Au Mali, cela fait plus d’un mois que l'avocat et homme politique Mountaga Tall a été enlevé par des hommes armés encagoulés et qu’il est détenu dans une prison secrète de la sécurité d’État, en dehors de tout cadre légal. Après lui, son propre fils et d’autres militants prodémocratie ont subi le même sort, ainsi que des militaires et des personnalités religieuses. Dans un communiqué diffusé le 10 juin, les avocats de Mountaga Tall et de sa famille indiquent qu'à ce jour, la justice n'a lancé aucune procédure contre lui et annoncent saisir des instances de l'Union africaine et des Nations unies.
Au Mali, après le placement sous mandat de dépôt des journalistes Chahana Takiou, lundi 8, et Abdrahamane Keita, mardi 9 juin, l'association Reporters sans frontières dénonce des « arrestations arbitraires ».
Au Mali, le journaliste Chahana Takiou va passer sa deuxième nuit en prison en prison. Figure de la presse malienne, le directeur de publication du journal 22 Septembre a été placé sous mandat de dépôt le 8 juin par le pôle judiciaire anti-cybercriminalité pour « atteinte au crédit de l'État à travers l'institution judiciaire » après avoir estimé, précisément, que ce pôle spécialisé ne respectait pas la procédure prévue pour les délits de presse. Un autre journaliste, Abdrahamane Keïta du journal Le Témoin, a également été placé sous mandat de dépôt ce mardi 9 juin par le même pôle anti-cybercriminalité, après avoir déploré que Kidal, sous contrôle des jihadistes du Jnim et des rebelles du FLA depuis le 25 avril, était actuellement « administrée » par le chef du Jnim.