeks adopted it, they modified it to include vowels as well. This was a major step forward in the development of writing.
According to Plutarch, a Greek historian of the first century CE, there were originally sixteen Greek letters. However, Hyginus, an earlier writer, reports that there were originally eighteen.
In reality, it appears that neither version is correct. Physical evidence in the form of ancient inscriptions reveals that the earliest Greek inscriptions made use of all twenty-two letters in the Phoenician alphabet. However, four of these were for sounds which did not exist in Greek, so they were modified into vowels.
Perhaps this is where Hyginus’ idea of eighteen original letters comes from, being a distorted memory of the eighteen original consonants. In any case, the total number of letters in the Greek alphabet increased over time.
Some of the letters used in ancient Greek inscriptions are simply not in the modern Greek alphabet. Why is this? Simply put, the reason is that the Greek language itself has evolved over time, and the alphabet exists to comply to the needs of the language rather than vice versa.
Additionally, different dialects of the Greek language existed within the Greek world at the same time. Therefore, the needs of each dialect would not necessarily be covered by the same letters.
In the late fifth century BCE, the alphabet used by the Ionian Greeks became the official, standardized alphabet of Athens. Over the following century, it then replaced the local alphabets of other Greek regions. By that time, the dialect of the Ionian Greeks was such that their alphabet did not make use of all the letters that had once been in use. Rather, their alphabet used just twenty-four letters. Hence, what were the letters that the Greek alphabet used to have but no longer does?
One of the most famous lost letters of the Greek alphabet is Digamma. This had the following form:
Ϝ
It is superficially very similar to the modern F, but the sound was completely different. It was essentially the modern w sound. In fact, the original name for this letter was ‘wau’, taken directly from the Phoenician name for this letter.
Another lost letter is San. This had the following form:
Ϻ
Like Digamma, this looks almost identical to a more familiar letter. In this case, it looks just like the modern letter M. However, like with Digamma, the sound indicated by this ancient letter was completely different. Unlike the modern M, the ancient San, or Ϻ, was used to indicate an s sound. This fell out of use in favor of the alternative letter Sigma, written as Σ.
Another letter that is no longer in use is Koppa, which had the following written form:
Ϙ
This is similar to the modern Q in the English alphabet, and that is no coincidence. Koppa was still part of the Greek alphabet when the Latins adopted it, which led to this letter eventually becoming the Q in English. The English alphabet originated from the Romans. The sound Koppa indicated was a k sound. It eventually fell out of favor in Greek, being replaced by the alternative letter Kappa, written as Κ.
This next letter is called Sampi. It was written as:
Ͳ
This is very similar to the modern T, but it is unrelated. That modern letter comes from the ancient Greek Tau which, of course, had a t sound. In contrast, the ancient Greek Sampi had some kind of s or sh sound, although the exact vocalization is unknown. In any case, it fell out of favor when this sound was no longer used.

Il existe un document que cinq cent trente-huit mille Français ont signé l'an dernier, généralement un mardi ou un jeudi, dans un bureau des ressources humaines où l'on avait disposé pour l'occasion deux chaises, une bouteille d'eau et un parapheur, et ce document, né en 2008 d'un accord entre partenaires sociaux qui passait alors pour une révolution de velours, s'appelle une rupture conventionnelle. 538 433 homologations en 2024, selon la Dares. Un divorce à l'amiable entre le salarié et l'employeur, inventé pour solder sans drame, sans prud'hommes, sans humiliation, ce que le droit du licenciement rendait interminable.

Deviens ton propre souverain
No spam. Unsubscribe anytime.
C'est ce document paisible que le Parlement vient de transformer en variable d'ajustement budgétaire.
Le vote solennel du 2 juin a définitivement adopté le projet de loi transposant l'accord du 25 février 2026 entre partenaires sociaux. Le contenu tient en deux chiffres et une promesse : la durée maximale d'indemnisation après une rupture conventionnelle passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, de 27 à 20,5 mois pour les plus âgés, et le gouvernement attend de ce resserrement un milliard d'euros d'économies annuelles pour l'Unedic, assorti de 15 000 retours à l'emploi supplémentaires chaque année et d'un accompagnement renforcé par France Travail dès le premier entretien.
Le Courrier des StratègesRédaction
Les deux camps ont joué leur partition sans surprise. Côté gouvernemental, on dénonce les pré-retraites déguisées, les départs de confort, l'optimisation d'un dispositif devenu, dit-on, une machine à financer des transitions choisies. Côté syndical et à gauche, on dénonce le rabot, la précarisation, le énième tour de vis sur le dos des demandeurs d'emploi. Les uns veulent la cage moins chère. Les autres la veulent plus douillette. Personne, dans aucun des deux hémicycles, n'a demandé qui détient la clé.
Faut dire que la question n'est jamais à l'ordre du jour. On négocie les paramètres ; la propriété, elle, ne se discute pas.
Il y a, dans le second volume de De la démocratie en Amérique, une page que tout lecteur du Courrier connaît, et qu'il faut pourtant relire chaque fois que l'État français retouche un droit social, parce qu'elle décrit moins un régime politique qu'un climat. Tocqueville y imagine le pouvoir sous lequel s'endorment les démocraties et qui préfigure l'avachissement contemporain :
« Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance. »
Appliquons mot à mot. L'assurance chômage à la française n'est pas une assurance : c'est une tutelle. On n'y adhère pas, on y est affilié. On ne choisit ni l'assureur, ni la prime, ni les garanties, ni la durée de couverture. On ne peut pas en sortir, pas la comparer, pas la résilier. Et lorsque le tuteur a besoin d'argent, il modifie les garanties par la loi, rétroactivement pour les espérances, unilatéralement pour les contrats. Je suppose qu'un assureur privé qui réécrirait ainsi ses polices en cours rencontrerait assez vite un procureur. L'État, lui, rencontre une majorité.
Le pouvoir tutélaire n'a pas changé de nature depuis 1840. Il a changé de guichet.
Reste à examiner le milliard, avec la méthode de Bastiat : ce qu'on voit, et ce qu'on ne voit pas.
Ce qu'on voit : un régime endetté, un milliard d'économies, quinze mille retours à l'emploi promis. Vertu budgétaire, sérieux gestionnaire, courage réformateur.
Ce qu'on ne voit pas — ou plutôt ce que l'Unedic elle-même documente, avec une constance d'actuaire désespéré : l'État a retiré 12,05 milliards d'euros de recettes au régime entre 2023 et 2026, pour financer France Travail et France Compétences. Sans ces ponctions, le régime serait excédentaire de 3,4 milliards en 2025 et de 4,5 milliards en 2026, et sa dette — bloquée autour de 61,5 milliards — serait retombée vers 42 milliards à l'horizon 2028, son niveau d'avant Covid. Autrement dit : le trou que l'allocataire est sommé de combler par trois mois d'indemnisation en moins, c'est l'État qui le creuse, par milliards, à l'étage du dessus. Le rabot tombe en bas. La ponction se décide en haut.
Et qui paie, en bout de chaîne ? La cotisation dite patronale — 4,05 % de chaque salaire — n'est pas un cadeau de l'employeur : c'est du salaire différé, une part de la rémunération que le salarié ne touche pas aujourd'hui pour être couvert demain. Quant à la part salariale, elle a été supprimée en 2018 et fondue dans la CSG : le salarié paie toujours, mais il ne le voit plus. On a effacé la ligne du bulletin de paie. On n'a pas effacé le prélèvement.
Le Courrier des StratègesRédaction
Ce n'est pas nouveau ; à le bien regarder, c'est même très français. L'Unedic naît en 1958 d'une convention entre patronat et syndicats — une assurance paritaire, gérée par ceux qui la financent, à laquelle l'État ne touche pas. Puis l'histoire s'écrit comme une lente digestion.
2008 : la fusion ANPE-Assedic crée Pôle emploi, et l'opérateur passe sous la main publique.
2018 : la cotisation salariale disparaît dans la CSG, et l'assurance devient pour partie un impôt.
2019 : les partenaires sociaux ne s'accordant pas, l'État écrit lui-même les règles par décret — carence, dégressivité, salaire de référence.
2021 : la contracyclicité indexe les droits sur la conjoncture, décidée d'en haut.
2023-2026 : les ponctions.
2026 : un accord négocié sous lettre de cadrage budgétaire, transposé par un Parlement qui rabote.
Chaque décennie apporte sa réforme paramétrique — durée, taux, différé, plancher — et chaque réforme laisse intacte la seule question qui vaille : la cotisation appartient-elle à celui qui la verse ? On réforme l'usufruit. On ne rend jamais la nue-propriété.
Et les assurés acceptent chaque tour de vis avec cette résignation de troupeau qu'on tond à date fixe, et qui s'étonne moins du froid que du changement de calendrier.
Pendant que les deux hémicycles se disputaient trois mois d'indemnisation, la Cour des comptes publiait cette semaine son examen des conséquences budgétaires de la démographie française — la bombe lente que personne ne désamorce — et l'Agence France Trésor poursuivait son programme d'émissions : plus de 530 milliards d'euros à lever cette année, un record absolu, avec un écart de taux franco-allemand installé à 69 points de base. La question de savoir qui paiera la tutelle quand la pyramide des âges aura fini son œuvre n'a été posée nulle part. Elle aurait pourtant rendu le débat sur les quinze mois presque reposant.
Que ferait une société libre ? Quelque chose de très simple et de très improbable : elle rendrait la cotisation au salarié. Un compte individuel, portable d'un emploi à l'autre, alimenté par ces 4,05 % qui sont son salaire différé ; le droit d'en confier la gestion à l'assureur de son choix — mutuelle, caisse syndicale, compagnie, et pourquoi pas l'Unedic, qui concourrait comme les autres ; la liberté d'arbitrer soi-même entre durée de couverture et niveau de garantie. La solidarité véritable — chômage de longue durée, accidents de la vie — relèverait de l'impôt : voté, visible, assumé, au lieu d'être dissimulé dans la tuyauterie d'un régime que l'État pille d'une main et rabote de l'autre. Le système de Gand, où des caisses volontaires assurent les salariés, fait vivre cette idée au Danemark et en Suède depuis un siècle — pays dont je ne sache pas qu'ils passent pour des jungles libérales.
Peut-être cette réforme produira-t-elle son milliard ; peut-être même ses quinze mille emplois. Là n'est pas l'objection. L'objection, c'est qu'on aura une fois de plus ajusté la pension de l'assuré sans jamais lui demander son avis sur l'assurance — et qu'on appellera cela, sérieusement, fébrilement, presque pieusement, un progrès du dialogue social.
Le jour où un salarié lira, au bas de son bulletin de paie, le nom d'un assureur qu'il aura choisi, la réforme aura eu lieu. En attendant, on rabote la rente. La cage, elle, vient d'être repeinte.

The beloved souvlaki has been around since ancient times. Archaeologists have found skewers dating back to the Bronze Age, and recent research looks at the functioning of early grills. In particular, “souvlaki trays” have been discovered dating all the way back to Mycenaean culture.
Therans and Mycenaean cultures were known for their luxurious lifestyles, ornate and colorful clothes, exquisite art, and sea trade with other cultures, such as Egypt. People developed these cultures on the islands of Crete and Santorini.
The oldest souvlaki skewers found seem to be those discovered by archaeologists on Santorini dating back as far as 2000 BC. There are traces of the popularity of souvlaki on Santorini and Crete through the Bronze Age, and both Theran and Mycenean cultures made use of this method of cooking.

Ancient Greek texts such as the Iliad and the Odyssey describe a spit (Greek: ὀβελός) being used to roast meat, but the exact functioning of the souvlaki trays was unknown until recently. The works of great poets and writers describe the same obeliskos being popular. Sophocles, Aristophanes, Xenophon, and Aristoteles all mention or describe the popular dish in their works.
It seems that ancient Mycenaeans did not have a large variety of foods available to them. Despite this, they developed various types of cooking methods, fostering innovation. Part of that innovation was souvlaki trays, as was cooking in jars, among other techniques. At the time and for most of ancient history, cooking was mostly done on hearths with few ingredients. The portable and lightweight souvlaki trays changed this for Mycenaeans around 1400 to 1050 B.C.
Academics suggest that an important historical force behind these contraptions was status. While the Myceneans had incredibly rich art and fashion, their diet lacked diversity, though a marker of status was drinking wine. On the other hand, one can imagine poorer Mycenaeans drank beer.
As they were skilled sailors, Therans on Santorini island had begun brewing beer in the II millennium B.C., possibly learning the skill from Egypt or the Near East, where beer had been brewed since the III and IV millennium B.C. Accounts of the 5th and 4th centuries B.C. tell of an Athenian bias against beer. It was considered a drink of barbarians, Egyptians, or even women. Beer brewing was never seen as valuable.
By the Classical period, this all changed. Wine had become readily available to all, pushing elites in later Greek societies to seek other ways to distinguish themselves — for instance, through the use of specific gadgets and kitchen appliances, echoing earlier innovations like the Mycenaean souvlaki trays.
The souvlaki trays found in Gla, Pylos, and Crete added something to the age-old tradition. Similar to modern-day outdoor grills, they were designed to be portable and good for travel or entertainment. Meat cuts seem to have been similar to the ones popular for souvlaki today, made from either lamb, pork, or mutton, and the meal was accompanied by bread made of various cereals.
The clay trays had placeholders for the skewers and, until recently, how they actually functioned was unknown. Researchers at Dartmouth College have recreated the trays using original ancient pottery techniques, tools, and ingredients. They realized the trays were not meant to be put on a hearth as originally thought. Rather, embers were placed in the tray and the skewers were grilled. They were practical, portable, and delicious!

The massive Altar Stone at Stonehenge may have received some help from ancient glaciers on its long journey to southern England, but people still likely carried it much of the remaining distance, according to new research.
The study, led by Anthony J. I. Clarke and published in the Journal of Quaternary Science, examined the possible origins and transport routes of the six-ton sandstone monument that sits at the center of Stonehenge.
Researchers have long believed the Altar Stone came from northeast Scotland, roughly 700 kilometers (435 miles) from Stonehenge. However, exactly where the stone originated and how it reached Salisbury Plain have remained major archaeological mysteries.
The team combined geological analysis with computer models of ancient ice sheet movements to investigate whether glaciers could have transported the stone southward during the last Ice Age. Scientists focused on the Orcadian Basin, a large geological region in northeast Scotland that has been proposed as the stone’s source.
How did a 6-ton stone reach Stonehenge from Scotland?
Researchers found that glaciers may have moved the monument's famous Altar Stone part of the way. But ancient people likely completed the final journey, hauling the massive rock hundreds of kilometers across Britain. pic.twitter.com/mQFbTIb3ve
— Tom Marvolo Riddle (@tom_riddle2025) June 4, 2026
The study compared the Altar Stone’s mineral signature with sandstone formations across the basin. Researchers looked specifically at the ages of zircon grains embedded in the rock. These grains act like geological fingerprints and can help identify where a stone was formed.
The results pointed most strongly toward Caithness in mainland northeast Scotland. Sandstones from that region showed the closest match to the Altar Stone’s zircon age patterns.
Although Caithness appears to be the best geological match, computer models revealed a complication.
Ancient glaciers in the area mostly moved toward the northeast rather than toward southern England. The models showed only a limited pathway that could have carried material southeast toward Dogger Bank, a now-submerged area beneath the North Sea.
That finding makes a direct glacial journey to Stonehenge unlikely. Researchers concluded that glaciers alone could not explain how the stone reached its final location.
Even if glaciers carried the stone as far as Dogger Bank, people would still have needed to move it about 400 kilometers (250 miles) to Stonehenge.
The study also noted another challenge. Dogger Bank was flooded by rising sea levels after the Ice Age before the Altar Stone is thought to have arrived at Stonehenge. This creates a timing problem for any theory relying entirely on glacial transport. As a result, researchers suggest that ice may have played only an intermediate role in the stone’s journey.
The findings support the idea that Neolithic communities were responsible for moving the enormous stone over great distances. While glaciers may have shortened part of the route, substantial human effort would still have been required to bring the Altar Stone to Stonehenge, one of the world’s most famous prehistoric monuments.
The study adds a new piece to the puzzle of how ancient builders assembled Stonehenge and highlights the remarkable achievements of the people who constructed it thousands of years ago.

For decades, conventional wisdom held that bread didn’t exist among Paleolithic people and was a relatively recent human innovation, an agricultural byproduct that emerged with the rise of farming in the Neolithic era, roughly 10,000 years ago. Recent archaeological discoveries have radically challenged this view, however, pushing the timeline of breadmaking back by at least 20,000 years.
In what can only be described as a groundbreaking study, a team of Italian researchers has revealed that Paleolithic hunter-gatherers in Europe not only consumed wild plants but also processed them into flour and baked a primitive flatbread. These findings were published in the prestigious journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). They suggest that the roots of culinary innovation run far deeper than previously imagined.
At the heart of this discovery are ancient grinding stones. The archaeologists unearthed these flat stone slabs and pestle-like tools at sites across Italy, Russia, and the Czech Republic. The tools, dated to around 30,000 years ago, were originally assumed to have been used for processing pigments or crushing seeds. Nevertheless, when researchers Anna Revedin and Laura Longo of the Italian Institute of Prehistory and Early History in Florence conducted a detailed microscopic analysis, they uncovered traces of starch granules embedded in the stone surfaces.
The starches were identified as those of cattails, ferns, and other starchy wild plants, which would have required careful preparation to be rendered digestible. Revedin’s team concluded that these Paleolithic humans had not only harvested the plants but had dried, ground, and mixed them with water to form a kind of dough. Additionally, they likely cooked the resulting paste on hot stones near the fire, producing an early version of unleavened bread.
The ancient Greeks themselves had a clear grasp of the evolution of human diet. Hippocrates, the father of medicine, wrote in his work On Ancient Medicine:
“It is for this reason, I believe, that people sought out food more suited to human nature, and eventually discovered the kind we now use. From wheat, after soaking, grinding, kneading, sifting, and baking, they made bread; from barley, they made flatcakes. After many efforts, they cooked, baked, mixed, and blended foods, diluting the strong and raw with milder ingredients, shaping everything according to human nature and capacity.”
The implications are profound. Until now, the standard narrative of Paleolithic diets emphasized a reliance on animal protein. This included meat and fish, with foraged fruits and plants playing only a minor role. The recent discovery challenges that model, however. Moreover, the implication is that these early humans were actually greatly skilled in the complex processing of wild plant foods. In other words, they also possessed the sophisticated ability to cook.
Furthermore, the evidence of flour production long before the advent of agriculture hints at a continuity of knowledge. The leap from gathering and grinding wild plants to cultivating domesticated grains may not have been as abrupt or revolutionary as once believed. Paleolithic peoples were far from passive consumers of raw resources, and the rise of farming could in fact have been the result of millennia of experimentation, habit, and accumulated expertise.

Perhaps most striking is what this discovery on bread reveals about Paleolithic ingenuity. The production of flour and bread is not simply a dietary choice. It reflects planning, patience, and an understanding of food chemistry. Drying plant roots, grinding them into powder, and then baking them requires more than survival instinct. It also requires culture.
As more research sheds light on the lives of our Paleolithic ancestors, it becomes increasingly clear that they were not the brutish cave-dwellers of outdated caricatures. They were observant, resourceful, and remarkably sophisticated in their interaction with the natural world.
Bread, it turns out, is not just the food of civilization. It may have been the food of pre-civilization, as well.

Ancient carnelian beads unearthed at the Sanxingdui Ruins in southwest China are providing new evidence of long-distance trade and cultural connections that linked distant regions during the Bronze Age, researchers said Tuesday.
The discovery was announced by the Sichuan Provincial Cultural Relics and Archaeology Research Institute, which recently studied 11 carnelian beads recovered from sacrificial pits at the famous archaeological site in Sichuan Province. The artifacts date to about 1200 to 1000 B.C.
According to Liu Jiancheng, an associate researcher at the institute, the beads are the southernmost known carnelian artifacts from the same period found in China. Their discovery is helping researchers trace the movement of valuable materials and ornamental goods across ancient East Asia.
Carnelian is a reddish-orange gemstone that was widely used in ancient jewelry and decorative objects. Researchers conducted trace element analysis on the Sanxingdui beads and found that the raw materials did not originate in the Sichuan Basin.
Instead, the analysis traced the source of the stone to the Yanshan orogenic belt and regions farther north, more than 1,000 kilometers (620 miles) from Sanxingdui. The findings indicate that the materials traveled great distances before reaching the ancient Shu civilization.
Researchers also compared the beads with carnelian artifacts discovered at archaeological sites in Gansu, Shaanxi, and Beijing from roughly the same period. The chemical signatures closely matched those of the northern examples, suggesting they likely originated from related sources.
The results point to the existence of a broad exchange network operating between 1500 and 1000 B.C. Researchers believe the network connected communities across the southern Mongolian Plateau, the Loess Plateau, the eastern Qinghai-Tibet Plateau, the Central Plains, and the Sichuan Basin.
The findings offer new insight into how goods moved across ancient China long before the establishment of formal trade routes. They also suggest that materials, technologies, and cultural influences circulated between regions that were separated by vast distances.
Sanxingdui, located near the city of Guanghan, is one of China’s most important archaeological sites. The site has gained international attention for its extraordinary bronze masks, statues, and ritual objects, which have reshaped the understanding of early Chinese civilization.
Liu said the latest discovery shows that the Sanxingdui society participated in a far-reaching network of exchanges about 3,000 years ago. That network extended into northern China and may have reached as far as the Mongolian Plateau.
The researcher said the evidence highlights the depth of interaction among different cultures during China’s Bronze Age. The discovery also supports the view that a broader and increasingly interconnected Chinese civilization was already taking shape thousands of years ago, while regional societies continued to maintain their own distinct identities.
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À la frontière entre l'Inde et le Bangladesh, deux géants se jettent dans l'océan : le Gange et le Brahmapoutre. Alors que leurs bras se divisent, ces fleuves forment le plus grand delta du monde, qui s'étend sur plusieurs milliers de kilomètres carrés. Longtemps en conflit, grands félins et habitants tentent de résister à l'afflux des touristes, aux cyclones et à la montée des eaux.
Les Sundarbans indiens, là où les bras des deltas du Gange et du Brahmapoutre s'enlacent. Près de 10 000 kilomètres carrés de terres et d'eaux partagées entre l'Inde et le Bangladesh, à l'embouchure du système fluvial Gange-Brahmapoutre, sur le golfe du Bengale. Côté indien : 4 200 kilomètres carrés, 102 îles, dont 54 sont habitées. Une forêt de mangrove classée au patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) depuis 1987 — la plus grande et la dernière encore intacte du monde. Et une donnée physique qui commande tout : 70 % des terres se situent entre 1,50 et 3 mètres d'altitude. Aucun relief, pas d'élévation refuge. Le delta tout entier affleure au niveau de la mer. Dans certaines sections, les digues sont déjà en dessous.
La zone de transition de la réserve regroupe cinq millions de personnes. Jusqu'en 1973, les communautés pouvaient venir puiser dans les ressources de la forêt : pêche dans les chenaux intérieurs, récolte de miel. Cette année-là, le gouvernement indien crée la Sundarban Tiger Reserve, premier pas vers une séparation stricte qui va se construire par étapes. En 1984, le cœur de la forêt devient parc national : accès totalement interdit. En 1989, l'ensemble du delta (forêt protégée et îles habitées) est désigné réserve de biosphère.
Certains blocs forestiers de la zone tampon, qui borde le parc, restent accessibles aux pêcheurs locaux, sous permis saisonnier, pour un nombre d'espèces limité. Mais à Sajnekhali, non loin du village de Pakhiralay, sur l'île de Gosaba, le contrôle est strict et s'impose à tous — pêcheurs, habitants, touristes. Une ligne est tracée entre deux mondes. D'un côté, le naturel administré. De l'autre, l'humain contraint. Entre les deux, une économie qui s'est réorganisée, partiellement, autour de cette séparation, avec le tourisme et l'espoir d'un développement économique.
L'agent du Sajnekhali Wildlife Sanctuary (sanctuaire faunique de Sajnekhali) en compagnie duquel nous patrouillons depuis trois heures s'arrête soudain, en regardant alentour : impossible ici de planifier au-delà de dix ans, explique-t-il. Dans l'intervalle, tout aura disparu.
Chaque jour, qu'il pleuve ou qu'il vente, pendant qu'une myriade de bateaux de touristes naviguent à l'affût d'un grand félin, une équipe de rangers inspecte les filets : plus de cent kilomètres de nylon tendu entre les chaumes de bambou courant en lisière de mangrove sur tout le périmètre. Il s'agit de protèger l'île de Gosaba du tigre du Bengale, et la nature des intrusions humaines : la pêche, la chasse et, désormais, les appareils photo. Cette protection, réalisée par les villageois — à la demande du sanctuaire de Sajnekhali par l'intermédiaire de comités locaux de villages (Joint Forest Management Committe, JFM) —, établit une séparation physique entre le monde des hommes et celui de la nature.
Côté habité, les digues, levées de terre protégées par des toiles qui longent les berges, séparent les villages de l'eau, tentent de retenir ce que le delta voudrait reprendre. Côté nature, la mangrove, barrière physique et symbolique. Entre les deux, les chenaux. La Datta River. L'eau qui circule, qui érode, qui élargit.
Quelque part derrière les clôtures, des caméras pièges enregistrent en continu. Dans un bureau, chaque félin est identifié par ses rayures, telles des empreintes digitales. L'œil mécanique identifie ce que l'œil humain ne voit pas. On sait, depuis le recensement de 2022, qu'il y a ici cent un tigres et qu'ils ne traversent plus le bras de mer. On ne les voit pas ; eux nous voient. Avant les filets, les chasseurs de miel qui s'enfonçaient dans la mangrove portaient un masque avec des yeux peints derrière la tête. Le tigre attaque par-derrière : ne jamais lui tourner le dos. Aujourd'hui, le masque a été remplacé par les protections en nylon.
Si, depuis quelques années, les incidents ont quasi disparu, leurs rares occurrences incitent à la réflexion. « Pourquoi le tigre attaque-t-il ? », interroge l'agent. Parce qu'on entre dans son territoire. « Il ne chasse pas, il se défend. » Cette lecture change tout : il ne s'agit plus de neutraliser l'animal, mais de le tenir à distance. D'où les filets.
Il faut encore aider les félins à résister à la transformation de leur territoire. Or les chiffres suggèrent que cela n'a rien d'aisé. La réserve comptait 274 tigres en 2004. Il en reste moins de la moitié. Ce déclin observé dans les 56 réserves de tigres en Inde a conduit à sanctuariser ce territoire en 2007. Comme une dernière ligne de défense pour une population gravement menacée par la réduction de son espace vital, par la chasse et par le braconnage, qui réduisent ses ressources. On gagne la bataille du contact homme-animal, pas celle de l'habitat.
L'agent de protection des forêts du sanctuaire se trouve au cœur de cette organisation spatiale. Quand on lui demande si la situation est difficile pour les populations locales, il répond sans hésiter : « La vie est dure pour tous. » Il marque une pause, et complète : « Pour les hommes, pour les animaux, et pour le territoire. » Un simple état des lieux.
Le fleuve est large, ses eaux sont « internationales ». Aujourd'hui, sept cents mètres séparent l'île de Gosaba de la rive d'en face. Il y a vingt ans, elles étaient à portée de voix l'une de l'autre. Un homme peut avoir vu ça dans sa vie : le fleuve qui s'installe, mètre après mètre, dans ce qui était de la terre. L'eau qui gagne, la berge qui cède, et personne pour l'arrêter. Ici, la géographie fluctue. C'est une donnée qu'on subit, qu'on intègre.
Sur la digue qui longe Gosaba, les berges récemment reconstruites côtoient des bâtiments en ruine éventrés par l'érosion : murs penchés sur l'eau, toitures échouées dans la vase — dont celles des bureaux des rangers, qui ont dû être reconstruits cent mètres plus loin. La digue elle-même ressemble à un rempart médiéval ; elle sépare deux mondes que tout condamne à se rejoindre. D'ailleurs, elle vient d'être rehaussée, par précaution. D'un côté, la mangrove splendide, intacte, inaccessible. De l'autre, le village, les petits hôtels qui se construisent, les groupes de touristes qui débarquent avec leurs valises à roulettes et repartent avec des tigres en peluche.
Pour l'agent de protection des forêts, cet espace se trouve confronté aux besoins spécifiques de trois acteurs : les villages, le parc et l'industrie du tourisme. Trois forces qui coexistent, qui dépendent les unes des autres, et qui se contredisent en permanence, dans un équilibre précaire que chaque perturbation menace, et que chaque réponse ne fait que déplacer.
Ici, la « perturbation » porte un nom : cyclone. Du 23 au 28 mai 2021, celui baptisé Yaas a balayé le site cinq jours durant. Les digues ont rompu en deux cents points. Les images sont encore dans toutes les têtes. Elles ont fait le tour du monde. Les routes, l'éclairage public, les protections contre l'eau : tout est à reconstruire à la main ; tout doit être transporté par bateaux. Coût estimé par le gouvernement du Bengale-Occidental ? L'équivalent de 2,3 milliards d'euros. Entre 2019 et 2022, quatre cyclones destructeurs se sont succédé : Fani, Bulbul, Amphan, et puis Yaas. Le district de South 24 Parganas, au sud de Calcutta, enregistre un cyclone majeur tous les trois ou quatre ans. Soit le temps qu'il faut pour réparer les dégâts du précédent.
Mais les destructions ne tiennent pas seulement à la survenue des cyclones. Si Aila, un phénomène de puissance modérée apparu en 2009, a submergé l'intégralité du territoire, c'est qu'il a coïncidé avec une marée de vive-eau. Yaas a frappé exactement au moment du pic. Or les terres inondées par l'eau salée restent impropres à toute culture pendant deux ou trois ans, au moins.
Les pêcheurs sont les premiers à subir le choc. La quantité de poisson n'est déjà plus suffisante. Crabes, crevettes et poissons sont vendus au marché local, sans que cela donne aux plus modestes des pêcheurs la capacité d'investir ni de faire face au moindre aléa. Après chaque cyclone, la migration s'accélère. Des familles entières doivent désormais compter sur les revenus d'un membre parti travailler dans un autre État du pays. Suraj a une vingtaine d'années. Il conduit un touk-touk électrique entre le village et l'embarcadère — touristes le matin dès 5 heures, groupes en milieu de matinée. La saison dure quelques mois. Le reste de l'année, il part à Bangalore, où il nettoie des appartements de standing. Il ne se plaint pas, il calcule. Et puis, il y a ces hommes qui peuvent rester, encore un temps, comme manœuvres et maçons. Débarquer les matériaux : sable, ciment, briques, gravier. Construire les hôtels. Se reconvertir. De pêcheur, devenir bâtisseur, avant que le prochain cyclone n'avale tout. Le chef des rangers ajoute : « Vous saisissez la pression psychologique ? Vivre entre deux catastrophes. »
Cyclones, marées… À ces deux forces destructrices s'ajoute une troisième, plus silencieuse. Chaque année, les rivières changent de cours, phénomène naturel dans un delta alluvial. Mais il est ici accéléré par le trafic maritime international. Les digues ont, au fil des ans, bloqué les flux tidaux qui apportaient les sédiments permettant aux îles de se recharger. Le lit des rivières s'élève, les îles s'affaissent, la mer monte. Depuis 1973, le delta indien a perdu 478 kilomètres carrés de terres par érosion, tandis que seuls 400 ont été gagnés par l'accrétion sédimentaire due aux apports fluviaux. Les eaux salées du golfe du Bengale entrent dans le delta, les eaux douces reculent. Par capillarité, le sel remonte dans les terres.
Ici, la géographie varie, nous explique l'agent. Ce qui rend caducs tout plan à long terme, toute infrastructure pensée pour durer, tout équilibre cherché entre les trois pôles avant que le prochain cyclone ne remette les compteurs à zéro.
Chaque matin, à l'aube, les premiers bateaux quittent les embarcadères pour ramener les touristes de la veille vers le continent. En milieu de matinée, les groupes suivants arrivent avec leurs guides locaux et tour-opérateurs qui vendent des formules tout compris : hôtel, réserve, restaurant. La région accueille de 200 000 à 300 000 visiteurs par an selon l'Institut indien pour la faune sauvage (WII), concentrés sur moins de 35 % du territoire. Une pression croissante sur un espace fermé et fragile.
Le département des forêts délivre les immatriculations des cinq cents bateaux en activité ainsi que les permis pour les touristes (leur nombre étant régulé). Il redistribue 40 % des revenus aux communautés via les comités de cogestion de la forêt de chaque village. Les 60 % restants sont pour le fonctionnement et le développement du territoire. Le tourisme n'est pas une menace venue de l'extérieur, mais la reconversion forcée d'une population dont les bases économiques traditionnelles ont disparu. Quand la mer prend les terres et que la forêt se ferme aux exploitations traditionnelles, le tourisme devient la seule ressource locale viable. Encore faut-il parvenir à un équilibre, fragile. Celui que recherche l'agent : ni trop ni trop peu. Plus de tourisme, c'est plus de revenus pour les communautés et plus de pression sur un écosystème fragile. Moins de tourisme, c'est moins de dégradation, mais moins d'argent pour une région qui n'a plus d'autre option.
Prodip a la cinquantaine. Il tient l'accueil de l'un des plus récents hôtels de la région. En 1981, son père est parti dans la forêt et n'est pas rentré. Son corps n'a jamais été retrouvé. La mangrove ne rend pas ses morts. Aîné d'une famille de trois garçons et une fille, Prodip avait alors une dizaine d'années. Pendant dix jours, il n'y a rien eu à manger. Alors il a travaillé, pour que ses frères et sa sœur puissent aller à l'école.
Quarante ans plus tard, son fils Arjun, 19 ans, fait la cuisine dans le restaurant de l'hôtel. À côté, des murs à mi-hauteur, les fondations d'un restaurant que Prodip construit depuis quelque temps, au gré des fonds qu'il parvient à rassembler. « Il faut bien ! » Les gens viennent voir le tigre, celui qui a pris son père. Par un curieux renversement, l'animal qui a détruit sa famille hier est devenu la condition de sa survie.
Alors, jusqu'à quand, cet équilibre précaire ? « On n'en sait rien », répond l'agent. Objectifs à court terme uniquement. Planifier à long terme dans les Sundarbans, c'est construire sur ce qui bouge. Alors on fait autrement. On construit ce qui peut tenir jusqu'au prochain cyclone. On réparera ce que le suivant aura défait. Et puis, on recommencera.

Nicolas Cage always wanted to be a superhero. Not surprisingly, his stage name (his real surname is Coppola, since he is the nephew of the director) comes from Marvel’s strongman Luke Cage. As if that weren’t comic-bookish enough, his son is named Kal-El (like Superman). His collection of 400 classic comics included the first Action Comics, which he bought for $150,000, someone stole at a party and which later got sold for $15 million. Hollywood’s most singular superstar still couldn’t be Tim Burton’s Superman, and although he settled for the skull-faced Ghost Rider, at age 62 Cage finally gets the chance to play another great: the new television Spider-Man. There is, however, a twist in his Spider-Noir: this wall-crawler is also a detective in 1930s New York.

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