Alors que les discussions diplomatiques autour d’un possible accord entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent, Israël a intensifié samedi ses frappes dans le sud et l'est du Liban. Dans l'est du pays, régulièrement pilonné, le prestigieux festival international de Baalbeck, rendez-vous majeur de la vie culturelle du pays depuis plus de 70 ans, n'a pas échappé aux conséquences du conflit et a été reporté.
Un accord imminent pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient… C'est ce qu'a annoncé le Pakistan, pays médiateur dans les négociations entre l'Iran et les États-Unis, en guerre déclenchée par l'attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février. Ce samedi, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a même assuré que le texte pourrait être signé dans les 24h. De son côté, la diplomatie iranienne temporise : il faudra attendre quelques jours, assure son porte-parole. Analyse avec Bernard Hourcade, chercheur émérite au CNRS et spécialiste de l'Iran.
Donald Trump a évoqué jeudi 11 juin la possible signature d'un accord-cadre dès « ce week-end » pour mettre fin à la guerre avec l'Iran. Médiateur entre l'Iran et les États-Unis, le Pakistan a affirmé ce samedi 13 juin que l'accord serait « probablement » finalisé dans les 24 heures. De son côté, l'Iran dément ce calendrier. Le protocole d'accord proposé prévoit la réouverture du détroit d'Ormuz, et la levée du blocus naval américain. Des négociations concernant le programme nucléaire iranien interviendraient par la suite. Mais les versions iranienne et américaine diffèrent toujours.
Un an et demi après la chute de Bachar al-Assad, la parole se libère progressivement en Syrie. À Damas, le Musée national accueille actuellement une exposition du caricaturiste syrien Saad Hajo, connu pour ses dessins satiriques visant l'ancien président et sa famille. Le vernissage a eu lieu jeudi 11 juin. Un événement qui aurait été inimaginable sous le régime Assad. Mais derrière les rires des visiteurs, la peur n'a pas totalement disparu.
« La fenêtre d'opportunité pour une solution [à deux États] demeure, mais elle se rétrécit » face à une situation qui continue « de saper la viabilité d'un futur État palestinien », écrivent dans leur déclaration finale les ONG palestiniennes et israéliennes qui ont participé à la deuxième conférence sur la solution de paix au Proche-Orient dite « à deux États » organisée vendredi 12 juin à Paris.
Des frappes israéliennes ont ciblé le sud du Liban, peu après un avis d'évacuation de l'armée de l'État hébreu concernant vingt localités de la région, dont la ville de Nabatieh, a rapporté samedi l'agence de presse officielle libanaise Ani. L'armée américaine a pour sa part indiqué, dans la nuit de vendredi à samedi, avoir abattu plusieurs drones iraniens qui ciblaient des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. Suivez notre direct.
Des ONG palestiniennes et israéliennes ont affirmé vendredi, lors d'une réunion internationale à Paris, que "la fenêtre d'opportunité pour une solution (à deux États) demeure, mais elle se rétrécit". Le Premier ministre canadien a annoncé une contribution de 100 millions de dollars du Canada, dans le cadre de cette réunion, pour "une aide humanitaire urgente aux Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza".
Un accord entre l'Iran et les États-Unis est-il imminent ? Plusieurs déclarations récentes, émanant de responsables américains, iraniens et du médiateur pakistanais vendredi 12 juin, vont dans ce sens. Mais la prudence reste de mise. Plusieurs dossiers sensibles demeurent en suspens, notamment la question des avoirs iraniens gelés à l'étranger et celle du programme nucléaire de Téhéran.