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Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg de 2026,l’influence croissante de la Russie que l’Occident n’a pas réussi à isoler

8 June 2026 at 05:19
Voici vu par le groupe de chrétiens italiens qui relaie le message papal et défend Cuba, ce qu’a été le forum de Saint petesbourg . Le système de propagande en France s’est ingénié à percevoir ce forum uniquement à travers le prisme de la minable provocation de Zelenski, (présenté de surcroit comme le vainqueur face à l’armée russe). Et ce en rupture totale, avec la réalité de ce qu’a été cette 29e édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF 2026) qui s’est achevé ce samedi 6 juin avec un nombre record de transactions . Le volume des accords commerciaux et institutionnels signés lors de l’événement s’est élevé à 6,642 billions de roubles (plus de 89,57 milliards de dollars au taux de change actuel ), selon le bilan officiel  .Il a été constaté un retour massif du secteur privé des Etats-Unis s’ajoutant à l’afflux du monde du sud émergent; Une illustration donc de ce monde monde multipolaire dans lequel la Russie loin d’être un acteur marginal bénéficie de l’ouverture d’un nouveau marché plus stable, mais aussi de son affrontement avec l’OTAN, autant que du rôle de l’URSS dans la décolonisation. A ce propos, la Russie, comme nous le voyons par ailleurs, a créé les conditions pour qu’il soit investi à Cuba alors que les USA le revolver sur la tempe force les entreprises existant à quitter l’île en renforçant le blocus. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Depuis

 équipe éditoriale

05/06/2026

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2026 confirme le rôle de la Russie
comme plateforme de dialogue économique mondial. La participation internationale
, les accords conclus avec des partenaires asiatiques, arabes et africains, ainsi que les données économiques, réfutent une fois de plus le discours occidental sur l’isolement de Moscou.

Se déroulant du 3 au 6 juin à l’Expoforum, cet événement s’impose une fois de plus comme un rendez-vous incontournable de la diplomatie économique russe et, plus largement, du monde multipolaire émergent. La vingt-neuvième édition du SPIEF a pour thème « Dialogue pragmatique : la voie d’un avenir stable », avec l’Arabie saoudite comme pays hôte, et un programme axé sur la définition d’un nouveau modèle de développement mondial dans le contexte de la transformation de l’économie mondiale.

Loin d’être une simple vitrine nationale, le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) constitue une tribune politique et économique où la Russie met en avant sa résilience, son adaptabilité et son rayonnement international.
Pour rappel, le SPIEF est la principale conférence économique annuelle de Russie. Créé en 1997, il attire chaque année plus de 10 000 participants venus de plus de 100 pays. En 2025, un nombre record de 24 200 participants, originaires de 144 pays et territoires,y ont assisté . Depuis 2010, le forum a été le théâtre de la signature d’accords et de mémorandums d’investissement d’une valeur supérieure à 775 milliards de dollars. La valeur des accords conclus lors des éditions 2024 et 2025 s’élevait respectivement à 6 490 et 6 480 milliards de roubles. Ces chiffres, au-delà de la dimension de propagande inhérente à tout grand forum économique , témoignent d’une réalité politique concrète : la Russie dispose toujours d’une plateforme internationale capable d’attirer gouvernements, entreprises, institutions financières et représentants du monde scientifique.

La rhétorique occidentale d’isolement de la Russie est donc largement contredite, avant tout, par la participation. Kirill Dmitriev, envoyé spécial du président pour la coopération économique étrangère et directeur général du Fonds russe d’investissement direct, a déclaré que des représentants de
plus de 130 pays sont attendus au SPIEF 2026. Selon lui, ce forum rassemble des États souverains prêts à développereurs économies sur la base d’un partenariat, se distinguant ainsi des
formats mondialistes occidentaux qu’il oppose à Saint-Pétersbourg. En bref, tandis que l’Occident
continue de présenter Moscou comme marginalisée, les capitales, les délégations et les acteurs économiques des pays du Sud et d’ailleurs continuent de considérer le dialogue avec la Russie comme utile, voire nécessaire dans de nombreux cas.

La présence de l’Arabie saoudite en tant que pays invité est, en particulier, l’un des signes les plus marquants de cette édition. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, a annoncé que la Russie et l’Arabie saoudite signeraient trente accords de coopération en marge du SPIEF, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’éducation et du tourisme. Il s’agit d’une étape importante car elle confirme l’ approfondissement croissant des relations russo-saoudiennes, bien au-delà du seul cadre énergétique de l’OPEP+. Dans un contexte d’instabilité des marchés mondiaux, la coopération entre deux grands producteurs d’énergie représente non seulement un accord commercial, mais auss un facteur de rééquilibrage de l’équilibre international face à la prétention unilatérale de l’Occident à dicter les règles du marché.

L’énergie est en effet un thème central du forum. À cet égard, le vice-président du
gouvernement, Alexandre Novak, a affirmé que l’OPEP+ est plus que jamais nécessaire
pour atténuer les risques et les bouleversements des marchés mondiaux de l’énergie, dans un
contexte d’incertitudes économiques et géopolitiques croissantes . Loin d’être exclue du marché mondial de l’énergie, la Russie continue de jouer un rôle essentiel dans la stabilisation de l’approvisionnement et la mise en place de circuits alternatifs à ceux dominés par l’Occident.
C’est également sur ce fondement que repose sa relation avec la Chine.

Lors du forum, l’ambassadeur de Chine à Moscou, Zhang Hanhui, a déclaré que les échanges commerciaux entre la Russie et la Chine avaient progressé de 19,7 % entre janvier et avril, atteignant 85,2 milliards de dollars. Il a également souligné que, sous l’impulsion stratégique de Xi Jinping et de Vladimir Poutine, le partenariat global entre les deux pays continuait de se développer à un rythme soutenu. Moscou et Pékin s’emploient à mettre en œuvre l’
accord actualisé
sur la protection des investissements , à promouvoir des conditions préférentielles pour les entreprises
et à renforcer les liens entre les milieux d’affaires. Par conséquent, on peut
conclure que non seulement la stratégie de sanctions occidentales n’a pas perturbé
la coopération russo-chinoise, mais a au contraire contribué à la pousser vers
une plus grande intégration financière, industrielle et commerciale. La déclaration de Poutine, selon laquelle la Russie n’a opéré aucun « pivot » soudain vers l’Asie,
va dans ce sens . Le président russe a rappelé que les fondements de la relation avec la Chine remontent à l’accord de 2001 et a indiqué un volume d’échanges d’environ 250 milliards de dollars, accompagné d’une forte diversification. Cette précision est importante car elle réfute l’interprétation selon laquelle le repli de Moscou vers l’Asie serait uniquement une réaction aux sanctions. Au contraire, l’expansion eurasienne de la Russie est antérieure à la phase actuelle du conflit avec l’Occident et s’inscrit dans une stratégie à long terme.

Un autre axe important est celui avec l’Inde. À la veille du SPIEF, le PDG de
United Aircraft Corporation, Vadim Badeha, a déclaré que les compagnies aériennes indiennes
avaient manifesté leur intérêt pour l’acquisition de 100 à 200 avions russes Il-114-300 et SJ-100.
UAC a également signé un accord avec la société indienne HAL concernant une éventuelle
production sous licence du SJ-100 en Inde, ainsi qu’un accord préliminaire avec Flamingo
Aerospace pour la fourniture de six Il-114-300. Sur le plan économique, il s’agit d’un
dossier important pour l’industrie aéronautique russe ; sur le plan géopolitique, cela confirme que l’Inde
poursuit sa coopération technologique avec Moscou malgré
les pressions occidentales.
L’Afrique occupe également une place de plus en plus importante.
La présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, après sa rencontre avec Vladimir Poutine, a déclaré que la Tanzanie et la Russie s’étaient engagées à intensifier leurs efforts dans les domaines du commerce et de l’investissement. Elle a souligné que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient progressé de 72 % entre 2020 et 2025, et a cité la science, la technologie, l’éducation,
l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’exploitation minière et le tourisme parmi les secteurs de coopération.
La référence historique faite par la dirigeante tanzanienne à la visite de Julius Nyerere en URSS en 1969
confère également une dimension politique à cette coopération : de nombreux pays africains perçoivent la Russie non pas comme une puissance coloniale, mais comme l’héritière d’une relation bâtie
en partie grâce au soutien soviétique aux mouvements de libération.

L’Asie du Sud-Est représente un autre front d’expansion.
Le ministre russe du Développement économique, Maxim Reshetnikov, a déclaré à SPIEF que Moscou était prêt à accroître ses livraisons de ressources énergétiques à faible émission de carbone à la Thaïlande à des prix compétitifs, ainsi que de technologies et d’équipements pour le secteur pétrolier et gazier.

Parallèlement, Sergueï Katyrine, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie
, a indiqué que des négociations étaient en cours pour le déploiement à grande échelle
des cartes Mir dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, notamment en Thaïlande, à Singapour
et en Malaisie, où le tourisme russe est important. L’énergie, le tourisme, les paiements et
les infrastructures financières s’inscrivent ainsi dans une stratégie globale visant à rendre
les relations économiques russes plus indépendantes des réseaux occidentaux.

En définitive, le SPIEF 2026 démontre que l’isolement de la Russie relève davantage d’un
objectif politique occidental que d’une réalité du système international. La
participation de plus d’une centaine de pays, le rôle de l’Arabie saoudite, la croissance
des échanges commerciaux avec la Chine, les liens industriels avec l’Inde, la revitalisation des relations avec la Tanzanie, l’ouverture à la Thaïlande et à l’Asie du Sud-Est, la dédollarisation des
paiements et la persistance des intérêts européens sur le marché russe, comme en témoigne
la présence de plusieurs délégations, dont la délégation allemande, indiquent
l’implication de la Russie dans des réseaux économiques différents de ceux dominés par le bloc euro-atlantique.

La crise économique maintes fois annoncée par les capitales occidentales n’a pas entraîné l’effondrement escompté. Au contraire, Moscou utilise le SPIEF pour démontrer que les pressions extérieures ont accéléré la recherche de nouveaux partenaires, de nouveaux instruments financiers et de nouvelles voies de développement.

Giulio Chinapp

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Que vivent les dirigeants étrangers lorsqu’ils empruntent le train à grande vitesse chinois ? (Éditorial du Global Times)

19 April 2026 at 10:12
Sur les traces de Marx, j’ai toujours éprouvé un intérêt puissant pour la manière dont le train avait transformé le capitalisme, plus généralement ce que le capital qui a priori se préoccupait du temps (celui en particulier de la plus value obtenue de la force de travail) y répondait par une organisation spatiale… la productivité, l’accumulation, qui intégrait divers espaces agricoles, urbains… Marx disait: « Au fur et à mesure que l’industrie, le commerce, la navigation, les chemins de fer se développaient, la bourgeoisie grandissait, décuplant ses capitaux et refoulant à l’arrière-plan les autres classes. La bourgeoisie ne peut plus régner, parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave. » et il lie l’émancipation du peuple chinois, le déplacement du centre de gravité pacifique, au chemin de fer vers le pacifique proche du canal de Panama… mais l’esclave chinois, celui des pays du sud doit lui même assurer son existence. C’est que dit ce voyage de chefs d’Etat dans le socialisme à la chinoise dit bien ce que le développement des moyens de transport des routes, des échanges de marchandises mais aussi de civilisation est une proposition d’avenir… il ne s’agit plus seulement du train il s’agit de la proximité nouvelle, du voisinage, des relations de coopération qui s’imposent à nous. C’est ce qui m’intéresse le plus.. et ce qu’il faut lire entre les lignes de cet éditorial. Le succès du réseau ferroviaire à grande vitesse chinois témoigne de la convergence de forces institutionnelles, de capacités industrielles et d’une planification stratégique. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete).

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 ÉDITORIAL

Par Global TimesPublié le 18 avril 2026 à 00h44Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien (PCV) et président du Vietnam, To Lam, quitte Pékin en train à grande vitesse pour la région autonome Zhuang du Guangxi, dans le sud-ouest de la Chine, le 16 avril 2026. Photo : Xinhua

Le secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien (PCV) et président du Vietnam, To Lam, quitte Pékin en train à grande vitesse pour la région autonome Zhuang du Guangxi, dans le sud-ouest de la Chine, le 16 avril 2026. Photo : Xinhua


Lors de sa visite en Chine, le secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien et président du Vietnam, To Lam, a emprunté à deux reprises le train à grande vitesse chinois « Fuxing », passant au total près de 12 heures à bord. Ce voyage a suscité un vif intérêt international. En effet, voyager en train à grande vitesse n’est plus une nouveauté pour les dirigeants étrangers en visite. Des personnalités internationales telles que le président russe Vladimir Poutine, le secrétaire général de l’ONU António Guterres et le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev ont toutes choisi cette option lors de leurs déplacements. En ce sens, le train à grande vitesse est devenu un fleuron de l’industrie manufacturière chinoise à l’ère moderne, offrant à la communauté internationale un moyen direct d’en faire l’expérience.

Pourquoi tant de dirigeants étrangers choisissent-ils de voyager en train à grande vitesse en Chine ? La réponse va bien au-delà de la simple sensation de vitesse. Plus profondément, ils perçoivent la construction ferroviaire moderne comme un moyen d’appréhender les clés du développement de haute qualité de la Chine. En Chine, le réseau ferroviaire à grande vitesse fonctionne comme un puissant axe routier, reliant étroitement des régions autrefois éloignées les unes des autres. Il facilite la circulation efficace et l’allocation optimale des facteurs de production tels que les talents, les capitaux et les technologies à l’échelle nationale, apportant un soutien solide aux grandes stratégies régionales, notamment la région Pékin-Tianjin-Hebei, le delta du Yangtsé, la région de la Grande Baie Guangdong-Hong Kong-Macao et la zone économique Chengdu-Chongqing. Le succès du réseau ferroviaire à grande vitesse chinois témoigne de la convergence de forces institutionnelles, de capacités industrielles et d’une planification stratégique.

Il y a une vingtaine d’années, le train à grande vitesse était encore un « luxe » coûteux et rare, principalement concentré en Europe occidentale et au Japon. Aucun pays n’avait construit de réseau ferroviaire à grande vitesse de plus de 3 000 kilomètres. Ses coûts élevés de construction et d’exploitation le rendaient encore plus inaccessible à de nombreux pays en développement. L’Europe exploitait autrefois sa célèbre ligne à grande vitesse reliant Londres (Royaume-Uni) à Avignon (France), sur environ 1 150 kilomètres. Au Japon, le Shinkansen le plus long était la ligne Hayabusa reliant Tokyo à Shin-Hakodate, à Hokkaido, avec environ 823 kilomètres. Aujourd’hui, le réseau ferroviaire à grande vitesse mondial s’étend sur plus de 65 000 kilomètres, dont plus de 70 % en Chine. À titre de comparaison, le voyage en train à grande vitesse effectué par le secrétaire général To Lam – de Pékin à Nanning – dépasse les 2 400 kilomètres en un seul trajet, une différence frappante en soi.

Par son expérience, la Chine a profondément redéfini la notion de train à grande vitesse à l’échelle mondiale, offrant un modèle de modernisation aux pays du Sud. S’appuyant sur une demande massive du marché, une intégration technologique systématique, un système industriel complet, une forte capacité de production et une gestion de l’ingénierie et de la construction extrêmement efficace, la Chine a considérablement réduit le coût unitaire du train à grande vitesse, le transformant d’une vitrine technologique en un réseau national accessible. La Chine n’a pas seulement construit le plus grand réseau ferroviaire à grande vitesse au monde, mais a également ouvert la voie à un modèle de développement adapté à son contexte national – efficace et intensif – constituant un système complet de normes techniques, de modèles de gestion de la construction et de chaînes d’approvisionnement industrielles. Cette expérience, reproductible et adaptable à grande échelle, représente une référence précieuse pour les pays du Sud en quête de modernisation de leurs infrastructures et d’industrialisation.

La construction ferroviaire, et notamment de lignes à grande vitesse, joue un rôle essentiel dans le renforcement des liens entre les peuples. Comparé à l’aviation, le transport ferroviaire est plus rentable, offre une couverture plus étendue et une capacité de transport supérieure ; comparé à la route, il est plus stable, plus sûr et permet de réaliser des économies d’échelle plus importantes. Grâce aux nouvelles liaisons ferroviaires, étudiants, touristes, chercheurs, professionnels des médias, habitants des zones frontalières et petits commerçants peuvent désormais se rendre plus fréquemment dans les pays voisins. Lorsque ces déplacements deviendront une habitude, la compréhension mutuelle entre les nations voisines et leurs populations se fondera de plus en plus sur des interactions concrètes et des expériences tangibles, permettant aux deux sociétés de passer d’une simple connaissance à un véritable rapprochement et réduisant ainsi la distance psychologique entre leurs peuples.

La Chine a toujours adhéré aux principes de consultation approfondie et de contribution conjointe pour un bénéfice partagé dans la coopération ferroviaire, ce qui témoigne de son ouverture d’esprit et de son sens des responsabilités en tant que grande puissance. La ligne à grande vitesse Jakarta-Bandung a fait entrer l’Indonésie dans l’ère du TGV ; la ligne Chine-Laos est devenue une voie royale reliant la Chine à l’Asie du Sud-Est, et ses systèmes et équipements clés ont été mis en œuvre avec succès dans des pays européens comme la Hongrie et la Serbie. Dans leur déclaration conjointe, la Chine et le Vietnam se sont engagés à faire de la coopération ferroviaire un pilier de leur partenariat stratégique, ce qui a suscité un vif intérêt. De plus en plus d’exemples montrent clairement que le développement de haute qualité de la Chine profite non seulement à sa propre population, mais contribue également au développement des infrastructures mondiales et améliore le bien-être des communautés locales.

Cette année marque le début du 15e plan quinquennal chinois. D’ici 2030, le réseau ferroviaire chinois devrait atteindre environ 180 000 kilomètres, dont près de 60 000 kilomètres de lignes à grande vitesse, et un réseau moderne de classe mondiale sera alors en place. Le développement continu du transport ferroviaire stimulera la modernisation industrielle dans tous les secteurs, en amont comme en aval, depuis la fabrication de nouveaux matériaux et d’équipements de pointe jusqu’aux technologies de l’information et à la logistique moderne, créant ainsi de nouveaux moteurs de croissance économique. Pour le monde, cela se traduira par une coopération technologique accrue, des échanges de talents et des opportunités de marché élargies. Un média français s’est émerveillé de voir la Chine, autrefois simple terrain d’expérimentation pour la technologie ferroviaire à grande vitesse, devenir un acteur clé de l’intégration régionale.

L’histoire du train à grande vitesse chinois n’est qu’un exemple parmi d’autres. Elle illustre la réussite d’une grande nation qui, grâce à l’autonomie et à un travail acharné, a maîtrisé des technologies essentielles, réalisé un développement fulgurant et apporté des bénéfices à sa population. Le train à grande vitesse « Fuxing » porte en lui la fierté et la confiance du peuple chinois, ainsi que la volonté sincère de la Chine de partager les opportunités de développement avec le monde. Les trains à grande vitesse de la compagnie ferroviaire chinoise, vrombissants, sont à l’avant-garde de notre époque et filent vers un avenir encore plus prometteur.

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Question pourquoi et comment ont-ils réussi à persuader la planète qu’ils étaient la démocratie victorieuse ?

19 April 2026 at 07:13

17 avril 2026

Que chacun s’interroge sur les « voies » à travers il a été plus ou moins convaincu que ce loser était l’incarnation de la démocratie qui malgré quelques défauts était le rempart de la dite démocratie contre des autocrates barbares. J’accuse ceux qui ont entretenu par censure, relai de propagande depuis des décennies une telle fiction. On a retrouvé le texte que j’avais écrit à propos de l’expédition de l’OTAN en Yougoslavie, alors que ceux qui organisent la censure depuis plus de trente ans à l’intérieur du PCF avaient sans me demander mon avis sollicité de l’UE son effacement. La mise en page de cet article retrouvé à partir d’une version papier exige un travail, celui-ci accompli et pas par moi, prouvera que ce que fait Trump n’est pas seulement de son fait et l’assentiment dont a joui en 1999 cette stratégie contre les nations européennes ne date pas de 2026. En revanche la censure en la faveur de la mise en évidence de ce qu’est l’impérialisme et ses défaites a été menée impitoyablement et se poursuit malgré le zugzwang (lui aussi censuré comme l’a été notre proposition de participer au monde multipolaire. (note et traduction de danielle Bleitrach pour Histoireet société)

En ce qui concerne le PCF donc la gauche, personnellement je propose une mention spéciale au PGE, et l’inamovible Vincent Boulet (comme son nom, l’indique) qui avec l’aide de l’Humanité et de la quasi totalité de la presse jadis communiste continue à organiser la censure et l’inertie avec l’argent des fondations européennes et d’autres bonnes oeuvres de l’atlantisme militant… la « gauche européenne » même la social démocrate elle était à Madrid et pas au PGE, là il n’y a que le vide de ceux qui n’arrivent même plus à passer pour des progressistes face à Michèle Bachelet et Bernie Sanders… ce ballon dégonflé qui depuis plus de trente ans gouverne la politique internationale du PCF sera-t-il enfin pris pour ce qu’il est face à la réalité de la liquidation de la gauche française, du PCF…

Matthew Stevenson

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Ancienne fortification à Oman. Photo de Matthew Stevenson.

Maladie de la victoire en Iran

Avant de débourser un demi-milliard de dollars supplémentaires pour les excellentes aventures de Pete Hegseth, les États-Unis feraient bien de se poser la question suivante : pourquoi le pays n’a-t-il remporté qu’une poignée de guerres au cours des cent dernières années ?

Le syndrome de la victoire se définit comme « une confiance excessive, une arrogance et une suffisance dangereuses qui surviennent au sein d’une direction ou d’une force militaire à la suite d’une série de victoires décisives », et la plupart des puissances impériales en déclin, y compris aujourd’hui les États-Unis, en souffrent de manière chronique.

Sur le papier, si l’on se fie aux crédits budgétaires, l’armée américaine est le plus grand spectacle sur son territoire — avec des gadgets à profusion, des missiles de croisière et des bombardiers furtifs.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, cependant, les États-Unis ont connu quelques affrontements nuls — comme ce fut le cas en Corée — mais dans la plupart de leurs brillantes petites guerres, ils ont été vaincus.

Les États-Unis ont perdu des guerres à Cuba, au Vietnam, au Cambodge, en Irak, en Iran (1979) et en Afghanistan, ainsi que des engagements de moindre ampleur dans des pays comme la Syrie, la Libye et le Liban.

La guerre du Golfe de 1991 s’est certes terminée par le retrait des Irakiens du Koweït et de ses centres commerciaux, mais les combats n’ont été qu’une accalmie, les problèmes en Irak et au Moyen-Orient restant irrésolus.

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Les trois défaites les plus flagrantes — le Vietnam, l’Irak et l’Afghanistan — sont des exemples de guerres non déclarées qui ont impliqué les forces armées combinées de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air, qui, à la fin de la guerre, sont reparties en hélicoptères sur les toits avec le drapeau américain fourré dans un sac-poubelle ou autre.

Au Vietnam, les États-Unis ont tout essayé dans leur « arsenal de démocratie » (à l’exception peut-être des armes nucléaires ou de la démocratie elle-même), mais sans succès.

La guerre du Vietnam a coûté la vie à quelque 58 000 soldats, mais le bilan réel des morts – si l’on ajoute les suicides des anciens combattants de retour au pays – se chiffre en centaines de milliers (sans compter les morts parmi les soldats et les civils vietnamiens).

Comme l’écrit le professeur Christian Appy dans son excellent ouvrage, American Reckoning : « Nous ne savions pas qui nous étions avant d’arriver ici. Nous pensions être autre chose. »

Les guerres sans fin du 11 septembre en Afghanistan et en Irak ont ​​largement suivi le modèle de la défaite au Vietnam.

Au début des guerres (peut-être comme aujourd’hui en Iran ?), les États-Unis ont remporté le spectacle grandiose des opérations aériennes – avec des débarquements spectaculaires en Normandie qui ont détruit les réseaux électriques, les aéroports et les voies ferrées – avant que leurs forces ne s’enlisent dans des guérillas sans issue. Pour l’instant, l’Iran suit ce même scénario.

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Est-ce que ce sont les politiciens (avec des objectifs de guerre confus) ou les généraux (qui menaient la dernière guerre) qui ont coûté aux États-Unis des victoires dans tant de guerres ?

Au Vietnam, les ordres donnés par Lyndon Johnson à ses généraux dépassaient les capacités de l’armée sur le terrain, forte d’environ 500 000 hommes.

Les hauts gradés de l’armée abordaient le Vietnam comme si chaque hameau était Bastogne et comme si la guerre était une répétition de la bataille des Ardennes, et non un combat sur le terrain contre une armée largement invisible. Dans un pays plus vaste que la Californie, huit divisions de combat ne couvrent qu’un territoire très restreint.

La stratégie d’attrition aurait pu fonctionner pour Ulysses S. Grant dans la Wilderness (lors de la marche vers Appomattox), mais elle était inadaptée au Vietnam, un pays labyrinthique de montagnes, de rivières et de jungles, même si les hauts commandants de l’armée ne s’y sont jamais adaptés.

En Iran, Trump fait étalage de sa puissance de feu avec 2 500 marines et quelques démineurs.

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À bien des égards, l’Irak et l’Afghanistan ont été des redites du Vietnam, dans la mesure où les administrations de George W. Bush et d’Obama ont assigné des missions impossibles à une armée non préparée (qui pensait pouvoir rentrer chez elle une fois le monument à Saddam Hussein déboulonné à Bagdad).

Au lieu de cela, dans les deux guerres, il a fallu plus de dix ans pour se rendre compte que ni le gouvernement américain ni l’armée n’étaient à la hauteur des missions qui leur avaient été confiées. Le fait que le gouvernement américain ait justifié ces guerres au Vietnam, en Irak et en Afghanistan par une série de mensonges proférés au peuple américain n’a rien arrangé – un point commun entre ces défaites et la « petite excursion » de Trump en Iran.

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La seule personne à avoir déclaré la guerre à l’Iran fut Donald Trump, qui a mené cette campagne comme s’il jouait avec des bateaux dans l’un des jacuzzis de Jeffrey Epstein.

Trump est entré en guerre contre l’Iran sans raison claire, sans déclaration du Congrès, sans aucun allié (à l’exception des migrants israéliens qui utilisent la guerre pour éviter la prison), sans troupes prêtes à intervenir (les marines qui ont navigué vers l’île de Kharg ont dû être envoyés d’Okinawa), et sans savoir comment la victoire serait définie.

Pire encore — du point de vue de Napoléon qui parlait souvent de généraux illuminés « peignant des tableaux » —, les plans de guerre de Trump en Iran sont une invention de l’esprit dérangé du président.

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Ignorant de tout la géographie, de l’histoire ou de la religion, Trump a choisi d’imaginer la guerre au Moyen-Orient comme une variante d’un nouveau jeu télévisé, dont le but est d’obtenir l’argent des autres pour garantir son empire financier.

Pour Trump, attaquer l’Iran n’a jamais été qu’un simple « arrangement » : se débarrasser de l’ayatollah Khamenei ; s’attirer les faveurs des électeurs juifs lors des élections de mi-mandat ; faire oublier aux électeurs ses accusations de viol contre Epstein ; soutirer davantage d’argent aux Saoudiens et aux États du Golfe pour les projets d’investissement de son fils ; et jouer les soldats dans les bunkers de Mar-a-Lago. Par conséquent, le prétexte de l’attaque change au gré des émissions de Fox News diffusées dans son cercle d’influence.

En moins de deux mois, la guerre pour libérer les manifestants iraniens s’est transformée en une guerre pour empêcher l’Iran d’utiliser l’uranium enrichi, puis en une guerre pour détruire les réseaux électriques iraniens, et enfin en une bataille pour contrôler le détroit d’Ormuz – une guerre digne d’une série Netflix, un peu comme Succession.

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Peu d’Américains, voire aucun, ne savaient pourquoi nous étions « au Vietnam », tout comme la seule justification géopolitique de la guerre en Irak était la déclaration de W à propos de Saddam Hussein : « On va se débarrasser de ce salaud. »

De même, peu d’Américains – même ceux qui soutiennent le blitz – savent pourquoi les États-Unis sont en guerre contre l’Iran (à moins, bien sûr, que Trump ne veuille « impressionner Jody Foster »).

Même les jours où il est en forme, ce qui est rare, Trump ressemble davantage à Chauncey Gardiner, le personnage de Peter Sellers (« J’aime regarder… »), qu’à l’étranger autrichien Metternich ou au vicomte britannique Castlereagh.

Pendant des nuits interminables, Trump rabâche que le pétrole iranien « finance la guerre » ou qu’il s’est associé à l’ayatollah pour percevoir des péages dans le détroit d’Ormuz. Puis, il retombe dans ses travers et traite tous les Iraniens de « salauds » ou de « cinglés », un langage abject qui trahit un certain désespoir chez ce Trump dément et errant.

Comment peut-il comprendre le Moyen-Orient s’il a besoin de panneaux indicateurs pour se repérer dans la Maison Blanche ?

Matthew Stevenson est l’auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels *Reading the Rails* , * Appalachia Spring *, * The Revolution as a Dinner Party* (la Chine au cours de son XXe siècle tumultueux), * Biking with Bismarck* (la France pendant la guerre franco-prussienne) et *Our Man in Iran* . Il a récemment publié * Donald Trump’s Circus Maximus and Joe Biden’s Excellent Adventure* , consacré aux élections de 2016 et 2020, ainsi que *The View From Churchill* , qui relate les lieux ayant marqué la vie du Premier ministre britannique en temps de guerre. Ses prochains livres sont *Playing in Peoria* (un périple à vélo à travers le Midwest américain) et * Friends of Kind* , un récit de voyage littéraire sur la Première Guerre mondiale.

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