L'Iran a annoncé, mercredi 10 juin, avoir visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long du détroit d'Ormuz, dans un nouvel embrasement régional après la destruction d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran près du détroit d'Ormuz. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères, les États-Unis portent atteinte aux efforts diplomatiques en cours.
Les hostilités entre l'Iran et Israël se sont interrompues lundi 8 juin, après des frappes réciproques pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois. Mais les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du Liban contre une quinzaine de localités, dont la ville de Tyr, faisant 14 morts et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge. Ce mardi, l'agence nationale d'information libanaise fait état d'une frappe israélienne sur la ville libanaise de Tyr après un appel à évacuer.
L'armée américaine a affirmé, mardi 2 juin, avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et répliqué en bombardant au sol une île iranienne. Alors qu'une quatrième session de pourparlers s'est tenue à Washington entre Israël et le Liban. Ce mercredi, le ministre iraniens des Affaires étrangères accuse le Koweït et Bahreïn d'avoir permis aux États-Unis de mener depuis leur sol les attaques ayant visé un pétrolier iranien ainsi que l'île de Qeshm dans le Golfe.
Israël et le Hezbollah ont poursuivi leurs affrontements, dans la nuit du 1er au 2 juin, malgré l'annonce par Donald Trump de l'accord pour cesser les hostilités avant un nouveau cycle de négociations entre Libanais et Israéliens ce 2 juin à Washington. Face à l'offensive d'Israël au Liban, les Gardiens de la Révolution iraniens avaient menacé de leur côté d'ouvrir de « nouveaux fronts ».
Les États-Unis ont annoncé, dimanche 31 mai, avoir mené des frappes pendant le week-end dans le sud de l'Iran, ciblant des systèmes de radar et de contrôle de drones, malgré le cessez-le-feu en vigueur entre les deux pays. Ce lundi 1er juin, les Gardiens de la Révolution ripostent en ciblant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre leur territoire. L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.