Au Mali, après le placement sous mandat de dépôt des journalistes Chahana Takiou, lundi 8, et Abdrahamane Keita, mardi 9 juin, l'association Reporters sans frontières dénonce des « arrestations arbitraires ».
Au Mali, le journaliste Chahana Takiou va passer sa deuxième nuit en prison en prison. Figure de la presse malienne, le directeur de publication du journal 22 Septembre a été placé sous mandat de dépôt le 8 juin par le pôle judiciaire anti-cybercriminalité pour « atteinte au crédit de l'État à travers l'institution judiciaire » après avoir estimé, précisément, que ce pôle spécialisé ne respectait pas la procédure prévue pour les délits de presse. Un autre journaliste, Abdrahamane Keïta du journal Le Témoin, a également été placé sous mandat de dépôt ce mardi 9 juin par le même pôle anti-cybercriminalité, après avoir déploré que Kidal, sous contrôle des jihadistes du Jnim et des rebelles du FLA depuis le 25 avril, était actuellement « administrée » par le chef du Jnim.
Au Mali, les autorités de transition ont interdit le 3 juin 2026 par arrêté interministériel la circulation des motos en dehors des grandes agglomérations sur tout le territoire. Une mesure drastique avec effet immédiat, prise pour lutter contre les groupes armés et qui va bouleverser le quotidien de nombreux Maliens. La moto est devenue incontournable, notamment dans les zones rurales. Cette décision suscite énormément de réactions, rarement enthousiastes. Les autorités ont également interdit l’accès à 39 sites, principalement des forêts, considérées comme des refuges des groupes terroristes.
Au Mali, l'armée indique dans un communiqué, diffusé le 1er juin 2026, avoir mené une série de frappes aériennes pendant le week-end, dans les régions de Koulikouro et de Mopti. De nouvelles frappes sont également rapportées ce mardi matin sur la ville de Kidal, dans le nord. Lundi, un nouveau convoi de camions-citernes est arrivé à Bamako et un autocar a sauté sur une mine posée par les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda.
Au Mali, un adjoint au maire a été tué samedi 30 mai dans la commune de Kendié, dans la région de Bandiagara, où les combats entre les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim) et les chasseurs traditionnels dozos qui accompagnent - voire remplacent - l'armée dans certaines zones ont fait plusieurs dizaines de morts au cours des dernières semaines. Simultanément, dans la même région, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) rapporte un nouvel afflux de réfugiés en provenance du Burkina Faso.