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«Les adversaires de la Russie n’hésitent pas à recourir à des actes terroristes», affirme Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé, le 10 juin lors d’une réunion gouvernementale, que les adversaires de la Russie « n’hésitent pas à recourir à des actes terroristes », en citant l’attaque menée contre le foyer des étudiants du collège pédagogique de Starobelsk.

Le chef de l’État a demandé aux services spéciaux et aux forces de sécurité de renforcer les mesures antiterroristes dans l’ensemble du système éducatif et social, ainsi que dans les infrastructures civiles. Il a appelé les responsables concernés à mener ce travail rapidement.

L’attaque de Starobelsk a eu lieu le 22 mai. Des drones ukrainiens ont frappé le foyer du collège pédagogique, provoquant l’effondrement partiel du bâtiment alors que des étudiants s’y trouvaient. Au moins 21 personnes ont été tuées, principalement de jeunes étudiantes, et plusieurs dizaines d’autres ont été blessées.

Les lieux accueillant des enfants sous protection

Vladimir Poutine a également insisté sur la nécessité de protéger les centres pour enfants, les camps de vacances et les établissements de repos pendant la période estivale. Selon lui, ces mesures doivent être prises avec la plus grande responsabilité, alors que les infrastructures liées à l’éducation et à l’enfance restent exposées.

Pour Moscou, l’attaque de Starobelsk montre que les menaces ne concernent pas seulement les zones militaires, mais aussi les sites civils. Le président russe avait déjà qualifié cette frappe de grave crime, en soulignant que Kiev réclame des discussions tout en menant de telles actions.

La version de Kiev rejetée par Moscou

Moscou rappelle que le foyer visé accueillait des étudiants d’un collège pédagogique. La partie ukrainienne a affirmé que le bâtiment abritait une unité russe de drones, une version rejetée faute de preuves publiques. Une visite du site a ensuite été organisée pour des journalistes étrangers.

À Moscou, cette attaque confirme la nécessité de renforcer la protection des infrastructures civiles. Face à des frappes visant des lieux liés à l’éducation et à l’enfance, les services de sécurité sont appelés à intensifier leur travail sur l’ensemble du territoire russe.

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Maroc : onze narcotrafiquants recherchés en Europe arrêtés à Tanger et Marrakech

Un vaste coup de filet mené par les autorités marocaines a conduit, le 8 juin, à l'arrestation de onze personnes soupçonnées d'être liées au trafic international de stupéfiants. Les interpellations ont eu lieu à Tanger et à Marrakech, selon des informations relayées par la presse marocaine et belge.

Parmi les personnes arrêtées figurent quatre individus présentés comme des acteurs majeurs du trafic de cocaïne en Europe, notamment via le port d'Anvers, en Belgique. Les suspects, de nationalités marocaine, belge, néerlandaise et française, faisaient l'objet de mandats d'arrêt internationaux ainsi que de notices rouges d'Interpol.

L'une des arrestations les plus marquantes est celle d'Abdelilah El Messaoudi, un Belgo-Marocain originaire d'Anvers, surnommé « Black ». Condamné à 34 ans de prison en Belgique, il était en fuite depuis 2020. D'après le quotidien flamand HLN, il a été interpellé à l'hôtel Four Seasons de Marrakech après avoir séjourné à Dubaï puis en Turquie, où il avait déjà été arrêté avant d'être remis en liberté pour des raisons procédurales.

Les autorités belges estiment à 43 millions d'euros les profits qu'il aurait tirés de l'importation de cocaïne. Un nouveau procès devrait être organisé au Maroc afin qu'il y soit jugé.

Les dix autres suspects sont poursuivis pour leur appartenance présumée à des organisations criminelles, ainsi que pour des faits de trafic de drogue et de blanchiment d'argent.

Ces dernières années, plusieurs figures du narcotrafic européen ont été arrêtées au Maroc, à l'image de Moussa Falcone en 2025 et de Félix Bingui en 2024. La législation marocaine interdisant l'extradition de ses ressortissants, les pays européens ont renforcé leur coopération judiciaire et sécuritaire avec Rabat pour lutter contre les réseaux criminels transnationaux.

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Coupe du monde 2026 : l’ONU critique la politique migratoire américaine

À quelques heures du début de la compétition, le sujet ne relève plus seulement du football. Volker Türk, haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, a appelé les États-Unis à revoir « en profondeur » l’application de leur politique migratoire dans le cadre du Mondial 2026.

Lors d’une conférence de presse à Genève, il a estimé que ces mesures pouvaient affecter « les droits humains et la dignité humaine ». Le responsable onusien a appelé à repenser les politiques qui « semblent prévaloir actuellement, en particulier aux États-Unis ».

Organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde s’ouvre donc dans un climat tendu. Volker Türk a notamment évoqué les questions du « profilage racial », de la surveillance et de l’application des règles migratoires. Il a rappelé que les grands événements sportifs doivent garantir un environnement digne et sûr aux équipes, aux supporters et à l’ensemble de la société.

Plusieurs incidents aux frontières américaines

Le cas le plus médiatisé reste celui de l’arbitre somalien Omar Artan. Refoulé à son arrivée à Miami, il a ensuite été écarté par la FIFA. La Somalie a défendu « l’intégrité » de son arbitre et affirmé qu’il disposait d’un visa en règle. Le département d’État américain a, de son côté, affirmé qu’il était « lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes ».

D’autres délégations ont aussi été touchées. L’attaquant irakien Aymen Hussein a été retenu près de sept heures à l’aéroport de Chicago. Le photographe officiel de la sélection irakienne, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.

Le cas iranien souligne également l’ampleur des tensions. Les joueurs et l’encadrement ont finalement obtenu leurs visas pour les États-Unis, où ils doivent disputer leurs premiers matchs. Mais plusieurs accompagnants, dont le président de la fédération Mehdi Taj, n’ont pas reçu d’autorisation d’entrée. La fédération iranienne accuse les États-Unis d’avoir retiré le quota de billets destiné à ses supporters.

Une FIFA limitée face aux décisions américaines

Face à ces incidents, la FIFA reste en retrait. L’instance a indiqué à l’AFP qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ». Une position qui souligne les limites de son rôle face aux décisions prises par les autorités américaines.

L’appel de l’ONU place désormais Washington sous pression au moment où s’ouvre le tournoi. Les incidents rapportés ces derniers jours montrent qu’une Coupe du monde censée rassembler les peuples débute sous le signe des restrictions, des refus d’entrée et d’un traitement contesté de plusieurs délégations étrangères.

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RDC : l’Assemblée nationale adopte une loi encadrant l’organisation des référendums

L’Assemblée nationale de la RDC a adopté le 9 juin la proposition de loi sur l’organisation des référendums avec 348 voix pour, deux voix contre et une abstention. Le vote s’est déroulé dans un Parlement largement contrôlé par la majorité. Le principal groupe d’opposition, Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, avait suspendu sa participation aux travaux.

Le texte définit comment un référendum peut être organisé dans le pays. Il précise les conditions de convocation par le président de la République, le rôle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que les règles de campagne, de vote et de publication des résultats.

La loi comprend 45 dispositions. Une partie a été modifiée après les débats à l’Assemblée.

Pour la majorité, l’objectif est de combler un vide juridique et de mettre en place des règles claires pour les consultations référendaires prévues par la Constitution.

Une réforme qui divise

Le point qui suscite le plus de réactions concerne la possibilité de créer une Assemblée constituante si un projet de nouvelle Constitution est lancé.

Au départ, cette instance devait réunir uniquement les députés nationaux et les sénateurs. Finalement, le texte a été élargi aux députés provinciaux, aux gouverneurs et aux conseillers municipaux.

Pour ses soutiens, cette évolution permet d’associer davantage d’élus au processus. L’opposition estime au contraire qu’elle pourrait faciliter un changement de Constitution. Elle demande le retrait du texte et évoque un « coup d’État constitutionnel ».

Les opposants soupçonnent également le camp présidentiel de vouloir préparer une réforme qui pourrait bénéficier à Félix Tshisekedi, dont le deuxième mandat doit prendre fin en 2028. La majorité rejette ces accusations et affirme agir dans le cadre des institutions.

L’opposition prépare la suite

La contestation se poursuit en dehors du Parlement. Cinq partis d’opposition ont annoncé un sit-in le 12 juin devant le Palais du Peuple. Des associations partenaires doivent participer au rassemblement.

Le débat touche désormais une partie plus large de la société congolaise, notamment les jeunes. Certains voient dans cette réforme une occasion de repenser les institutions. D’autres estiment que les priorités du pays sont ailleurs.

Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat. S’il est adopté dans les mêmes termes, il pourra être transmis au président de la République pour promulgation.

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France : le ministre de l'Éducation veut créer un fichier d'interdits d'école

Preview Édouard Geffray souhaite créer un fichier national d'interdits d'école pour empêcher les personnes dangereuses d'entrer dans les établissements. «Honnêtement, je l'attends avec impatience», a-t-il confié sur TF1 le 10 juin. En France, l'école reste le premier lanceur d’alerte auprès de la justice avec 80 000 signalements par an.
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L'Inde gèle le déploiement de Starlink

Preview L'Inde a suspendu l'octroi d'autorisations à Starlink pour des raisons de sécurité nationale, selon Bloomberg. New Delhi craint de ne pas pouvoir contrôler l'opérateur américain en cas de crise, après l'usage de terminaux SpaceX dans le conflit au Moyen-Orient provoqué par l'agression américano-israélienne contre l'Iran.
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Artemis 3 : la NASA présente l'équipage de sa future mission lunaire

Preview La NASA a dévoilé la composition de l'équipage d'Artemis 3, future mission habitée du programme lunaire américain. L'Américain Randy Bresnik en sera le commandant, l'Italien Luca Parmitano le pilote, tandis que les Américains Frank Rubio et Andre Douglas seront spécialistes de mission.
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Gaza : rats et insectes prolifèrent autour de milliers de corps toujours ensevelis sous les décombres

À Gaza, les habitants font face à une aggravation des problèmes sanitaires provoquée par la multiplication des rats et d'autres rongeurs. Selon des témoignages recueillis par le Financial Times auprès de résidents de l'enclave et d'organisations internationales, la présence de nombreux corps encore ensevelis sous les décombres favorise la prolifération de ces animaux.

Un habitant, cité par le quotidien britannique, explique que de gros rongeurs se nourrissent des corps restés sous les ruines et que leur nombre a fortement augmenté. Il précise que ces animaux pénètrent jusque dans les tentes où vivent les déplacés et endommagent régulièrement vêtements et objets personnels, obligeant les familles à jeter quotidiennement une partie de leurs biens.

La situation est aggravée par les difficultés rencontrées pour déblayer les zones détruites. L'UNICEF a indiqué que les équipements nécessaires aux opérations de déblaiement ne sont pas autorisés à entrer dans l'enclave. Les responsables de l'organisation ont souligné l'absence d'espaces disponibles pour stocker les gravats retirés lors des opérations de nettoyage.

D'après un autre résident, les eaux usées provenant de fosses creusées par les habitants attirent également les rats. Faute d'accès à un réseau d'assainissement fonctionnel, de nombreuses familles sont contraintes de trouver des solutions de fortune pour gérer les eaux usées.

Outre les rongeurs, la population doit également faire face à la présence de moustiques, de puces et de poux. Dans un contexte marqué par la destruction des infrastructures, l'accumulation des déchets et la stagnation des eaux usées, ces nuisibles augmentent les risques d'infections et de propagation de maladies.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve entre le Hamas et Israël en octobre 2025, aucun travail de reconstruction n'a été entrepris dans l'enclave. Les autorités de Gaza ont par ailleurs reconnu ne pas disposer des ressources nécessaires pour lutter efficacement contre l'invasion de rongeurs et d'insectes. Elles estiment ne plus être en mesure de contrôler pleinement l'ampleur du phénomène, alors que les préoccupations sanitaires continuent de grandir au sein de la population. 

Les autorités locales estiment qu’au moins 8 000 dépouilles se trouveraient encore sous les ruines de bâtiments détruits par la guerre israélienne.

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Mercedes-Benz s'allie à un fabricant de drones actif en Ukraine et renforce son ancrage dans le secteur militaire

Mercedes-Benz s'apprête à coopérer avec Tytan Technologies, une start-up basée à Munich qui fournit déjà des drones intercepteurs à l'Ukraine, rapporte Der Spiegel.

Les deux entreprises veulent développer ensemble des unités mobiles de défense anti-drones, construites autour de véhicules militaires Mercedes G-Class. Ces véhicules seraient équipés du système Drone Defender, conçu par Tytan Technologies. Leur rôle serait de servir de plateformes mobiles pour lancer des drones intercepteurs capables de neutraliser des appareils hostiles. Officiellement, le dispositif doit permettre de « protéger les infrastructures critiques allemandes contre d'éventuelles attaques de drones ».

Le système pourrait fonctionner de deux manières : directement depuis le véhicule, ou après avoir été déployé au sol. Il pourrait aussi être utilisé dans des zones de combat. Dans ce cas, les G-Class opéreraient avec un centre de commandement installé dans un véhicule Sprinter.

L'annonce du projet est attendue ce 10 juin, lors du Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Berlin. Pour le quotidien allemand, cette coopération montre à quel point les liens entre l'industrie automobile allemande en crise et le secteur militaire se resserrent.

Fondée en 2023, Tytan Technologies a reçu une partie de son financement du Fonds pour l'innovation de l'OTAN. En janvier dernier, toujours selon Der Spiegel, la Bundeswehr lui a commandé des drones intercepteurs destinés à protéger des sites militaires. La start-up prévoit aussi d'ouvrir une nouvelle usine à Munich cet été. D'ici la fin de l'année, elle pourrait produire jusqu'à 3 000 drones par mois. Elle fournit déjà à l'Ukraine ses drones METIS, conçus pour détruire d'autres drones.

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Irlande du Nord : Belfast secouée par des émeutes après une attaque au couteau

Des violences ont éclaté dans la soirée du 9 juin à Belfast, en Irlande du Nord, après l’arrestation d’un homme soudanais soupçonné d’une attaque au couteau ayant grièvement blessé une personne. Plusieurs centaines de manifestants, dont certains masqués, ont incendié des véhicules, un bus et des bâtiments, transformant plusieurs quartiers de la ville en scènes de chaos.

Les autorités locales ont fait état de multiples incendies volontaires, notamment de poubelles et de bâtiments, ainsi que de l’utilisation de cocktails Molotov. Des rassemblements similaires ont également été signalés à Antrim, à une trentaine de kilomètres de la capitale nord-irlandaise, illustrant une propagation rapide des troubles.

La Première ministre d’Irlande du Nord a fermement condamné ces violences, dénonçant des actes « lâches » et appelant au calme face à des attaques visant des habitations et des quartiers résidentiels. Les forces de police ont qualifié la situation d’« incident critique » et insisté sur la nécessité de laisser les enquêteurs travailler dans un climat apaisé.

L’attaque initiale, survenue dans la soirée du 8 juin, a grièvement blessé un homme d’une quarantaine d’années, touché au visage et au dos. Le suspect, âgé de 30 ans, a été inculpé de tentative de meurtre et doit comparaître devant la justice. Les autorités ont précisé qu’il résidait légalement au Royaume-Uni avec un visa et n’était pas connu des services de sécurité.

Dans un contexte politique déjà tendu autour des questions migratoires, l’affaire a rapidement été instrumentalisée, alimentant des réactions de responsables politiques et de figures anti-immigration. Tandis que les dirigeants appellent au calme, les autorités redoutent une poursuite des tensions dans plusieurs villes du pays.

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Londres et Kiev envisagent de développer leur propre système de défense antimissile pour réduire la dépendance aux Patriot américains

Preview Londres entend soutenir Kiev dans le développement d'un système de défense aérienne capable de réduire «sa dépendance vis-à-vis des équipements américains», selon le Telegraph. Ce projet viserait à offrir une alternative aux Patriot, même si sa faisabilité et son calendrier restent encore très incertains.
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Les ambassadeurs britannique, français et allemand sollicitent une rencontre avec Moscou, selon Sergueï Lavrov

La Russie a confirmé qu’une rencontre aurait lieu entre le ministère des Affaires étrangères et les ambassadeurs du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne. L’annonce a été faite le 10 juin à Kazan par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l’issue d’une réunion ministérielle de l’Organisation du traité de sécurité collective.

Les trois représentants diplomatiques souhaitent s’entretenir avec l’un des adjoints du chef de la diplomatie russe. Moscou a fait savoir qu’elle accepterait cette demande et écouterait les positions qui seront présentées.

Cette ouverture ne signifie pas pour autant que la Russie aborde cette démarche avec optimisme. Lavrov a expliqué qu’il serait intéressant d’entendre quelles propositions les diplomates européens pourraient avancer, après plusieurs déclarations jugées hostiles par Moscou de la part de leurs dirigeants.

Le ministre russe a notamment rappelé que les responsables de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la France avaient multiplié les prises de position offensives à l’égard de la Russie. Dans ce contexte, la diplomatie russe entend examiner avec prudence les intentions réelles de ces capitales européennes.

Un dialogue possible, mais pas à n’importe quelles conditions

La position de Moscou reste officiellement ouverte au dialogue. La Russie se dit prête à examiner toute proposition, mais estime qu’aucune avancée concrète ne pourra être envisagée sans signes clairs d’une volonté européenne de discuter sérieusement, au lieu de maintenir une ligne centrée sur le soutien à Kiev.

Sergueï Lavrov a rappelé que les pays européens concernés avaient déjà eu l’occasion de peser positivement sur le règlement de la crise, sans contribuer à une issue constructive. Il a évoqué les discussions menées à Istanbul au printemps 2022, estimant que les capitales européennes avaient joué un rôle négatif dans leur issue.

Cette expérience nourrit aujourd’hui la réserve de Moscou face à la nouvelle initiative des trois ambassadeurs. Pour la partie russe, une rencontre ne peut avoir de portée réelle que si elle s’accompagne de propositions substantielles et d’un changement visible dans l’approche européenne du dossier ukrainien.

Autrement dit, Moscou accepte d’écouter, mais sans illusion excessive. La priorité russe reste de distinguer une éventuelle volonté de dialogue d’une simple tentative de préserver les positions politiques de Kiev et de ses soutiens européens.

Des contacts avec Moscou de nouveau évoqués en Europe

Cette démarche intervient alors que l’idée d’un rétablissement de certains canaux de dialogue avec Moscou revient progressivement dans le débat européen. Plusieurs responsables ont récemment évoqué la nécessité de reprendre des échanges avec la Russie sur différents dossiers, dans un contexte international marqué par de fortes tensions.

Pour Moscou, ces signaux restent toutefois insuffisants tant qu’ils ne se traduisent pas par des démarches concrètes. La Russie attend de voir si les pays européens sont prêts à dépasser les déclarations publiques et à formuler des propositions capables d’ouvrir une discussion sérieuse.

Aucun détail n’a été communiqué à ce stade sur la date exacte de la rencontre ni sur son ordre du jour. La partie russe indique qu’elle écoutera les positions présentées par les ambassadeurs, tout en soulignant qu’elle n’attend pas, pour l’instant, de changement majeur dans l’approche européenne.

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Migration : plus de 1 300 morts en tentant de rejoindre l’Espagne en 2026

Preview Plus de 1 300 migrants ont perdu la vie au cours des cinq premiers mois de 2026 en tentant de rejoindre les côtes espagnoles, selon l’ONG Caminando Fronteras. Le bilan inclut 142 femmes et 129 enfants, ainsi que 27 embarcations disparues avec tous leurs occupants. Les traversées depuis l’Afrique restent parmi les plus meurtrières au monde.
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Afrique du Sud : 12 morts dans une fusillade près de Johannesburg

Preview Douze personnes ont été tuées et neuf autres blessées durant la nuit du 9 juin lors d'une fusillade survenue dans le quartier de Jumpers à Cleveland, à l'est de Johannesburg, selon la police sud-africaine. Plus de dix suspects, qui ont pris la fuite à bord d'un minibus blanc, sont recherchés. Les motivations de l'attaque restent inconnues.
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Liban : Tyr sous les bombes après un ordre d’évacuation israélien

Preview Israël a ordonné l’évacuation de la ville de Tyr et de ses banlieues, incluant pour la première fois un quartier chrétien jusque-là épargné, avant de lancer une série de bombardements sur la zone. Les frappes ont visé des secteurs urbains, faisant au moins huit morts et des dizaines de blessés, selon le ministère libanais de la Santé.
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Le Maroc en tête de la progression des grandes fortunes en Afrique

Preview Le Maroc s’impose comme le pays africain affichant la plus forte croissance du nombre de millionnaires, avec une hausse de 16,8 % en 2025, selon le World Wealth Report de Capgemini. Cette dynamique le place en tête du continent devant les autres grandes économies africaines, confirmant l’émergence d’un pôle de richesse en expansion rapide.
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L’Algérie mise sur l’intelligence artificielle pour diversifier son économie

L’Algérie connaît une transformation stratégique profonde, passant progressivement d’une économie centrée sur les hydrocarbures à un modèle axé sur la technologie et l’innovation. Dans ce contexte, des partenariats et influences d’acteurs majeurs du numérique, dont Huawei, s’inscrivent dans une dynamique plus large de montée en puissance des infrastructures et compétences liées à l’intelligence artificielle. Selon un rapport du New Lines Institute, le pays dispose désormais des leviers nécessaires pour s’imposer comme un acteur majeur de l’IA en Afrique du Nord dans les prochaines années.

Le rapport souligne la structuration rapide d’un écosystème numérique où l’intelligence artificielle occupe une place centrale. Le marché national, estimé à 500 millions de dollars en 2025, pourrait atteindre 1,7 milliard de dollars d’ici 2030. Les priorités portent sur la santé, l’agriculture intelligente et la transition énergétique, dans une logique de diversification économique et de réduction de la dépendance aux hydrocarbures.

L'Algérie, nouveau pivot stratégique ?

Le capital humain constitue le pilier de cette stratégie. Des dizaines de milliers d’étudiants sont aujourd’hui formés aux technologies de l’information et à l’IA dans les universités du pays, renforçant une base académique en expansion. L’Algérie figure également parmi les pays africains les plus actifs en matière de production scientifique, avec une progression notable dans les classements internationaux de recherche.

Le développement de l’écosystème technologique s’appuie aussi sur des investissements publics et des partenariats industriels dans les télécommunications et le numérique. Des acteurs internationaux comme Huawei sont régulièrement cités dans l’expansion des infrastructures digitales, notamment dans les réseaux, la cybersécurité et les solutions liées à l’intelligence artificielle, contribuant à accélérer la modernisation du secteur.

Sur le plan diplomatique et stratégique, l’ouverture accrue vers l’anglais et les coopérations internationales renforce l’intégration du pays dans les circuits mondiaux de la recherche et de l’innovation. Cette évolution est perçue comme un levier d’influence technologique et de positionnement régional.

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Coupe du monde : l’arbitre somalien refoulé des États-Unis arrive à Mogadiscio

Omar Abdulkadir Artan, désigné arbitre africain de l’année 2025, a réagi le 10 juin à Mogadiscio après avoir été refoulé par les autorités américaines, l’empêchant de participer à la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

Considéré comme le premier Somalien susceptible d’officier lors d’une phase finale de Coupe du monde, il a été interdit d’entrée sur le territoire américain par les services des douanes et de la protection des frontières (CBP) au cours du week-end.

Selon l’administration américaine, cette décision est liée à de supposés liens avec des « membres suspects d’organisations terroristes ». Une justification qui n’a pas été détaillée publiquement.

De retour en Somalie, Omar Abdulkadir Artan a déclaré devant la presse que cet épisode relevait du « destin », appelant ses compatriotes à ne pas perdre espoir. « Ce qui est arrivé est arrivé et c’est le destin. Je remercie la FIFA pour son soutien », a-t-il affirmé.

L’arbitre a encouragé la jeunesse somalienne à continuer de croire en l’avenir du pays. « La Somalie est à nous, que les choses soient bonnes ou mauvaises. Je veux dire à nos jeunes de ne pas perdre espoir », a-t-il ajouté, soulignant n’avoir « aucun autre endroit où [il] souhaite être » que son pays.

La décision intervient dans un contexte de durcissement des politiques migratoires américaines, marqué notamment par des restrictions de voyage visant plusieurs pays, dont la Somalie. Elle a notamment des conséquences sportives directes, la FIFA ayant confirmé que l’arbitre ne pourra ni suivre la préparation ni officier durant le tournoi.

En Somalie, la nouvelle a suscité une vive déception parmi les supporters et acteurs du football. Plusieurs fans ont regretté une occasion manquée de voir un représentant du pays au plus haut niveau mondial, tandis que des voix du milieu sportif ont dénoncé une décision injuste et préjudiciable pour l’image des jeunes arbitres africains.

Les autorités somaliennes ont indiqué avoir tenté, sans succès, d’intervenir auprès des États-Unis et de la FIFA pour permettre sa participation au tournoi.

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