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The Lost Letters of the Greek Alphabet

6 June 2026 at 16:12
Ancient Greek vase with early Greek aphaber
Early Greek alphabet painted on the body of an Attic black-figure cup. Today, there are missing letters in the Greek alphabet. Credit: flickr / Dan Diffendale CC BY-SA 2.0

The Greek alphabet has changed in many ways over the course of its existence. This is hardly surprising, given that the Greeks have been using it for nearly three millennia. One way in which it has changed is that some letters that used to exist in the Greek alphabet are now missing. Which letters were these, and what do we know about them?

The first letters of the Greek alphabet

To start, let us establish how the Greek alphabet acquired its letters in the first place. According to ancient Greek historians, the Greeks adopted the Phoenician alphabet after the arrival of a Phoenician prince named Cadmus. Archaeology confirms that this occurred at some point in the ninth century BCE.

The Phoenician alphabet was composed of only consonants. When the Greeks adopted it, they modified it to include vowels as well. This was a major step forward in the development of writing.

According to Plutarch, a Greek historian of the first century CE, there were originally sixteen Greek letters. However, Hyginus, an earlier writer, reports that there were originally eighteen.

In reality, it appears that neither version is correct. Physical evidence in the form of ancient inscriptions reveals that the earliest Greek inscriptions made use of all twenty-two letters in the Phoenician alphabet. However, four of these were for sounds which did not exist in Greek, so they were modified into vowels.

Perhaps this is where Hyginus’ idea of eighteen original letters comes from, being a distorted memory of the eighteen original consonants. In any case, the total number of letters in the Greek alphabet increased over time.

Why are there some missing letters?

Some of the letters used in ancient Greek inscriptions are simply not in the modern Greek alphabet. Why is this? Simply put, the reason is that the Greek language itself has evolved over time, and the alphabet exists to comply to the needs of the language rather than vice versa.

Additionally, different dialects of the Greek language existed within the Greek world at the same time. Therefore, the needs of each dialect would not necessarily be covered by the same letters.

In the late fifth century BCE, the alphabet used by the Ionian Greeks became the official, standardized alphabet of Athens. Over the following century, it then replaced the local alphabets of other Greek regions. By that time, the dialect of the Ionian Greeks was such that their alphabet did not make use of all the letters that had once been in use. Rather, their alphabet used just twenty-four letters. Hence, what were the letters that the Greek alphabet used to have but no longer does?

Digamma

One of the most famous lost letters of the Greek alphabet is Digamma. This had the following form:

Ϝ

It is superficially very similar to the modern F, but the sound was completely different. It was essentially the modern w sound. In fact, the original name for this letter was ‘wau’, taken directly from the Phoenician name for this letter.

San

Another lost letter is San. This had the following form:

Ϻ

Like Digamma, this looks almost identical to a more familiar letter. In this case, it looks just like the modern letter M. However, like with Digamma, the sound indicated by this ancient letter was completely different. Unlike the modern M, the ancient San, or Ϻ, was used to indicate an s sound. This fell out of use in favor of the alternative letter Sigma, written as Σ.

Koppa

Another letter that is no longer in use is Koppa, which had the following written form:

Ϙ

This is similar to the modern Q in the English alphabet, and that is no coincidence. Koppa was still part of the Greek alphabet when the Latins adopted it, which led to this letter eventually becoming the Q in English. The English alphabet originated from the Romans. The sound Koppa indicated was a k sound. It eventually fell out of favor in Greek, being replaced by the alternative letter Kappa, written as Κ.

Sampi

This next letter is called Sampi. It was written as:

Ͳ

This is very similar to the modern T, but it is unrelated. That modern letter comes from the ancient Greek Tau which, of course, had a t sound. In contrast, the ancient Greek Sampi had some kind of s or sh sound, although the exact vocalization is unknown. In any case, it fell out of favor when this sound was no longer used.

Le gouvernement réduit le chômage des cadres seniors

Et si le gouvernement qui rabote et les syndicats qui s'indignent défendaient, sans le savoir, exactement la même chose ? La réforme de l'assurance chômage votée le 2 juin dit moins sur le milliard économisé que sur un pays qui a oublié, en soixante-dix ans, à qui appartient le salaire différé.

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Il existe un document que cinq cent trente-huit mille Français ont signé l'an dernier, généralement un mardi ou un jeudi, dans un bureau des ressources humaines où l'on avait disposé pour l'occasion deux chaises, une bouteille d'eau et un parapheur, et ce document, né en 2008 d'un accord entre partenaires sociaux qui passait alors pour une révolution de velours, s'appelle une rupture conventionnelle. 538 433 homologations en 2024, selon la Dares. Un divorce à l'amiable entre le salarié et l'employeur, inventé pour solder sans drame, sans prud'hommes, sans humiliation, ce que le droit du licenciement rendait interminable.

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C'est ce document paisible que le Parlement vient de transformer en variable d'ajustement budgétaire.

Un milliard, quinze mille promesses

Le vote solennel du 2 juin a définitivement adopté le projet de loi transposant l'accord du 25 février 2026 entre partenaires sociaux. Le contenu tient en deux chiffres et une promesse : la durée maximale d'indemnisation après une rupture conventionnelle passe de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, de 27 à 20,5 mois pour les plus âgés, et le gouvernement attend de ce resserrement un milliard d'euros d'économies annuelles pour l'Unedic, assorti de 15 000 retours à l'emploi supplémentaires chaque année et d'un accompagnement renforcé par France Travail dès le premier entretien.

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Le gouvernement réduit le chômage des cadres seniorsLe Courrier des StratègesRédaction
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Les deux camps ont joué leur partition sans surprise. Côté gouvernemental, on dénonce les pré-retraites déguisées, les départs de confort, l'optimisation d'un dispositif devenu, dit-on, une machine à financer des transitions choisies. Côté syndical et à gauche, on dénonce le rabot, la précarisation, le énième tour de vis sur le dos des demandeurs d'emploi. Les uns veulent la cage moins chère. Les autres la veulent plus douillette. Personne, dans aucun des deux hémicycles, n'a demandé qui détient la clé.

Faut dire que la question n'est jamais à l'ordre du jour. On négocie les paramètres ; la propriété, elle, ne se discute pas.

Le détour par Tocqueville

Il y a, dans le second volume de De la démocratie en Amérique, une page que tout lecteur du Courrier connaît, et qu'il faut pourtant relire chaque fois que l'État français retouche un droit social, parce qu'elle décrit moins un régime politique qu'un climat. Tocqueville y imagine le pouvoir sous lequel s'endorment les démocraties et qui préfigure l'avachissement contemporain :

« Au-dessus de ceux-là s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance. »

Appliquons mot à mot. L'assurance chômage à la française n'est pas une assurance : c'est une tutelle. On n'y adhère pas, on y est affilié. On ne choisit ni l'assureur, ni la prime, ni les garanties, ni la durée de couverture. On ne peut pas en sortir, pas la comparer, pas la résilier. Et lorsque le tuteur a besoin d'argent, il modifie les garanties par la loi, rétroactivement pour les espérances, unilatéralement pour les contrats. Je suppose qu'un assureur privé qui réécrirait ainsi ses polices en cours rencontrerait assez vite un procureur. L'État, lui, rencontre une majorité.

Le pouvoir tutélaire n'a pas changé de nature depuis 1840. Il a changé de guichet.

Ce qu'on voit, ce qu'on ne voit pas

Reste à examiner le milliard, avec la méthode de Bastiat : ce qu'on voit, et ce qu'on ne voit pas.

Ce qu'on voit : un régime endetté, un milliard d'économies, quinze mille retours à l'emploi promis. Vertu budgétaire, sérieux gestionnaire, courage réformateur.

Ce qu'on ne voit pas — ou plutôt ce que l'Unedic elle-même documente, avec une constance d'actuaire désespéré : l'État a retiré 12,05 milliards d'euros de recettes au régime entre 2023 et 2026, pour financer France Travail et France Compétences. Sans ces ponctions, le régime serait excédentaire de 3,4 milliards en 2025 et de 4,5 milliards en 2026, et sa dette — bloquée autour de 61,5 milliards — serait retombée vers 42 milliards à l'horizon 2028, son niveau d'avant Covid. Autrement dit : le trou que l'allocataire est sommé de combler par trois mois d'indemnisation en moins, c'est l'État qui le creuse, par milliards, à l'étage du dessus. Le rabot tombe en bas. La ponction se décide en haut.

Et qui paie, en bout de chaîne ? La cotisation dite patronale — 4,05 % de chaque salaire — n'est pas un cadeau de l'employeur : c'est du salaire différé, une part de la rémunération que le salarié ne touche pas aujourd'hui pour être couvert demain. Quant à la part salariale, elle a été supprimée en 2018 et fondue dans la CSG : le salarié paie toujours, mais il ne le voit plus. On a effacé la ligne du bulletin de paie. On n'a pas effacé le prélèvement.

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Soixante-dix ans de réformes, zéro restitution

Ce n'est pas nouveau ; à le bien regarder, c'est même très français. L'Unedic naît en 1958 d'une convention entre patronat et syndicats — une assurance paritaire, gérée par ceux qui la financent, à laquelle l'État ne touche pas. Puis l'histoire s'écrit comme une lente digestion.

2008 : la fusion ANPE-Assedic crée Pôle emploi, et l'opérateur passe sous la main publique.

2018 : la cotisation salariale disparaît dans la CSG, et l'assurance devient pour partie un impôt.

2019 : les partenaires sociaux ne s'accordant pas, l'État écrit lui-même les règles par décret — carence, dégressivité, salaire de référence.

2021 : la contracyclicité indexe les droits sur la conjoncture, décidée d'en haut.

2023-2026 : les ponctions.

2026 : un accord négocié sous lettre de cadrage budgétaire, transposé par un Parlement qui rabote.

Chaque décennie apporte sa réforme paramétrique — durée, taux, différé, plancher — et chaque réforme laisse intacte la seule question qui vaille : la cotisation appartient-elle à celui qui la verse ? On réforme l'usufruit. On ne rend jamais la nue-propriété.

Et les assurés acceptent chaque tour de vis avec cette résignation de troupeau qu'on tond à date fixe, et qui s'étonne moins du froid que du changement de calendrier.

Pendant ce temps

Pendant que les deux hémicycles se disputaient trois mois d'indemnisation, la Cour des comptes publiait cette semaine son examen des conséquences budgétaires de la démographie française — la bombe lente que personne ne désamorce — et l'Agence France Trésor poursuivait son programme d'émissions : plus de 530 milliards d'euros à lever cette année, un record absolu, avec un écart de taux franco-allemand installé à 69 points de base. La question de savoir qui paiera la tutelle quand la pyramide des âges aura fini son œuvre n'a été posée nulle part. Elle aurait pourtant rendu le débat sur les quinze mois presque reposant.

Dernier mot

Que ferait une société libre ? Quelque chose de très simple et de très improbable : elle rendrait la cotisation au salarié. Un compte individuel, portable d'un emploi à l'autre, alimenté par ces 4,05 % qui sont son salaire différé ; le droit d'en confier la gestion à l'assureur de son choix — mutuelle, caisse syndicale, compagnie, et pourquoi pas l'Unedic, qui concourrait comme les autres ; la liberté d'arbitrer soi-même entre durée de couverture et niveau de garantie. La solidarité véritable — chômage de longue durée, accidents de la vie — relèverait de l'impôt : voté, visible, assumé, au lieu d'être dissimulé dans la tuyauterie d'un régime que l'État pille d'une main et rabote de l'autre. Le système de Gand, où des caisses volontaires assurent les salariés, fait vivre cette idée au Danemark et en Suède depuis un siècle — pays dont je ne sache pas qu'ils passent pour des jungles libérales.

Peut-être cette réforme produira-t-elle son milliard ; peut-être même ses quinze mille emplois. Là n'est pas l'objection. L'objection, c'est qu'on aura une fois de plus ajusté la pension de l'assuré sans jamais lui demander son avis sur l'assurance — et qu'on appellera cela, sérieusement, fébrilement, presque pieusement, un progrès du dialogue social.

Le jour où un salarié lira, au bas de son bulletin de paie, le nom d'un assureur qu'il aura choisi, la réforme aura eu lieu. En attendant, on rabote la rente. La cage, elle, vient d'être repeinte.

4,000-Year-Old Skewers Found on Santorini Reveal Souvlaki Bronze Age Origins

6 June 2026 at 02:33
Bronze Age souvlaki grill from Santorini
An ancient Greek grill for souvlaki from Akrotiri, Santorini. Credit: Wikimedia Commons/ Public domain

The beloved souvlaki has been around since ancient times. Archaeologists have found skewers dating back to the Bronze Age, and recent research looks at the functioning of early grills. In particular, “souvlaki trays” have been discovered dating all the way back to Mycenaean culture.

Therans and Mycenaean cultures were known for their luxurious lifestyles, ornate and colorful clothes, exquisite art, and sea trade with other cultures, such as Egypt. People developed these cultures on the islands of Crete and Santorini.

World’s oldest Bronze Age souvlaki on Santorini

The oldest souvlaki skewers found seem to be those discovered by archaeologists on Santorini dating back as far as 2000 BC. There are traces of the popularity of souvlaki on Santorini and Crete through the Bronze Age, and both Theran and Mycenean cultures made use of this method of cooking.

Ancient bronze skewers and vase, with small painted ceramic amphora
Ancient bronze skewers and a vase. Credit: diffendale/CC BY-NC-SA 2.0.

Ancient Greek texts such as the Iliad and the Odyssey describe a spit (Greek: ὀβελός) being used to roast meat, but the exact functioning of the souvlaki trays was unknown until recently. The works of great poets and writers describe the same obeliskos being popular. Sophocles, Aristophanes, Xenophon, and Aristoteles all mention or describe the popular dish in their works.

Mycenean cooking and culture

It seems that ancient Mycenaeans did not have a large variety of foods available to them. Despite this, they developed various types of cooking methods, fostering innovation. Part of that innovation was souvlaki trays, as was cooking in jars, among other techniques. At the time and for most of ancient history, cooking was mostly done on hearths with few ingredients. The portable and lightweight souvlaki trays changed this for Mycenaeans around 1400 to 1050 B.C.

Academics suggest that an important historical force behind these contraptions was status. While the Myceneans had incredibly rich art and fashion, their diet lacked diversity, though a marker of status was drinking wine. On the other hand, one can imagine poorer Mycenaeans drank beer.

As they were skilled sailors, Therans on Santorini island had begun brewing beer in the II millennium B.C., possibly learning the skill from Egypt or the Near East, where beer had been brewed since the III and IV millennium B.C. Accounts of the 5th and 4th centuries B.C. tell of an Athenian bias against beer. It was considered a drink of barbarians, Egyptians, or even women. Beer brewing was never seen as valuable.

By the Classical period, this all changed. Wine had become readily available to all, pushing elites in later Greek societies to seek other ways to distinguish themselves — for instance, through the use of specific gadgets and kitchen appliances, echoing earlier innovations like the Mycenaean souvlaki trays.

The souvlaki tray

The souvlaki trays found in Gla, Pylos, and Crete added something to the age-old tradition. Similar to modern-day outdoor grills, they were designed to be portable and good for travel or entertainment. Meat cuts seem to have been similar to the ones popular for souvlaki today, made from either lamb, pork, or mutton, and the meal was accompanied by bread made of various cereals.

The clay trays had placeholders for the skewers and, until recently, how they actually functioned was unknown. Researchers at Dartmouth College have recreated the trays using original ancient pottery techniques, tools, and ingredients. They realized the trays were not meant to be put on a hearth as originally thought. Rather, embers were placed in the tray and the skewers were grilled. They were practical, portable, and delicious!

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