Dans la chapelle du Carmel du musée d'art et d'histoire de Saint-Denis, une artiste a déposé un conteneur en plexiglas débordant de médicaments périmés. Y aurait-il une forme de croyance dans notre rapport à la chimie pharmaceutique ? Telle est la question que l'exposition « Croire et guérir » invite à nous poser, à l'issue d'un foisonnant parcours géographique et historique dans la diversité des pratiques thérapeutiques et leur relation parfois très éloignée à la science.
Les débats autour du statut juridique de la langue française, aujourd’hui relancés par la mondialisation, la diversification des partenariats et la promotion onusienne de la diversité linguistique, ne sauraient être réduits aux tensions conjoncturelles entre États. Car la langue française est devenue structurellement une partie intégrante de l’identité culturelle des sociétés issues de la colonisation, porteuse d’un patrimoine immatériel de valeurs universelles — liberté, justice, dignité — que des peuples du monde entier ont fait leurs.
En bientôt 1 000 ans d’existence, la tapisserie ou, pour mieux dire, la broderie de Bayeux, rare chef-d'œuvre de l’art roman profane, n’était jamais retournée en Angleterre, où elle a été probablement réalisée. Ce sera chose faite en septembre 2026, puisqu'elle sera présentée au British Museum pour dix mois. Elle nous raconte aujourd’hui une double histoire, celle de la seule invasion réussie de la Grande-Bretagne et celle d’une incroyable longévité, en dépit des violences de l’Histoire.
Lancées il y a plus d'un demi-siècle, les sondes Pioneer 10 et Pioneer 11 ont ouvert la voie à l'exploration du système solaire externe. Premiers engins humains à traverser la ceinture d'astéroïdes et à survoler Jupiter puis Saturne, elles emportent également un message destiné à d'éventuelles civilisations extraterrestres. Aujourd'hui silencieuses, elles poursuivent pourtant leur voyage dans l'espace interstellaire et continueront de dériver parmi les étoiles pendant des millions d'années.
Le projet mené par Jean Hébrard et Rebecca J. Scott, un duo d'historiens franco-états-uniens, est d'une folle ambition : des années de recherches en archives dans une demi-douzaine de pays d'Europe et d'Amérique, deux siècles et demi d'histoire sur trois continents et, pour finir, une saga familiale où chaque indice est appelé à faire sens. Ce n'est en effet pas le moindre paradoxe de cette fresque monumentale : pour raconter le monde, il faut apprendre à « écrire l'Histoire au petit pinceau ».
Le rat pygmée de rizière à longue queue, Oligoryzomys longicaudatus, est un réservoir naturel du hantavirus. Et en particulier de la souche Andes, soupçonnée d’être responsable du décès de plusieurs passagers d’un bateau de croisière. Ce rongeur endémique d’Amérique du Sud est longtemps resté mal connu, mais les études d’écologie menée depuis 1995, date du premier cas d’infection humaine à hantavirus, permettent de tracer son portrait-robot et les conditions qui favorisent sa transmission à l’humain.
Le 3 juin 2006, le Monténégro redevenait officiellement un État souverain après près d’un siècle passé dans différentes unions politiques avec la Serbie et la Yougoslavie. Derrière cette indépendance obtenue par référendum se cache une histoire singulière : celle d’un petit territoire montagneux qui a résisté aux empires, traversé les guerres mondiales et survécu à l’éclatement de la Yougoslavie. Vingt ans plus tard, le pays poursuit son chemin vers l’Union européenne, tandis que les débats identitaires continuent de traverser la société.
Souvent perçu comme un simple moment de jeu, le fait de « faire semblant » joue en réalité un rôle clé dans le développement des enfants. Il pourrait même contribuer à prévenir certaines difficultés émotionnelles, selon une nouvelle étude.
« Et c'est ma mère ou la vôtre / Une sorcière comme les autres », chantait Anne Sylvestre en 1975. Si ce thème revient beaucoup dans le discours féministe du dernier demi-siècle, ce n'est en rien un hasard. Entre le XVe et le XVIIIe siècle, quelque 40 000 femmes ont été exécutées pour sorcellerie. À la suite du livre que leur a consacré Mona Chollet, plusieurs expositions reviennent sur cette page sombre, dont celle présentée au château de Nantes jusqu'au 28 juin 2026.