En République centrafricaine, après des jours d’attente et de spéculations, un premier avion transportant des migrants expulsés des États-Unis a atterri vendredi soir 12 juin à Bangui. Une opération menée en toute discrétion et dont les contours restent flous. Les autorités n'ont pas communiqué sur ce transfert.Cet accueil s’inscrit dans la stratégie de l’administration américaine visant à transférer certains migrants vers des pays tiers. La République centrafricaine est le dernier pays africain en date à avoir accepté un tel accord.
En Côte d’Ivoire, la démolition sur la base d’une fausse autorisation d’un quartier entier de la commune de Koumassi mobilise la classe politique. Les 3 et 4 juin derniers, un individu, Jacques Brou, documents à l’appui, a fait raser près de 34 ha du quartier Campement. Du jour au lendemain, plusieurs dizaines de familles se retrouvent sans abris, sans commerces et sans moyens financiers. Le procureur de la République a annoncé l’ouverture d’une enquête et ordonné l’arrestation de l’auteur des démolitions : mais la classe politique souhaite aller plus loin.
Dans le cadre d'un dispositif controversé d'envoi de migrants en situation irrégulière des États-Unis vers des pays tiers, un premier avion américain est arrivé vendredi en Centrafrique avec à son bord des ressortissants iraniens, afghans, turcs et géorgiens.
En début de semaine, l'UE, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles ont finalisé les discussions en vue de la signature d'un accord de partenariat économique renforcé (APE). Le premier du genre sur le continent. L'UE est déjà le premier partenaire commercial de ces États d'Afrique australe. Elle cherche donc à fournir un cadre clair pour ses échanges commerciaux mais aussi à sécuriser ses partenariats alors que le commerce mondial est en pleine recomposition.
Quelle est la situation alimentaire dans le nord du Togo, alors que la période de soudure a commencé ? Le Programme alimentaire mondial répond à cette question, dans un communiqué publié ce jeudi. Il n'y a pas d'alerte concernant une éventuelle crise alimentaire dans le nord du pays, affirme le PAM. Des projections régionales établies en fin d'année dernière estimaient que plus de 300 000 personnes risquaient d'être en insécurité alimentaire entre juin et août. Mais selon le PAM, le contexte est plutôt bon et ses équipes ainsi que le gouvernement togolais se sont mobilisés.
Chahana Takiou, directeur du journal 22 Septembre, et Abdrahamane Keita, directeur du Témoin, ont été incarcérés respectivement lundi 8 et mardi 9 juin. Le premier avait critiqué, précisément, le non-respect du droit de la presse par la justice malienne. Le second avait déploré que Kidal soit actuellement administrée par les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, qui contrôlent effectivement la ville depuis le 25 avril avec leurs alliés indépendantistes du FLA. La profession se mobilise pour leur libération mais, pour le moment, c'est le dialogue qui est privilégié.
Face au virus qui continue de se propager dans l'est de la RDC, soignants et ONG qui organisent la riposte se heurtent à l'hostilité de certaines populations qui complique le suivi de la maladie et la prise en charge des malades. En cause : la persistance de rumeurs et de fausses informations au sujet de l'épidémie.
Le puissant chef des renseignements éthiopiens et le ministre éthiopien des Affaires est-africaines déclarent même que l'attaque pourrait avoir lieu de façon imminente. Une affirmation qualifiée de « totalement fausse » par le chef du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui dirige également cette région.
Au cours d'une allocution télévisée vendredi 12 juin, le chef de l'État a notamment assuré que « plus de 13 000 terroristes » avaient été tués par l'armée au cours de l'année écoulée et que le nombre de victimes de l'insurrection jihadiste dans le pays avait diminué de 81% depuis son arrivée au pouvoir en 2023. Des chiffres à prendre avec beaucoup de précaution tant ils paraissent « peu crédibles », tempèrent les analystes.
En RD Congo, l’opposition poursuit sa mobilisation contre le projet de changement de la Constitution porté par la majorité au pouvoir. Elle accuse Félix Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat qui expire en 2028. L’opposition a appelé ses militants a tenir un sit-in à Kinshasa… Mobilisation dispersée par les forces de l’ordre.
La situation humanitaire est préoccupante pour des milliers de ressortissants du Malawi, regroupés depuis plusieurs jours sur un terrain de la ville de Durban, en Afrique du Sud, pour fuir les violences xénophobes. Selon un responsable communautaire cité par l'AFP, leur nombre dépasse désormais les 5 000 personnes, dont de nombreuses femmes enceintes. Ces Malawites ont fui leurs habitations de la région du Kwazulu Natal sous la pression de groupes anti-migrants qui ont donné aux étrangers jusqu'à la fin du mois de juin pour quitter l'Afrique du Sud.
L'armée nationale malienne et ses partenaires russes de l'Africa Corps ont tué au moins 12 civils près de Tonka, dans la région de Tombouctou. C'est ce qu'ont rapporté à RFI plusieurs sources locales, notamment l'association de défense des droits humains CD-DPA (Collectif pour la défense des droits du peuple de l'Azawad/Nord-Mali). L'armée malienne n'a pas communiqué sur cette opération.
Le Nigeria, le Ghana et le Malawi ont rapatrié ces derniers jours plusieurs centaines de ressortissants depuis l’Afrique du Sud, craignant pour leur sécurité après de violentes manifestations contre les immigrés. Un climat de peur entretenu par des groupes xénophobes qui exigent le départ des étrangers illégaux d'ici la fin du mois de juin.
En République démocratique du Congo, l'opposition se mobilise contre le projet de changement de la Constitution porté par la majorité présidentielle. Elle accuse Félix Tshisekedi de vouloir se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième mandat qui expire en 2028. Ce vendredi 12 juin au matin, la coalition C64 voulait tenir un sit-in devant le siège du Parlement. Les autorités l’'ont interdit à cet endroit jugé « inviolable » et l'ont délocalisé. Mais l'opposition a tenu tête et les forces de l'ordre sont intervenues.
Au Rwanda, le ministre des Finances et de la planification économique a présenté devant le Parlement ce 11 juin le budget national pour l’année fiscale 2026-2027, qui commence à partir du 1er juillet. Un budget d’environ 7,8 trillions de francs rwandais, soit plus de 5,3 milliards de dollars, en augmentation de 12% par rapport à l’année précédente.
Au Sénégal, la crise politique née de la rupture entre le président et son ancien Premier ministre pourrait-elle basculer en crise institutionnelle ? C'est la crainte d'un large collectif de syndicats, d'intellectuels et d'acteurs de la société civile qui s'inquiète de voir le bras-de-fer entre la présidence du pays et l'Assemblée nationale s'envenimer depuis l'élection d'Ousmane Sonko au perchoir. Ce collectif demande au Conseil constitutionnel de se prononcer sur sa légalité.
L'administration Trump, qui a déjà pris des mesures pour limiter le droit du sol pour les enfants nés aux États-Unis, a communiqué le 10 juin sur le démantèlement de réseaux permettant à des femmes enceintes d'accoucher outre-Atlantique afin que leurs enfants bénéficient de la nationalité américaine. Le département d'État annonce avoir révoqué 600 visas à travers le monde, dont 400 en Europe, 100 en Afrique du Nord et 100 en Afrique de l'Ouest.
La tuberculose continue de progresser à Madagascar, malgré l’avancée des traitements. Depuis 2022, le nombre de malades est reparti à la hausse, alors même que les financements pour lutter contre la maladie se raréfient. Une équipe de chercheurs de l’ONG Solthis a mené une vaste étude pour identifier les failles du système de prise en charge et proposer des solutions adaptées au contexte malgache. Depuis une semaine, médecins, infirmiers et agents communautaires sont formés à de nouveaux outils de dépistage et de prise en charge.
Au Kenya, une plainte a été déposée le 9 juin contre plusieurs membres des Forces de soutien rapides (FSR) qui se battent contre l'armée soudanaise depuis plus de 3 ans. Les FSR sont accusés de crimes de guerres et d’avoir tué plusieurs dizaines de milliers de civils. Certaines victimes d’atrocités présumées demandent aujourd’hui aux procureurs kényans d’enquêter.