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Bruxelles arrose les Balkans: 527 millions d'euros versés sans contrôle des travaux
La Commission européenne a versé 527 millions d'euros aux infrastructures de transport des Balkans occidentaux entre 2015 et mi-2025 sans disposer d'outils fiables pour suivre l'avancement des chantiers. Selon un rapport de la Cour des comptes européenne publié le 9 juin 2026, les fonds ont été débloqués au-delà des travaux réellement effectués, sur la seule foi des bailleurs internationaux. Alors que l'UE pousse son élargissement dans une région stratégique, le contribuable européen finance à fonds perdus une machine à subventions sans gouvernail.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frCe n'est pas une fuite, ni une rumeur de couloir. C'est la Cour des comptes européenne (CCE) elle-même qui, le 9 juin 2025, publie un audit accablant sur dix années de financement des infrastructures de transport dans les Balkans occidentaux. Entre 2015 et mi-2025, la Commission européenne a alloué 527 millions d'euros via le Fonds pour les Balkans occidentaux, censé connecter la région Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Serbie au réseau de transport de l'Union. Résultat concret à la mi-2025 : sur 43 subventions d'investissement approuvées, six seulement ont abouti.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frUne Commission qui paie sans contrôler
L'audit couvre la période 2015-mi-2025 et porte sur un programme doté de 527 millions d'euros. Les auditeurs ont analysé douze projets représentant à eux seuls 341,6 millions d'euros d'investissements.
euronewsMarta Pacheco
Les 12 projets examinés en détails affichent tous des retards certains de plus de deux ans. Plans révisés en cours de chantier, blocages administratifs à répétition, informations de suivi systématiquement obsolètes.
Faute d'outils de suivi performants, la Commission s'est largement reposée sur les institutions financières internationales chargées de superviser les projets. En pratique, ceux qui distribuent l'argent ne sont pas ceux qui vérifient son utilisation.
European Court of Auditors
La Cour relève également que des subventions forfaitaires ont été versées alors même que les travaux réalisés ne justifiaient pas toujours de tels décaissements. Ce mécanisme a privé la Commission d'un levier essentiel : conditionner les paiements à l'avancement réel des projets.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreRetards, informations obsolètes et projets inachevés
Lancée il y a plus de dix ans, cette initiative visait à connecter les Balkans au réseau transeuropéen et à préparer l'adhésion. Laima Andrikienė, membre de la CCE, l'a résumé: "les projets progressent trop lentement pour que la région s'intègre d'ici 2030".
Le Courrier des StratègesRédaction
Pourtant, sur les 43 subventions d'investissement dans les transports approuvées dans les quatre pays audités, seules six étaient achevées à la mi-2025. Tous les projets examinés accusent des retards. Certains dépassent deux années de décalage. Les auditeurs évoquent des procédures administratives bloquées, des autorisations tardives et des modifications de plans intervenues après le démarrage des travaux.
Plus inquiétant encore, plusieurs infrastructures déjà achevées risquent de rester sous-utilisées faute de connexions complémentaires financées par d'autres bailleurs. Autrement dit, des ouvrages existent mais demeurent partiellement inutiles.
Cette affaire illustre une dérive devenue familière dans les institutions européennes : la priorité accordée à l'annonce des financements plutôt qu'à la mesure des résultats.
Le Courrier des StratègesRédaction
Alors que Bruxelles multiplie les ambitions géopolitiques et présente l'élargissement comme une priorité stratégique, la Cour des comptes révèle qu'elle peine encore à savoir précisément ce qu'il advient de centaines de millions d'euros une fois les fonds versés. Le paradoxe est que l'Union exige des pays candidats des standards administratifs rigoureux tout en démontrant ses propres faiblesses en matière de contrôle.
L'argent du contribuable européen continue ainsi de financer une politique d'influence régionale dont les résultats demeurent incertains. Une question demeure : à quoi sert de voter toujours plus de crédits lorsque personne n'est véritablement capable de vérifier ce qu'ils produisent sur le terrain ?
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Hausse de la BCE : ce que le 1/4 point change pour votre épargne, et ce qu'il ne change pas

Par Vincent Clairmont
La Banque centrale européenne a relevé ce jeudi son taux de dépôt de 2 % à 2,25 %, première hausse depuis près de trois ans, sur fond d'inflation remontée à 3,2 % en zone euro en mai, portée par l'énergie. La question qui remplit ma boîte depuis une semaine tient en cinq mots : faut-il bouger mon épargne ? Ma réponse : presque pas — et le « presque » mérite d'être détaillé poste par poste.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frD'abord le contexte, en bref, parce qu'il commande tout le reste. Cette hausse n'est pas un cadeau aux épargnants : c'est une banque centrale qui court derrière une inflation importée — choc pétrolier d'Ormuz, prix de l'énergie — qu'un quart de point ne fera pas reculer. Une seconde hausse est attendue dès septembre par une partie du marché. Retenez l'ordre des grandeurs : votre « sans risque » rapportera environ 2,25 % dans un monde à 3,2 % d'inflation. Le rendement réel reste négatif. Tout ce qui suit s'inscrit dans ce cadre.
Le Courrier des StratègesRédaction
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A Encíclica “Magnifica Humanitas”
VTM
É um texto longo, que merece uma leitura paciente e pausada nos próximos tempos, onde o Papa aborda as novas questões sociais que se levantam na atualidade, onde há o sério risco de se degradar ou diluir a pessoa humana, nomeadamente com o uso pouco ético, ponderado e criterioso da ferramenta poderosa e extraordinária que é a inteligência artificial, usada já em vários âmbitos da vida humana.
Alguns já insinuaram que mais uma vez a Igreja parece estar contra o progresso e o desenvolvimento, o que não é verdade, empresa que se revelaria, aliás, inglória e infrutífera, como quando se quer parar o vento com as mãos. O Papa não diaboliza a inteligência artificial, mais do que uma vez elogia o contributo importante que teve o progresso científico e tecnológico ao longo da história, permitindo uma melhoria significativa e assinalável na qualidade de vida do ser humano. A tecnologia é boa, é bem-vinda, contudo é preciso saber usá-la de forma responsável ao serviço da pessoa humana e do bem comum de toda a humanidade. Esta é, aliás, a ideia mestra desta Encíclica: no centro da vida deve estar a pessoa humana, sempre o respeito pelo humano, a humanidade, e não ferramentas que a possam substituir, distorcer ou apagar, como é a inteligência artificial.
São muitos os desafios que a inteligência artificial coloca à humanidade, que exigem uma séria reflexão. Primeiro que tudo, está nas mãos de poucos, que se estão a tornar cada vez mais poderosos, cujo conceito de bem e de mal desconhecemos, assim como intenções e interesses. Muito poder nas mãos de poucos não é bom para a humanidade. Depois, ninguém tem dúvidas de que a inteligência artificial vai tirar muitos empregos. O que fazer com muito trabalhador que não tem emprego? Para onde direcionar a ação humana e que outras formas de sustento haverá para a pessoa humana? No campo da informação, de forma traiçoeira, vemos proliferar muita notícia falsa e a engorda da manipulação. Como salvaguardar a verdade? No âmbito da ética, a inteligência artificial não sabe o que é o bem e o que é o mal. Não pode ter um protagonismo excessivo nas decisões da humanidade. E como usá-la corretamente no contexto da guerra, retirando o ser humano de cena, favorecendo a ideia de guerra justa e a desresponsabilização humana? Eis alguns desafios, que pedem reflexão ética.
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Barcellona molla il bike sharing privato. Bici abbandonate e conflitti con i pedoni: la città si affida solo al servizio pubblico
Quasi 3.500 biciclette in meno per le strade di Barcellona. Il sindaco socialista Jaume Collboni ha annunciato che il Comune non rinnoverà le licenze alle sette aziende private di bike sharing che operano in città tramite app — Lime, Voi, Bird, Ridemovi, Cooltra, Boltest, Smart Cycles — mettendo fine a un esperimento che, nei numeri, si è rivelato un fallimento.
Il modello in questione è il cosiddetto free-floating: si scarica un’app, si localizza la bici più vicina, la si sblocca con lo smartphone e si paga a minuto. Nessuna stazione di partenza, nessuna di arrivo. La bici si lascia dove capita — sul marciapiede, davanti a un portone, di traverso sulla pista ciclabile. Una libertà che sulla carta suona come flessibilità, nella pratica si traduce in biciclette abbandonate ovunque e residenti esasperati.
Dal gennaio 2025, da quando cioè il Comune aveva concesso le licenze imponendo alle aziende l’obbligo esplicito di garantire “civismo e convivenza”, sono state emesse oltre 5.400 sanzioni. Il carro attrezzi ha rimosso più di 2.000 biciclette dalla via pubblica perché ostruivano passi pedonali o posti auto. Le segnalazioni dei residenti hanno sfiorato quota 4.500. Il dato forse più emblematico: ogni singola bici di queste flotte ha ricevuto almeno una multa. “Le aziende hanno tentato di mettere un po’ d’ordine, ma i risultati non ci sono stati”, ha dichiarato Collboni a Catalunya Ràdio. “Ci troviamo biciclette mal parcheggiate dappertutto”.
A rendere la decisione ancora più netta, un dato sociologico: il 90% degli utenti delle app private sono turisti, non residenti. Il bike sharing a gettone, pensato per alleggerire il traffico urbano quotidiano, è di fatto diventato un servizio di svago per i visitatori e il disagio è rimasto tutto sulle spalle di chi in quella città ci vive. Che non si tratti di una crociata contro la bicicletta lo dimostra l’altra faccia della misura: il potenziamento del Bicing, il servizio municipale attivo dal 2007 riservato ai soli residenti — i turisti ne sono esplicitamente esclusi, occorre un documento di residenza per abbonarsi. Oggi conta 8.000 bici, 5.000 delle quali elettriche, distribuite su 593 stazioni in tutta la città, per un totale di 170.000 abbonati. È uno dei sistemi di bike sharing pubblico più grandi d’Europa e la differenza con il free-floating è strutturale: le bici si prendono e si restituiscono in stazioni fisse, nessuno le lascia in mezzo al marciapiede. Il Comune ha annunciato un’ulteriore espansione del servizio nel 2027. Restano escluse dalla stretta le botteghe fisiche di noleggio bici, presenti soprattutto nell’Eixample e nella Città Vecchia. Collboni le ha definite “un’alternativa locale che sostiene l’economia locale”: il cliente riporta il mezzo a fine corsa e il problema dell’abbandono semplicemente non si pone.
Barcellona non è sola. Da Parigi a Madrid, molte città europee stanno faticosamente ricalibrando il rapporto con la micromobilità privata in modalità free-floating. Monopattini e bici elettriche hanno colonizzato i centri storici promettendo una rivoluzione verde, lasciando spesso in eredità marciapiedi intasati e conflitti con i pedoni. La risposta catalana è tra le più radicali fin qui adottate: fuori le app, dentro il pubblico. Una scommessa che potrebbe diventare modello o, a seconda degli esiti, monito per le altre capitali del Vecchio Continente.
L'articolo Barcellona molla il bike sharing privato. Bici abbandonate e conflitti con i pedoni: la città si affida solo al servizio pubblico proviene da Il Fatto Quotidiano.
Trump avait promis l'âge d'or, il amène l'inflation

Par Thibault de Varenne
Les prix à la consommation américains ont augmenté de 4,2 % sur un an en mai, leur plus haut niveau depuis plus de trois ans, après 3,8 % en avril. L'essence a renchéri de 40,5 % en douze mois ; l'énergie explique à elle seule plus de 60 % de la hausse du mois. Voilà les chiffres. Ils tombent dix-sept mois après le serment du Capitole — l'âge d'or de l'Amérique commence maintenant — et il faut les regarder ensemble, le serment et les chiffres, pour mesurer ce qui s'est réellement passé.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frOn a cru à cette promesse ; on l'a votée ; on l'a répétée sur tous les tons. Elle avait pour elle la simplicité des grandes annonces : l'abondance par la volonté, la prospérité par le décret, la grandeur par le tarif douanier. Dix-sept mois plus tard, l'ouvrier de l'Ohio fait son plein 40 % plus cher, et l'âge d'or se présente à lui sous la forme d'un ticket de caisse.
Il faut être juste, car la justesse est ce qui distingue la critique de l'humeur. L'inflation sous-jacente — hors énergie et alimentation — reste contenue, à 2,9 % ; les droits de douane, dont on annonçait l'incendie, pèsent moins que prévu ce mois-ci ; et la flambée pourrait culminer en mai, disent les analystes, si les cours du brut poursuivent leur reflux de juin. Le procès en apocalypse serait malhonnête. Le procès en responsabilité, lui, est fondé — car chacune des forces qui poussent les prix procède d'un choix, et d'un choix revendiqué.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLa guerre d'Iran est une guerre de choix : c'est elle qui a fermé Ormuz et renchéri le baril dont l'essence américaine est tirée. Les droits de douane sont une politique de choix : ils renchérissent l'importation par construction, c'est leur définition même, et l'on ne peut pas à la fois les brandir comme une arme et s'étonner qu'ils blessent. La ruée sur l'intelligence artificielle, enfin, dont les centres de calcul tirent le prix de l'électricité payé par les ménages, est encouragée, subventionnée, célébrée d'en haut. Trois politiques voulues ; une facture, présentée à d'autres. L'inflation de mai n'est pas un accident de conjoncture. C'est un produit manufacturé, de fabrication gouvernementale.
Et puis il y a le mot du prince. Interrogé sur ces chiffres, le président a répondu qu'il « aimait l'inflation » — entendez : elle prouverait la vigueur de l'économie. Les peuples ont entendu bien des choses de leurs gouvernants ; rarement qu'on leur déclarât de l'amour pour ce qui les appauvrit. L'homme providentiel a ceci de constant qu'il ne rencontre jamais de démenti : quand le réel le contredit, il rebaptise le réel. Le bavardage, ici, atteint sa forme supérieure — celle qui transforme l'échec en doctrine.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreRien de tout cela n'est nouveau, et c'est précisément ce qui devrait inquiéter. Les empires ont toujours fait payer leurs guerres à leurs peuples par la monnaie : la Convention par l'assignat, l'Amérique du Vietnam par l'abandon de l'étalon-or un dimanche soir d'août 1971. La séquence est connue : une guerre qu'on dit courte, une monnaie qu'on dit forte, des prix qu'on dit provisoires. Les manuels la décrivent ; les électeurs la redécouvrent à leurs dépens, une génération sur deux.
Reste la question qui nous regarde, nous, de ce côté-ci de l'Atlantique. Cette inflation-là est née de décisions prises à Washington — la guerre, les tarifs, le tempo — auxquelles l'Europe n'a été ni associée, ni même sérieusement consultée. Or elle la paie : à la pompe, dans ses importations, dans les taux que sa banque centrale relève à son tour. Un continent qui laisse un autre fixer le prix de son énergie et le calendrier de ses guerres ne devrait pas s'étonner d'importer aussi ses défaites monétaires. L'âge d'or promis aux Américains se révèle un âge de facture ; la nôtre nous parvient sans même qu'on nous ait promis l'or.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Le COR chiffre l'impact de la dénatalité sur les retraites

Par Élise Rochefort
Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a adopté le jeudi 11 juin 2026 son rapport annuel sur les évolutions et perspectives du système de retraite. Le document, dont une version provisoire avait été communiquée à la presse dès le lundi 8 juin, actualise les projections financières du système à l'horizon 2070.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frInstitué en 2000 et rattaché aux services du Premier ministre, le COR réunit quarante et un membres — parlementaires, représentants des organisations syndicales et patronales, administrations, personnalités qualifiées. Il est présidé depuis novembre 2023 par l'économiste Gilbert Cette.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frÀ moyen terme, les projections sont inchangées par rapport au rapport de juin 2025 : un déficit de 0,2 % du PIB en 2030 et de 0,9 % en 2045. Cette stabilité tient à deux révisions de sens opposé qui se compensent partiellement : l'Insee a doublé son hypothèse de solde migratoire, portée à 150 000 personnes par an, ce qui accroît le nombre de cotisants projetés ; l'espérance de vie progresserait par ailleurs légèrement moins vite qu'anticipé, ce qui modère la durée de versement des pensions.
À long terme, en revanche, la projection se dégrade nettement : le déficit atteindrait 2,4 % du PIB en 2070, contre 1,4 % dans le rapport de 2025. Le COR avance deux explications principales. La première est démographique : l'hypothèse