Un premier groupe de Nigérians a atterri, jeudi 11 juin 2026 dans la matinée à Lagos, capitale économique du Nigeria. Ils ont été rapatriés d'Afrique du Sud après une montée des violences xénophobes dans la Nation arc-en-ciel. Ce groupe était composé de 258 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Certains d'entre eux n'ont jamais connu le Nigeria et ont tout à reconstruire.
Au Mali, cela fait plus d’un mois que l'avocat et homme politique Mountaga Tall a été enlevé par des hommes armés encagoulés et qu’il est détenu dans une prison secrète de la sécurité d’État, en dehors de tout cadre légal. Après lui, son propre fils et d’autres militants prodémocratie ont subi le même sort, ainsi que des militaires et des personnalités religieuses. Dans un communiqué diffusé le 10 juin, les avocats de Mountaga Tall et de sa famille indiquent qu'à ce jour, la justice n'a lancé aucune procédure contre lui et annoncent saisir des instances de l'Union africaine et des Nations unies.
Les hauts plateaux du Sud-Kivu sont à nouveau le théâtre de combats intenses. Le 8 juin, la coalition AFC/M23-Twirwaneho s'est emparée de trois localités dans les territoires de Fizi et de Mwenga. Les Forces armées de la RDC disent les avoir reprises depuis le 10 juin, après 48 heures de contre-offensive. Des drones ont été utilisés des deux côtés, faisant des victimes civiles. Les deux camps se rejettent mutuellement la faute. Ce qui se joue ici dépasse le simple va-et-vient militaire : c'est le contrôle de points stratégiques aux portes de Minembwe.
Dans le nord du Cameroun, une usine de production de ciment inaugurée en grande pompe il y a un an doit « observer un arrêt temporaire non-programmé ». À l'origine, « une crise énergétique majeur que traverse en ce moment la région du Nord », explique la Société camerounaise d'électricité.
En Côte d’Ivoire, le procureur du pôle pénal économique et financier a tenu une conférence de presse le 10 juin 2026 pour mettre en garde les auteurs de blanchiment de capitaux. Un phénomène qui prend de l’ampleur, selon lui.
En République démocratique du Congo (RDC), le Syndicat libre des médecins (Sylimed) appelle à une grève à durée interminée à partir de ce 11 juin dans le secteur public. Il dénonce l’absence de réponses du gouvernement à ses revendications de salaires, de conditions de travail et aux moyens alloués au secteur de la santé. Une grève qui intervient en pleine l’épidémie d’Ebola dans une partie orientale de la RDC.
La Coupe du monde 2026 masculine de football se déroule du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique. De l’Afrique du Sud – qui dispute le match d’ouverture ce jeudi à 19h TU face aux Mexicains – aux quatre pays d’Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Maroc, Tunisie), en passant par le néophyte cap-verdien, les revenants congolais de RDC ou les Ouest-Africains de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Sénégal, c’est tout un continent qui attend cette première édition de l’histoire à 48 équipes.
Alors que depuis près de dix ans, la région du Cabo Delgado est soumise à la violence du groupe armé des shebabs et aux exactions de ses soldats, très peu d’informations sortent de cette région septentrionale du Mozambique. Les journalistes et les membres de la société civile subissent violences et intimidations. Troisième épisode de l'enquête « Mozambique Exposed » du consortium coordonné par Forbidden Stories à laquelle RFI a contribué.
Alors que les relations militaires entre l'Algérie et les États-Unis connaissent un approfondissement depuis quelques mois, l'amiral américain George Wikoff, qui est aussi le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique, s'est entretenu à Alger avec le général Saïd Chanegriha, chef d'état-major de l'armée algérienne et ministre délégué à la Défense. Ensemble, ils ont notamment fait le point sur l'état de la coopération militaire entre les deux pays.
Selon un bilan toujours provisoire, le glissement de terrain survenu lundi 8 juin a fait au moins 11 morts, ainsi que plusieurs blessés et de nombreux disparus. Ce genre de catastrophe n'est pas rare en Haute-Guinée où des ressortissants ouest-africains prennent des risques considérables pour exploiter au péril de leur vie des mines artisanales abandonnées dans l'espoir de trouver de l'or.