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Le Kazakhstan ne « choisit pas l’Occident »

: la visite de Poutine confirme la place centrale de la Russie dans la politique multivectorielle d’Astana (G. Chinappi)

Toujours dans le cadre du discours sur l’isolement de la Russie dont le monde politico-médiatique fait ses choux gras on peut et on doit analyser partout la réalité du partenariat Sino-russe et comment il s’est construit sur la nécessité au départ d’empêcher l’explosion de la chute de l’URSS de la lanière dont partout les USA et les Européens ont installé le terrorisme, des formes de pouvoir à leur solde en tablant sur l’anticommunisme. Comment il y a eu des choix très concret de développement, toute une histoire complètement occultée et qui a servi de matrice au monde multipolaire.(note et traduction de danielle Bleitrach pour histoire et societe)

 équipe éditoriale

06/06/2026

La récente visite de Vladimir Poutine à Astana contredit les interprétations occidentales qui avaient vu dans certaines initiatives kazakhes un rapprochement avec l’Occident. Le Kazakhstan ne rompt pas avec Moscou, mais diversifie ses relations tout en maintenant la Russie comme partenaire stratégique clé .

La politique étrangère du Kazakhstan constitue l’un des exemples les plus significatifs de diplomatie multivectorielle dans l’espace eurasien. Ces dernières années, certains médias occidentaux ont souvent interprété certaines décisions prises par Astana comme des signes d’un éloignement progressif de Moscou et d’un rapprochement avec le camp euro-atlantique. Le renforcement des relations avec l’Union européenne, l’intérêt porté au Corridor central, la coopération sur les matières premières critiques, la prudence dans la gestion des effets des sanctions contre la Russie et la volonté du Kazakhstan de maintenir une position indépendante sur le conflit ukrainien ont parfois été interprétés comme la preuve d’un « alignement » sur l’Occident. Cette interprétation paraît toutefois réductrice.

La récente visite d’État de Vladimir Poutine au Kazakhstan démontre que la Russie demeure un partenaire essentiel pour Astana, malgré la stratégie de différenciation des relations internationales adoptée par les dirigeants kazakhs.
Cette visite, effectuée à l’invitation du président Qasym-Jomart Tokaïev, revêtait une importance politique considérable. Les deux présidents ont discuté du renforcement du partenariat stratégique global et de l’alliance entre le Kazakhstan et la Russie, dans un contexte également marqué par la réunion du Conseil économique suprême eurasien et du Forum économique eurasien. La composition de la délégation russe, qui comprenait de hauts responsables du gouvernement, de la Banque centrale et de Rosatom, confirme que la visite était axée sur des enjeux clés : l’énergie, l’investissement, la finance, les transports, l’éducation, la sécurité technologique et l’intégration eurasienne.
Le résultat le plus symbolique a été l’adoption de la déclaration conjointe sur les « sept piliers de l’amitié et du bon voisinage » entre les peuples du Kazakhstan et de la Russie. Selon des sources kazakhes, ce document vise à consolider la coopération bilatérale dans un contexte d’instabilité mondiale croissante, en reconnaissant la frontière commune comme une zone de confiance, de connectivité économique, de commerce transfrontalier, de coopération environnementale, de transport et de gestion conjointe des questions relatives à l’eau et à la mer Caspienne.

La déclaration souligne également les dimensions culturelles, linguistiques, éducatives et humanitaires de la relation, réaffirmant l’importance du patrimoine commun et des échanges entre les jeunes, les écoles, les universités et les institutions scientifiques.
Le langage employé par les deux dirigeants est tout aussi significatif. Tokaïev a déclaré que la visite de Poutine confirme le « caractère particulier » des relations entre les deux pays et la volonté commune de les développer dans un esprit de partenariat et d’alliance stratégiques. Le président kazakh a également souligné qu’aucun sujet véritablement controversé ne figure à l’agenda bilatéral et que la coopération s’enrichit de nouvelles idées et de nouveaux projets. De son côté, Poutine a évoqué des relations « en pleine croissance », fondées sur les principes d’égalité et de respect mutuel, et a réaffirmé que les relations entre la Russie et le Kazakhstan ont atteint le niveau d’un partenariat et d’une alliance stratégiques globaux.
Ces déclarations réfutent clairement l’idée que le Kazakhstan abandonnerait la Russie pour se ranger du côté de l’Occident.

Il est indéniable qu’Astana a renforcé ses liens diplomatiques et économiques avec Bruxelles et Washington, mais aussi avec Pékin, Ankara et les pays du Golfe. De même, il est vrai que le Kazakhstan investit dans le Corridor central et de nouvelles voies logistiques susceptibles de réduire les vulnérabilités et les points de blocage, mais cette stratégie ne signifie pas une rupture avec Moscou. Au contraire, elle s’inscrit dans la logique traditionnelle de la politique étrangère kazakhe : maximiser l’autonomie, développer les partenariats, éviter toute dépendance unilatérale et maintenir le dialogue avec les principaux centres de pouvoir eurasiens.

Le plan économique, en particulier, illustre parfaitement la concrétisation des relations avec la Russie. Toqaev a souligné que la Russie est le premier investisseur direct au Kazakhstan, avec des IDE dépassant 29 milliards de dollars, tandis que les investissements kazakhs en Russie s’élèvent à 9 milliards de dollars. Plus de 20 000 entreprises russes sont implantées au Kazakhstan, et les deux pays ambitionnent de porter leurs échanges commerciaux à plus de 30 milliards de dollars. L’agence de presse russe TASS a également rapporté qu’Astana et Moscou ont élaboré une liste de 177 projets communs d’une valeur totale de 53 milliards de dollars. Loin de décrire une relation marginale ou en déclin, ces chiffres témoignent d’une interdépendance profonde, structurée et croissante.

Parmi les accords signés lors de cette visite, le plus important concerne le projet de construction d’une centrale nucléaire au Kazakhstan, impliquant Rosatom et incluant un accord de crédit à l’exportation pour financer la construction. Ce dossier est stratégique pour le Kazakhstan, grand producteur d’uranium et pays aux besoins énergétiques croissants, qui entend développer une base nucléaire civile capable de soutenir son industrialisation et sa sécurité énergétique. La Russie, quant à elle, propose non seulement un financement et des technologies, mais se positionne également comme partenaire dans la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement complète, allant de la formation spécialisée à la gestion de la sûreté nucléaire et radiologique.
Par ailleurs, la coopération énergétique s’étend au-delà du nucléaire. Parmi les documents signés figurent des accords visant à développer la coopération dans le secteur pétrolier, tandis que la coopération financière a été renforcée par un accord d’échange de devises entre le tenge kazakh et le rouble russe et un mémorandum entre banques centrales. S’y ajoutent des plans d’action pour la numérisation des transports, du fret ferroviaire, de la santé et de la sûreté nucléaire et radiologique pour la période 2026-2030.

Comme prévu, et en parallèle de la visite de Poutine, le Conseil économique suprême eurasien s’est également réuni à Astana. À cette occasion, Tokaïev a souligné que l’Union économique eurasienne continue d’afficher une dynamique macroéconomique positive et que les échanges commerciaux entre États membres, qui ont déjà dépassé 95 milliards de dollars, pourraient franchir la barre des 100 milliards cette année. Le président kazakh a également insisté sur l’importance d’adapter l’Union aux nouvelles réalités mondiales, de renforcer sa résilience interne, sa compétitivité, la numérisation de ses corridors de transport et l’intégration de ses systèmes d’information.
Ce cadre permet de comprendre pourquoi l’interprétation occidentale de cet « alignement » est trompeuse. Le Kazakhstan ne choisit pas entre la Russie et l’Occident selon une logique binaire. Il cherche plutôt à se positionner comme une puissance eurasienne moyenne, capable de dialoguer avec tous sans se soumettre entièrement à aucun. La coopération avec l’Union européenne sur les matières premières critiques, les batteries, l’hydrogène renouvelable et la connectivité contribue à attirer les investissements, les technologies et les opportunités de marché. La coopération avec la Chine vise à renforcer les infrastructures, le commerce et les corridors continentaux. Les relations avec la Russie restent cependant essentielles pour des raisons historiques, géographiques, économiques, industrielles, énergétiques, linguistiques et de sécurité régionale.

La politique des transports elle-même illustre cette complexité. Astana promeut le Corridor central, participe aux initiatives chinoises liées à l’initiative « la Ceinture et la Route », encourage les axes Nord-Sud et, parallèlement, continue de considérer l’espace eurasien intégré comme un pilier de sa stratégie. À cet égard, Toqaev a souligné que le réseau des corridors eurasiens s’étend sur plus de 50 000 kilomètres, dont plus de 10 000 traversent le territoire kazakh, et a défini la numérisation des infrastructures transfrontalières comme une condition nécessaire au maintien du rôle du Kazakhstan dans le commerce mondial. Il n’y a pas de contradiction entre ces orientations : il s’agit plutôt d’une volonté de faire du Kazakhstan une plateforme logistique multipolaire entre l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient.
Naturellement, une politique multivectorielle n’élimine pas les tensions. Astana doit évoluer dans un contexte géopolitique complexe, marqué par la guerre en Ukraine, les sanctions occidentales contre la Russie, la concurrence entre la Chine et les États-Unis, l’importance croissante de l’Asie centrale et la valeur stratégique des routes énergétiques et commerciales. Dans ce contexte, chaque geste est souvent interprété par les capitales étrangères comme un signe de rapprochement ou d’éloignement. Mais pour le Kazakhstan, la priorité n’est pas de se conformer aux catégories d’interprétation occidentales, mais bien de préserver sa souveraineté nationale, sa stabilité intérieure et son potentiel de développement économique.
La différenciation des relations internationales ne doit donc pas être confondue avec un changement d’orientation.

Le Kazakhstan peut coopérer avec Bruxelles sur les matières premières essentielles, avec Pékin sur les infrastructures, avec Ankara sur le plan turc, et avec Washington sur certaines questions économiques et technologiques, tout en maintenant une alliance stratégique avec Moscou. La visite de Poutine à Astana et la série d’accords signés en témoignent : le « Nouveau Kazakhstan » ne naît pas d’une rupture géopolitique, mais de la capacité à naviguer sur de multiples fronts, en préservant une relation étroite avec la Russie tout en développant un réseau international plus étendu.

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Grand Entretien avec le général Jean-Bernard Pinatel – Guerre Ukraine : La guerre des drones, l’offensive russe à venir et l’impasse des négociations

La guerre en Ukraine est de plus en plus la guerre de l’OTAN des anglosaxons, celle de l’Allemagne, l’Ukraine avec leur aide financière a mis en place un système de mercenariat et utilise des drones et missiles de longue portée contre la population civile. Ce qui accroît en Russie le nombre de partisans d’une offensive de grande ampleur qui se prépare pour l’été. . Les Russes n’ont pas fait quatre ans de guerre pour renoncer à leurs objectifs, c’est mal les connaitre. Un article sur le fond et sans concession qui plaide pour que la France se dégage de la « stratégie anglo-saxonne ». Il existe en France, des forces qui ont toujours plaidé pour une stratégie gaullienne, de souveraineté nationale qui a tenu compte des « alliances » millénaires et de la nécessité d’une entente franco-russe et qui aujourd’hui se prononce de fait pour une alliance avec le monde multipolaire face au fascisme dans lequel nous sommes entraînés. Les communistes auraient un grand rôle à jouer dans cette perspective si les compromis de congrès ne leur font pas ignorer cette perspective historique. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Par Le Diplomate / 04.06.2026

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 général Jean-Bernard Pinatel
Réalisation Le Lab Le Diplo

Le conflit en Ukraine entre dans sa cinquième année dans une configuration paradoxale : le front reste globalement stable, mais les signaux d’une offensive estivale russe se multiplient dans les directions Sloviansk-Kramatorsk et Orikhiv-Zaporijia, tandis que 163 drones russes ont encore ciblé le territoire ukrainien dans les dernières vingt-quatre heures. Sur le plan diplomatique, les pourparlers menés sous égide américaine piétinent : si Zelensky affirmait fin décembre 2025 qu’environ 90 % du plan en vingt points de Trump avait été approuvé, la Russie est accusée par Kiev de « faire traîner les négociations » tout en préparant une nouvelle offensive. L’Ukraine, elle, a considérablement développé sa capacité de frappe à longue distance par drones, mais continue de subir une guerre d’usure à laquelle ses ressources humaines peinent à répondre. Comment lire, depuis le terrain et la stratégie militaire, cette guerre qui écrit chaque jour de nouvelles pages de l’histoire de la guerre moderne ?

Pour analyser l’état réel du conflit et ses perspectives, Le Diplomate Média reçoit à nouveau le général Jean-Bernard Pinatel, général de brigade (2s), ancien officier de l’armée française et spécialiste des questions stratégiques et de défense.

Propos recueillis par Le Diplomate Média

Le Diplomate : Au 29 mai 2026, le ministère des Armées publie une carte de situation montrant des progressions russes dans le secteur de Houliaïpole au sud et d’Ivanivka à l’est, tandis que 163 drones ont ciblé l’Ukraine dans les dernières vingt-quatre heures. Après plus de quatre ans de guerre, comment évaluez-vous l’état réel du rapport de forces sur le terrain ? La Russie est-elle en train de reprendre progressivement l’avantage opérationnel ?

Général Pinatel : Sur le terrain dans une guerre d’attrition ou de haute intensité, la logistique commande les opérations. Depuis la fin des livraisons américaines à l’Ukraine et de son soutien financier, le poids de la guerre repose entièrement sur les pays européens qui sont incapables de se substituer entièrement à l’aide américaine pour deux raisons. 

L’Europe n’a pas une industrie de défense capable de remplacer au même niveau les moyens clés de cette guerre, les missiles en particulier anti-aériens ou la fourniture de munitions d’artillerie. Or même si les Européens financent des commandes aux USA, elles seront honorées avec des retards de plusieurs années car la guerre contre l’Iran a asséché les dotations de l’armée américaine et de ses alliés au Moyen-Orient : Israël et états du golfe persique. Ce sont eux qui seront servis en priorité. Alors que du côté russe et de ses alliés, l’industrie de défense n’a jamais autant produit notamment dans les nouvelles armes de la guerre : les drones et les moyens pour s’en défendre.

Du côté ukrainien les pertes sont de plus comblées par des mercenaires étrangers qui sont payés avec l’aide financière de l’Europe et dont le but de la majorité d’entre eux est de gagner de l’argent, pas de se faire tuer.

Il faut enfin souligner que les frappes de drones ukrainiens dans la profondeur et visant les civils accroissent en Russie l’influence des partisans d’une escalade au sein de la population et des dirigeants russes. Il faut donc s’attendre, si les provocations ukrainiennes s’amplifient, à une augmentation de la pression russe voire l’élargissement des objectifs de guerre pouvant aller jusqu’à la prise de Kiev ou d’Odessa en fonction de la résistance des forces ukrainiennes. 

Macron qui se rêve président d’une Europe fédérale refuse de comprendre que Poutine est le dirigeant Russe le plus modéré par tempérament, par sa formation et par calcul et que s’il est remplacé le risque d’une nucléarisation du conflit s’accroîtrait et ce serait alors chacun pour soi. 

Dans notre précédent entretien, vous souligniez que la Russie s’est « adaptée très efficacement » à cette guerre où aucune concentration de troupes ne peut plus être dissimulée, en utilisant des motos, des conduites souterraines ou en déguisant des soldats en civils pour contourner les drones thermiques ukrainiens. Faut-il voir dans cette adaptation l’émergence d’une nouvelle doctrine militaire russe ? Et l’Ukraine a-t-elle été en mesure de répondre à cette évolution ?

Les nouveaux armements ont toujours fait évoluer la doctrine opérationnelle militaire. Le développement de l’artillerie a fait évoluer les systèmes défensifs : les hautes murailles des châteaux forts ont été remplacées par le système défensif de Vauban. Le poids nouveau des drones sur le champ de bataille est pour l’instant un fait déterminant qui sera demain amoindri quand les soldats de première ligne des armes seront équipés d’armes anti-drones peu coûteuses qui sont en cours de développement. Cela dit les préparations l’artillerie, les lourdes bombes planantes restent aujourd’hui comme hier les armes décisives pour réduire les villes transformées en fortifications et pour ouvrir la voie à l’infiltration de petits éléments d’assaut pour réduire les derniers défenseurs.

Certes aujourd’hui l’omniprésence des drones ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) à bas coût rend toute concentration de troupes ou de blindés immédiatement détectable. Le rassemblement de forces à proximité de la ligne de contact en vue d’une offensive massive devient extrêmement périlleux. On observe un retour à une dispersion des unités. Les mouvements se font par petits groupes, souvent de nuit, pour échapper à la surveillance constante.

Le drone FPV (First Person View) et les munitions rôdeuses (type Switchblade ou Lancet) ont démocratisé la frappe de précision. Auparavant, détruire un char demandait un missile coûteux (Javelin) ou un appui aérien lourd. Aujourd’hui, un drone à 500 € peut neutraliser un véhicule de plusieurs millions d’euros. L’assaut blindé classique n’est possible que dans des conditions météo extrêmes vent très fort, brouillard. Les chars doivent désormais être équipés de « cages de protection » (cope cages) et de systèmes de brouillage électronique (EW) portatifs.

La tactique offensive évolue vers la saturation des défenses adverses. En envoyant des essaims de drones simultanément, on sature les capacités de traitement des systèmes anti-aériens traditionnels (très coûteux et limités en munitions).

Utiliser un missile à 1 million d’euros pour abattre un drone Shahed ou FPV à 20 000 euros crée une équation économique insoutenable pour le défenseur. La guerre contre l’Iran l’a récemment démontré. Après 6 semaines de guerre, les forces américaines étaient « out of weapons »

L’ISW et des responsables ukrainiens signalent que la Russie prépare une offensive estivale 2026, vraisemblablement dans les directions Sloviansk-Kramatorsk ou Orikhiv-Zaporijia. Quels seraient, selon vous, les objectifs stratégiques de cette offensive ? Constituerait-elle un tournant décisif dans le conflit, ou s’inscrirait-elle dans la logique d’usure que Moscou poursuit depuis deux ans ?

L’objectif essentiel de Poutine comme l’a montré les négociations d’Anchorage est le Donbass dont les habitants ont choisi en 2014 a plus de 90% des votants de constituer deux républiques autonomes au sein de la fédération de Russie. Il a les forces mécanisées blindées nécessaires pour réaliser cette offensive mais ce que je ne sais pas s’il a aujourd’hui les moyens anti-drones suffisants pour couvrir ces forces de plusieurs couches de moyens allant de systèmes portables pour équiper les forces de contact face à des menaces ciblant les individus à des moyens nombreux et efficaces au niveau de la brigade pour intercepter toutes les menaces contre les moyens blindés leurs appuis artillerie et logistique. C’est à cette condition qu’une offensive de grande ampleur peut être couronnée de succès.

L’Ukraine a considérablement développé sa capacité de frappe longue distance par drones, en ciblant notamment la route logistique R-280 reliant Rostov-sur-le-Don aux territoires occupés et à la Crimée. Mais la contre-offensive hivernale dans la région de Zaporijia s’est épuisée en deux à trois semaines selon plusieurs analystes. L’Ukraine dispose-t-elle encore des ressources humaines et industrielles nécessaires pour tenir face à une offensive russe d’été ?

Les Ukrainiens n’ont plus que la capacité à mener des petites contre-offensives locales car ils ont consommé leurs réserves stratégiques dans l’opération à but politique et médiatique de Koursk. C’est pour cela qu’ils craignent une grande offensive russe de l’été. J’en ai expliqué au paragraphe précédemment les conditions de sa réussite.

À lire aussi : ANALYSE – Bilan de trois ans de guerre de haute intensité en Ukraine

Les négociations sous égide américaine se poursuivent, avec un plan en vingt points dont Zelensky déclarait fin décembre 2025 que 90 % avait été approuvé. Pourtant, Kiev accuse la Russie de « faire traîner » les négociations pendant qu’elle prépare une offensive. Poutine est-il réellement intéressé par un accord ? Ou utilise-t-il les pourparlers comme une couverture diplomatique pour poursuivre la guerre jusqu’à obtenir des conditions encore plus favorables ?

Poutine est plus intéressé que Zelensky et les dirigeants européens. En effet un accord sur la base d’Anchorage[1]  dévoilerait leur échec par rapport aux buts de guerre qu’ils n’ont cessé d’afficher :  la reconquête de tout le territoire ukrainien, Crimée comprise. 

Vous avez écrit que les Anglo-Saxons cherchent à « créer un mur de haine entre l’Europe et la Russie », et que la France aurait dû s’opposer à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Dans le plan Trump en vingt points, l’Ukraine renonce effectivement à l’OTAN. Mais le plan exige aussi des concessions territoriales majeures et un plafonnement de l’armée ukrainienne. Est-ce là, selon vous, une base réaliste pour une paix durable ou une capitulation déguisée qui ne réglera rien ?

Les Russes n’ont pas fait 4 ans de guerre pour renoncer à leurs objectifs de guerre tel qu’ils les ont exposés à Anchorage, le penser c’est ne pas les connaître.

Après quatre ans de sanctions, la Russie a réorienté son économie vers Pékin et Pyöngyang, et des élections parlementaires se préparent à l’automne 2026 dans un contexte de tensions économiques et de purges dans l’élite. Quel est l’état réel de la société et de l’économie russes après quatre ans de guerre ? Les sanctions ont-elles vraiment affaibli Moscou, ou ont-elles renforcé sa dépendance à des alliés de substitution ?

Les sanctions ont affaibli la situation stratégique de la Russie qui pouvait doser ses liens politiques et économiques entre l’Europe et la Chine mais elles ont encore plus affaibli la position de l’Europe et des USA car cette guerre d’Ukraine a créé « de facto » l’Eurasie que tous les penseurs stratégiques de l’Ouest considèrent comme la menace suprême. D’ailleurs c’est ce que Trump n’a pas arrêté de reprocher à Biden durant toute la campagne présidentielle.

Enfin, la France a voté une loi actualisant sa programmation militaire le 8 avril 2026, envoyé du matériel en Ukraine et débattait en mars de l’envoi de troupes au sol. Vous qui défendez une tradition gaulliste d’indépendance et de dialogue avec la Russie, que pensez-vous du rôle que la France joue aujourd’hui dans ce conflit ? 

La France joue un rôle délétère. Macron se sert du sang des Ukrainiens pour faire avancer le projet d’une Europe fédérale dont il se voit Président et il partira dans moins d’un an avec la haine ou le mépris de 80% des Français dont il a trahi les intérêts. Il aura contribué à affaiblir la position diplomatique de la France partout tout en ne jouant aucun rôle significatif dans ce conflit, sinon pour le prolonger au détriment des Ukrainiens.

Voter une loi de programmation militaire est une bonne chose, la respecter en pouvoir d’achat et en moyens pour nos forces durant son exécution en serait une meilleure mais malheureusement ce n’est pas le cas.

Prenons pour exemple l’année 2025. Le budget des armées dans la Loi de Finances initiale (LFI) 2025 a bénéficié d’une augmentation de 3,3 milliards d’euros par rapport à 2024, pour atteindre 50,5 milliards d’euros (hors pensions) en ligne avec la LPM.
Mais quand on examine la réalisation du budget des armées en 2025, les rapports de la commission des finances du Sénat et de l’Assemblée nationale mettent en lumière plusieurs facteurs qui réduisent fortement l’impact de cette augmentation pour les forces.

  1. Le traitement budgétaire des cessions de matériels à l’Ukraine (canons Caesar, blindés VAB, missiles, et les chasseurs Mirage 2000-5) a créé un véritable effet de ciseau sur les dotations des armées. En effet, quand on prélève un équipement opérationnel aujourd’hui, le budget LPM permet de passer commande pour le remplacer, mais la livraison industrielle n’intervient souvent que 2 à 3 ans plus tard. De plus, remplacer un matériel ancien cédé (parfois amorti) par un matériel neuf de dernière génération coûte beaucoup plus cher. La LPM doit financer du « neuf au prix fort ».
  2.  De plus, la hausse apparente de 3,3 milliards a été en partie grignotée par la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie liée aux sanctions.
  3.  Ainsi, la réalisation du budget 2025 s’est ainsi traduite par l’explosion du report de charges : fin 2025, le report de charges (les factures non payées repoussées sur l’année suivante) a dépassé les 8 milliards d’euros. Les armées traînent une dette de gestion de plus en plus lourde qui pèse sur ses fournisseurs et qui handicape son pouvoir d’achat à venir.
  4. Cela entraine aussi une augmentation du total des commandes d’armes non encore réglée (engagements financiers à long terme) qui ont atteint, fin 2025, le niveau record de 117 milliards d’euros (presque 5 ans des budgets d’équipements).

À lire aussi : Guerre au Soudan : Les drones iraniens aident-ils l’armée soudanaise à gagner du terrain ?

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Lettre ouverte de Volodymir Zélenski à Vladimir Poutine. et réponse de celui-ci

QU’APPRENONS NOUS DANS CET « ECHANGE  » ?

1-sur l’information que nous recevons 

2-comment nous sommes ainsi manipulés.

𝗣𝗲𝘀𝗸𝗼𝘃 : 𝗦𝗶 𝗭𝗲𝗹𝗲𝗻𝘀𝗸𝘆 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝘃𝗼𝘂𝗹𝘂 𝗿𝗲𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲, 𝗶𝗹 𝗻’𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗺𝗲́𝗴𝗮𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲.

Rappelant les mots de Poutine selon lesquels Zelensky s’efforce de se faire passer pour un héros de film d’action américain, comme celui joué par Stallone, Peskov a fait remarquer :

« Zelensky ne ressemble pas à Rambo, mais il veut le faire, mais il n’y ressemble pas »

💬« La lettre ouverte de Zelensky à Poutine lui a été présentée conformément aux procédures établies. Nous sommes des bureaucrates, nous faisons tout conformément aux procédures établies. Si Zelensky voulait envoyer une lettre à Poutine, il aurait pu simplement le faire, plutôt que de l’annoncer publiquement. Si vous voulez envoyer une lettre – envoyez-la. Si vous utilisez un mégaphone – ne l’appelez pas une lettre.

Lettre ouverte de Volodymir Zélenski à Vladimir Poutine

Publié le 7 juin 2026 par Boyer Jakline

Nous constatons que les États-Unis consacrent toute leur attention à la question iranienne, et il est erroné d’attendre simplement qu’ils viennent à leur tour de s’engager dans la guerre en Europe.

L’Ukraine propose de mettre fin à la guerre dans un format « nous et vous ».

Je vous propose de vous rencontrer.

Tout le monde a entendu vos représentants sourire et dire que je pourrais venir à Moscou. Mais après 26 ans, le dirigeant ukrainien n’a rien à faire dans votre capitale, tout comme le dirigeant russe n’a rien à faire à Kiev.

Certains pays accueillent traditionnellement les dirigeants pour résoudre les problèmes liés à la guerre et à la paix. La Suisse, la Turquie et le monde arabe, par exemple, sont nombreux à être en mesure et disposés à organiser cette réunion.

Ce sont les dirigeants qui décident des questions clés – cela a toujours été le cas.

Je propose de fixer un point de rencontre. 

Nous avons entendu dire qu’on vous avait promis une solution à certains problèmes concernant l’Ukraine et l’Europe en Alaska. Mais voyez-vous, les problèmes ukrainiens et européens ne sont pas résolus à Anchorage.

Une fois la course à double sens lancée, d’autres participants spécifiques peuvent s’y joindre.

Puisque la guerre se poursuit en Europe, que nous en Ukraine avons besoin de garanties de sécurité et que vous souhaitez vous aussi des garanties de sécurité, il semble logique d’impliquer ceux qui peuvent véritablement agir en tant que garants.

Nous pensons que la participation de l’Europe est nécessaire – celle de ceux qui ont réellement la capacité d’influencer la situation.

Nous pensons que les États-Unis devraient être associés à ce processus et que c’est ce qui peut déterminer la configuration de la nouvelle architecture de sécurité dans notre partie du monde.

Nous avons déjà l’expérience de nombreux accords avec la Russie et des accords de Minsk, qui ont échoué. Par conséquent, nous devons avant tout trouver des réponses bilatérales aux questions en suspens, et ne pas éluder les problèmes complexes derrière des formulations arbitraires, des groupes techniques ou des allers-retours diplomatiques stériles.

Par votre guerre, vous avez séparé à jamais l’Ukraine et la Russie.

La ligne de front est désormais le point de départ de toute diplomatie.

L’Ukraine est prête à instaurer un cessez-le-feu complet pendant toute la durée des négociations. Cette pratique est courante, comme le confirme la situation actuelle avec l’Iran. Tenter d’établir un véritable cessez-le-feu est la meilleure façon d’entamer le dialogue. Nous sommes convaincus qu’il ne s’agira pas d’une simple tentative, mais d’un véritable cessez-le-feu, si tel est votre souhait.

Vous savez que les États-Unis peuvent assurer la surveillance du cessez-le-feu le long de la ligne de cessez-le-feu.

L’Ukraine est prête à procéder à un échange de prisonniers de guerre selon le principe « un pour tous », ce qui pourrait constituer un bon prélude à la fin de la guerre.

Des mesures concrètes doivent être prises pour rapatrier les civils et les enfants qui ont été emmenés pendant la guerre.

Il est nécessaire de déterminer quel sera l’avenir de toutes les générations futures d’Ukrainiens et de Russes.

Si vous ne parvenez pas personnellement à la conclusion qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera de se battre pour sa survie. Nous aurons des soutiens.

Mais vous aussi, vous devrez lutter bien plus ardemment pour votre propre existence – non pas celle de la Russie, mais la vôtre. Et il ne s’agit pas d’une menace de ma part ni de celle de l’Ukraine. Ce sont des faits de l’histoire russe, que vous connaissez bien : quand la Russie se lasse, le changement survient.

Nous pouvons travailler jusqu’à une telle fatigue.

Vous pouvez suspendre votre guerre.

À la mémoire éternelle de tous ceux dont la vie a été fauchée par cette guerre.
 

Gloire à l’Ukraine !

Remarques

Nous entendons sur nos médias : Z. a écrit à Poutine. Il lui propose une rencontre pour un cessez-le-feu et des négociations de paix. Soit ce qu’il  propose régulièrement.  C’est la position de la Commission européenne. Poutine a refusé. Naturellement, pourrait on dire.

Le lendemain, Z. déclare : vous voyez, Poutine veut la guerre. Comme vous l’entendrez dans le reportage de A24news, il est évident que ni Trump,  ni Macron qui ont réagi vite et positivement,  n’ont lu en entier cette lettre. Il faut un grand journal britannique pour noter le caractère injurieux du propos. La lettre est écrite en ukrainien ce qui conforte l’opinion de ceux qui pensent que ce n’est pas Z. qui l’a écrite. Il l’a simplement signée…et assume de la porter.

QU’APPRENONS NOUS

1-sur l’information que nous recevons 

2-comment nous sommes ainsi manipulés.

 La seule source encore et toujours c’est Kiev. Les choix de la Russie, leurs causes structurelles sont tues ou données partiellement, et une demie vérité est plus proche du « narratif » que de la vérité. Ici, il faut aller sur l’article d’un grand journal britannique qui signale tout de même le caractère injurieux du texte. En fait, Z. demande la capitulation de la Russie sur un ton comminatoire.

Et ce, au moment où « sur le champ de bataille », que l’Union Européenne avait désigné comme devant trancher l’issue du conflit, l’armée ukrainienne est en déroute et ses seuls succès via les drones sont dus à la logistique Starling et le travail des spécialistes de l’OTAN, Britanniques en tête. Ça, vous ne le savez pas. De nombreux analystes français ou américains le disent aussi.

Ce succès est évidemment une plaie pour la Russie et les Russes. Ce sont chaque fois des civils ciblés et tués. Ces jours derniers un bateau de pêche turc a été ciblé en Mer Noire par un drone ukrainien : 3 morts. Fébrilité ukrainienne ? Exporter la guerre ? Les deux.

Enfin, écrire à Poutine dans une lettre ouverte…c’est écrire à tout le monde et aux maîtres américains où Trump a immédiatement réagi, ainsi que Macron positivement, à la démarche de Z. Dans une démarche diplomatique, on écrit à l’intéressé, puis selon la réaction on la rend publique. C’est ce qu’avait fait la Russie en général et plus particulièrement le 25 décembre 2021, quand elle a adressé une dernière proposition de règlement diplomatique et devant le silence de Biden a rendu public ce courrier ce que Biden avait demandé de NE PAS faire.

Après la forme, lettre ouverte, et le fond, insultant, il est clair que la seule réponse de V.Poutine était de remettre les points sur les i, rappeler sa disposition à rencontrer Z. quand les négociations auront avancées au point d’inclure ce que le champ de bataille a imposé soit la « récupération » des terres, du Donbass Novorossia, déjà intégrées à la Fédération de Russie. Et d’ajouter en rappel, que des accords ont déjà été signés, Minsk, qui n’ont absolument pas été respectés.

Cerise sur le gâteau, la lettre se termine par le cri de ralliement des nazis ukrainiens pendant la guerre, Gloire à l’Ukraine », devenu le signe de reconnaissance d’une grande partie de la population ukrainienne, moins le Donbass, la Crimée et Odessa, russes qui se souviennent.

Et entendu dans bien des Parlements occidentaux.

En suivant, extrait de la réaction de Vladimir Poutine.

Zelensky écrit à Poutine : la réponse de Moscou sur les négociations

Volodymyr Zelensky a adressé une lettre ouverte au président russe. Vladimir Poutine s’est exprimé sur les perspectives du processus de négociation.

A24news, la télévision kenyane. RT Afrique.

Publié dans UkraineGuerre en Ukraine

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Cuba et la Russie renforcent leur coopération stratégique lors du Forum économique de Saint Petesbourg

Monde

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg continue de renforcer sa position de lieu incontournable de dialogue entre les nations émergentes et les puissances traditionnelles. Certes les problèmes de Cuba qui subit une pression multiforme de la part du chef de gang que s’affirme sans vergogne les USA ne sont pas résolu par un appui de la Russie, de la Chine mais ces leaders du monde multipolaire ne démissionnent pas et créent un environnement démocratique, politique, culturel qui est le seul susceptible de soutenir la formidable résistance cubaine. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Cuba

Pérez-Oliva a décrit le blocus comme le principal obstacle au progrès de Cuba. Il a également réaffirmé que la solidarité et le respect mutuel entre les nations sont essentiels à la construction de relations internationales. Photo : RT en Español

Cuba et la Russie renforcent leur coopération stratégique lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg


6 juin 2026 Heure : 04:0


Oscar Perez-Oliva, vice-Premier ministre et chef du ministère du Commerce extérieur et des Investissements étrangers de Cuba (MINCEX), a mené un programme de travail chargé axé sur l’évaluation des progrès des accords bilatéraux et l’établissement de nouvelles priorités économiques entre La Havane, dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

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La Douma russe condamne le siège hostile imposé par les États-Unis à Cuba, visant à l’étrangler et à la contrôler.

Dmitry, le vice-Premier ministre russe, et son homologue ont évalué l’état d’avancement des plans stratégiques communs lors de leur rencontre , en accordant une attention particulière aux investissements, au commerce, à la coopération énergétique et aux transports.

Pérez-Oliva a confirmé la volonté du gouvernement cubain de renforcer ses liens avec la Russie , tandis que Chernishenko a souligné le caractère historique de cette relation et la collaboration entre les deux pays pour surmonter les obstacles imposés par les sanctions internationales.

Le 29e Forum économique international de Saint-Pétersbourg a débuté. Saint-
Pétersbourg accueille la 29e édition du Forum économique international, le principal événement économique de Russie. @Senderov_RT vous donne tous les détails.
pic.twitter.com/9OfDLOHR8l– RT en Español (@ActualidadRT) 

3 juin 2026

Le responsable cubain a eu une autre réunion plus tard dans la journée avec Mikhaïl Mourachko, ministre de la Santé de la Fédération de Russie , pour discuter des possibilités de coopération dans le secteur de la santé.

Ils ont également partagé leurs expériences en matière de production de médicaments, de formation d’experts et de renforcement des systèmes de santé publique , des domaines dans lesquels les deux pays collaborent avec succès depuis des décennies.

Par ailleurs, Pérez-Oliva était présent à la séance plénière principale du forum, présidée par Vladimir Poutine, le président russe , et à laquelle assistaient des dirigeants et des représentants de plusieurs nations.

À cette occasion, le vice-premier ministre cubain a réaffirmé la volonté de l’île de continuer à renforcer ses liens avec la Russie et d’autres alliés stratégiques .

Le directeur général adjoint des affaires bilatérales du ministère cubain des Affaires étrangères, Alejandro Simancas, a participé à la table ronde « Perspectives sur le développement des BRICS : transformation et nouveaux horizons », en tant que membre de la délégation cubaine.

Dans son discours, Simancas a souligné l’engagement actif de Cuba envers ce mécanisme de coopération , auquel elle a récemment adhéré en tant que pays associé, et a plaidé en faveur de l’établissement d’un ordre mondial plus équitable, inclusif et multipolaire.

Dans cette optique, la délégation cubaine a condamné les effets du blocus financier, commercial et économique imposé par les États-Unis à l’île et a exprimé son soutien à la déclaration ministérielle des BRICS, qui préconise la levée de ces mesures unilatérales.

Pérez-Oliva a décrit le blocus comme le principal obstacle au progrès de Cuba . Il a également réaffirmé que la solidarité et le respect mutuel entre les nations sont essentiels à la construction de relations internationales.

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg continue de renforcer sa position de lieu de dialogue essentiel entre les nations émergentes et les puissances traditionnelles ; à cette occasion, Cuba a réussi à mettre en avant ses priorités économiques, sa position géopolitique et sa ferme conviction de progresser vers un monde multipolaire.

Auteur : teleSUR – egv – MS

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