La mort de Lyhanna a marqué une rupture de confiance des Français envers leurs institutions – notamment la justice, qui a échoué à protéger la jeune fille. Au-delà des responsabilités individuelles ou collectives, n’est-ce pas le système politique, en imposant ses lois ou ses visions successives, qui a éteint toute velléité pour les administrations de gagner en autonomie et de se corriger de l’intérieur ?
Le gouvernement français et la justice sont sous pression après la mort de Lyhanna. Face à la vague d'indignation qu'a soulevée ce drame, Sébastien Lecornu veut "agir vite" et promet un projet de loi pour mieux lutter contre les violences faites aux enfants prévoyant, par exemple, de prolonger les peines pour les violeurs en série. Certains élus accusent un manque de moyens, d'autres demandent la démission de Gérald Darmanin.
La mort de Lyhanna a fait naitre une grande émotion dans le pays et les politiques s’emparent du sujet des violences faites aux enfants. Pour Nadège Abomangoli, députée LFI de Seine-Saint-Denis et première vice-présidente de l’Assemblée nationale, "les moyens dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants ne sont pas suffisants". Elle estime que "la justice s’est clochardisée". Il sera aussi question du premier meeting de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle.