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Sénégal : signature d’un accord ouvrant la voie au lancement de la Maison des Nations unies à Dakar

Un accord relatif à la Maison des Nations unies de Dakar (MONUD) a été signé le 12 juin entre le gouvernement sénégalais et l'ONU, trois ans après l’inauguration de la structure. La cérémonie de signature a réuni le ministre de l'Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Cheikh Niang, et la coordonnatrice des institutions spécialisées des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga, en présence d’Amina J. Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations unies.

Un communiqué de la diplomatie sénégalaise a qualifié l’événement d’« étape historique dans le partenariat entre le Sénégal et les Nations unies », dont la concrétisation est attribuée au leadership du président du pays, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, « dont l'engagement personnel a permis de lever les derniers obstacles et d'aboutir à la finalisation d'un dossier attendu depuis plusieurs années ».

Réunir plusieurs agences, fonds et programmes de l'ONU

L’édifice de la MONUD est construit sur un site d’une superficie de 13 hectares et comporte sept étages, avec 1 800 bureaux, salles de conférences, restaurants et espaces verts dans la ville de Diamniadio, située à une trentaine de kilomètres de la capitale Dakar. Une présentation du projet durant la cérémonie de signature, et relayée par la presse locale, indique que la structure devrait accueillir 34 organismes onusiens opérant au Sénégal, avec près de 2 400 employés.

Selon la diplomatie sénégalaise, l’édifice de la MONUD propose un cadre intégré pouvant accueillir les agences, fonds et programmes des Nations unies présents dans le pays, « renforçant ainsi la cohérence, l'efficacité et la coordination de leurs interventions ».

Dakar, pôle régional de coopération internationale et africaine

La diplomatie sénégalaise voit dans cette nouvelle structure un symbole de « la qualité du partenariat entre le Sénégal et les Nations unies », confirmant « le rôle de Dakar comme pôle régional de coopération internationale et de multilatéralisme en Afrique ».

Il convient de noter que les travaux pour l’édification de ce complexe avaient été lancés en 2019 sous l'ancien président Macky Sall pour un coût de 175 milliards de francs CFA (près de 310 millions de dollars). Les conditions financières et la location des locaux ont cependant été remises en cause par le nouveau gouvernement sénégalais, avant le déblocage du projet par l’engagement de la présidence du pays.

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La France et l'Italie s'opposent à l'anglicisation croissante de l'UE

Selon un article du Financial Times, la Commission européenne cherche à accélérer la conclusion de ses accords commerciaux en limitant certaines étapes de négociation à l’anglais, une approche qui suscite une vive opposition de la France et de l’Italie. L’objectif affiché par Bruxelles est de réduire un processus souvent long de près de deux ans, en simplifiant la phase de « nettoyage juridique » avant la traduction finale dans les 24 langues officielles de l’Union.

Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, défend cette réforme en estimant que les lenteurs actuelles coûtent cher à l’économie européenne. Il a notamment expliqué : « Si vous regardez toutes les évaluations de ce que nous perdons lorsque ce processus prend trop de temps, surtout dans un monde aussi instable, nous ne pouvons plus nous le permettre », cite le Financial Times. Il met en avant des accords récents comme celui conclu avec le Mercosur, dont le retard d’application représenterait, selon un rapport d’un centre de recherche, plus de 50 milliards d’euros de croissance annuelle perdue pour l’UE.

Recul du français

Plusieurs États membres soutiennent cette démarche, estimant qu’elle permettrait aux entreprises européennes d’accéder plus rapidement à de nouveaux marchés. Un diplomate européen, cité par FT, affirme ainsi : « Nous soutenons cette approche. Nous voulons un accès plus rapide pour nos entreprises aux opportunités offertes par les accords commerciaux ». Pour la Commission, il s’agit d’une simple optimisation technique, sans remise en cause du multilinguisme.

Mais la France et l’Italie s’y opposent fermement, invoquant des principes constitutionnels et juridiques. Un responsable français cité par le Financial Times souligne : « C’est une question liée à la Constitution française. La France ne peut pas être liée par un texte qui n’est pas rédigé en français ». Rome partage cette position, estimant que ses propres règles constitutionnelles imposent également l’usage de sa langue dans les engagements juridiques internationaux.

Au-delà du droit, les opposants craignent une érosion progressive du multilinguisme européen, pourtant inscrit dans les traités. Le régime linguistique de l’UE garantit en principe l’égalité entre les 24 langues officielles, mais l’usage de l’anglais s’est imposé dans les pratiques quotidiennes, notamment depuis les élargissements successifs et le recul du français comme langue de travail dominante dans certaines capitales.

La Commission insiste toutefois sur le fait que cette méthode ne change rien au cadre juridique. Elle affirme que les accords continueront d’être traduits dans toutes les langues officielles et soumis aux procédures de validation habituelles, conformément au droit européen.

Dans ce contexte, le débat dépasse la simple question technique : il oppose une logique d’efficacité économique à la défense d’un modèle institutionnel fondé sur la diversité linguistique, considérée comme un pilier de l’identité européenne.

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Mada Airways prépare son décollage : une nouvelle ère pour l’aviation libanaise

Preview Une nouvelle compagnie, Mada Airways, est en cours de création au Liban et attend l’obtention de sa licence ainsi que la réhabilitation de l’aéroport René Moawad de Qleyaat pour lancer ses opérations commerciales. Issue de la société IBEX Air Charter, elle ambitionne de devenir un transporteur régulier basé dans le nord du pays.
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Guerre de l’IA : Washington suspend l’accès aux meilleurs modèles d’Anthropic en dehors des États-Unis et aux non-Américains

Le gouvernement des États-Unis, invoquant la « sécurité nationale », a ordonné que l’accès aux derniers modèles de Claude soit coupé à « tout ressortissant étranger, à l’intérieur ou à l’extérieur des États-Unis », a annoncé le 12 juin Anthropic. Une directive reçue le jour même qui, d’après le communiqué de la start-up californienne, concerne également ses « employés étrangers ».

« De ce fait, nous devons désactiver immédiatement Fable 5 et Mythos 5 pour tous nos clients afin de nous conformer à cette directive », a-t-elle ajouté, précisant que l’injonction washingtonienne « ne précisait pas la nature de ses préoccupations en matière de sécurité nationale » et que le gouvernement aurait découvert une « possible faille de sécurité » dans Fable 5 dont il n’aurait « fourni que des preuves verbales ».

L'accès coupé à tous les utilisateurs

« Nous nous conformons à la directive gouvernementale et supprimons l'accès à Fable 5 et Mythos 5 pour tous les utilisateurs. Cependant, nous contestons que la découverte d'une faille de sécurité potentielle, même minime, justifie le retrait d'un modèle commercial déployé auprès de centaines de millions de personnes », a fustigé l’entreprise.

Cet ordre émanerait, selon le site d’information Axios, du secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, qui a informé le cofondateur et patron d'Anthropic, Dario Amodei, que « les modèles Mythos 5 et Fable 5 seraient soumis à des contrôles à l'exportation vers toute destination hors des États-Unis et vers toute personne étrangère présente sur le territoire américain ».

Une initiative de l’administration Trump qui aurait été motivée, selon un fonctionnaire cité par Axios, à la suite d’une tentative « sans succès, de convaincre Anthropic de suspendre la diffusion » de ses derniers modèles d’IA.

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France : six Géorgiens condamnés pour le vol d’ouvrages d’auteurs russes

Preview Cinq hommes et une femme de nationalité géorgienne ont été jugés coupables, dans la nuit du 12 au 13 juin pour le vol d’ouvrages de plusieurs auteurs russes dans des bibliothèques de Paris et Lyon. À la BnF, six éditions de Pouchkine, deux de Mikhaïl Lermontov et une d’Evgueni Baratynski ont été dérobées, pour un préjudice estimé à 770 000 euros.
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Biolaboratoires en Ukraine financés par Washington : des documents américains confirment un dossier déjà dénoncé par Moscou

Le bureau de la directrice du renseignement national américain, Tulsi Gabbard, a publié le 12 juin des documents déclassifiés sur le financement par les États-Unis de plus de 120 biolaboratoires dans plus de 30 pays. Plusieurs de ces installations auraient travaillé sur des agents pathogènes dangereux ou hautement contagieux.

Les documents indiquent aussi que certaines informations sur l’existence, l’historique, le financement et la localisation de ces laboratoires auraient été tenues à l’écart du public américain. Ils évoquent également des recherches visant à augmenter les capacités de certains pathogènes, menées parfois avec un niveau de contrôle jugé limité.

Tulsi Gabbard affirme désormais vouloir poursuivre les vérifications afin d’identifier les laboratoires concernés, les agents biologiques étudiés et les programmes encore actifs.

L’Ukraine au centre du dossier

L’Ukraine apparaît comme le principal cas détaillé dans les documents publiés. Environ 40 laboratoires soutenus par Washington y sont mentionnés.

Les services américains avaient déjà averti qu’au moins un laboratoire financé par les États-Unis en Ukraine pouvait contenir des agents pathogènes très dangereux. La présence de tels sites en Ukraine, près des frontières russes, renforce les préoccupations de Moscou sur les risques sécuritaires liés à ces programmes.

Les documents évoquent aussi la construction et l’équipement d’au moins quatre laboratoires grâce à des financements américains de plusieurs millions de dollars. Ils mentionnent des coopérations avec différentes structures scientifiques et sanitaires américaines, ainsi que des travaux liés à l’anthrax, à la grippe aviaire, à Ebola, à la peste ou encore à la tuberculose.

Ils font également référence à des recherches de « gain de fonction », une pratique controversée qui consiste à modifier des pathogènes afin d’étudier leur virulence ou leur transmissibilité. Plusieurs éléments soulignent que ces travaux auraient été conduits avec un niveau de contrôle présenté comme limité, voire insuffisant.

Moscou voit ses alertes renforcées

En Russie, cette publication a été accueillie comme une confirmation des mises en garde formulées depuis plusieurs années. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a estimé que ces éléments rejoignaient ce que Moscou et le ministère russe de la Défense affirmaient depuis longtemps sur les activités biologiques américaines hors du territoire des États-Unis.

La Russie soutient depuis des années que les programmes biologiques financés par Washington près de ses frontières posent des questions de sécurité et de transparence. Le ministère russe de la Défense a publié à plusieurs reprises des rapports sur les activités biologiques américaines en Ukraine et dans d’autres pays de l’espace post-soviétique.

Cette position avait encore été rappelée fin mai par Sergueï Choïgou lors d’un forum international sur la sécurité. 

Les documents publiés ne ferment pas le débat sur la nature réelle de ces programmes. Ils donnent un poids nouveau aux interrogations de Moscou sur l’ampleur du réseau financé par Washington, son niveau réel de contrôle et les risques liés à des recherches biologiques menées hors du territoire américain.

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Accord avec l’Iran : Washington évoque 80 à 85% de chances de succès

Preview Un responsable américain estime qu’un accord avec l’Iran est «probable à 80 à 85%», tout en précisant qu’aucun texte final n’a encore été signé et que les négociations restent en cours. Les discussions porteraient sur un accord-cadre ouvrant 60 jours de négociations techniques, incluant la levée de sanctions et la réouverture du détroit d’Ormuz.
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La Nigériane Ahunna Eziakonwa nommée conseillère spéciale de l’ONU pour l’Afrique

Preview L’ONU a annoncé le 12 juin la nomination d’Ahunna Eziakonwa au poste de conseillère spéciale de l’ONU pour l’Afrique, succédant à la Cap-Verdienne Cristina Duarte. Depuis 2018, la diplomate nigériane supervise l'appui au développement dans 46 pays africains pour l’Agenda 2030 depuis son poste de directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique.
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Mondial 2026 : le président de la fédération palestinienne de football bloqué aux portes des États-Unis

Preview Jibril Rajoub, président de la fédération palestinienne de football, a affirmé s’être vu refuser un visa américain pour assister à la Coupe du monde 2026, en dépit de son accréditation officielle par la FIFA. Présent au match d’ouverture qui s'est tenu au Mexique, il demeure dans l’attente d’une autorisation d’entrée aux États-Unis.
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Luxembourg–Israël : quand la finance devient un terrain de controverse politique

Une décision technique prise dans la discrétion administrative est devenue un sujet politique et juridique majeur en Europe. En approuvant en septembre 2025 le prospectus permettant la commercialisation d’obligations israéliennes auprès des investisseurs particuliers de l’Union européenne, le régulateur financier luxembourgeois a ouvert un débat qui dépasse largement les marchés financiers.

Au cœur de la controverse figure une question centrale : jusqu’où une autorité de régulation peut-elle se limiter à un contrôle formel lorsque le produit concerné est associé à un contexte de guerre et à de graves accusations au regard du droit international ?

Des questions de neutralité

Ces obligations, diffusées par un organisme dédié au financement israélien auprès de la diaspora et d’investisseurs privés, ont été promues dans un contexte de conflit prolongé au Moyen-Orient. Le produit des émissions alimente le budget général israélien, alors que les dépenses militaires occupent une place croissante dans les finances publiques du pays.

Pour les critiques de cette approbation, le problème ne réside pas uniquement dans l’existence de ces obligations mais dans le signal politique envoyé par leur validation au sein de l’Union européenne. Plusieurs juristes et certaines organisations estiment qu’au regard des procédures engagées devant les juridictions internationales et des obligations de non-assistance découlant du droit international, les États européens devraient appliquer un principe de précaution plus strict.

Les défenseurs de la décision rappellent au contraire que le rôle du régulateur financier consiste à vérifier la conformité des documents présentés aux règles applicables, sans se prononcer sur l’opportunité politique ou morale des opérations.

Le débat prend une dimension particulière au Luxembourg, qui a construit sa réputation sur la finance durable et les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Cette image de place financière responsable est aujourd’hui confrontée à une interrogation sensible : la neutralité réglementaire peut-elle être maintenue lorsque des enjeux géopolitiques et humanitaires majeurs entrent en jeu ?

À l’approche du renouvellement annuel du prospectus, la pression monte sur les institutions luxembourgeoises. Parlementaires, juristes et acteurs de la société civile réclament davantage de transparence et une clarification des responsabilités entre gouvernement et autorités indépendantes.

Au-delà du cas luxembourgeois, cette affaire pose une question plus large aux États européens : où s’arrête la neutralité financière lorsque les marchés croisent les conflits internationaux ?

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Le Liban au cœur d’une nouvelle architecture d’équilibre pensée par le Qatar

Le Qatar a réaffirmé son rôle sur la scène régionale en plaçant le Liban au centre d’une stratégie diplomatique plus large visant à limiter l’escalade entre les États-Unis et l’Iran. Cette dynamique s’inscrit dans une coordination accrue avec plusieurs capitales du Golfe et acteurs régionaux cherchant à éviter une reprise des conflits et à préparer les bases d’un nouvel accord régional.

Alors que le président américain Donald Trump ordonnait des frappes contre l’Iran, ces derniers jours une délégation qatarie poursuivait discrètement des discussions avec Téhéran autour de plusieurs dossiers sensibles : la réouverture du détroit d’Ormuz, le déblocage des avoirs iraniens gelés et la création d’un mécanisme de négociation limité dans le temps pour relancer le dialogue sur le nucléaire.

Selon un article de L'Orient Le Jour, Doha aurait obtenu des avancées sur certains points, permettant de maintenir ouverte une fenêtre diplomatique et d’éviter une rupture totale. Le Qatar a également œuvré pour que les pays du Golfe soient associés aux discussions futures avec l’Iran, afin d’éviter leur marginalisation comme lors de l’accord de 2015.

Les pays du Golfe au chevet du Liban

Parallèlement, Doha a intensifié son engagement au Liban. La conviction dominante est que le pays ne peut être dissocié des recompositions régionales en cours. En coordination avec l’Arabie saoudite et la Turquie, le Qatar a soutenu des efforts visant à consolider l’arrêt des hostilités israéliennes contre le Liban et à empêcher une extension du conflit.

Toujours selon le quotidien libanais, cette approche s’est traduite par une série de consultations impliquant Riyad, Ankara, Damas et Washington. D'ailleurs, la décision saoudienne de rouvrir son marché aux exportations libanaises le 10 juin a constitué un signal politique fort, renforcé par les échanges menés avec les responsables libanais afin de préserver la stabilité institutionnelle et d’encourager une meilleure coordination entre les centres de pouvoir du pays.

Dans le même temps, les spéculations sur une éventuelle implication syrienne contre le Hezbollah ont perdu en crédibilité. Le discours d'Ahmed el-Chareh le 11 juin met davantage l’accent sur la coopération économique, la sécurisation des frontières et la construction d’une relation renouvelée avec Beyrouth, fondée sur la complémentarité plutôt que sur l’ingérence.

Les pays du Golfe et la Syrie s'activent ainsi en coulisses pour ne pas marginaliser davantage le Liban face à Israël.

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Colonisation accélérée : Israël veut imposer une nouvelle réalité en Cisjordanie

Alors que l’attention internationale reste largement concentrée sur les tensions entre Washington et Téhéran, le gouvernement israélien poursuit discrètement une autre bataille : celle du contrôle territorial en Cisjordanie occupée. Un projet visant à financer la création de 61 colonies marque une nouvelle étape dans cette stratégie, avec un objectif clair : accélérer la transformation du terrain avant toute pression diplomatique future.

Ce plan se distingue des précédentes politiques de colonisation par sa méthode. Jusqu’à présent, les nouvelles implantations devaient suivre un parcours administratif comprenant des procédures d’examen et des possibilités de contestation. Désormais, l’État entend engager directement des financements pour les infrastructures, les logements et les services avant même l’achèvement des autorisations officielles. Cette logique vise à rendre toute remise en cause plus difficile à l’avenir.

Empêcher la future création d'un État palestinien

Cette orientation reflète une évolution plus profonde de la gouvernance israélienne en Cisjordanie. Depuis plusieurs années, le pouvoir politique a progressivement renforcé l’administration civile des colonies et réduit le rôle traditionnel des structures militaires. Cette évolution s’inscrit dans une vision portée par une partie de la coalition au pouvoir, favorable à une intégration progressive de larges portions du territoire.

Les zones concernées ne sont pas choisies au hasard. Plusieurs projets se concentrent dans la vallée du Jourdain, autour d’Hébron et dans des corridors destinés à relier les blocs de colonies existants. Pour leurs détracteurs, cette géographie répond à une logique de continuité territoriale israélienne qui fragilise davantage la perspective d’un futur État palestinien viable.

Le contexte politique intérieur joue également un rôle déterminant. À l’approche d’échéances électorales, l’accélération de la colonisation apparaît comme un levier de mobilisation d’un électorat influent. Dans un paysage politique fragmenté, démontrer une capacité à étendre les implantations devient un marqueur idéologique autant qu’un argument électoral.

Cette dynamique intervient alors que plusieurs pays occidentaux multiplient les critiques et les sanctions ciblées contre certains colons et des structures liées aux territoires occupés. Mais malgré les condamnations répétées, les mesures concrètes restent limitées.

Au-delà du débat juridique et diplomatique, la question centrale demeure politique : la multiplication des faits accomplis sur le terrain pourrait redessiner durablement les équilibres régionaux et rendre plus complexe toute solution négociée au conflit.

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Les rebelles du M23 auraient recruté des civils, dont des enfants de 12 ans, selon Human Rights Watch

Preview Le M23 aurait mené une campagne de recrutement forcé et de détention abusive de civils et de combattants entre la mi-2024 et décembre 2025, selon un rapport de HRW publié le 10 juin, dénonçant des rafles et des abus au Nord-Kivu et au Sud-Kivu et appelant à ouvrir des enquêtes pour crimes de guerre et possibles crimes contre l’humanité.
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Iran–États-Unis : un «texte final» d’accord de paix trouvé, selon le Premier ministre pakistanais

Preview Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a déclaré sur X, le 12 juin, qu’un «texte final et convenu de l’accord de paix» avait été arrêté entre Téhéran et Washington. «Le Pakistan travaille désormais en étroite collaboration avec les deux parties afin de finaliser les prochaines étapes. La paix n’a jamais été aussi proche», a-t-il ajouté.
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OMS : des «angles morts» pourraient masquer l’ampleur de l’épidémie d’Ebola en RDC

L’Organisation mondiale de la santé estime que certaines zones insuffisamment surveillées pourraient dissimuler une partie de la circulation du virus Ebola en République démocratique du Congo. Alors que le nombre de cas continue d’augmenter, les autorités sanitaires cherchent à renforcer le dépistage et le suivi des contacts.

L’épidémie d’Ebola qui touche l’est de la République démocratique du Congo pourrait être plus importante que ne le laissent apparaître les chiffres officiels. C’est l’inquiétude exprimée par Olivier Le Polain, responsable de l’unité Épidémiologie et analyse pour les interventions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), basé à Beni.

Selon lui, plusieurs « angles morts » subsistent encore dans certaines zones à haut risque, limitant la visibilité des autorités sanitaires sur la progression réelle du virus.

« Une meilleure visibilité sera obtenue à mesure que la surveillance, le traçage des contacts et les capacités de dépistage continueront d’être renforcés », a-t-il déclaré le 12 juin.

Selon les autorités congolaises, l’épidémie a déjà provoqué plus de 676 cas confirmés et 136 décès. Au cours des dernières 24 heures, 41 nouvelles infections et neuf décès supplémentaires ont été recensés.

Une propagation qui gagne de nouvelles zones

La souche Bundibugyo du virus Ebola demeure principalement concentrée dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Toutefois, le nombre de zones sanitaires touchées atteint désormais 34, signe d’une extension progressive de l’épidémie.

Pour l’OMS, l’identification régulière de nouveaux foyers reflète à la fois l’ampleur réelle de la circulation du virus et la forte mobilité des populations concernées.

Près de 5 700 personnes sont actuellement suivies comme contacts potentiels. Les autorités reconnaissent cependant que les difficultés rencontrées dans leur identification compliquent les efforts de contrôle.

Une vigilance maintenue au niveau régional

Si Africa CDC estime que la situation est désormais sous contrôle en Ouganda, l’OMS continue de considérer le risque comme « très élevé » en RDC et « élevé » dans les pays frontaliers.

L’organisation juge en revanche que le risque de propagation à l’échelle du continent africain et du reste du monde demeure faible.

Pour les autorités sanitaires, le renforcement du dépistage, du suivi des contacts et de la surveillance de terrain reste désormais l’une des conditions essentielles pour contenir l’épidémie et mesurer avec précision son ampleur réelle.

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Conflit ukrainien et trafic d’armes : des médias allemands s’alarment des «millions d’armes» en circulation

« Des armes affluent dans une zone de conflit, y disparaissent, puis réapparaissent des années plus tard à Marseille, Bruxelles ou Berlin, entre les mains de cartels de la drogue, de bandes de motards ou de terroristes. » Telle est la « chorégraphie » décrite par le quotidien Berliner Zeitung le 11 juin, quelques jours après la diffusion d’une enquête de Report Mainz consacrée au trafic d’armes en provenance d’Ukraine.

Le reportage s’attarde tout particulièrement sur plusieurs opérations antidrogue menées en Espagne, au cours desquelles des munitions de calibre 5,56 mm — le standard en vigueur au sein des armées de l’OTAN — ont été retrouvées. « Les enquêteurs pensent qu’elles proviennent de la guerre en Ukraine », relate le Berliner Zeitung.

Cette enquête a été relayée par plusieurs médias allemands, dont le quotidien berlinois, qui entend tirer la sonnette d’alarme sur les « millions d’armes » envoyées à l’Ukraine et sur la « crise sécuritaire » qui pourrait succéder au conflit russo-ukrainien en Europe.

L’auteur de l’article évoque un afflux d’armes « sans précédent dans l’histoire » et renvoie aux précédents des guerres balkaniques. Il rappelle notamment que certaines armes utilisées lors des attentats de Paris provenaient de « stocks bosniens ».

Soutien à Kiev : des cargaisons d'armes envoyées les yeux fermés ?

L’article revient également sur plusieurs alertes émises par des services de sécurité européens depuis 2022. Il pointe du doigt ce qu’il qualifie de « laxisme » dans le contrôle des exportations d’armes destinées à l’Ukraine au début de l’opération militaire spéciale.

Le journaliste souligne que le marché noir des armes en Ukraine a connu « une croissance massive depuis 2014 ».

« Quiconque prétend que le danger est passé inaperçu ment », affirme le média allemand, qui énumère plusieurs mises en garde formulées par Europol, Interpol et Frontex dans les mois ayant suivi le déclenchement du conflit. Ces organismes avaient alors évoqué le risque de voir des armes livrées à l’Ukraine réapparaître dans les pays européens une fois la guerre terminée.

« Et pourtant, dans le débat politique sur les livraisons d’armes, cette question a été systématiquement négligée », fustige l’auteur, qui conclut que ceux « qui ont identifié les risques se sont rapidement retrouvés en difficulté ».

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Le Sénégal et la Gambie misent sur l’économie pour approfondir leur coopération

Le Sénégal et la Gambie entendent ouvrir une nouvelle phase de leur partenariat bilatéral. À l’occasion de la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien, les deux pays ont placé l’intégration économique au cœur de leurs priorités communes.

Réunis à Dakar, les ministres des Affaires étrangères Cheikh Niang et Sering Modou Njie ont souligné la nécessité de renforcer les échanges, d’améliorer la compétitivité de l’espace économique commun et de lever les obstacles qui freinent encore la circulation des biens et des investissements.

Selon Cheikh Niang, l’enjeu consiste désormais à transformer les engagements politiques en résultats concrets. « Le défi majeur auquel nous faisons face est celui de l’exécution effective des engagements pris », a-t-il déclaré.

Une coopération appelée à changer d’échelle

Après une première feuille de route largement centrée sur la sécurité, la gestion des frontières et la coordination diplomatique, les deux pays souhaitent désormais accélérer leur coopération dans des secteurs structurants tels que les infrastructures, l’énergie, la connectivité et le développement des régions frontalières.

Pour Dakar comme pour Banjul, cette évolution doit permettre de consolider les acquis d’un partenariat déjà dense. Les deux pays avaient signé 47 accords bilatéraux en décembre 2024 dans plusieurs domaines stratégiques.

Les échanges commerciaux entre les deux voisins représentaient alors près de 113 milliards de francs CFA, soit environ 200 millions de dollars.

Un axe régional stratégique

Le ministre gambien des Affaires étrangères a réaffirmé l’engagement de son gouvernement en faveur d’une coopération renforcée avec le Sénégal et d’une intégration régionale plus poussée.

Selon lui, l’axe Banjul-Dakar constitue aujourd’hui un exemple de coexistence pacifique et de coopération régionale en Afrique de l’Ouest, fondé sur la confiance, la solidarité et le dialogue permanent.

À travers cette nouvelle feuille de route, les deux pays cherchent désormais à donner une traduction économique plus tangible à une relation politique déjà particulièrement étroite.

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Poutine : «La Russie fait face, presque seule, à tout l’Occident collectif représenté par l’OTAN»

Vladimir Poutine a reçu, le 12 juin au Kremlin, des militaires russes ayant participé à l’opération spéciale. Devant eux, le président a placé la confrontation actuelle dans un cadre clair : « La Russie fait face, pratiquement seule, à tout l’Occident collectif sous la forme de l’OTAN. » Une formule qui vise directement l’Alliance nord-atlantique et souligne l’ampleur du rapport de force.

Dans la même ligne, Vladimir Poutine a rejeté l’idée selon laquelle Moscou porterait la responsabilité du conflit. Il a affirmé que « ce n’est pas la Russie qui a déclenché la guerre », rappelant que la crise a commencé avec les actions militaires de Kiev contre le Donbass en 2014. Le chef de l’État a souligné que Moscou avait « persuadé pendant huit ans » Kiev de régler pacifiquement la question de cette région, où vivent des populations russes et russophones.

Le Donbass et l’échec de la voie pacifique

Le président russe a ensuite accusé l’Occident d’avoir utilisé les accords de Minsk pour donner au régime de Kiev le temps de se réarmer. La Russie a attendu pendant huit ans une solution négociée, avant de constater que cette voie ne menait à aucun résultat. Moscou a alors dû défendre ses intérêts et les habitants du Donbass par d’autres moyens.

Vladimir Poutine a insisté sur la solidité intérieure du pays. Il a déclaré que personne n’avait jamais réussi à infliger une défaite stratégique à la Russie, et que cela n’arriverait jamais. Le président a résumé cette idée par une formule directe : « Personne d’autre que nous n’a besoin de la Russie. » Il a ajouté que seul le peuple russe était capable de protéger, renforcer et développer le pays.

Une réponse russe appelée à se renforcer

Poutine a également reconnu le haut niveau technologique, scientifique et économique des pays de l’OTAN. Il a estimé qu’il fallait leur « rendre hommage » sur ce point. Mais il a aussi souligné que ces mêmes pays avaient désormais compris qu’il était impossible de vaincre la Russie.

Le président russe a également affirmé que certains États entrés dans l’OTAN après 2022 l’avaient fait dans l’espoir d’obtenir une « part du gâteau » en cas de défaite russe. À ses yeux, l’Occident s’est précipité en annonçant vouloir infliger une défaite stratégique à Moscou, en sous-estimant la capacité de résistance de la Russie.

Sur le plan économique, Poutine a reconnu que les frappes ukrainiennes causaient quelques dégâts, tout en soulignant la capacité de rétablissement rapide du pays. Il a affirmé que « tout se rétablit rapidement » et que l’adversaire ne pourrait pas créer de problèmes sérieux à l’économie russe. Il a aussi indiqué que Moscou renforcerait sa défense antiaérienne et augmenterait ses frappes de réponse afin de dissuader les attaques ukrainiennes contre des objectifs civils russes.

Enfin, le président russe a replacé cette confrontation dans une perspective historique. Il a rappelé que les ennemis et adversaires de la Russie s’étaient déjà unis contre elle par le passé, notamment à l’époque de Napoléon et d’Hitler. Pour Vladimir Poutine, la réponse reste aujourd’hui la même : l’unité d’un peuple multinational, capable de défendre seul son pays face aux pressions extérieures.

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Poutine : le Starlink russe est «en cours de déploiement»

Preview «Nous disposons d’un tel système [équivalent de Starlink, ndlr], il existe et il est en cours de déploiement. Mais il faut accroître la constellation de satellites», a déclaré le 12 juin le président russe lors d’un échange avec des soldats, évoquant un nombre d’engins spatiaux qu’il juge encore «tout à fait insuffisant».
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Poutine souligne les efforts engagés dans la conception de drones FPV et d’appareils dotés d’intelligence artificielle

Preview Vladimir Poutine a annoncé l’accélération des travaux sur les drones FPV et les appareils sans pilote intégrant l’intelligence artificielle, lors d’une rencontre avec des militaires engagés dans le conflit en Ukraine. Il a jugé prioritaire la lutte contre les drones et l’intégration plus rapide des solutions efficaces aux commandes de défense.
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