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Orange finalise le rachat de MasOrange

Orange signe deux acquisitions majeures en deux jours, en finalisant le rachat de son partenaire dans la coentreprise espagnole MasOrange.

Le groupe français a annoncé la finalisation de l’opération le 8 juin au soir, soit deux jours après avoir conclu un accord portant sur les actifs de son concurrent national SFR.

Orange a entamé dès octobre 2025 le rachat des 50 % de MasOrange détenus par son partenaire Lorca. Le processus s’est déroulé sans encombre majeur : un accord définitif a été conclu deux mois plus tard, les autorisations réglementaires obtenues plus tôt dans l’année.

« La pleine acquisition de MasOrange est une étape stratégique de notre plan Trust the future et renforce la position d’Orange en Espagne, notre deuxième marché en Europe ,commente Christel Heydemann, directrice générale d’Orange. Elle ouvre la voie à des synergies industrielles, opérationnelles et commerciales accélérées, favorisant une création de valeur plus importante. »

Meinrad Spenger, directeur général de MasOrange, rejoint le Comité exécutif du groupe Orange. Il souligne que ce rachat confère à l’opérateur un socle renforcé pour sa croissance future : « En devenant pleinement partie intégrante du groupe Orange, MasOrange dispose d’un socle encore plus solide pour sa croissance future, appuyé par une plus grande capacité d’investissement et d’innovation ainsi qu’une expertise mondiale ».

Orange prévoit de refinancer « progressivement »la dette de MasOrange. Le groupe met en avant cette acquisition comme un élément clé de sa stratégie actuelle axée sur la confiance, tout en consolidant ses positions en Espagne, son deuxième marché européen.

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OpenAI s’apprête à entrer en Bourse

OpenAI a déposé un dossier confidentiel d’introduction en Bourse aux États-Unis, rejoignant ainsi la course aux marchés financiers que se livrent les poids lourds du secteur de l’IA.

Le créateur de ChatGPT a indiqué avoir soumis une déclaration d’enregistrement préliminaire à la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine. « Nous supposions que cela finirait par fuiter, alors nous l’annonçons nous-mêmes », a fanfaronné la direction.

OpenAI n’a pas divulgué le montant, le prix ni le calendrier de l’opération, et a précisé qu’une première cotation n’était pas forcément imminente. « Nous n’avons pas encore tranché sur le calendrier ; ce pourrait être dans un moment, car certaines choses que nous souhaitons entreprendre sont probablement plus simples à conduire en tant que société privée », a indiqué la direction.

OpenAI a ajouté que la décision implique « un ensemble complexe de compromis », mais que ce dépôt lui donne « la possibilité d’entrer en Bourse plus tôt si cela s’avère la meilleure option ».

OpenAI viserait selon Reutersune valorisation allant jusqu’à 1 000 milliards de dollars, avec une première cotation possible dès septembre. Ce niveau la placerait au coude-à-coude avec son concurrent Anthropic, qui a déposé confidentiellement son propre dossier d’IPO la semaine dernière. SpaceX, de son côté, devrait lancer son IPO cette semaine, pour une valorisation annoncée de 1 750 milliards de dollars.

Les trois sociétés ont toutes « un immense besoin de liquidités », commente Sunil Krishnan, responsable des multi-actifs chez Aviva Investors, à la BBC, ajoutant que « personne ne veut être le dernier » dans la course à l’IPO. Il a expliqué que les lourds investissements des entreprises dans l’infrastructure IA – processeurs et entraînement des modèles – ont un coût considérable.

Ce dépôt intervient dans une période de croissance rapide. La semaine dernière, la société d’études Sensor Tower a estimé que ChatGPT avait franchi le cap du milliard d’utilisateurs actifs mensuels sur son application, devenant ainsi la plus rapide de l’histoire à atteindre ce seuil.

Le parcours d’OpenAI vers l’IPO a également été compliqué par ses origines associatives et ses efforts de restructuration. En mai, un jury américain a donné tort à Elon Musk dans le procès l’accusant d’avoir détourné OpenAI de sa mission fondatrice, levant ainsi un obstacle juridique majeur à l’horizon d’une éventuelle introduction en Bourse.

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SK Telecom décroche un financement européen pour la cryptographie quantique

SK Telecom revendique le titre de première entreprise privée asiatique sélectionnée pour contribuer aux travaux de l’Union européenne sur le développement de la cryptographie quantique de prochaine génération.

L’opérateur sud-coréen a été retenu pour participer au développement d’un système de distribution de clés quantiques (QKD) intégrant des circuits photoniques intégrés quantiques et l’IA, dans le cadre du programme Horizon Europe, doté d’un budget de 95,5 milliards d’euros.

Les équipes de SKT travailleront avec des chercheurs en Grèce, en Autriche et en Allemagne pour réduire l’encombrement, le poids et le coût des équipements QKD.

Les travaux visent à rendre les systèmes QKD plus accessibles en facilitant leur déploiement. SKT note que les systèmes actuels sont volumineux car leurs « composants optiques de précision doivent être assemblés et alignés individuellement sous forme d’équipements distincts ».

SKT est convaincu qu’il est possible d’intégrer les éléments optiques dans un processeur unique grâce à la technologie de circuit intégré photonique semi-conducteur – une approche comparable à la fabrication des modules d’appareil photo pour smartphones.

L’opérateur mise également sur l’embarquement de l’IA dans le système pour permettre un étalonnage optique en temps réel et améliorer la « stabilité globale du système QKD ».

La coordination du projet est confiée au Centre national de recherche scientifique Demokritos en Grèce, également en charge du développement de l’IA. L’Institut autrichien des technologies développera le système de gestion des clés, tandis que la start-up allemande Synogate s’occupera de la logique fonctionnelle.

SKT ajoute avoir reçu une mission secondaire visant à harmoniser les normes européennes et sud-coréennes en matière de cryptographie quantique, en identifiant les différences entre les approches actuelles des deux régions. Ces travaux pourraient in fine contribuer à l’émergence d’une approche mondiale commune.

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AST SpaceMobile confie ses lancements à SpaceX

AST SpaceMobile escompte effacer le mauvais souvenir de son dernier lancement en programmant la mise sur orbite de ses trois prochains satellites à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX.

L’opérateur spatial escompte placer ses satellites BlueBird 8, 9 et 10 en orbite basse (LEO) le 17 juin. Comme à l’accoutumée, la date reste indicative et pourra évoluer en fonction des conditions météorologiques et d’autres facteurs.

AST SpaceMobile affirme que ces nouveaux satellites offriront des débits pratiquement deux fois supérieurs à ceux de ses premiers modèles BlueBird, qui ont récemment atteint 98,9 Mb/s en liaison descendante.

Pour Scott Wisniewski, président d’AST SpaceMobile, la portée symbolique de ces satellites dépasse le simple élargissement de la constellation : ils incarnent l’aboutissement d’une stratégie de fabrication en interne et confortent la prétention de l’opérateur à mettre en oeuvre les plus grandes antennes à réseau phasé jamais déployées en LEO.

Le trio de satellites est déjà assemblé selon une architecture propriétaire et prêt à être placé dans la coiffe de la fusée SpaceX.

Ce lancement constitue également la réponse d’AST SpaceMobile aux sceptiques qui s’interrogeaient sur l’impact d’un récent échec de la fusée New Glenn de Blue Origin sur le programme de lancements réguliers prévu tout au long de 2026.

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Apple ouvre son premier centre européen pour développeurs à Berlin

Apple veut ouvrir à Berlin un centre destiné aux développeurs, afin d’aider les entreprises européennes à créer et améliorer des applications pour ses appareils.

Ce centre sera le premier du genre ouvert par Apple en Europe. La société gère des installations similaires à Singapour, Shanghai, Cupertino et Bengaluru.

Le centre accueillera des ateliers pour développeurs d’applications, des rendez-vous individuels et d’autres sessions en présentiel, afin d’aider les entreprises à améliorer la conception et les performances de leurs applications pour iPhone, iPad, Mac et autres appareils. Apple précise que des laboratoires dédiés proposeront également un accompagnement pratique dans plusieurs langues.

Pour Susan Prescott, vice-présidente en charge des relations avec les développeurs à l’échelle mondiale, l’Europe est « le foyer d’une communauté extraordinaire de développeurs qui créent des applications générant des liens, stimulant la créativité et façonnant l’innovation ».

« Nous avons toujours cru que lorsque les développeurs disposent des bons outils et ressources pour donner le meilleur d’eux-mêmes, des choses remarquables en découlent, a ajouté Susan Prescott. Cette conviction est au fondement de ce centre, et nous avons hâte de voir ce que la communauté continuera de développer. »

Situé dans le quartier berlinois de Mitte, le centre doit ouvrir ses portes plus tard dans l’année.

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Le patron de Telefónica dessine une voie possible vers la souveraineté européenne

Marc Murtra, président-directeur général de Telefónica, affirme que la souveraineté européenne ne sera possible qu’avec une réglementation simplifiée et un engagement ferme à construire des technologies sur le continent, tout en soulignant que l’autonomie stratégique ne signifie pas l’isolement.

S’exprimant dans le cadre d’une table ronde sur l’IA et la souveraineté technologique européenne organisée lors de la réunion du Cercle d’Economia 2026 à Barcelone, Marc Murtra a soutenu que l’Europe doit accélérer le développement de ses propres technologies pour rester dans la course dans un monde façonné par l’IA, le calcul quantique et les nouveaux systèmes autonomes.

Marc Murtra a expliqué que le développement technologique était devenu un facteur déterminant pour la compétitivité économique, la productivité, la résilience et la « capacité de décision »des pays.

Dans ce contexte, il ne croit pas pour autant que cette approche conduira à un isolement sur la scène mondiale : elle donne au contraire à l’Europe la capacité de développer et de contrôler des compétences critiques dans des domaines tels que l’énergie, les infrastructures numériques, les semi-conducteurs et l’IA.

« L’autonomie stratégique est le concept pertinent. Aucune économie n’est totalement indépendante, mais l’Europe doit renforcer ses capacités pour réduire ses dépendances excessives dans les technologies clés », a-t-il déclaré.

Valeurs européennes

Pour Marc Murtra, l’autonomie stratégique implique de combiner investissement, capacité industrielle, innovation, talent et « une vision commune de long terme », centrée sur la défense de « valeurs très importantes liées à la démocratie, la dignité humaine et la liberté d’expression ».

Sur le volet réglementaire, Marc Murtra estime que simplifier les règles ne signifie pas les supprimer, mais « plutôt privilégier ce qui favorise l’innovation, la compétitivité et l’autonomie stratégique ».

« L’Europe dispose du PIB, des talents, des ingénieurs, des entreprises et des institutions » pour mener la prochaine révolution technologique, a-t-il conclu.

Ces déclarations coïncident avec la présentation par la Commission européenne d’un nouveau paquet visant à renforcer la souveraineté du continent, avec attention portée notamment sur les semi-conducteurs, l’IA, le cloud et l’open source.

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Orange Business déploie l’IA générative au GHT Rouen Cœur de Seine

Orange Business va déployer une plateforme d’IA générative au sein du Groupement hospitalier public (GHT) Rouen Cœur de Seine. Environ 15 000 professionnels de santé vont pouvoir ainsi bénéficier d’outils d’IA souverains et sécurisés.

La division entreprises de l’opérateur français déploiera Live Intelligence, sa plateforme d’IA générative pour les entreprises, sur l’ensemble du groupement hospitalier, afin de proposer une alternative maîtrisée aux outils publics d’IA non vérifiés. Le partenariat de long terme couvre l’infrastructure, la stratégie et le soutien opérationnel.

« Nous avons choisi Live Intelligence pour proposer à l’ensemble des équipes du GHT Rouen Cœur de Seine une solution d’IA générative accessible, sécurisée et adaptée aux besoins de nos établissements, explique Stéphanie Decoopman, directrice générale du CHU de Rouen. Notre objectif est d’offrir un cadre de confiance pour développer des usages utiles au quotidien, au service de tous les métiers, des médecins et soignants aux équipes administratives et techniques. »

« Aujourd’hui, une partie importante du temps des professionnels est absorbée par des tâches de documentation, de recherche d’information ou de coordination, les solutions d’IA agentique peuvent alléger cette charge, ajoute Claire Scotton, Vice-Présidente Santé et Life Sciences chez Orange Business. Quand une équipe subit moins de désorganisation et moins de surcharge imprévisible, cela a un impact direct sur la qualité de vie au travail. »

Hébergée en France, la plateforme peut être connectée aux systèmes d’information du groupement hospitalier. Des premiers cas d’usage sont déjà opérationnels : au CHU de Rouen, les équipes de recherche utilisent l’IA générative pour accélérer la préparation des dossiers de subventions, ramenant certaines étapes de trois semaines à deux jours. Pour les achats, la rédaction des cahiers des charges et critères d’évaluation pourrait être ramenée de deux semaines à une journée. Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties prévoient également de développer un programme d’innovation de long terme avec d’autres hôpitaux universitaires, pour construire des cas d’usage pertinents pour l’ensemble du secteur de la santé.

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ChatGPT atteint le milliard d’utilisateurs en un temps record

ChatGPT atteint le milliard d’utilisateurs en un temps record

3 juin 2026

Selon la société d’études Sensor Tower, ChatGPT d’OpenAI a franchi le cap du milliard d’utilisateurs actifs mensuels (UAM) sur son application en mai 2026, devenant ainsi la plus rapide de l’histoire à atteindre ce seuil.

Dans son rapport State of Mobile 2026, Sensor Tower constate que ChatGPT a été plus rapide que d’autres applications populaires – dont Google Maps, TikTok, Instagram et YouTube – pour franchir le seuil du milliard d’utilisateurs, un jalon atteint trois ans seulement après son lancement.

Ce chiffre confirme la position dominante d’OpenAI dans la bataille pour la suprématie des chatbots IA, où ChatGPT affronte notamment Claude d’Anthropic et Grok de X.

En avril, OpenAI avait annoncé atteindre 900 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires fin décembre 2025 et un débit API supérieur à 15 milliards de tokens par minute. La société n’a toutefois pas publié de statistiques officielles pour 2026.

Claude dans la course

Sensor Tower relève que Claude commence à gagner du terrain. Au deuxième trimestre 2026, la plateforme d’Anthropic atteint 56 millions d’UAM pour son application, soit une croissance de 640 % sur un an, à comparer aux 62 % affichés par ChatGPT.

Sensor Tower note également que les utilisateurs américains de ChatGPT ayant installé Claude au cours des trois premiers mois de 2026 ont utilisé l’ancienne application 5 % moins fréquemment dans le mois suivant l’installation, par rapport à leur usage moyen au cours des huit mois précédents.

« La croissance de Claude pourrait être portée par d’importantes avancées modèles au cours de l’année écoulée, ou par la montée en puissance du sentiment des consommateurs après l’annonce du partenariat d’OpenAI avec le département de la Guerre au premier trimestre 2026 », commente Sensor Tower.

Anthropic a déposé cette semaine un dossier d’introduction en Bourse aux États-Unis. OpenAI devrait très prochainement faire de même.

Sensor Tower estime que Grok, le chatbot d’Elon Musk, comptait 50 millions d’UAM.

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La CE présente de nouvelles mesures pour renforcer la souveraineté technologique

Convaincue qu’il faut renforcer l’autonomie numérique du Vieux Continent, la Commission européenne (CE) dévoile un vaste train de mesures visant à renforcer les ambitions locales en matière de semi-conducteurs, d’IA, de cloud et d’open source.

La CE indique que les mesures adoptées dans ces quatre domaines aideront l’Europe à « devenir un continent de l’IA », s’imposant comme un leader en matière de recherche, de développement et d’adoption de la nouvelle technologie.

La Commission espère que ce nouveau paquet accélérera les ambitions autour de la souveraineté technologique et protégera l’indépendance numérique européenne, dans le cadre de l’objectif de long terme de réduction de la dépendance vis-à-vis des États-Unis et de l’Asie.

Sur le volet silicium, la CE souhaite sécuriser la base de semi-conducteurs nécessaire aux ambitions IA de l’Europe via le Règlement européen sur les semi-conducteurs 2.0, conçu pour accélérer les procédures d’autorisation, renforcer la coopération avec des « partenaires partageant les mêmes valeurs » et créer un nouveau label d’excellence pour les régions européennes du semi-conducteur. Il s’agit d’une mise à jour du « Chips Act » original, en vigueur depuis 2023, qui constituait la réponse européenne aux vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs.

Le deuxième volet prévoit un nouveau Règlement sur le développement de l’informatique en nuage et de l’intelligence artificielle (Cloud and AI Development Act, ou CADA). Il est conçu pour faciliter la construction de nouveaux centres de données, simplifier les conditions de déploiement des installations à travers l’UE et introduire un cadre à l’échelle européenne pour évaluer la souveraineté cloud et IA. L’objectif global est de tripler la capacité en centres de données de la région au cours des cinq à sept prochaines années.

Via l’open source, la CE entend renforcer l’autonomie numérique en développant des alternatives dans les domaines prioritaires, en investissant dans les compétences, les start-ups et les infrastructures numériques, et en encourageant un recours accru à l’open source dans les administrations publiques.

Enfin, la CE met l’accent sur la numérisation du système énergétique européen : elle s’engage à définir une feuille de route garantissant l’intégration des centres de données, tout en développant des modèles d’IA souverains et sécurisés.

Souveraineté technologique

« Nous ne pouvons pas nous permettre de dépendre d’autres acteurs pour les technologies qui assurent le fonctionnement de nos hôpitaux, la stabilité de nos réseaux énergétiques et la sécurité de nos services, a insisté Ursula von der Leyen, présidente de la Commission. Il s’agit de protéger nos citoyens, de défendre nos intérêts et de préserver notre capacité à faire nos propres choix. L’Europe dispose des talents, de l’excellence scientifique, de la base industrielle et du marché unique nécessaires. Ensemble, nous devons transformer ces atouts en souveraineté technologique. »

Avant son entrée en vigueur, le paquet devra être négocié par le Parlement européen et le Conseil de l’UE. La Commission lancera également un processus de consultation avec les États membres.

Les investissements seront réalisés via les subventions existantes jusqu’en 2028, les financements ultérieurs devant être confirmés dans le prochain budget européen. La CE a précédemment estimé à 120 milliards d’euros les investissements publics-privés combinés d’ici 2035 pour revitaliser l’industrie des semi-conducteurs du continent.

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Anthropic offre à l’agence de cybersécurité européenne un accès à Mythos

Anthropic a annoncé le 1er juin son intention d’accorder à l’agence européenne de cybersécurité un accès préliminaire à son outil d’IA Mythos.

L’ENISA, l’agence européenne de cybersécurité, aura accès à Mythos via le Project Glasswing – initiative permettant à des organisations de tester les capacités de Mythos avant une diffusion plus large.

Les gouvernements s’inquiètent de plus en plus des implications sécuritaires de Mythos, qu’Anthropic a mis à la disposition de certaines entreprises privées en avril.

Anthropic a communiqué la décision à la Commission européenne au cours du week-end.

Le porte-parole de la CE Thomas Regnier a confirmé à Mobile World Live que cette avancée était le fruit de plusieurs semaines de discussions constructives. « Nous nous félicitons de ces derniers développements concernant un accès futur potentiel, a-t-il expliqué. C’est le résultat de la solide coopération bilatérale et de l’engagement de la Commission avec Anthropic, une entreprise d’IA frontière de premier plan. »

La Commission a tenu à présenter ce moment non comme une résolution, mais comme un point de départ pour travailler avec l’administration américaine, Anthropic et d’autres sociétés d’IA comme OpenAI.

« C’est un défi commun, et nous intensifions nos discussions avec des partenaires partageant les mêmes valeurs, notamment les États-Unis », a ajouté Thomas Regnier.

Le plan prévoit que l’ENISA rejoigne le Project Glasswing, la coalition annoncée par Anthropic en avril, qui comprend notamment Amazon, Apple, AT&T, T-Mobile US, Microsoft, Google, CrowdStrike, Nvidia et Palo Alto Networks.

A noter qu’Anthropic a annoncé le même jour le dépôt d’un dossier confidentiel d’introduction en Bourse auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, prenant ainsi de vitesse OpenAI. Le nombre d’actions et leur prix n’ont pas été dévoilés.

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La Pologne interdit le téléphone à l’école, Meta renforce ses contrôles pour ados

Les grandes plateformes technologiques et plusieurs États intensifient leurs mesures de protection des jeunes utilisateurs en ligne : la Pologne s’apprête ainsi à interdire les téléphones portables dans les écoles primaires, tandis que Meta Platforms renforce séparément ses contrôles de contenus pour les adolescents à l’échelle mondiale.

L’interdiction proposée en Pologne, qui doit entrer en vigueur le 1er septembre 2026, s’appliquera aux enfants de 7 à 15 ans sur les périmètres scolaires, récréations comprises.

Selon Reuters, le projet de loi donnera également aux établissements une base juridique pour créer des dépôts de rangement pour les appareils.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a expliqué que la mesure vise à donner aux parents et aux enseignants un meilleur contrôle sur l’utilisation des appareils par les élèves. « Nous proposons d’interdire l’usage des téléphones portables dans les écoles primaires pendant les cours et les récréations, a-t-il déclaré. Ce n’est pas une solution parfaite, nous ne nous faisons pas d’illusions, mais nous devons traiter ce problème grave qu’est l’addiction aux téléphones et à internet. »

Un autre projet de loi présenté par le ministre polonais des affaires numériques impose également de nouvelles obligations pour restreindre l’accès des mineurs aux sites pornographiques.

Ces propositions polonaises s’inscrivent alors que les pressions réglementaires s’intensifient sur les plateformes de réseaux sociaux sur la protection de l’enfance à l’échelle mondiale.

Meta renchérit

Ce même 2 juin, Meta a annoncé l’extension mondiale de ses paramètres de contenus 13+ pour les comptes ados sur Instagram, Facebook et Messenger. Ces contrôles, initialement lancés dans certains pays en octobre dernier, sont conçus pour filtrer par défaut les contenus jugés inappropriés pour les mineurs.

Un paramètre de « contenus limités »plus restrictif sera également disponible sur Facebook et Messenger plus tard dans l’année. Par ailleurs, Instagram teste une fonctionnalité visant à éviter que les utilisateurs adolescents soient exposés répétitivement à certains types de contenus, afin de promouvoir une utilisation plus équilibrée des réseaux sociaux.

En décembre, l’Australie est devenue le premier pays au monde à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, tandis que de nombreux pays dont le Royaume-Uni, le Danemark, la Grèce, la France, la Malaisie, la Norvège et l’Espagne envisagent ou préparent des restrictions similaires.

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Orange Travel s’associe à Trip.com pour distribuer ses eSIM

Orange Travel renforce son offensive sur le marché des eSIM de voyage en passant un accord de distribution mondial avec l’agence de voyages en ligne Trip.com. But du partenariat : proposer une connectivité mobile au moment de la réservation alors que la demande de services d’itinérance ne cesse de progresser.

La filiale d’Orange Group précise que ce partenariat permettra aux utilisateurs de Trip.com d’acheter des forfaits eSIM Orange Travel directement sur la plateforme de l’agence. Ils auront ainsi la possibilité d’organiser leur connectivité avant le départ, de payer en monnaie locale et d’activer l’eSIM à l’arrivée.

Les clients de Trip.com pourront accéder à des forfaits couvrant la France, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Suisse, les deux partenaires ciblant les principales destinations touristiques européennes. Ils soulignent que la région concentre plus de 50 % des arrivées touristiques mondiales, avec en tête la France et l’Espagne.

Les forfaits disponibles incluent appels, SMS et data en options 20 Go, 50 Go et 100 Go, pour des durées allant d’une semaine à 30 jours, à partir de 8,99 €.

Orange Travel souligne que ses services eSIM s’appuient sur la couverture réseau du Groupe Orange, avec une connectivité dans plus de 200 destinations et plus de 700 accords d’itinérance dans le monde.

« Ce partenariat avec Trip.com illustre notre volonté d’accélérer notre développement en Asie et à l’international au travers de partenariats stratégiques, commente Frédéric Bléhaut, PDG de la filiale du groupe français. Orange Travel propose des eSIM Europe avec une qualité de service reconnue qui s’appuie sur le savoir-faire du Groupe Orange. En associant notre expertise à une plateforme qui accompagne des millions de voyageurs asiatiques et à travers le monde, nous affirmons ainsi notre position de partenaire eSIM de référence pour le tourisme mondial. »

« Grâce à des offres et forfaits sur mesure facilement accessibles sur notre plateforme, nos clients pourront profiter d’une connectivité améliorée et d’un plus grand confort lors de leurs voyages dans la région », ajoute Chase Liu, directeur général des attractions et circuits internationaux chez Trip.com Group.

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L’outil de surveillance de Meta soulève des inquiétudes dans l’UE

Meta Platforms aurait reconnu que son programme controversé de surveillance des employés collecte des données en dehors des États-Unis, soulevant de nouvelles questions juridiques en Europe autour du respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Reuters rapporte avoir consulté des documents internes montrant que la Model Capability Initiative (MCI) de la société capture bien des données en dehors du territoire américain.

La MCI a été introduite le mois dernier comme un outil enregistrant les interactions des employés basés aux États-Unis avec leurs ordinateurs professionnels, en traçant les mouvements de souris, les clics et les habitudes de navigation sur plus de 200 applications et sites web. L’objectif officiel est d’utiliser les données générées par les employés pour entraîner des agents IA capables d’effectuer des tâches de codage et de travail intellectuel.

Meta a indiqué à ses employés que le programme était limité aux appareils américains et a affirmé que des garde-fous étaient en place pour protéger les informations sensibles.

L’agence de presse a noté que Meta avait reconnu, dans un document de questions-réponses remis aux employés, que la MCI capturerait le contenu de tout e-mail ou message direct envoyé au personnel basé aux États-Unis, quel que soit le lieu de résidence de l’expéditeur. Dave Arnold, porte-parole de Meta, a indiqué à Reuters que la société avait informé les employés non américains que l’outil était actif sur les machines de leurs collègues basés aux États-Unis avec lesquels ils pourraient être en contact, décrivant cette démarche comme un geste de transparence.

« Nous avons clairement indiqué que cet outil est réservé au personnel basé aux États-Unis et, dans un souci de transparence, nous avons informé les employés non américains qu’il avait été déployé sur les ordinateurs de leurs collègues américains avec lesquels ils peuvent être en contact dans le cadre normal de leurs activités, a affirmé un représentant de Meta à Mobile World Live. Nous avons soigneusement évalué et atténué les risques potentiels pour la vie privée, aussi bien lors du développement que du déploiement de cet outil, et nous nous engageons à respecter les lois et réglementations applicables. »

Nouvelle exposition réglementaire

Reuters estime cependant que cette divulgation expose Meta à de nouveaux risques réglementaires en Europe, où les entreprises technologiques se trouvent déjà engagées dans de nombreuses batailles juridiques sur la collecte de données.

En vertu du RGPD, les sociétés doivent établir une base juridique claire pour le traitement des données à caractère personnel, indiquer ce qui est collecté et satisfaire à des conditions strictes concernant les catégories sensibles d’informations.

Kleanthi Sardeli, experte juridique au sein du groupe de défense de la vie privée NOYB, a souligné à Reuters que même une collecte limitée ou incidente de données d’employés européens pourrait placer Meta en infraction avec le RGPD. La question clé, selon elle, est de savoir si des données initialement recueillies dans le cadre de communications professionnelles peuvent légalement être réutilisées pour entraîner un modèle d’IA.

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SoftBank s’engage à investir jusqu’à 75 milliards d’euros dans l’IA en France

SoftBank Group s’engage à investir jusqu’à 75 milliards d’euros dans les infrastructures de centres de données IA en France, la première phase du projet devant livrer une capacité de 3,1 GW.

SoftBank a annoncé cet investissement lors du sommet Choose France 2026, organisé par le président Emmanuel Macron. Cet engagement est le plus important consenti par le groupe japonais dans les infrastructures d’IA en Europe.

La première phase, d’un montant initial de 45 milliards d’euros, portera sur la région Hauts-de-France, avec 3,1 GW de capacité répartis entre des centres de données à Dunkerque, Bosquel et Bouchain. SoftBank développera également des sites supplémentaires afin de « renforcer le rôle de la France en tant que hub européen de référence pour les infrastructures numériques de prochaine génération ».

Pour le déploiement à Dunkerque, SoftBank s’associe à Schneider Electric afin d’accélérer la construction et développer un grand cluster industriel de production. Ce cluster, installé sur le port, constituera un « pilier industriel clé »du programme d’infrastructures IA de SoftBank en France, avec la construction de deux installations : l’une exploitée par SoftBank pour la fabrication d’armoires de serveurs, l’autre par Schneider Electric pour l’intégration de modules d’alimentation de centres de données.

Les deux partenaires expliquent que ce projet combinera les capacités en robotique et automatisation de SoftBank avec l’expertise industrielle et le réseau local de fournisseurs de Schneider Electric, pour soutenir le déploiement à grande échelle de centres de données IA de prochaine génération. Le cluster industriel est également conçu pour soutenir l’ambition de Dunkerque de devenir un pôle de référence en robotique, fabrication avancée et innovation industrielle.

« L’IA entre dans une nouvelle ère, et les pays qui construiront les infrastructures de cette transformation façonneront l’avenir de la technologie, de l’industrie et de la société, a affirmé Masayoshi Son, président-directeur général du géant japonais. SoftBank est fier de prendre cet engagement majeur en faveur de la France. Grâce à ses capacités industrielles, à son vivier de talents et à son ambition nationale, la France est idéalement placée pour devenir un pôle majeur d’infrastructures d’IA en Europe. »

SoftBank a précisé qu’elle travaillera également avec SB Energy et d’autres partenaires stratégiques pour mener les projets à bien.

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