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Received yesterday — 9 June 2026 Histoire et société

Le Kazakhstan ne « choisit pas l’Occident »

9 June 2026 at 07:21

: la visite de Poutine confirme la place centrale de la Russie dans la politique multivectorielle d’Astana (G. Chinappi)

Toujours dans le cadre du discours sur l’isolement de la Russie dont le monde politico-médiatique fait ses choux gras on peut et on doit analyser partout la réalité du partenariat Sino-russe et comment il s’est construit sur la nécessité au départ d’empêcher l’explosion de la chute de l’URSS de la lanière dont partout les USA et les Européens ont installé le terrorisme, des formes de pouvoir à leur solde en tablant sur l’anticommunisme. Comment il y a eu des choix très concret de développement, toute une histoire complètement occultée et qui a servi de matrice au monde multipolaire.(note et traduction de danielle Bleitrach pour histoire et societe)

 équipe éditoriale

06/06/2026

La récente visite de Vladimir Poutine à Astana contredit les interprétations occidentales qui avaient vu dans certaines initiatives kazakhes un rapprochement avec l’Occident. Le Kazakhstan ne rompt pas avec Moscou, mais diversifie ses relations tout en maintenant la Russie comme partenaire stratégique clé .

La politique étrangère du Kazakhstan constitue l’un des exemples les plus significatifs de diplomatie multivectorielle dans l’espace eurasien. Ces dernières années, certains médias occidentaux ont souvent interprété certaines décisions prises par Astana comme des signes d’un éloignement progressif de Moscou et d’un rapprochement avec le camp euro-atlantique. Le renforcement des relations avec l’Union européenne, l’intérêt porté au Corridor central, la coopération sur les matières premières critiques, la prudence dans la gestion des effets des sanctions contre la Russie et la volonté du Kazakhstan de maintenir une position indépendante sur le conflit ukrainien ont parfois été interprétés comme la preuve d’un « alignement » sur l’Occident. Cette interprétation paraît toutefois réductrice.

La récente visite d’État de Vladimir Poutine au Kazakhstan démontre que la Russie demeure un partenaire essentiel pour Astana, malgré la stratégie de différenciation des relations internationales adoptée par les dirigeants kazakhs.
Cette visite, effectuée à l’invitation du président Qasym-Jomart Tokaïev, revêtait une importance politique considérable. Les deux présidents ont discuté du renforcement du partenariat stratégique global et de l’alliance entre le Kazakhstan et la Russie, dans un contexte également marqué par la réunion du Conseil économique suprême eurasien et du Forum économique eurasien. La composition de la délégation russe, qui comprenait de hauts responsables du gouvernement, de la Banque centrale et de Rosatom, confirme que la visite était axée sur des enjeux clés : l’énergie, l’investissement, la finance, les transports, l’éducation, la sécurité technologique et l’intégration eurasienne.
Le résultat le plus symbolique a été l’adoption de la déclaration conjointe sur les « sept piliers de l’amitié et du bon voisinage » entre les peuples du Kazakhstan et de la Russie. Selon des sources kazakhes, ce document vise à consolider la coopération bilatérale dans un contexte d’instabilité mondiale croissante, en reconnaissant la frontière commune comme une zone de confiance, de connectivité économique, de commerce transfrontalier, de coopération environnementale, de transport et de gestion conjointe des questions relatives à l’eau et à la mer Caspienne.

La déclaration souligne également les dimensions culturelles, linguistiques, éducatives et humanitaires de la relation, réaffirmant l’importance du patrimoine commun et des échanges entre les jeunes, les écoles, les universités et les institutions scientifiques.
Le langage employé par les deux dirigeants est tout aussi significatif. Tokaïev a déclaré que la visite de Poutine confirme le « caractère particulier » des relations entre les deux pays et la volonté commune de les développer dans un esprit de partenariat et d’alliance stratégiques. Le président kazakh a également souligné qu’aucun sujet véritablement controversé ne figure à l’agenda bilatéral et que la coopération s’enrichit de nouvelles idées et de nouveaux projets. De son côté, Poutine a évoqué des relations « en pleine croissance », fondées sur les principes d’égalité et de respect mutuel, et a réaffirmé que les relations entre la Russie et le Kazakhstan ont atteint le niveau d’un partenariat et d’une alliance stratégiques globaux.
Ces déclarations réfutent clairement l’idée que le Kazakhstan abandonnerait la Russie pour se ranger du côté de l’Occident.

Il est indéniable qu’Astana a renforcé ses liens diplomatiques et économiques avec Bruxelles et Washington, mais aussi avec Pékin, Ankara et les pays du Golfe. De même, il est vrai que le Kazakhstan investit dans le Corridor central et de nouvelles voies logistiques susceptibles de réduire les vulnérabilités et les points de blocage, mais cette stratégie ne signifie pas une rupture avec Moscou. Au contraire, elle s’inscrit dans la logique traditionnelle de la politique étrangère kazakhe : maximiser l’autonomie, développer les partenariats, éviter toute dépendance unilatérale et maintenir le dialogue avec les principaux centres de pouvoir eurasiens.

Le plan économique, en particulier, illustre parfaitement la concrétisation des relations avec la Russie. Toqaev a souligné que la Russie est le premier investisseur direct au Kazakhstan, avec des IDE dépassant 29 milliards de dollars, tandis que les investissements kazakhs en Russie s’élèvent à 9 milliards de dollars. Plus de 20 000 entreprises russes sont implantées au Kazakhstan, et les deux pays ambitionnent de porter leurs échanges commerciaux à plus de 30 milliards de dollars. L’agence de presse russe TASS a également rapporté qu’Astana et Moscou ont élaboré une liste de 177 projets communs d’une valeur totale de 53 milliards de dollars. Loin de décrire une relation marginale ou en déclin, ces chiffres témoignent d’une interdépendance profonde, structurée et croissante.

Parmi les accords signés lors de cette visite, le plus important concerne le projet de construction d’une centrale nucléaire au Kazakhstan, impliquant Rosatom et incluant un accord de crédit à l’exportation pour financer la construction. Ce dossier est stratégique pour le Kazakhstan, grand producteur d’uranium et pays aux besoins énergétiques croissants, qui entend développer une base nucléaire civile capable de soutenir son industrialisation et sa sécurité énergétique. La Russie, quant à elle, propose non seulement un financement et des technologies, mais se positionne également comme partenaire dans la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement complète, allant de la formation spécialisée à la gestion de la sûreté nucléaire et radiologique.
Par ailleurs, la coopération énergétique s’étend au-delà du nucléaire. Parmi les documents signés figurent des accords visant à développer la coopération dans le secteur pétrolier, tandis que la coopération financière a été renforcée par un accord d’échange de devises entre le tenge kazakh et le rouble russe et un mémorandum entre banques centrales. S’y ajoutent des plans d’action pour la numérisation des transports, du fret ferroviaire, de la santé et de la sûreté nucléaire et radiologique pour la période 2026-2030.

Comme prévu, et en parallèle de la visite de Poutine, le Conseil économique suprême eurasien s’est également réuni à Astana. À cette occasion, Tokaïev a souligné que l’Union économique eurasienne continue d’afficher une dynamique macroéconomique positive et que les échanges commerciaux entre États membres, qui ont déjà dépassé 95 milliards de dollars, pourraient franchir la barre des 100 milliards cette année. Le président kazakh a également insisté sur l’importance d’adapter l’Union aux nouvelles réalités mondiales, de renforcer sa résilience interne, sa compétitivité, la numérisation de ses corridors de transport et l’intégration de ses systèmes d’information.
Ce cadre permet de comprendre pourquoi l’interprétation occidentale de cet « alignement » est trompeuse. Le Kazakhstan ne choisit pas entre la Russie et l’Occident selon une logique binaire. Il cherche plutôt à se positionner comme une puissance eurasienne moyenne, capable de dialoguer avec tous sans se soumettre entièrement à aucun. La coopération avec l’Union européenne sur les matières premières critiques, les batteries, l’hydrogène renouvelable et la connectivité contribue à attirer les investissements, les technologies et les opportunités de marché. La coopération avec la Chine vise à renforcer les infrastructures, le commerce et les corridors continentaux. Les relations avec la Russie restent cependant essentielles pour des raisons historiques, géographiques, économiques, industrielles, énergétiques, linguistiques et de sécurité régionale.

La politique des transports elle-même illustre cette complexité. Astana promeut le Corridor central, participe aux initiatives chinoises liées à l’initiative « la Ceinture et la Route », encourage les axes Nord-Sud et, parallèlement, continue de considérer l’espace eurasien intégré comme un pilier de sa stratégie. À cet égard, Toqaev a souligné que le réseau des corridors eurasiens s’étend sur plus de 50 000 kilomètres, dont plus de 10 000 traversent le territoire kazakh, et a défini la numérisation des infrastructures transfrontalières comme une condition nécessaire au maintien du rôle du Kazakhstan dans le commerce mondial. Il n’y a pas de contradiction entre ces orientations : il s’agit plutôt d’une volonté de faire du Kazakhstan une plateforme logistique multipolaire entre l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient.
Naturellement, une politique multivectorielle n’élimine pas les tensions. Astana doit évoluer dans un contexte géopolitique complexe, marqué par la guerre en Ukraine, les sanctions occidentales contre la Russie, la concurrence entre la Chine et les États-Unis, l’importance croissante de l’Asie centrale et la valeur stratégique des routes énergétiques et commerciales. Dans ce contexte, chaque geste est souvent interprété par les capitales étrangères comme un signe de rapprochement ou d’éloignement. Mais pour le Kazakhstan, la priorité n’est pas de se conformer aux catégories d’interprétation occidentales, mais bien de préserver sa souveraineté nationale, sa stabilité intérieure et son potentiel de développement économique.
La différenciation des relations internationales ne doit donc pas être confondue avec un changement d’orientation.

Le Kazakhstan peut coopérer avec Bruxelles sur les matières premières essentielles, avec Pékin sur les infrastructures, avec Ankara sur le plan turc, et avec Washington sur certaines questions économiques et technologiques, tout en maintenant une alliance stratégique avec Moscou. La visite de Poutine à Astana et la série d’accords signés en témoignent : le « Nouveau Kazakhstan » ne naît pas d’une rupture géopolitique, mais de la capacité à naviguer sur de multiples fronts, en préservant une relation étroite avec la Russie tout en développant un réseau international plus étendu.

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Editorial : En tous les cas ne pas s’illusionner sur le rôle réel que l’on joue et les adversaires que l’on se donne par Danielle Bleitrach

9 June 2026 at 07:05

Hier j’ai parlé de Braudel et de ses concepts en particulier la manière dont il a mis en évidence que le capitalisme n’avait jamais été le « marché » parfait mais un marché basé sur un mode d’hégémonie fonctionnant sur une zone d’ombre. La classe dominante capitaliste a toujours établi des règles dont elle s’émancipait tandis qu’elle les fait subir dans toute la rigueur possible à ceux qui sont soumis. On peut considérer que c’est cette fiction du marché et du libéralisme qui lui est associé qui s’effondre en tornade avec Trump ses guerres hybrides, l’affirmation fasciste du droit de la grande puissance, ce cirque grotesque, puéril et effrayant a été précédé d’une tendance lourde pour ceux qui l’ont subie en blocus, interventions destructrices y compris chez les démocrates, qui s’exhibe aujourd’hui sans complexe. jusqu’aux alliés invités à participer à la curée ce qui ne les a jamais gêné, mais avec l’abandon des formes et qui jouent les mondains vexés mais qui suivent, anticipent même, revendiquent d’être considérés.

Le paradoxe dont il sera question aujourd’hui est comment en France, dans les élites poltico- médiatique se maintient la croyance dans la suprematie d’un tel système alors qu’il déborde sur les « alliés » comment il cautionne une division des rôles tel que pour le peuple français même si la foi est ébranlée, il reste l’incapacité à s’y opposer, une tendance qui existe aussi au plan international, c’est la résistance et la contestation qui est « criminalisée » diabolisée et là aussi nous sommes dans une tendance qui s’est développée sur des décennies .

Si l’impérialisme renonce à sa propre légalité et revendique la loi de la jungle, l’escalade apocalyptique, il reste la manière dont l’autorité devient superstitieuse sur le mode d’une sorte de théologie., la « démocratie » de ce type devient les saintes écritures et la révolte diabolique.

La diabolisation gratuite de l’adversaire, un adversaire le plus souvent créé de toute pièce, justifierait une telle fureur qui fait de la crainte l’ultime mode de gouvernement : Si les hommes pouvaient régler toutes leurs affaires suivant un dessein arrêté ou encore si la fortune leur était toujours favorable, ils ne seraient jamais prisonniers de la superstition. Mais souvent réduits à une extrémité telle qu’ils ne savent plus que résoudre, et condamnés, par leur désir sans mesure des biens incertains de fortune, à flotter presque sans répit entre l’espérance et la crainte, ils ont très naturellement l’âme encline à la plus extrême crédulité ; est-elle dans le doute, la plus légère impulsion la fait pencher dans un sens ou dans l’autre, et sa mobilité s’accroît encore quand elle est suspendue entre la crainte et l’espoir, taudis qu’à ses moments d’assurance elle se remplit de jactance et s’enfle d’orgueil. »

C’est la préface de Spinoza dans le traité théologico politique. Ou la démonstration que dans cette incertitude malheureuse à laquelle les peuples sont réduits, le recours à la superstition est encore le meilleur moyen de gouverner les êtres humains et même d’en arriver à leur faire aimer leur ignorance aliénée comme s’il s’agissait de leur bien le plus précieux.

Quand un pauvre choisit un tel système il a illustré cette crédulité superstitieuse qui exigé de lui pour maintenir une autorité qui a perdu tout fondement légitime.

Celui qui ne partage pas la crédulité générale devient un ennemi qui mérite tous les traitements et c’est pour cela qu’il parait vain de s’opposer à la censure dans un tel système parce qu’il se trouvera toujours quelqu’un pour subodorer que vous l’avez mérité et parce que les autres s’écarteront comme si vous étiez contagieux. .

C’est dire si j’ai pour ma part renoncer à lutter contre la censure et les diffamations dont mes pareils sont victimes, le problème est beaucoup plus vaste, j’ai découvert à quel point la volonté de faire taire ce qui exprimait un point de vue communiste réel ou même une contestation des saintes écritures de la démocratie impérialiste relevait d’un phénomène beaucoup général qui substituait à la remise en cause des règles, l’idée de transformation se heurtait en la foi dans la personne, dans le sauveur qui s’identifiait à la fuite en avant.

IL Y A LE CAS ETRANGE DE L’EUROPE

Un exemple : un aujourd’hui article décrivait comment le président de l’Arménie avait mis en prison des candidats d’Arménie forte le parti pro-russe, sans la moindre explication. Un commentaire s’exclamait : c’est très bien c’est là où devraient être tous les partisans de l’ignoble Poutine. Pour ceux qui ont un minimum de connaissance de la situation arménienne et de qui est  le premier ministre, Nikol Pachinian, le vainqueur du scrutin, avoir une telle conviction non seulement augure mal de l’argument démocratique par lequel est vendu l’adhésion à l’UE mais de l’avenir de ce malheureux pays .Pour faire simple avec la carotte de l’intégration à l’Europe, l’Arménie a accepté de fait de rétablir les relations avec l’Azerbaïdjan, qui s’étaient envenimées avec la fin de l’URSS et l’influence turque. Epuisé le peuple arménien espère une protection et une paix par la réddition sur un mode assez proche de celui qui s’est imposé en Syrie ou au Liban, ce sont les seules « sécurité » que l’UE offre et derrière lesquelles se profile le couple USA-Israël dont il devrait ne plus être besoin de décrire ce qu’on peut en attendre .. Ce « choix est en effet celui de l’exigence ‘une rupture avec deux partenaires historiques, la Russie et l’Iran. Moscou a déjà manifesté une irritation croissante face au rapprochement de l’Arménie avec l’Occident et le Kremlin a averti qu’un désengagement plus marqué pourrait entraîner une révision des conditions préférentielles d’approvisionnement en gaz naturel, composante essentielle de l’économie arménienne. Ce scénario est le miroir aux alouette dans lequel sont entraînés des pays jadis dans l’ère soviétique et qui paradoxalement attendent de l’UE ce qu’elle ne leur apportera pas la paix de l’UNion sovietique.

Et l’Arménie n’est qu’un cas parmi d’autres, le rôle que la France de Macron joue est là comme ailleurs d’être le supplétif des anglosaxons dans l’assaut de la Russie., il est la fiction d’une Europe autonome, impuissante et pleine de jactance.

Le mirage de l’Union européenne pour des populations qui ont perdu toute perspective, ont de graves difficultés fait de cette UE un mirage tel que critiquer le gouvernement revient à s’opposer à  l’Europe elle-même : la politique est alors réduite à un changement d’hommes, les autres étant plus ou moins convaincus de n’être là que pour leurs intérêts et la personnalisation jouant plus que les règles qui aboutissent à de telles dévalorisation, la corruption, les moeurs…

Que dire du régime ukrainien? Là encore la seule réponse que me fit un militant pourtant encarté au parti communiste il y a peu fut: le régime de Zelenski ne peut pas être pire que celui de Poutine. Là aussi cet état étrange ne date pas d’aujourd’hui. Que peut-on reprocher à ce militant quand il ignore tout de la réalité de ce qu’a été la fin de l’URSS, quand le parti communiste de la fédération de Russie est interdit dans les colonnes de l’humanité. Cet effet de censure ne s’est pas installé en jour: en 1994, Jacques Dimet interviewait pour l’hebdomadaire Révolution le dit Ziouganov,. Déléguée par le PCF en Inde, je le rencontrais à Chandigarh dans le Penjab, où il nous ‘expliquait à moi et à Risquet, délégué de Cuba, comme je l’étais pour le PCF alors parti de « gouvernement », (celui qui a le plus privatisé), que les communistes allaient reconquérir le pouvoir.

Il est trop tôt a commenté Risquet, alors que les Cubains étaient déjà entré en résistance, c’étai la période spéciale. Il voyait juste, effectivement cela aurait déclenché une guerre civile, les Etats-Unis régnaient en maitre et les Russes étaient trop traumatisés pour recommencer l’épopée… Il a fallu un autre processus, mais Ziouganov est un grand dirigeant, un sage qui aurait beaucoup à nous dire… quelle manque à gagner qu’une telle expérience soit il désormais censuré, le KPRF n’existe même plus.

Cette censure s’avère une contribution à la liquidation du communisme pour les Français puisque l’interdit est tel qu’il commence à englober tout ce qui est « communiste » , le système perdurera avec le congrès, c’est vraisemblable, il est littéralement enkysté. Mais au-delà de l’interdit communiste c’est le fascisme que l’on autorise, c’est une conception de la sécurité qui à l’échelle planètaire favorise la guerre contre les pauvres, et qui leur interdit de connaitre la proposition d’autres issues, il ne reste à ces malheureux que la crédulité et la diabolisation, l’attente d’un sauveur qui balayera ce qui les opprime et qui paraîtra « hors système ».

VOUS ENRôlER DANS LA GUERRE HYBRIDE ET HORS LIMITE PAR LE MIRAGE

On me dira que j’exagère la cécité de ce landernau politique mais comment ne pas voir qu’il fonctionne sur une ignorance crasse des FAITS, de l’Histoire comme de la geopolitique. Quand à l’oNU l’Allemagne et les Philippines, les deux proches des USA ne sont pas « élus au conseil de sécurité parce qu’ils représentent une insécurité maximale pour toutes les nations de l’Assemblée de l’ONU, qui mesure ce qu’est le Kirzighistan l’Asie centrale? Ce qui se joue partout pour empêcher le terrorisme, les explosions… les guerres hors limite, hybrides.

Parce que la question est bien là, si quelques peuples cèdent au mirage de l’adhésion à l’UE c’est un facteur de division et de polarisation supplémentaire, en tous les cas l’hégémon occidental ne représente plus la sécurité et sans hostilité réelle se multiplient les dynamiques régionales qui s’en écartent., ce qui domine est la peur, la recherche de protection ou du moins la tentative d’échapper à la fureur aveugle.

Se multiplient pourtant les manifestations de la nocivité d’un tel système, qu’il s’agisse de ce qui se passe au Moyen Orient, en Afrique, à Cuba, en Amérique latine partout non seulement l’hegemon crée les conditions de la misère pour les peuples auquel il s’attaque mais il s’emploie désormais à ce que les conséquences comme dans le cas du détroit d’Ormuz ou des guerres tarifaires s’élargissent à toute l’humanité, en devienne la punition qui inspire la crainte. C’est le cas du blocus de Cuba où l’on s’emploie à interdire qu’il soit apporté du pétrole mais encore à faire partir les investisseurs étrangers. C’est le blocus « le plus long de l’histoire » et maintenant « le plus cruel et le plus inhumain ».Cuba a connu des situations difficiles mais celle-ci est la pire de toutes et l’atmosphère d’escalade entretenue rend toujours plus terrible pour les petits pays la manière dont l’impérialisme est acculé à s’en prendre à des peuples désarmés, aucune loi ne les protège plus.

Ce qui est interdit c’est toute manifestation de souveraineté et l’UE n’est plus exclue. En revanche, il y a un espoir de voir ce fléau endigué il réside dans le monde multipolaire et dans les résistances diabolisées c’est le parti pris d’Histoire et societe et c’est à ce titre qu’il a subi les mille et une forme de la censure des saintes écritures, la diaibolisation , le silence et l’invite à reconnaitre que c’est de notre faute, les mille et une trahison des culs bénis ou que l’on a transformé en tels dans des factions, des sectes, des gens qui ne veulent plus entendre parler de ça.

L’IGNORANCE ENKYSTEE

La Russie lors du récent Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), le vice-Premier ministre russe Dmitri Chernishenko a envoyé un message fort à la communauté internationale : la Russie est prête pour une expansion massive à long terme à Cuba. Cette annonce n’est pas un hasard ; elle répond directement à la crise complexe de l’île, aggravée par le retrait des capitaux européens et des chaînes hôtelières. Comme la Chine, des pays qui sont déjà en train pour leur propre compte de faire face à l’agression sont les seuls d’où émane un message clair celui qui dénonce la fascisation qui n’attend pas les échéances électorales mais qui est déjà là sous une forme globale, geopolitique alors que nous sommes la proie d’une vision sanctifiée de l’occident, de sa démocratie et tout ce qui la conteste va a contrario de cette conception religieuse de notre « salut ». En fait voici bien longtemps que s’est substitué à la démocratie les inventions multiples qui obligent les autres à penser comme eux.

Et aujourd’hui où ils agissent avec de moins en moins de scrupule ils continuent à attribuer à la démocratie confondue avec la suprématie y compris raciste le pouvoir de vaincre le mal absolu ou désigné comme tel. Nul ne peut s’opposer à leur arbitraire sauf être convaincu d’appartenir à l’espèce des damnés et être interdit de parole, d’hymne, de drapeau avec l’assentiment de tous.comme aux jeux olympiques ou plus grotesque encore à Roland Garros. C’est leur toute puissance destructrice qui se joue et quand nous sommes incapables d’en voir le caractère global et que partout c’est l’adversaire qui est convaincu de mériter son sort nous acceptons d’être gouvernés par la crédulité.

Qui échappe à un tel état de superstition, en ce qui concerne l’expérience que j’en ai : personne! Que peut-on espérer ? Une accélération de l’histoire déjà perceptible, il y a moins de résistance à accepter de reconsidérer les préjugés dans le grand public que dans les groupes plus idéologisés… Mais chez ces derniers l’impression d’un savoir immédiat demeure l’obstacle comme l’illusion que le changement de leader résout tout. alors qu’il faut accroitre le niveau politique, défendre les règles existantes pied à pied et en conquérir d’autres. Qui sera capable d’apaiser tout en mobilisant ? Peut-on ignorer un tel contexte ?

En tous les cas ne pas s’illusionner sur le rôle réel que l’on joue et les adversaires que l’on se donne.

danielle Bleitrach

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Gennady Zyuganov à Komsomolskaya Pravda : à propos du forum de Saint-Petesbourg-Léningrad

9 June 2026 at 00:03
Le dirigeant du Parti communiste de la Fédération de Russie, Héros du travail de Russie, en marge du SPIEF avec l’observateur politique du KP, qui n’est pas un journal communiste mais Alexandre Gamov a visiblement une relation privilégiée avec Ziouganov et celui-ci adopte en général un ton plus décontracté et lui fait des confidences ici il parle de la satisfaction que lui inspiré le forum et l’attitude présidentielle vers le monde multipolaire et refusant les compromis avec les oligarques. Mais aussi l’intérêt pour l’Afrique et le fait que Poutine s’est entretenu avec la présidente tanzanienne pendant plus de trois heures.

D’après des documents provenant de KP.RU

6 juin 2026, 14h38

  • Bonjour Gennady Andreyevich. Ici Alexander Gamov, assistant de Zyuganov, du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Je vous ai cherché dans les environs jusqu’à tard hier soir, mais malheureusement, je ne vous ai pas trouvé et nous ne nous sommes pas rencontrés. Me voici cependant au stand de Komsomolskaya Pravda.
  • Salut Sasha ! Je te cherchais aussi depuis longtemps… mais je ne te trouvais pas. Et maintenant, félicitations pour la clôture de ce forum unique.
  • Et tout d’abord, aujourd’hui, c’est la Journée de la langue russe, la Journée Pouchkine et l’anniversaire d’Alexandre Pouchkine. Vous avez donc une bonne raison de célébrer ces événements aujourd’hui.

— Absolument. Mais seulement avec toi.

– Ensuite, nous lirons les poèmes…

– Parfait ! Et maintenant… Pour revenir au forum, quel est le point le plus important dont vous vous souvenez, camarade Secrétaire général ?

– Maintenant, maintenant…

– Il y a un an, lors de notre rencontre à propos du dernier SPIEF, j’avais attiré votre attention sur le fait qu’il y avait beaucoup de rouge.

— (rires) Toi, camarade Gamov, tu ne veux que la couleur rouge.

— Qu’est-ce qui a attiré votre attention en premier lieu ? Et quel était le plus important, selon vous ?

— Eh bien, naturellement, l’événement principal était la séance plénière de plus de trois heures — avec les discours de Vladimir Poutine et de nos invités.

Voyez, 130 délégations représentant la quasi-totalité des pays du monde, nos gouverneurs, chefs d’entreprise, ministres, scientifiques, spécialistes, se sont réunis et ont discuté en détail de toutes les questions urgentes.

Il s’agit avant tout de questions liées à la guerre et à la paix… S’y ajoutent celles relatives au développement stable de la planète et à la résolution efficace des problèmes urgents… Il faut trouver des solutions à la crise systémique – nous en sommes là et ce qui nous menace de graves difficultés.

Et nous sommes déjà contraints de lutter contre le fascisme OTAN-Bandera, qui a déclaré la guerre au monde russe, à notre brillante civilisation.

– Qu’est-ce qui vous a agréablement surpris lors du forum ?

– J’étais ravi que cette fois-ci, ceux qui déterminent le climat économique, culturel et social de la planète aujourd’hui soient venus.

– Que voulez-vous dire exactement ?

— Une importante délégation chinoise… Un groupe conséquent de représentants indiens. L’Inde figure parmi les trois pays les plus industrialisés.

Le Brésil et l’Indonésie figurent parmi les dix premiers. Autrement dit, tous les pays les plus avancés en matière de progrès sont très bien représentés.

Dans son discours, Vladimir Poutine a souligné que les BRICS sont désormais bien plus solides, efficaces et dynamiques. Et le G7 n’est pas là pour dicter sa loi ; au contraire, il adopte une attitude provocatrice.

Globalement, j’ai apprécié le professionnalisme qui régnait lors du forum. Il est clair que la nécessité de surmonter la crise et le grave ralentissement économique de l’année écoulée ont eu des répercussions. Nous devons tirer des leçons des autres, consolider nos acquis autant que possible et résoudre les problèmes plus rapidement. Le nombre de participants inactifs a diminué ; il y en avait beaucoup lors des éditions précédentes, mais je n’ai pas ressenti leur présence cette fois-ci.

– Moi aussi.

Cela a permis d’accroître le niveau d’efficacité, de responsabilité et de mobilisation de tous ceux qui se sont réunis à Leningrad-Saint-Pétersbourg.

J’avoue avoir été très impressionné par le discours de la présidente tanzanienne. Samia Suluhu Hassan est arrivée à Moscou en visite d’État le 2 juin, et une réception de gala a été organisée au Kremlin à son arrivée.

C’est une interlocutrice très intéressante. Le président m’a dit avoir passé plus de trois heures à discuter avec elle.

— Et hier, quand Vladimir Vladimirovitch vous a-t-il parlé de cela ?

– Je te l’ai dit hier et avant hier.

— Et avez-vous parlé au président Poutine hier ?

— Oui, j’ ai parlé avec lui de cette question… J’en parle régulièrement. De manière générale, nous devons être plus actifs en Afrique.

« Gennady Andreevich, je vous soutiens. Komsomolskaya Pravda vous soutient. Et à ce forum, nous offrons à tous les participants notre café ougandais . Je vous ai même offert un sachet de grains… »

– Oui, c’est utile.

Je vous le dis tout de suite : le discours de Mirziyoyev, le président de l’Ouzbékistan, m’a fait très bonne impression.

Il est ouvert d’esprit et très constructif. J’en suis globalement satisfait.

Le président Poutine s’est comporté avec assurance, fermeté et cohérence.

Et lorsqu’on l’a interrogé sur les négociations avec l’Ukraine, notre président avait raison : négocier ? Avec qui ? Et pourtant, ce sont eux-mêmes, les provocateurs, qui tuent des enfants, des étudiants, et se comportent comme les pires créatures et des brigands de grand chemin.

– Ceci concerne l’Ukraine.

Eh bien, l’Ukraine elle-même s’est retrouvée prise au piège comme une poule prise au piège, transformée en une plaie sanglante, elle est devenue la proie des nazis, les bandéristes et les fascistes…

Et le président, depuis notre forum, s’est adressé directement à tous les soldats, commandants et officiers russes : au travail, frères !

Aujourd’hui, ces frères poursuivent leur œuvre ; ils ont répondu sur tous les fronts que nous libérerons notre république fraternelle du fascisme et que nous instaurerons une paix durable et garantie.

Et une dernière chose… Désormais, tous ceux qui ne le connaissent pas encore doivent étudier « Les calomniateurs de la Russie » (de Pouchkine) et le réciter par cœur.

– Je suis tout à fait d’accord avec toi, Gennady Andreevich !

(Guennadi Ziouganov commence à réciter Pouchkine. Par cœur !)

– De quoi parlez-vous donc, orateurs populaires ?

Pourquoi menacez-vous la Russie d’anathème ?

Qu’est-ce qui vous a indigné ? Les troubles en Lituanie ?

Laissez tomber : c’est un différend entre les Slaves,

Une vieille querelle familiale, déjà lourde de conséquences,

Une question à laquelle vous ne parviendrez pas à répondre.

Depuis longtemps maintenant, entre nous

Ces tribus sont en conflit ;

Plus d’une fois, je me suis incliné sous un orage.

Parfois leur camp, parfois le nôtre.

Qui restera ferme dans un conflit inégal ?

Un Polonais vantard ou un Russe loyal ?

Les cours d’eau slaves se jetteront-ils dans la mer de Russie ?

Va-t-elle s’assécher ? Telle est la question.

Laissez-nous : vous n’avez pas lu

Ces fichus comprimés ;

C’est incompréhensible pour vous, c’est étranger à vous.

Cette querelle familiale;

Pour vous, le Kremlin et Prague restent silencieux ;

Cela vous séduit sans raison.

Le courage de la lutte désespérée –

Et vous nous détestez…

Pour quoi faire alors ? Réponse : pour cela,

Que trouve-t-on sur les ruines de Moscou en flammes ?

Nous n’avons pas reconnu la volonté insolente

Celui sous qui vous faisiez trembler ?…

— Merci beaucoup, camarade secrétaire général ! À vous ! Et à Pouchkine !

Aux calomniateurs de la Russie (Pouchkine)

Par RédactionCulture

Pouchkine

Nous reproduisons ce texte de Pouchkine pouvant sembler d’actualité.

Si vous vous intéressez à son contexte d’origine, vous pouvez consulter cette page : https://www.erudit.org/fr/revues/ttr/2001-v14-n1-ttr408/000534ar/


Pourquoi tempêtez-vous, orateurs populaires,
et pourquoi l’anathème enfle-t-il votre voix ?
Le sort de Varsovie allume ces colères ?
L’émeute polonaise excite votre émoi ?
Laissez, laissez entre eux se quereller les Slaves,
laissez-les donc vider leurs antiques débats.
Leur conflit domestique est séculaire et grave ;
vos clameurs aujourd’hui ne l’apaiseront pas.

Voilà longtemps que sont en guerre
les deux voisins, les deux tribus.
Tantôt, c’est nous qui touchons terre :
tantôt, ce sont eux les vaincus.
Qui donc l’emportera dans la lutte sans trêve,
la force du vrai Russe ou l’orgueil polonais ?
La mer russe doit-elle absorber à jamais
tous les ruisseaux slavons qui coulent sur sa grève.
Où sont-ce les ruisseaux qui tariront la mer ?
Voilà la question, que tranchera le fer.

Laissez-nous : les sanglantes pages
de nos annales, ô rhéteurs,
ne sauraient parler à vos coeurs ;
étranger vous est leur langage
et muets sont pour vous le Kremlin et Praga.
Contre nous, ô rhéteurs, qui donc vous instigua ?
C’est l’insurrection et sa fureur sauvage
qui vous séduisent, je le sais :
et surtout, vous nous haïssez !

Nous haïr ? et pourquoi ? Serait-ce point, peut-être,
parce que dans l’horreur des flammes de Moscou
nous n’avons point voulu, nous Russes, nous soumettre
au joug déshonorant qui ployait votre cou ?
Parce que nous avons fait rouler dans l’abîme l’idole qu’adoraient vos lâches potentats,
parce que nous avons affranchi vos Etats,
vaincu la tyrannie et châtié le crime ?
parce que notre sang, Europe, a racheté
ta paix et ton honneur avec ta liberté ?
Vous menacez, rhéteurs : agissez donc, de grâce.
Mais agir est douteux ; plus sûre est la menace.
Car nous sommes nombreux ; ne le savez-vous plus ?
Car nos héros d’hier ne sont pas tous perclus.
Plus d’un pourrait encore visser la baïonnette
au fusil d’Ismaïlia.
Ou pensiez-vous que l’art de faire place nette,
le soldat russe l’oubliât ?
La parole du Tsar serait-elle impuissante ?
Lutter contre l’Europe, est-ce chose effrayante,
est-ce chose inouïe et nouvelle pour nous ?

Sachez qu’un peuple entier – si l’épreuve vous tente
et si chez vous les sots suivent toujours les fous –
demain de Perm à la Colchide,
des froids rochers finnois à l’ardente Tauride,
de la Chine immobile au Kremlin chancelant,
surgira hérissé d’acier étincelant!
Envoyez-nous, rhéteurs, vos belliqueuses races !
Pour vos guerriers, ne craignez rien,
dans nos steppes encore il reste assez de place
entre certains tombeaux qu’ils reconnaîtront bien !

1831.

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine
Œuvres poétiques,
Volume 1
Éditions L’Âge d’Homme

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Grand Entretien avec le général Jean-Bernard Pinatel – Guerre Ukraine : La guerre des drones, l’offensive russe à venir et l’impasse des négociations

8 June 2026 at 23:08
La guerre en Ukraine est de plus en plus la guerre de l’OTAN des anglosaxons, celle de l’Allemagne, l’Ukraine avec leur aide financière a mis en place un système de mercenariat et utilise des drones et missiles de longue portée contre la population civile. Ce qui accroît en Russie le nombre de partisans d’une offensive de grande ampleur qui se prépare pour l’été. . Les Russes n’ont pas fait quatre ans de guerre pour renoncer à leurs objectifs, c’est mal les connaitre. Un article sur le fond et sans concession qui plaide pour que la France se dégage de la « stratégie anglo-saxonne ». Il existe en France, des forces qui ont toujours plaidé pour une stratégie gaullienne, de souveraineté nationale qui a tenu compte des « alliances » millénaires et de la nécessité d’une entente franco-russe et qui aujourd’hui se prononce de fait pour une alliance avec le monde multipolaire face au fascisme dans lequel nous sommes entraînés. Les communistes auraient un grand rôle à jouer dans cette perspective si les compromis de congrès ne leur font pas ignorer cette perspective historique. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Par Le Diplomate / 04.06.2026

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 général Jean-Bernard Pinatel
Réalisation Le Lab Le Diplo

Le conflit en Ukraine entre dans sa cinquième année dans une configuration paradoxale : le front reste globalement stable, mais les signaux d’une offensive estivale russe se multiplient dans les directions Sloviansk-Kramatorsk et Orikhiv-Zaporijia, tandis que 163 drones russes ont encore ciblé le territoire ukrainien dans les dernières vingt-quatre heures. Sur le plan diplomatique, les pourparlers menés sous égide américaine piétinent : si Zelensky affirmait fin décembre 2025 qu’environ 90 % du plan en vingt points de Trump avait été approuvé, la Russie est accusée par Kiev de « faire traîner les négociations » tout en préparant une nouvelle offensive. L’Ukraine, elle, a considérablement développé sa capacité de frappe à longue distance par drones, mais continue de subir une guerre d’usure à laquelle ses ressources humaines peinent à répondre. Comment lire, depuis le terrain et la stratégie militaire, cette guerre qui écrit chaque jour de nouvelles pages de l’histoire de la guerre moderne ?

Pour analyser l’état réel du conflit et ses perspectives, Le Diplomate Média reçoit à nouveau le général Jean-Bernard Pinatel, général de brigade (2s), ancien officier de l’armée française et spécialiste des questions stratégiques et de défense.

Propos recueillis par Le Diplomate Média

Le Diplomate : Au 29 mai 2026, le ministère des Armées publie une carte de situation montrant des progressions russes dans le secteur de Houliaïpole au sud et d’Ivanivka à l’est, tandis que 163 drones ont ciblé l’Ukraine dans les dernières vingt-quatre heures. Après plus de quatre ans de guerre, comment évaluez-vous l’état réel du rapport de forces sur le terrain ? La Russie est-elle en train de reprendre progressivement l’avantage opérationnel ?

Général Pinatel : Sur le terrain dans une guerre d’attrition ou de haute intensité, la logistique commande les opérations. Depuis la fin des livraisons américaines à l’Ukraine et de son soutien financier, le poids de la guerre repose entièrement sur les pays européens qui sont incapables de se substituer entièrement à l’aide américaine pour deux raisons. 

L’Europe n’a pas une industrie de défense capable de remplacer au même niveau les moyens clés de cette guerre, les missiles en particulier anti-aériens ou la fourniture de munitions d’artillerie. Or même si les Européens financent des commandes aux USA, elles seront honorées avec des retards de plusieurs années car la guerre contre l’Iran a asséché les dotations de l’armée américaine et de ses alliés au Moyen-Orient : Israël et états du golfe persique. Ce sont eux qui seront servis en priorité. Alors que du côté russe et de ses alliés, l’industrie de défense n’a jamais autant produit notamment dans les nouvelles armes de la guerre : les drones et les moyens pour s’en défendre.

Du côté ukrainien les pertes sont de plus comblées par des mercenaires étrangers qui sont payés avec l’aide financière de l’Europe et dont le but de la majorité d’entre eux est de gagner de l’argent, pas de se faire tuer.

Il faut enfin souligner que les frappes de drones ukrainiens dans la profondeur et visant les civils accroissent en Russie l’influence des partisans d’une escalade au sein de la population et des dirigeants russes. Il faut donc s’attendre, si les provocations ukrainiennes s’amplifient, à une augmentation de la pression russe voire l’élargissement des objectifs de guerre pouvant aller jusqu’à la prise de Kiev ou d’Odessa en fonction de la résistance des forces ukrainiennes. 

Macron qui se rêve président d’une Europe fédérale refuse de comprendre que Poutine est le dirigeant Russe le plus modéré par tempérament, par sa formation et par calcul et que s’il est remplacé le risque d’une nucléarisation du conflit s’accroîtrait et ce serait alors chacun pour soi. 

Dans notre précédent entretien, vous souligniez que la Russie s’est « adaptée très efficacement » à cette guerre où aucune concentration de troupes ne peut plus être dissimulée, en utilisant des motos, des conduites souterraines ou en déguisant des soldats en civils pour contourner les drones thermiques ukrainiens. Faut-il voir dans cette adaptation l’émergence d’une nouvelle doctrine militaire russe ? Et l’Ukraine a-t-elle été en mesure de répondre à cette évolution ?

Les nouveaux armements ont toujours fait évoluer la doctrine opérationnelle militaire. Le développement de l’artillerie a fait évoluer les systèmes défensifs : les hautes murailles des châteaux forts ont été remplacées par le système défensif de Vauban. Le poids nouveau des drones sur le champ de bataille est pour l’instant un fait déterminant qui sera demain amoindri quand les soldats de première ligne des armes seront équipés d’armes anti-drones peu coûteuses qui sont en cours de développement. Cela dit les préparations l’artillerie, les lourdes bombes planantes restent aujourd’hui comme hier les armes décisives pour réduire les villes transformées en fortifications et pour ouvrir la voie à l’infiltration de petits éléments d’assaut pour réduire les derniers défenseurs.

Certes aujourd’hui l’omniprésence des drones ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) à bas coût rend toute concentration de troupes ou de blindés immédiatement détectable. Le rassemblement de forces à proximité de la ligne de contact en vue d’une offensive massive devient extrêmement périlleux. On observe un retour à une dispersion des unités. Les mouvements se font par petits groupes, souvent de nuit, pour échapper à la surveillance constante.

Le drone FPV (First Person View) et les munitions rôdeuses (type Switchblade ou Lancet) ont démocratisé la frappe de précision. Auparavant, détruire un char demandait un missile coûteux (Javelin) ou un appui aérien lourd. Aujourd’hui, un drone à 500 € peut neutraliser un véhicule de plusieurs millions d’euros. L’assaut blindé classique n’est possible que dans des conditions météo extrêmes vent très fort, brouillard. Les chars doivent désormais être équipés de « cages de protection » (cope cages) et de systèmes de brouillage électronique (EW) portatifs.

La tactique offensive évolue vers la saturation des défenses adverses. En envoyant des essaims de drones simultanément, on sature les capacités de traitement des systèmes anti-aériens traditionnels (très coûteux et limités en munitions).

Utiliser un missile à 1 million d’euros pour abattre un drone Shahed ou FPV à 20 000 euros crée une équation économique insoutenable pour le défenseur. La guerre contre l’Iran l’a récemment démontré. Après 6 semaines de guerre, les forces américaines étaient « out of weapons »

L’ISW et des responsables ukrainiens signalent que la Russie prépare une offensive estivale 2026, vraisemblablement dans les directions Sloviansk-Kramatorsk ou Orikhiv-Zaporijia. Quels seraient, selon vous, les objectifs stratégiques de cette offensive ? Constituerait-elle un tournant décisif dans le conflit, ou s’inscrirait-elle dans la logique d’usure que Moscou poursuit depuis deux ans ?

L’objectif essentiel de Poutine comme l’a montré les négociations d’Anchorage est le Donbass dont les habitants ont choisi en 2014 a plus de 90% des votants de constituer deux républiques autonomes au sein de la fédération de Russie. Il a les forces mécanisées blindées nécessaires pour réaliser cette offensive mais ce que je ne sais pas s’il a aujourd’hui les moyens anti-drones suffisants pour couvrir ces forces de plusieurs couches de moyens allant de systèmes portables pour équiper les forces de contact face à des menaces ciblant les individus à des moyens nombreux et efficaces au niveau de la brigade pour intercepter toutes les menaces contre les moyens blindés leurs appuis artillerie et logistique. C’est à cette condition qu’une offensive de grande ampleur peut être couronnée de succès.

L’Ukraine a considérablement développé sa capacité de frappe longue distance par drones, en ciblant notamment la route logistique R-280 reliant Rostov-sur-le-Don aux territoires occupés et à la Crimée. Mais la contre-offensive hivernale dans la région de Zaporijia s’est épuisée en deux à trois semaines selon plusieurs analystes. L’Ukraine dispose-t-elle encore des ressources humaines et industrielles nécessaires pour tenir face à une offensive russe d’été ?

Les Ukrainiens n’ont plus que la capacité à mener des petites contre-offensives locales car ils ont consommé leurs réserves stratégiques dans l’opération à but politique et médiatique de Koursk. C’est pour cela qu’ils craignent une grande offensive russe de l’été. J’en ai expliqué au paragraphe précédemment les conditions de sa réussite.

À lire aussi : ANALYSE – Bilan de trois ans de guerre de haute intensité en Ukraine

Les négociations sous égide américaine se poursuivent, avec un plan en vingt points dont Zelensky déclarait fin décembre 2025 que 90 % avait été approuvé. Pourtant, Kiev accuse la Russie de « faire traîner » les négociations pendant qu’elle prépare une offensive. Poutine est-il réellement intéressé par un accord ? Ou utilise-t-il les pourparlers comme une couverture diplomatique pour poursuivre la guerre jusqu’à obtenir des conditions encore plus favorables ?

Poutine est plus intéressé que Zelensky et les dirigeants européens. En effet un accord sur la base d’Anchorage[1]  dévoilerait leur échec par rapport aux buts de guerre qu’ils n’ont cessé d’afficher :  la reconquête de tout le territoire ukrainien, Crimée comprise. 

Vous avez écrit que les Anglo-Saxons cherchent à « créer un mur de haine entre l’Europe et la Russie », et que la France aurait dû s’opposer à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN. Dans le plan Trump en vingt points, l’Ukraine renonce effectivement à l’OTAN. Mais le plan exige aussi des concessions territoriales majeures et un plafonnement de l’armée ukrainienne. Est-ce là, selon vous, une base réaliste pour une paix durable ou une capitulation déguisée qui ne réglera rien ?

Les Russes n’ont pas fait 4 ans de guerre pour renoncer à leurs objectifs de guerre tel qu’ils les ont exposés à Anchorage, le penser c’est ne pas les connaître.

Après quatre ans de sanctions, la Russie a réorienté son économie vers Pékin et Pyöngyang, et des élections parlementaires se préparent à l’automne 2026 dans un contexte de tensions économiques et de purges dans l’élite. Quel est l’état réel de la société et de l’économie russes après quatre ans de guerre ? Les sanctions ont-elles vraiment affaibli Moscou, ou ont-elles renforcé sa dépendance à des alliés de substitution ?

Les sanctions ont affaibli la situation stratégique de la Russie qui pouvait doser ses liens politiques et économiques entre l’Europe et la Chine mais elles ont encore plus affaibli la position de l’Europe et des USA car cette guerre d’Ukraine a créé « de facto » l’Eurasie que tous les penseurs stratégiques de l’Ouest considèrent comme la menace suprême. D’ailleurs c’est ce que Trump n’a pas arrêté de reprocher à Biden durant toute la campagne présidentielle.

Enfin, la France a voté une loi actualisant sa programmation militaire le 8 avril 2026, envoyé du matériel en Ukraine et débattait en mars de l’envoi de troupes au sol. Vous qui défendez une tradition gaulliste d’indépendance et de dialogue avec la Russie, que pensez-vous du rôle que la France joue aujourd’hui dans ce conflit ? 

La France joue un rôle délétère. Macron se sert du sang des Ukrainiens pour faire avancer le projet d’une Europe fédérale dont il se voit Président et il partira dans moins d’un an avec la haine ou le mépris de 80% des Français dont il a trahi les intérêts. Il aura contribué à affaiblir la position diplomatique de la France partout tout en ne jouant aucun rôle significatif dans ce conflit, sinon pour le prolonger au détriment des Ukrainiens.

Voter une loi de programmation militaire est une bonne chose, la respecter en pouvoir d’achat et en moyens pour nos forces durant son exécution en serait une meilleure mais malheureusement ce n’est pas le cas.

Prenons pour exemple l’année 2025. Le budget des armées dans la Loi de Finances initiale (LFI) 2025 a bénéficié d’une augmentation de 3,3 milliards d’euros par rapport à 2024, pour atteindre 50,5 milliards d’euros (hors pensions) en ligne avec la LPM.
Mais quand on examine la réalisation du budget des armées en 2025, les rapports de la commission des finances du Sénat et de l’Assemblée nationale mettent en lumière plusieurs facteurs qui réduisent fortement l’impact de cette augmentation pour les forces.

  1. Le traitement budgétaire des cessions de matériels à l’Ukraine (canons Caesar, blindés VAB, missiles, et les chasseurs Mirage 2000-5) a créé un véritable effet de ciseau sur les dotations des armées. En effet, quand on prélève un équipement opérationnel aujourd’hui, le budget LPM permet de passer commande pour le remplacer, mais la livraison industrielle n’intervient souvent que 2 à 3 ans plus tard. De plus, remplacer un matériel ancien cédé (parfois amorti) par un matériel neuf de dernière génération coûte beaucoup plus cher. La LPM doit financer du « neuf au prix fort ».
  2.  De plus, la hausse apparente de 3,3 milliards a été en partie grignotée par la hausse des coûts des matières premières et de l’énergie liée aux sanctions.
  3.  Ainsi, la réalisation du budget 2025 s’est ainsi traduite par l’explosion du report de charges : fin 2025, le report de charges (les factures non payées repoussées sur l’année suivante) a dépassé les 8 milliards d’euros. Les armées traînent une dette de gestion de plus en plus lourde qui pèse sur ses fournisseurs et qui handicape son pouvoir d’achat à venir.
  4. Cela entraine aussi une augmentation du total des commandes d’armes non encore réglée (engagements financiers à long terme) qui ont atteint, fin 2025, le niveau record de 117 milliards d’euros (presque 5 ans des budgets d’équipements).

À lire aussi : Guerre au Soudan : Les drones iraniens aident-ils l’armée soudanaise à gagner du terrain ?

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ANDREEVA A GAGNE face à ce qu’ils osent pour l’humilier mais c’est la France qui l’est…

8 June 2026 at 08:59

Elle est russe mais il Ne faut pas le dire. Elle n’a droit ni à son hymne , ni à son drapeau, c’est comme si elle n’existait pas et pourtant elle a gagné Roland Garros après avoir été insultée par d’autres tenniswomen (d’Ukraine) . Elle a refusé la polémique en défendant le sport et c’est une fois de plus le pays d’accueil qui, comme pour les jeux olympiques, a été déconsidérée. Il s’est même trouvé des journalistes, des crétins dans les réseaux sociaux pour inciter son adversaire ukrainienne à une telle comédie.

qui ne se souvient de la honte des jeux olympiques et de l’imbécile polémique sur le schtroumf bleu, un leurre lancé pour faire oublier le scandale de ces jeux olympiques l’exclusion de la Russie, ce qui invalidait une grande partie des médaillés… La honte a été le silence devant les délégations d’Israël et les Etats-Unis et l’interdiction de celle de Russie, voici l’opération renouvelée à Roland Garros. Il faut un consensus bien médiocre pour en arriver là…

Certains de ces petites gens ont même demandé pourquoi Mira Andreeva avait pu obtenir un visa; Le traitement réservé aux Russes en France , relève d’une rhétorique raciste qui consiste à vouloir faire disparaître les gens parce qu’ils appartiennent à un peuple, à nier leur existence et à les discriminer.

Pour les bobos bien pensants ,c’est une aubaine, ils peuvent être raciste et politiquement corrects « en même temps »… elle est pas belle la vie. par contre, aucune nouvelle de mesures semblables contre un pays qui a mené 14 guerres illégales depuis 1991, un pays raciste, violent meurtrier, colonialiste, voleur … son drapeau c’est un machin à rayure couleur du sang… et son chef, un agent orange avec un prénom de canard : les USA

Mais cela n’est pas tout : des spectateurs ont osé applaudiir la jeune russe et là le régime de Zelenski a donné la pleine mesure de ce dont il est capable:

Pour avoir applaudi la tenniswomen Mira Andreeva qui a gagné roland Garros , des politiciens ukrainiens ont demandé que leur nom soit inscrit sur la liste du site Myrotvorets, un site officiel qui fonctionne comme une liste noire des « pro russes  » et qui appelle à leur … élimination ! Une très belle entreprise terroriste couverte par notre ami zelenski

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Et Poutine répond qu’il en a rien à foutre de Zelenski et Abramovitch, il y a la diplomatie et l’armée russe, qui agissent au nom du peuple…

8 June 2026 at 08:32
Si vous suivez attentivement l’intervention de Poutine au forum quand il parle de l’intervention de Zelenski et la manière dont il dénie à Abramovitcvh un pouvoir quelconque comme « entremetteur » en ne reconnaissant que la diplomatie officielle, vous avez là une manifestation de l’Etat russe qui a défintivement échappé aux tripatouillages des oligarques… On pense au « mage du kremlin » c’est terminé pour lui, l’Etat russe qu’il soit soviétique ou millénaire ne se laissera plus être la proie des crapules qui règnent encore en maitre en Ukraine et dans l’UE.

𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗸𝗿𝗮𝗶𝗻𝗶𝗲𝗻 𝗱𝗶𝘁 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗿𝗲𝗺𝗶𝘀 𝗮̀ 𝗹’𝗼𝗹𝗶𝗴𝗮𝗿𝗾𝘂𝗲 𝗿𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗥𝗼𝗺𝗮𝗻 𝗔𝗯𝗿𝗮𝗺𝗼𝘃𝗶𝘁𝗰𝗵 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗮𝗱𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲́𝘀 𝗮̀ 𝗩𝗹𝗮𝗱𝗶𝗺𝗶𝗿 𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲

Volodymyr Zelensky confirme avoir reçu l’homme d’affaires russe Roman Abramovitch, proche de Vladimir Poutine, dans un entretien accordé à la chaîne britannique Sky News. L’information avait été révélée par le Financial Times.

« Il est venu à Kiev. Il a dit : “J’ai un message qui vous est directement destiné et je veux recevoir des messages de votre part et les transmettre à Poutine”. Mais il a dit que cela devait se faire en silence, sans aucune publicité. J’ai dit que c’était son choix ; pour nous, ça n’a pas d’importance », explique le président ukrainien, assurant que cette visite n’était « pas un secret ».

L’oligarque voulait comprendre « ce que nous sommes prêts à faire » pour parvenir à la paix, poursuit le chef de l’Etat, qui dit avoir exclu toute session du Donbass. « C’était le message clé. J’ai dit que nous ne partirions pas. Nous ne vous accorderons pas la victoire de cette manière », souligne-t-il. Prié de dire si M. Abramovitch joue le rôle d’« intermédiaire » entre lui et son homologue russe, il répond : « Lorsqu’il a reçu mes messages, il a dit qu’il irait directement voir Poutine. »

L’oligarque avait déjà joué discrètement le rôle de médiateur dans les négociations qui se sont déroulées en mars 2022

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Dmitry Novikov : Notre Pouchkine. Quelques réflexions à cette occasion. Intervention de Zioganov

8 June 2026 at 05:54

Le 6 juin, la Russie célébrait la Journée de la langue russe, également connue sous le nom d’anniversaire d’Alexandre Pouchkine. Cette fête a été instaurée dans le pays grâce à la persévérance du Parti communiste de la Fédération de Russie ce que nous rappelle Novikov . Cette manière dont le KPRF a restitué la mémoire russe pour ancrer la révolution dans le patriotisme au moment de la débâcle de la défaite, rappelle la manière dont Aragon en a appelé à Matisse, à Victor Hugo sans jamais les enrôler d’une manière politicienne. C’est ce que j’évoque en ouverture de mon livre sur le Zugzwang et qui fut inscrit dans la mémoire des communistes français par le parti de Maurice Thorez.

Chaîne Telegram « Novikov »

6 juin 2026, 22h45

Aujourd’hui, l’instauration de cette journée semble banale. Les discours patriotiques résonnent désormais de toutes parts et sont devenus monnaie courante dans les discours et les reportages. Pourtant, l’idée d’instituer une Journée de la langue russe s’inscrit dans un contexte bien plus complexe. 

Il ne faut pas oublier l’un des symboles des tumultueuses années 1990 : les mots de Tchoubaïs : « Le patriotisme est le refuge des scélérats. » Le démon aux cheveux roux n’en est évidemment pas l’auteur. Cependant, dans son interprétation, cette phrase est devenue un appel à une lutte sans merci contre le patriotisme soviétique, et donc le plus profond. 

Il a fallu du temps et des efforts considérables pour changer la situation. Désormais, la Journée de la langue russe n’est plus célébrée uniquement par le Parti communiste de la Fédération de Russie. Plus personne ne s’étonne de la multitude de reportages télévisés consacrés à cette fête. La publicité en anglais, qui étouffait Moscou et d’autres villes, a été éradiquée. Des films sont réalisés sur Pouchkine, ainsi que des adaptations de ses œuvres. 

Aujourd’hui, les rives de l’Arbat ont accueilli notre rassemblement festif. Guennadi Ziouganov, Vladimir Kachine, Larissa Baranova et Sergueï Rozov se sont produits près de l’immeuble abritant l’appartement mémorial Pouchkine. Des représentants de notre culture musicale, menés par Dmitri Dmitrienko, lauréat du prix Lénine du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, ont interprété des œuvres classiques russes et soviétiques.

« Une encyclopédie de la vie russe » : cette appellation a été attribuée à de nombreuses œuvres majeures de notre littérature. Parmi elles figurent « Guerre et Paix » de Léon Tolstoï, « Le Chemin du Calvaire » d’Alexeï Tolstoï, ainsi que « Et le Don coule paisiblement » et « La Terre vierge retournée » de Mikhaïl Cholokhov. Mais Vissarion Belinsky fut le premier à appliquer ce titre au roman en vers de Pouchkine, « Eugène Onéguine ».

Bien sûr, Alexandre Pouchkine n’est pas apparu de nulle part. Il s’est inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs. Citons par exemple Gavriil Derjavine, ou Mikhaïl Lomonossov, dont le savoir et les écrits étaient encyclopédiques. Mais Pouchkine a occupé une place à part dans notre culture.

Alexandre Sergueïevitch se montra incroyablement sensible à la Russie. Il excellait aussi bien en poésie qu’en prose. Son esprit civique et son expression de l’amitié étaient remarquables. Il excellait aussi bien dans ses grandes fresques historiques que dans son lyrisme subtil. Et tout cela, c’était Pouchkine.

J’ai un jour entendu les arguments d’un dissident ayant quitté l’URSS. Il affirmait que les auteurs de manuels d’histoire ne pouvaient pas couvrir tous les événements du passé. C’est pourquoi, pour chaque période, ils ne retenaient que quelques noms parmi les écrivains et les poètes. C’est ainsi, selon lui, que Pouchkine était devenu une figure majeure.

Apparemment, l’auteur de cette « découverte » voulait passer pour un véritable excentrique. Peut-être visait-il aussi quelque chose de plus profond : par exemple, s’arroger le droit de décider qui mérite d’accéder à la grandeur et qui ne le mérite pas. À mon avis, le résultat est tout simplement catastrophique. 

En réalité, Lénine et Staline n’étaient pas les seuls à accorder une place particulière à Pouchkine. Ses contemporains furent les premiers à le faire. Leurs appréciations furent ensuite approfondies par leurs successeurs, notamment Vissarion Belinsky. Parmi eux figuraient Mikhaïl Lermontov, Nicolas Gogol et bien d’autres. Ces personnalités, soit dit en passant, étaient très différentes. 

Oui, la culture russe regorge de grands noms. Mais presque tous considéraient Pouchkine comme le soleil de la poésie russe. Et il le restera. À jamais.

La langue russe est formidable, puissante, authentique et libre !

Félicitations du président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, G.A. Ziouganov, à l’occasion de la Journée de la langue russe

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

La langue russe est formidable, puissante, authentique et libre !

6 juin 2026, 00h17 (mis à jour le 6 juin 2026 à 10h13)

Chers compatriotes !

Chers camarades et amis !

Je vous félicite sincèrement à l’occasion de la Journée internationale de la langue russe !

Nous célébrons cette date importante le 6 juin, anniversaire de la naissance du plus grand fils de notre nation, le génie national russe, Alexandre Sergueïevitch Pouchkine. C’est lui qui nous a révélé l’étonnante puissance de la langue russe : profonde, figurative et véridique. Ce n’est pas sans raison que Nikolaï Vassilievitch Gogol disait que chaque mot de Pouchkine recèle « un abîme d’espace ». Cet abîme, cette beauté et cette puissance uniques de la langue russe, ont été admirés par les plus grands esprits de l’humanité. Mikhaïl Vassilievitch Lomonossov a justement souligné que la langue russe allie la splendeur de l’espagnol, la vivacité du français, la force de l’allemand et la tendresse de l’italien. L’éminent écrivain français Prosper Mérimée qualifiait la langue russe de « plus riche d’Europe », créée spécialement pour exprimer les nuances les plus subtiles et les plus insaisissables de la pensée et de la poésie humaines. Et Ivan Sergueïevitch Tourgueniev, loin de sa patrie, nous a laissé son testament sincère et empreint de foi : « Dans les jours de doute, dans les jours de douloureuses réflexions sur le sort de ma patrie, toi seule es mon soutien et mon réconfort, ô grande, puissante, véridique et libre langue russe !… Il est impossible de croire qu’une telle langue n’ait pas été donnée à un grand peuple ! »

Au XXe siècle, le russe est devenu la voix des plus grands exploits historiques. C’est dans cette langue que résonnèrent les appels révolutionnaires de Vladimir Lénine et les slogans de la Révolution d’Octobre 2000, qui inaugurèrent une ère nouvelle pour l’humanité. C’est dans cette langue que le mot tant attendu, si chèrement acquis, « Victoire ! », s’éleva sur le Reichstag en ruines. C’est dans cette langue que l’officier soviétique et communiste Youri Gagarine prononça son célèbre « Allons-y ! », ouvrant la voie à l’humanité vers les étoiles.

Aujourd’hui, à l’heure des bouleversements mondiaux, de la guerre de l’information féroce et des tentatives d’imposer à l’humanité un manque de spiritualité et une amnésie historique, il est plus important que jamais de se souvenir que la langue russe est bien plus qu’un simple moyen de communication. Elle est l’âme du peuple, un lien vivant entre les générations, le fondement de notre État et de notre grande culture millénaire.

C’est pourquoi la langue russe se retrouve une fois de plus au cœur du combat pour la vérité historique, l’identité culturelle et le droit des peuples à suivre leur propre voie de développement. Lors d’une opération militaire spéciale, nos soldats héroïques défendent le monde russe, font respecter le droit d’un peuple frère à parler sa langue maternelle russe et préservent ses traditions, sa culture et ses valeurs spirituelles. La lutte contre la russophobie et l’éradication violente du mot russe est devenue un élément crucial de la confrontation globale avec le bandérisme et le fascisme de l’OTAN.

Nous, communistes, croyons fermement que la protection de la langue, de la culture et de l’éducation russes est une question de sécurité nationale et de développement souverain du pays. C’est pourquoi le PCFR propose sans relâche son Programme de la Victoire. Sa mise en œuvre créera toutes les conditions nécessaires au développement harmonieux de la langue russe, de la littérature nationale, des sciences et de l’éducation. Nous rétablirons le prestige des écoles russes et assurerons un soutien sans faille aux enseignants, aux écrivains et aux personnalités culturelles. Le russe doit redevenir un symbole de créativité, de lumière et de grandeur spirituelle.

Aujourd’hui, le russe rayonne avec assurance à travers le monde. On l’étudie en Asie, en Afrique et en Amérique latine comme langue de la justice sociale et du nouveau monde multipolaire. Et dans notre chère patrie, il continue de remplir sa mission historique première : unir des centaines de peuples en une seule famille fraternelle et unie.

Il est de notre devoir de préserver avec soin la pureté et la beauté de notre langue maternelle, de cultiver le respect de la grande littérature russe, de notre histoire et de nos traditions. La langue russe est notre arme spirituelle, notre mémoire historique et la clé de nos victoires futures.

La langue russe a été et restera à jamais la langue de la victoire, la langue de la vérité, de l’amitié et de la création. Elle renferme la force de notre État, la foi de notre peuple et le grand avenir de la Russie.

Bonnes fêtes !

Bonne journée de la langue russe !

G.A. Ziouganov, président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

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Lettre ouverte de Volodymir Zélenski à Vladimir Poutine. et réponse de celui-ci

8 June 2026 at 05:52

QU’APPRENONS NOUS DANS CET « ECHANGE  » ?

1-sur l’information que nous recevons 

2-comment nous sommes ainsi manipulés.

𝗣𝗲𝘀𝗸𝗼𝘃 : 𝗦𝗶 𝗭𝗲𝗹𝗲𝗻𝘀𝗸𝘆 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝘃𝗼𝘂𝗹𝘂 𝗿𝗲𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗣𝗼𝘂𝘁𝗶𝗻𝗲, 𝗶𝗹 𝗻’𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́ 𝗹𝗲 𝗺𝗲́𝗴𝗮𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲.

Rappelant les mots de Poutine selon lesquels Zelensky s’efforce de se faire passer pour un héros de film d’action américain, comme celui joué par Stallone, Peskov a fait remarquer :

« Zelensky ne ressemble pas à Rambo, mais il veut le faire, mais il n’y ressemble pas »

💬« La lettre ouverte de Zelensky à Poutine lui a été présentée conformément aux procédures établies. Nous sommes des bureaucrates, nous faisons tout conformément aux procédures établies. Si Zelensky voulait envoyer une lettre à Poutine, il aurait pu simplement le faire, plutôt que de l’annoncer publiquement. Si vous voulez envoyer une lettre – envoyez-la. Si vous utilisez un mégaphone – ne l’appelez pas une lettre.

Lettre ouverte de Volodymir Zélenski à Vladimir Poutine

Publié le 7 juin 2026 par Boyer Jakline

Nous constatons que les États-Unis consacrent toute leur attention à la question iranienne, et il est erroné d’attendre simplement qu’ils viennent à leur tour de s’engager dans la guerre en Europe.

L’Ukraine propose de mettre fin à la guerre dans un format « nous et vous ».

Je vous propose de vous rencontrer.

Tout le monde a entendu vos représentants sourire et dire que je pourrais venir à Moscou. Mais après 26 ans, le dirigeant ukrainien n’a rien à faire dans votre capitale, tout comme le dirigeant russe n’a rien à faire à Kiev.

Certains pays accueillent traditionnellement les dirigeants pour résoudre les problèmes liés à la guerre et à la paix. La Suisse, la Turquie et le monde arabe, par exemple, sont nombreux à être en mesure et disposés à organiser cette réunion.

Ce sont les dirigeants qui décident des questions clés – cela a toujours été le cas.

Je propose de fixer un point de rencontre. 

Nous avons entendu dire qu’on vous avait promis une solution à certains problèmes concernant l’Ukraine et l’Europe en Alaska. Mais voyez-vous, les problèmes ukrainiens et européens ne sont pas résolus à Anchorage.

Une fois la course à double sens lancée, d’autres participants spécifiques peuvent s’y joindre.

Puisque la guerre se poursuit en Europe, que nous en Ukraine avons besoin de garanties de sécurité et que vous souhaitez vous aussi des garanties de sécurité, il semble logique d’impliquer ceux qui peuvent véritablement agir en tant que garants.

Nous pensons que la participation de l’Europe est nécessaire – celle de ceux qui ont réellement la capacité d’influencer la situation.

Nous pensons que les États-Unis devraient être associés à ce processus et que c’est ce qui peut déterminer la configuration de la nouvelle architecture de sécurité dans notre partie du monde.

Nous avons déjà l’expérience de nombreux accords avec la Russie et des accords de Minsk, qui ont échoué. Par conséquent, nous devons avant tout trouver des réponses bilatérales aux questions en suspens, et ne pas éluder les problèmes complexes derrière des formulations arbitraires, des groupes techniques ou des allers-retours diplomatiques stériles.

Par votre guerre, vous avez séparé à jamais l’Ukraine et la Russie.

La ligne de front est désormais le point de départ de toute diplomatie.

L’Ukraine est prête à instaurer un cessez-le-feu complet pendant toute la durée des négociations. Cette pratique est courante, comme le confirme la situation actuelle avec l’Iran. Tenter d’établir un véritable cessez-le-feu est la meilleure façon d’entamer le dialogue. Nous sommes convaincus qu’il ne s’agira pas d’une simple tentative, mais d’un véritable cessez-le-feu, si tel est votre souhait.

Vous savez que les États-Unis peuvent assurer la surveillance du cessez-le-feu le long de la ligne de cessez-le-feu.

L’Ukraine est prête à procéder à un échange de prisonniers de guerre selon le principe « un pour tous », ce qui pourrait constituer un bon prélude à la fin de la guerre.

Des mesures concrètes doivent être prises pour rapatrier les civils et les enfants qui ont été emmenés pendant la guerre.

Il est nécessaire de déterminer quel sera l’avenir de toutes les générations futures d’Ukrainiens et de Russes.

Si vous ne parvenez pas personnellement à la conclusion qu’il est temps de mettre fin à cette guerre, l’Ukraine continuera de se battre pour sa survie. Nous aurons des soutiens.

Mais vous aussi, vous devrez lutter bien plus ardemment pour votre propre existence – non pas celle de la Russie, mais la vôtre. Et il ne s’agit pas d’une menace de ma part ni de celle de l’Ukraine. Ce sont des faits de l’histoire russe, que vous connaissez bien : quand la Russie se lasse, le changement survient.

Nous pouvons travailler jusqu’à une telle fatigue.

Vous pouvez suspendre votre guerre.

À la mémoire éternelle de tous ceux dont la vie a été fauchée par cette guerre.
 

Gloire à l’Ukraine !

Remarques

Nous entendons sur nos médias : Z. a écrit à Poutine. Il lui propose une rencontre pour un cessez-le-feu et des négociations de paix. Soit ce qu’il  propose régulièrement.  C’est la position de la Commission européenne. Poutine a refusé. Naturellement, pourrait on dire.

Le lendemain, Z. déclare : vous voyez, Poutine veut la guerre. Comme vous l’entendrez dans le reportage de A24news, il est évident que ni Trump,  ni Macron qui ont réagi vite et positivement,  n’ont lu en entier cette lettre. Il faut un grand journal britannique pour noter le caractère injurieux du propos. La lettre est écrite en ukrainien ce qui conforte l’opinion de ceux qui pensent que ce n’est pas Z. qui l’a écrite. Il l’a simplement signée…et assume de la porter.

QU’APPRENONS NOUS

1-sur l’information que nous recevons 

2-comment nous sommes ainsi manipulés.

 La seule source encore et toujours c’est Kiev. Les choix de la Russie, leurs causes structurelles sont tues ou données partiellement, et une demie vérité est plus proche du « narratif » que de la vérité. Ici, il faut aller sur l’article d’un grand journal britannique qui signale tout de même le caractère injurieux du texte. En fait, Z. demande la capitulation de la Russie sur un ton comminatoire.

Et ce, au moment où « sur le champ de bataille », que l’Union Européenne avait désigné comme devant trancher l’issue du conflit, l’armée ukrainienne est en déroute et ses seuls succès via les drones sont dus à la logistique Starling et le travail des spécialistes de l’OTAN, Britanniques en tête. Ça, vous ne le savez pas. De nombreux analystes français ou américains le disent aussi.

Ce succès est évidemment une plaie pour la Russie et les Russes. Ce sont chaque fois des civils ciblés et tués. Ces jours derniers un bateau de pêche turc a été ciblé en Mer Noire par un drone ukrainien : 3 morts. Fébrilité ukrainienne ? Exporter la guerre ? Les deux.

Enfin, écrire à Poutine dans une lettre ouverte…c’est écrire à tout le monde et aux maîtres américains où Trump a immédiatement réagi, ainsi que Macron positivement, à la démarche de Z. Dans une démarche diplomatique, on écrit à l’intéressé, puis selon la réaction on la rend publique. C’est ce qu’avait fait la Russie en général et plus particulièrement le 25 décembre 2021, quand elle a adressé une dernière proposition de règlement diplomatique et devant le silence de Biden a rendu public ce courrier ce que Biden avait demandé de NE PAS faire.

Après la forme, lettre ouverte, et le fond, insultant, il est clair que la seule réponse de V.Poutine était de remettre les points sur les i, rappeler sa disposition à rencontrer Z. quand les négociations auront avancées au point d’inclure ce que le champ de bataille a imposé soit la « récupération » des terres, du Donbass Novorossia, déjà intégrées à la Fédération de Russie. Et d’ajouter en rappel, que des accords ont déjà été signés, Minsk, qui n’ont absolument pas été respectés.

Cerise sur le gâteau, la lettre se termine par le cri de ralliement des nazis ukrainiens pendant la guerre, Gloire à l’Ukraine », devenu le signe de reconnaissance d’une grande partie de la population ukrainienne, moins le Donbass, la Crimée et Odessa, russes qui se souviennent.

Et entendu dans bien des Parlements occidentaux.

En suivant, extrait de la réaction de Vladimir Poutine.

Zelensky écrit à Poutine : la réponse de Moscou sur les négociations

Volodymyr Zelensky a adressé une lettre ouverte au président russe. Vladimir Poutine s’est exprimé sur les perspectives du processus de négociation.

A24news, la télévision kenyane. RT Afrique.

Publié dans UkraineGuerre en Ukraine

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Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg de 2026,l’influence croissante de la Russie que l’Occident n’a pas réussi à isoler

8 June 2026 at 05:19
Voici vu par le groupe de chrétiens italiens qui relaie le message papal et défend Cuba, ce qu’a été le forum de Saint petesbourg . Le système de propagande en France s’est ingénié à percevoir ce forum uniquement à travers le prisme de la minable provocation de Zelenski, (présenté de surcroit comme le vainqueur face à l’armée russe). Et ce en rupture totale, avec la réalité de ce qu’a été cette 29e édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF 2026) qui s’est achevé ce samedi 6 juin avec un nombre record de transactions . Le volume des accords commerciaux et institutionnels signés lors de l’événement s’est élevé à 6,642 billions de roubles (plus de 89,57 milliards de dollars au taux de change actuel ), selon le bilan officiel  .Il a été constaté un retour massif du secteur privé des Etats-Unis s’ajoutant à l’afflux du monde du sud émergent; Une illustration donc de ce monde monde multipolaire dans lequel la Russie loin d’être un acteur marginal bénéficie de l’ouverture d’un nouveau marché plus stable, mais aussi de son affrontement avec l’OTAN, autant que du rôle de l’URSS dans la décolonisation. A ce propos, la Russie, comme nous le voyons par ailleurs, a créé les conditions pour qu’il soit investi à Cuba alors que les USA le revolver sur la tempe force les entreprises existant à quitter l’île en renforçant le blocus. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Depuis

 équipe éditoriale

05/06/2026

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2026 confirme le rôle de la Russie
comme plateforme de dialogue économique mondial. La participation internationale
, les accords conclus avec des partenaires asiatiques, arabes et africains, ainsi que les données économiques, réfutent une fois de plus le discours occidental sur l’isolement de Moscou.

Se déroulant du 3 au 6 juin à l’Expoforum, cet événement s’impose une fois de plus comme un rendez-vous incontournable de la diplomatie économique russe et, plus largement, du monde multipolaire émergent. La vingt-neuvième édition du SPIEF a pour thème « Dialogue pragmatique : la voie d’un avenir stable », avec l’Arabie saoudite comme pays hôte, et un programme axé sur la définition d’un nouveau modèle de développement mondial dans le contexte de la transformation de l’économie mondiale.

Loin d’être une simple vitrine nationale, le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) constitue une tribune politique et économique où la Russie met en avant sa résilience, son adaptabilité et son rayonnement international.
Pour rappel, le SPIEF est la principale conférence économique annuelle de Russie. Créé en 1997, il attire chaque année plus de 10 000 participants venus de plus de 100 pays. En 2025, un nombre record de 24 200 participants, originaires de 144 pays et territoires,y ont assisté . Depuis 2010, le forum a été le théâtre de la signature d’accords et de mémorandums d’investissement d’une valeur supérieure à 775 milliards de dollars. La valeur des accords conclus lors des éditions 2024 et 2025 s’élevait respectivement à 6 490 et 6 480 milliards de roubles. Ces chiffres, au-delà de la dimension de propagande inhérente à tout grand forum économique , témoignent d’une réalité politique concrète : la Russie dispose toujours d’une plateforme internationale capable d’attirer gouvernements, entreprises, institutions financières et représentants du monde scientifique.

La rhétorique occidentale d’isolement de la Russie est donc largement contredite, avant tout, par la participation. Kirill Dmitriev, envoyé spécial du président pour la coopération économique étrangère et directeur général du Fonds russe d’investissement direct, a déclaré que des représentants de
plus de 130 pays sont attendus au SPIEF 2026. Selon lui, ce forum rassemble des États souverains prêts à développereurs économies sur la base d’un partenariat, se distinguant ainsi des
formats mondialistes occidentaux qu’il oppose à Saint-Pétersbourg. En bref, tandis que l’Occident
continue de présenter Moscou comme marginalisée, les capitales, les délégations et les acteurs économiques des pays du Sud et d’ailleurs continuent de considérer le dialogue avec la Russie comme utile, voire nécessaire dans de nombreux cas.

La présence de l’Arabie saoudite en tant que pays invité est, en particulier, l’un des signes les plus marquants de cette édition. Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, a annoncé que la Russie et l’Arabie saoudite signeraient trente accords de coopération en marge du SPIEF, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’éducation et du tourisme. Il s’agit d’une étape importante car elle confirme l’ approfondissement croissant des relations russo-saoudiennes, bien au-delà du seul cadre énergétique de l’OPEP+. Dans un contexte d’instabilité des marchés mondiaux, la coopération entre deux grands producteurs d’énergie représente non seulement un accord commercial, mais auss un facteur de rééquilibrage de l’équilibre international face à la prétention unilatérale de l’Occident à dicter les règles du marché.

L’énergie est en effet un thème central du forum. À cet égard, le vice-président du
gouvernement, Alexandre Novak, a affirmé que l’OPEP+ est plus que jamais nécessaire
pour atténuer les risques et les bouleversements des marchés mondiaux de l’énergie, dans un
contexte d’incertitudes économiques et géopolitiques croissantes . Loin d’être exclue du marché mondial de l’énergie, la Russie continue de jouer un rôle essentiel dans la stabilisation de l’approvisionnement et la mise en place de circuits alternatifs à ceux dominés par l’Occident.
C’est également sur ce fondement que repose sa relation avec la Chine.

Lors du forum, l’ambassadeur de Chine à Moscou, Zhang Hanhui, a déclaré que les échanges commerciaux entre la Russie et la Chine avaient progressé de 19,7 % entre janvier et avril, atteignant 85,2 milliards de dollars. Il a également souligné que, sous l’impulsion stratégique de Xi Jinping et de Vladimir Poutine, le partenariat global entre les deux pays continuait de se développer à un rythme soutenu. Moscou et Pékin s’emploient à mettre en œuvre l’
accord actualisé
sur la protection des investissements , à promouvoir des conditions préférentielles pour les entreprises
et à renforcer les liens entre les milieux d’affaires. Par conséquent, on peut
conclure que non seulement la stratégie de sanctions occidentales n’a pas perturbé
la coopération russo-chinoise, mais a au contraire contribué à la pousser vers
une plus grande intégration financière, industrielle et commerciale. La déclaration de Poutine, selon laquelle la Russie n’a opéré aucun « pivot » soudain vers l’Asie,
va dans ce sens . Le président russe a rappelé que les fondements de la relation avec la Chine remontent à l’accord de 2001 et a indiqué un volume d’échanges d’environ 250 milliards de dollars, accompagné d’une forte diversification. Cette précision est importante car elle réfute l’interprétation selon laquelle le repli de Moscou vers l’Asie serait uniquement une réaction aux sanctions. Au contraire, l’expansion eurasienne de la Russie est antérieure à la phase actuelle du conflit avec l’Occident et s’inscrit dans une stratégie à long terme.

Un autre axe important est celui avec l’Inde. À la veille du SPIEF, le PDG de
United Aircraft Corporation, Vadim Badeha, a déclaré que les compagnies aériennes indiennes
avaient manifesté leur intérêt pour l’acquisition de 100 à 200 avions russes Il-114-300 et SJ-100.
UAC a également signé un accord avec la société indienne HAL concernant une éventuelle
production sous licence du SJ-100 en Inde, ainsi qu’un accord préliminaire avec Flamingo
Aerospace pour la fourniture de six Il-114-300. Sur le plan économique, il s’agit d’un
dossier important pour l’industrie aéronautique russe ; sur le plan géopolitique, cela confirme que l’Inde
poursuit sa coopération technologique avec Moscou malgré
les pressions occidentales.
L’Afrique occupe également une place de plus en plus importante.
La présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, après sa rencontre avec Vladimir Poutine, a déclaré que la Tanzanie et la Russie s’étaient engagées à intensifier leurs efforts dans les domaines du commerce et de l’investissement. Elle a souligné que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient progressé de 72 % entre 2020 et 2025, et a cité la science, la technologie, l’éducation,
l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, l’exploitation minière et le tourisme parmi les secteurs de coopération.
La référence historique faite par la dirigeante tanzanienne à la visite de Julius Nyerere en URSS en 1969
confère également une dimension politique à cette coopération : de nombreux pays africains perçoivent la Russie non pas comme une puissance coloniale, mais comme l’héritière d’une relation bâtie
en partie grâce au soutien soviétique aux mouvements de libération.

L’Asie du Sud-Est représente un autre front d’expansion.
Le ministre russe du Développement économique, Maxim Reshetnikov, a déclaré à SPIEF que Moscou était prêt à accroître ses livraisons de ressources énergétiques à faible émission de carbone à la Thaïlande à des prix compétitifs, ainsi que de technologies et d’équipements pour le secteur pétrolier et gazier.

Parallèlement, Sergueï Katyrine, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie
, a indiqué que des négociations étaient en cours pour le déploiement à grande échelle
des cartes Mir dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, notamment en Thaïlande, à Singapour
et en Malaisie, où le tourisme russe est important. L’énergie, le tourisme, les paiements et
les infrastructures financières s’inscrivent ainsi dans une stratégie globale visant à rendre
les relations économiques russes plus indépendantes des réseaux occidentaux.

En définitive, le SPIEF 2026 démontre que l’isolement de la Russie relève davantage d’un
objectif politique occidental que d’une réalité du système international. La
participation de plus d’une centaine de pays, le rôle de l’Arabie saoudite, la croissance
des échanges commerciaux avec la Chine, les liens industriels avec l’Inde, la revitalisation des relations avec la Tanzanie, l’ouverture à la Thaïlande et à l’Asie du Sud-Est, la dédollarisation des
paiements et la persistance des intérêts européens sur le marché russe, comme en témoigne
la présence de plusieurs délégations, dont la délégation allemande, indiquent
l’implication de la Russie dans des réseaux économiques différents de ceux dominés par le bloc euro-atlantique.

La crise économique maintes fois annoncée par les capitales occidentales n’a pas entraîné l’effondrement escompté. Au contraire, Moscou utilise le SPIEF pour démontrer que les pressions extérieures ont accéléré la recherche de nouveaux partenaires, de nouveaux instruments financiers et de nouvelles voies de développement.

Giulio Chinapp

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Cuba et la Russie renforcent leur coopération stratégique lors du Forum économique de Saint Petesbourg

8 June 2026 at 05:17

Monde

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg continue de renforcer sa position de lieu incontournable de dialogue entre les nations émergentes et les puissances traditionnelles. Certes les problèmes de Cuba qui subit une pression multiforme de la part du chef de gang que s’affirme sans vergogne les USA ne sont pas résolu par un appui de la Russie, de la Chine mais ces leaders du monde multipolaire ne démissionnent pas et créent un environnement démocratique, politique, culturel qui est le seul susceptible de soutenir la formidable résistance cubaine. (note et traduction de danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

Cuba

Pérez-Oliva a décrit le blocus comme le principal obstacle au progrès de Cuba. Il a également réaffirmé que la solidarité et le respect mutuel entre les nations sont essentiels à la construction de relations internationales. Photo : RT en Español

Cuba et la Russie renforcent leur coopération stratégique lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg


6 juin 2026 Heure : 04:0


Oscar Perez-Oliva, vice-Premier ministre et chef du ministère du Commerce extérieur et des Investissements étrangers de Cuba (MINCEX), a mené un programme de travail chargé axé sur l’évaluation des progrès des accords bilatéraux et l’établissement de nouvelles priorités économiques entre La Havane, dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.

À LIRE AUSSI :

La Douma russe condamne le siège hostile imposé par les États-Unis à Cuba, visant à l’étrangler et à la contrôler.

Dmitry, le vice-Premier ministre russe, et son homologue ont évalué l’état d’avancement des plans stratégiques communs lors de leur rencontre , en accordant une attention particulière aux investissements, au commerce, à la coopération énergétique et aux transports.

Pérez-Oliva a confirmé la volonté du gouvernement cubain de renforcer ses liens avec la Russie , tandis que Chernishenko a souligné le caractère historique de cette relation et la collaboration entre les deux pays pour surmonter les obstacles imposés par les sanctions internationales.

Le 29e Forum économique international de Saint-Pétersbourg a débuté. Saint-
Pétersbourg accueille la 29e édition du Forum économique international, le principal événement économique de Russie. @Senderov_RT vous donne tous les détails.
pic.twitter.com/9OfDLOHR8l– RT en Español (@ActualidadRT) 

3 juin 2026

Le responsable cubain a eu une autre réunion plus tard dans la journée avec Mikhaïl Mourachko, ministre de la Santé de la Fédération de Russie , pour discuter des possibilités de coopération dans le secteur de la santé.

Ils ont également partagé leurs expériences en matière de production de médicaments, de formation d’experts et de renforcement des systèmes de santé publique , des domaines dans lesquels les deux pays collaborent avec succès depuis des décennies.

Par ailleurs, Pérez-Oliva était présent à la séance plénière principale du forum, présidée par Vladimir Poutine, le président russe , et à laquelle assistaient des dirigeants et des représentants de plusieurs nations.

À cette occasion, le vice-premier ministre cubain a réaffirmé la volonté de l’île de continuer à renforcer ses liens avec la Russie et d’autres alliés stratégiques .

Le directeur général adjoint des affaires bilatérales du ministère cubain des Affaires étrangères, Alejandro Simancas, a participé à la table ronde « Perspectives sur le développement des BRICS : transformation et nouveaux horizons », en tant que membre de la délégation cubaine.

Dans son discours, Simancas a souligné l’engagement actif de Cuba envers ce mécanisme de coopération , auquel elle a récemment adhéré en tant que pays associé, et a plaidé en faveur de l’établissement d’un ordre mondial plus équitable, inclusif et multipolaire.

Dans cette optique, la délégation cubaine a condamné les effets du blocus financier, commercial et économique imposé par les États-Unis à l’île et a exprimé son soutien à la déclaration ministérielle des BRICS, qui préconise la levée de ces mesures unilatérales.

Pérez-Oliva a décrit le blocus comme le principal obstacle au progrès de Cuba . Il a également réaffirmé que la solidarité et le respect mutuel entre les nations sont essentiels à la construction de relations internationales.

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg continue de renforcer sa position de lieu de dialogue essentiel entre les nations émergentes et les puissances traditionnelles ; à cette occasion, Cuba a réussi à mettre en avant ses priorités économiques, sa position géopolitique et sa ferme conviction de progresser vers un monde multipolaire.

Auteur : teleSUR – egv – MS

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